Thierry Omeyer

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Thierry Omeyer Portail du Handball
Thierry Omeyer 2012.jpg
Thierry Omeyer au défilé des médaillés français des JO 2012.
Fiche d’identité
Nationalité Drapeau de France France
Naissance 2 novembre 1976 (1976-11-02) (36 ans)
Lieu Mulhouse
Taille 1,91 m
Poste Gardien de but
Surnom(s) Titi
Situation en club
Club actuel Drapeau : Allemagne THW Kiel
Numéro 1
Parcours junior
Saisons Club
1985-1994 Drapeau : France Cernay-Wattwiller
Parcours professionnel *
Saisons Club M. (B.)
1994-2000 Drapeau : France SC Sélestat HB 133
2000-2006 Drapeau : France Montpellier HB 154
2006-2013 Drapeau : Allemagne THW Kiel 371
Sélections en équipe nationale **
Année(s) Équipe M. (B.)
1996-1998 Drapeau : France France junior 36
1999- Flag of France.svg France 283

* Matchs joués et buts marqués dans chaque club
comptant pour le championnat national
et les compétitions nationales et continentales.
** Matchs joués et buts marqués pour l'équipe
nationale en match officiel.

Thierry Omeyer, né le 2 novembre 1976 à Mulhouse, est un joueur français de handball.

Il évolue au poste de gardien de but en équipe de France et au sein du club allemand du THW Kiel.

« Titi » Omeyer est considéré par beaucoup comme le meilleur gardien de but de l'histoire du handball[1].

En équipe de France depuis 1999, Thierry Omeyer est double champion olympique (2008, 2012), triple champion du monde (2001, 2009, 2011), double champion d'Europe (2006, 2010) et a été désigné meilleur joueur mondial de l'année 2008 ainsi que membre de l'« All Star Team » (meilleure équipe du tournoi) lors des Jeux olympiques de Pékin en 2008 et Londres en 2012, des championnats du monde 2009 et 2011 et du championnat d'Europe 2006.

Seul son homologue russe Andrej Lavrov bénéficie d'une telle notoriété technique.

Sommaire

Biographie [modifier]

Thierry Omeyer est né le 2 novembre 1976 à Mulhouse. Il débute le handball à 9 ans au club de Cernay en Alsace, où il passera par tous les échelons d'une carrière de handball : comité départemental, Ligue, Pôle, Centre de formation. Parallèlement, il atteint la finale nationale UNSS avec le lycée de Thann (68) en 1991/1992. Il part ensuite en 1994 au centre de formation du club de l'élite de Sélestat. Il se fera connaître petit à petit pour ses pourcentages d'arrêts par match, atteignant plus de 50 %.

En 2000, Montpellier décide de l'engager. Omeyer n'est pas encore conscient qu'il va connaître ses plus belles heures de handball. Dès 2001, il remporte avec l'équipe de France le championnat du monde 2001 en France.

L'année suivante, Omeyer est le premier gardien du MHB. Il remporte ses premiers trophées (championnat de France et Coupe de France). En 2003, il remporte ces mêmes trophées, auxquels il ajoute la victoire en Ligue des champions avec la génération Karabatic, Dinart, Martini, etc. De 2004 à 2006, il réussira à chaque fois le doublé Coupe-championnat et quelques beaux matchs en Ligue des Champions.

Au début de la saison 2006-2007, Omeyer, désireux d’évoluer dans un championnat plus relevé, décide de quitter Montpellier pour rejoindre Kiel, club où il prend la place de Henning Fritz. Durant cette même saison 2006-2007, sa quête de consécration mondiale échoue face aux Allemands et à un Henning Fritz remonté qui obtient le titre de meilleur gardien du tournoi.

Toutefois, Thierry Omeyer reste le gardien incontesté de Kiel en raison des différentes blessures de Henning et de son départ annoncé pour le SG Kronau/Östringen.

Le 22 août 2008, il permet à l'équipe de France d'accéder pour la première fois de son histoire à la finale des Jeux Olympiques de Pékin : après avoir pris le meilleur sur les ailiers croates, il stoppe deux jets de sept mètres de Mirza Dzomba en première mi-temps[2], et réalise encore deux arrêts dans les trois dernières minutes qui permettent d'assurer l'écart de deux buts en faveur des Français face à la Croatie[3]. L'adversaire des Bleus en finale est l'Islande qui bat l'Espagne sur le score de 36 à 30.

Le 24 août 2008, grâce notamment à sa prestation exceptionnelle dans les buts (19 arrêts sur 39 tirs islandais), la France bat l'Islande 28 à 23 en finale des Jeux Olympiques de Pékin. Il est élu « meilleur gardien du tournoi », qu'il termine avec le meilleur pourcentage d'arrêts de la compétition (41 %), à égalité avec l'Allemand Johannes Bitter.

Le 1er février 2009, l'équipe de France remporte le championnat du monde de handball. Décisif en finale face à la Croatie (24-19), Thierry Omeyer réalise 10 arrêts (34 %). Il termine la saison 2009 avec un titre de champion d'Allemagne, une Coupe d'Allemagne et une finale de Ligue des champions.

Puis le 31 janvier 2010, les Bleus remportent le championnat d'Europe et entrent dans l'histoire en détenant un triplé historique : titre olympique, titre mondial et titre européen.

Il est sacré champion du monde pour la troisième fois en Suède le 30 janvier 2011, et se fait remarquer en arrêtant notamment en demi-finale contre le pays hôte pas moins de 38 % des tirs adverses. Avec ce titre, il devient, avec ses coéquipiers Didier Dinart et Jérôme Fernandez, le joueur le plus titré en championnat du monde, rejoignant le Roumain Cornel Oţelea, champion du monde en 1961, 1964 et 1970[4].

Lors des Jeux Olympiques de Londres, il est au meilleur de sa forme, réalisant des prestations de grande classe, particulièrement en demi-finale face à la Croatie (25-22), où il réussit un total de 19 arrêts. Le 12 août 2012, il gagne la médaille d'or olympique avec la France en battant la Suède 22 à 21.

Famille [modifier]

Thierry Omeyer est marié à Laurence avec qui il a une fille (Manon) et un fils (Loris).

Son frère jumeau Christian a également été handballeur professionnel au SC Sélestat HB, club où il est aujourd'hui directeur sportif. Leur frère cadet Jean-François est handballeur amateur à Cernay/Wattwiller en Alsace. Leur père fut un ancien professeur de sport également joueur de handball à un niveau régional[5].

Statistiques [modifier]

Omeyer face à un tir de sept mètres (penalty) fin 2006.
Saison Équipe Matchs Joués Art% Arp% Arr%
1994-2000 SC Sélestat HB 133 38,1 10,1 42,1
2000-2001 Montpellier HB 25 41,1 8,9 38,1
2001-2002 Montpellier HB 25 41,1 22,2 39,4
2002-2003 Montpellier HB 26 42,9 22,0 41,1
2003-2004 Montpellier HB 26 42,1 20,3 39,8
2004-2005 Montpellier HB 26 42,9 22,4 41,2
2005-2006 Montpellier HB 26 41,6 28,3 40,6
2006-2007 THW Kiel 20 45,1 30,1 41,3
2007-2008 THW Kiel 34 47,4 32,7 42,8
2008-2009 THW Kiel  ?  ?  ?  ?

Équipe de France [modifier]

Thierry Omeyer en 2006.

Clubs successifs [modifier]

Palmarès [modifier]

Club [modifier]

Sélection nationale [modifier]

Jeux olympiques [modifier]

Championnats du monde [modifier]

Championnats d'Europe [modifier]

Autres [modifier]

  • médaille de bronze Médaillé de bronze au Championnat du monde espoirs (1997) en Drapeau de Turquie Turquie
  • Bronze MedGames.svg Médaillé de bronze aux Jeux méditerranéens (2001) en Drapeau de Tunisie Tunisie

Distinctions personnelles [modifier]

Décorations [modifier]

Notes et références [modifier]

  1. «Titi» Omeyer élu meilleur gardien de tous les temps, www.ladepeche.fr
  2. Les Bleus dans l'histoire, sur europsport.fr, 22 août 2008. Consulté le 5 novembre 2011
  3. Pékin 2008 - Demi-Finale - France 25 - 23 Croatie, sur europsport.fr, 22 août 2008. Consulté le 5 novembre 2011
  4. Handball / World Championships, sur allcompetitions.com. Consulté le 15 décembre 2011
  5. Aujourd'hui en France n°3325 du 31 janvier 2011, p.19.
  6. http://www.lequipe.fr/Handball/breves2011/20111203_091609_omeyer-va-retrouver-montpellier.html
  7. Hand - Superglobe Kiel réduit la casse, sur lequipe.fr, 18 mai 2011. Consulté le 20 mai 2011
  8. (en) Player of the Year - Men 2008, sur www.ihf.info. Consulté le 10 janvier 2013
  9. (en) Voting of the IHF users: Omeyer world’s best goalkeeper, sur www.ihf.info, 28 octobre 2010. Consulté le 30 octobre 2010
  10. Décret du 14 mars 2001 portant nomination, Journal officiel n°63 du 15 mars 2001. Consulté le 1er mars 2013
  11. Décret du 14 novembre 2008 portant promotion et nomination, Journal officiel du 15 novembre 2008. Consulté le 1er mars 2013
  12. Décret du 31 décembre 2012 portant promotion et nomination - Promotion spéciale des Jeux Olympiques de Londres 2012, Journal officiel du 1er janvier 2013. Consulté le 1er mars 2013

Liens externes [modifier]

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