Panzerwaffe

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Un colonne de chars et autres véhicules blindés, représentants de la « Panzerwaffe », près de Stalingrad en 1942.

La Panzerwaffe (en français : « arme blindée ») est une branche fonctionnelle des forces armées allemandes sous le IIIe Reich. À l'instar de la Luftwaffe, responsable des forces aériennes, la Panzerwaffe avait en charge, au sein de la Heer, du domaine des forces blindées — panzers notamment — et motorisées. Son chef emblématique a été Heinz Guderian.

Histoire[modifier | modifier le code]

Initialement, la Reichswehr crée les Schnelltruppen (en français : « troupes rapides »), branche destinée à regrouper sous un même commandement l'ensemble de ses forces motorisées.

En 1936, ces Schnelltruppen subissent une refonte sous l'impulsion du théoricien de l'arme blindée, le Generalleutnant Heinz Guderian. Ces forces sont alors rebaptisées « Panzerwaffe ».

Organisation[modifier | modifier le code]

Commandement[modifier | modifier le code]

La Panzerwaffe regroupe l'ensemble des unités blindés dépendant de la Wehrmacht.

De nombreuses formations blindées ou motorisées dépendaient de la Waffen-SS. De fait, elle n'entrent pas dans le giron de la Panzerwaffe, les deux armes disposant d'un commandement séparé. Cette distinction « administrative » ne doit toutefois pas faire oublier qu'opérationnellement parlant, leurs organisations étaient très similaires, et les unités blindées SS ont fréquemment fait partie de grandes unités dépendant du commandement de la Wehrmacht.

Types d'unités[modifier | modifier le code]

L'infanterie motorisée constitue les premières formations rattachées à la Panzerwaffe. Elle consiste alors simplement en des troupes d'infanterie dont le transport est assuré par des camions. Au début de la Seconde Guerre mondiale, la Wehrmacht comptait ainsi de nombreuses « divisions légères », constituant chacune une unité de cavalerie semi-motorisée, ce qui constituait un compromis avec les cavaliers de la Heer. Ces unités mixtes sont jugées inadaptées aux conditions du combat moderne à l'issue de la campagne de Pologne, elles sont alors transformées en unités totalement motorisées.

En complément de ces divisions légères, la Wehrmacht dispose très vite d'unités complètement motorisées. L'archétype originel d'une unité de la Panzerwaffe est la division blindée (en allemand : Panzerdivision) [Quand ?]. Chacune d'elle est composée d'un brigade blindée (en allemand : Panzerbrigade), comportant deux régiments de chars, et de deux régiments d'infanterie mécanisée (en allemand : les Panzergrenadier) ou d'infanterie motorisée. La totalité des personnels d'une division blindée est mobile, y compris les unités de support, qu'il s'agisse d'artillerie de campagne — dans ce cas des canons automoteurs — ou d'artillerie antichar — les véhicules appelés chasseurs de chars ou des canons antichars tractés — accompagnées d'unités de reconnaissance blindée. Après les campagnes de Pologne et de France, la taille des Panzerdivisionen est réduite ; il n'y subsiste pour certaines qu'un seul régiment de chars. Ce remaniement permet à l'Allemagne de gonfler le nombre de divisions blindées disponibles.

Après le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, l'armée allemande constitue un autre genre de grande unité blindée relevant de la Panzerwaffe. Il s'agit des divisions de grenadiers blindés ou Panzergrenadierdivisionen. Ces unités comportent des troupes d'infanterie motorisée, voire quelques bataillons d'infanterie mécanisée lorsque suffisamment de semi-chenillés sont disponibles pour constituer des forces plus puissantes et mobiles encore. Leurs unités d'appui incluent de l'artillerie automotrice antichar, comme les Jagdpanzer, avec parfois un considérable appui de panzers.

Un « Panzerkorps » (en français : « corps blindé ») est une grande unité rassemblant deux ou trois divisions, ainsi que d'autres unités d'appui et de soutien.

Au-delà, on trouve la « Panzergruppe » (en français : « groupe blindé »), dont la force est similaire à celle d'une armée allemande. Elles sont nommées soit selon un numéro (Panzergruppe 1) soit d'après le nom de son commandant (Panzergruppe von Kleist), et finissent en général par être renommées en « Panzerarmeen » (en français : « armées blindées »), composée de deux à trois corps.

Dans ces grandes unités, corps ou armée, les unités blindées étaient — selon les besoins et les disponibilités — presque toujours mixées avec des unités d'infanterie « standards », qui ne relevaient pas au sens propre de la Panzerwaffe. À tel point que la 2. Panzerarmee, retirée du front de l'est à l'été 1943 pour être envoyée dans les Balkans lutter contre les partisans, n'a plus de Panzerdivision sous son contrôle à la fin de cette même année.

Troupes[modifier | modifier le code]

Les personnels de la Panzerwaffe sont dénommés Panzertruppen (en français : « troupes blindées »).

Formation[modifier | modifier le code]

Deux écoles spécifiques ont formé les Panzertruppen. Il s'agit des Panzertruppenschulen (en) et II (en).

Uniformes[modifier | modifier le code]

Un colonel des Panzertruppen (équivalent OTAN OF5), en uniforme des blindés.

Les personnels de la Panzerwaffe, dénommés Panzertruppen (en français : « troupes blindées »), se distinguent des autres personnels de la Wehrmacht par leur uniforme particulier. Plus près du corps et entièrement noir, l'uniforme des troupes blindées contribue à ce que ses membres se considèrent comme faisant partie d'une caste assez autonome.

Après 1943, comme dans d'autres branches de la Wehrmacht, les règles relatives aux uniformes se détendent, et les Panzertruppen adoptent une plus grande liberté dans le choix de leurs vêtements, y compris des tenues de camouflage ou d'habillement d'hiver.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]