Bataille de la RC 4

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Bataille de la RC 4
Situation géographique
Situation géographique
Informations générales
Date Du 1er au 13 octobre 1950
Lieu Dong Khê
(Nord Viêt Nam)
Issue Victoire du Việt Minh
Belligérants
Flag of North Vietnam 1945-1955.svg Viêt Minh Drapeau français France

État du Viêt Nam État du Viêt Nam

Commandants
Généraux Vuong Thua Vu et Lê Quang Ba Colonels Constans, Le Page et Charton
Forces en présence
6 régiments, 2 batteries d'artillerie (environ 30 000 hommes) Groupement Bayard (2 400 hommes), Groupement Charton (2 700 hommes), 3e groupe colonial de commandos parachutistes, supplétifs vietnamiens[1],[2]
Pertes
670 tués et blessés 2 000 morts ou blessés
3 000 prisonniers
Guerre d’Indochine
Batailles
Bataille de Hanoï · Opération Léa · Bataille de Phu Tong Hoa · Bataille de la RC 4 · Bataille de Nghia Lo · Opération Lorraine · Bataille de Na San · Opération Camargue · Opération Hirondelle · Opération Brochet · Opération Mouette · Opération Castor · Bataille de Diên Biên Phu · Opération D · Extension au Laos

La bataille de la RC 4 opposa, durant la guerre d'Indochine, les forces du corps expéditionnaire français à celles du Việt Minh, en octobre 1950, au nord Tonkin à proximité de la frontière chinoise. Ces combats se soldèrent par la défaite des troupes françaises.

Situation[modifier | modifier le code]

La route coloniale 4, ou RC 4, est une ancienne route d'Indochine qui a eu une importance stratégique majeure pendant la guerre d'Indochine. Située à l'extrémité nord de l'Indochine (Tonkin) et longeant la frontière avec la Chine sur 200 km, la RC 4 a souvent été l'objet de combats pour les soldats français avec les Pavillons noirs, les Japonais et le Việt Minh.

Cette route, qui reliait Lao Kay à Monkay, permettait le ravitaillement des places fortes de Lang Son, Na Cham, That Khé, Dong Khê et Cao Bang, et permettait les liaisons avec Hanoi, la capitale du Tonkin, via la RC 1. Elle était surnommée « la route sanglante ».

La bataille de Dong Khê (octobre 1950)[modifier | modifier le code]

Circonstances[modifier | modifier le code]

Suite à une visite en Indochine au début de l'année 1949, le général Revers, chef d'état major de l'armée de terre, rédige un rapport qui préconise l'évacuation de Cao Bang et des postes intermédiaires de la RC4 jugés inutiles, exposés et dont le ravitaillement épuise le corps expéditionnaire.

L'arrivée du général Carpentier à la tête du corps expéditionnaire en 1949 ravive le débat entre le haut-commissaire et le commandant en chef en désaccord profond au sujet du Tonkin. Le général Alessandri, fort de son expérience, nommé commandant de la zone opérationnelle du Tonkin, s'oppose par tous les moyens d'influence à une évacuation. L'évacuation, pourtant décidée et approuvée par le gouvernement dès 1949, est dès lors un plan remisé.

Fin 1949, la république populaire de Chine prend le contrôle des zones frontières chinoises, après en avoir chassé les nationalistes de Tchang Kaï-chek. Dès cette date, la Chine accueille des camps d'entrainement du Việt Minh, où des unités sont organisées, formées et équipées de façon moderne, non plus seulement pour la guérilla, mais aussi maintenant pour la guerre conventionnelle, y compris avec des soutiens d'artillerie. La guerre change donc de nature le long de la frontière chinoise, que longe la RC4. De grandes unités Việt Minh conventionnelles peuvent maintenant opérer, ravitaillées par des lignes logistiques partant de Chine populaire.

Le taux de pertes, l'insécurité des postes militaires, l'usure des unités conduisent à ce constat : le Viêt Minh devient une force militaire dotée de moyens de feux puissants et montrant une mobilité imprévisible. Le soutien matériel et logistique des forces maoïstes lui permet de passer à l'offensive. La décision de repli est prise, mais sa réalisation, à la fois trop tardive et mal conduite, entraîne une sévère défaite du corps expéditionnaire.

Chronologie des événements[modifier | modifier le code]

  • 25 au 27 mai
    Prise de Dong Khê (3e et 4e compagnies du BM de 8e RTM, 146e CLSM) par la brigade 308 Viêt Minh (TD 88 et TD 102). Prise de conscience de l'état major de zone des modifications de la menace : le Viêt Minh dispose maintenant d'une armée puissante, équipée d'artillerie.
  • 27 mai
    À partir de 17h00, le 3e BCCP du commandant Decorse est parachuté directement sur Dong Khê. Le soir la ville est reprise. Le 10e Tabor marocain rejoint Dong Khê le 31 mai.
  • 2 septembre
    Le commandant en chef prend la décision d'évacuer Cao Bang. L'opération est confiée au colonel Constans qui commande la ZFNE à Lang Son[3]. Le colonel Charton doit évacuer Cao Bang et rejoindre la colonne de soutien du colonel Le Page.
  • 15 au 18 septembre
    Prise de Dong Khê (5e et 6e compagnies du II/3e REI) par le Viêt Minh (TD 102 et TD 36).
  • 16 septembre
    Mise en route vers That Khé de la colonne Le Page, constituée du BM du 8e RTM et du GTM (1er, 3e et 11e Tabors marocains). Le 3e Tabor est en tête et accroché à partir des falaises est, à hauteur de Lung Phai.
  • 17 et 18 septembre
    Le 1er BEP saute sur That Khé.
  • 23 septembre
    Le 3e Tabor est replié sur Langson pour être aérotransporté sur Cao Bang afin de renforcer la garnison. Il constitue le renfort qui permettra de constituer une colonne d'évacuation. Il ignore la mission future.
  • 24 septembre
    Le groupement "Bayard" effectue une opération sur Poma, au nord-est de That Khê. Le 1er BEP et le 1er Tabor accrochent le TD 246 et le régiment de régionaux "Chu Luc" de la brigade 308. Les deux bataillons doivent se replier sur That Khé.
  • 29 septembre
    L'opération de diversion "Phoque" est lancée sur Thaï Nguyen à 200 km au sud de Cao Bang sur la RC3 sans renseignements sur la consistance des forces Viêt Minh. Confiée au colonel Gambiez, elle met en œuvre un effectif de 4 500 hommes, soit 7 bataillons, une Dinassaut et l'ensemble des moyens aériens du Tonkin. Le 7e BCCP saute sur l'objectif le 30 septembre. Ces unités en effectifs importants et aguerries manqueront au moment de l'évacuation du nord du Tonkin.
  • 1er octobre
    Début de l'opération "Tiznit" : les 1er et 11e Tabor, le BM du 8e RTM, le 1er BEP et les partisans doivent rejoindre Dong Khê. Le 1er BEP qui a relevé le 3e Tabor à Loung Phai tente en vain de reconquérir Dong Khê.
  • 2 octobre
    L'opération "Thérèse" est lancée : la colonne Le Page reçoit pour mission de venir en renfort de la colonne Charton à Nam Nang au nord-ouest de Dong Khê. Ce même jour, le TD 246 anéantit la 1re compagnie du BM du 8e RTM à Na N'Gaum.
    Durant la nuit du 2 au 3, les 58e et 59e Goums du 1er Tabor sont attaqués par le TD 209 au sud-ouest de Dong Khê. Le 5e Goum du 11e Tabor est quant à lui harcelé par le TD 246 sur le Na Kéo, il devra son salut à l'intervention du 1er BEP mais sera quasiment décimé.
  • 3 octobre
    Le Page rassemble les 2e, 3e et 4e compagnies du BM du 8e RTM et le 1er Tabor sur les cotes 760 et 765 au sud-ouest de Dong Khê. Ces 1 300 hommes doivent lui permettre d'établir le contact avec la colonne Charton tandis que le 1er BEP et le 11e Tabor, regroupés sur le Na Kéo et formant le sous-groupement Delcros, restent en protection au sud de Dong Khê. Ils résistent toute la journée mais doivent décrocher le soir face aux attaques répétées des TD 36 et TD 246.
  • 3 au 4 octobre
    Le sous groupement Delcros essaie de rejoindre Loung Phai mais, attaqué au niveau du « Boulevard de la 73/2 » par le TD 246, il doit faire demi-tour et retrouver le gros de la colonne sur la cote 765.
  • 3 octobre
    La colonne Charton quitte Cao Bang après avoir détruit les fortifications et les munitions restantes. La progression est lente, car les reconnaissances sont menées avec méthode. Les coupures de piste effectuées par le Viêt Minh et la longueur de la colonne ne permettent aucune manœuvre.
  • 4 octobre
    Sous la pression du TD 246, le 8e Goum doit quitter Loung Phaï et rejoindre la cote 608. Le 3e Goum quant à lui tient la cote 703 plus à l’est.
    L'après-midi, Le Page replie l'ensemble de ses troupes autour des cirques de Coc Xa : 1er et 11e Tabors et BM du 8e RTM.
    Sur un ordre transmis en début d'après-midi, la colonne Charton quitte la RC4 par une piste inconnue, impraticable, qui doit mener à Quang Liêt. Le seul objectif est désormais de secourir la colonne Le Page.
  • 5 octobre
    A 18 heures, la section du lieutenant Tchiabrichvili de la 1e compagnie du 1er BEP est anéantie sur la cote 533 par le TD 88.
    En fin de soirée, le 1er BEP part rejoindre le reste du groupement Bayard.
    Un détachement de partisans, aux ordres du capitaine Morichère, constitué des 136e, 138e et 142e CLSM est accroché à Quang Liêt.La 140e CLSM reste quant à elle avec la colonne de civils.
    Le 3/IIIe REI et le 3e Tabor de la colonne Charton se suivent. Le 3e Tabor passe en tête et prend position sur les hauteurs ouest de la piste.
  • 6 octobre
    Au matin, le 1er BEP rejoint la colonne "Bayard".
    Le dispositif Le Page, rassemblé à Coc Xa, est entièrement encerclé par les forces Viêt Minh (TD 36, 88, 102 et 174).
    La 142e CLSM de Mentec s’installe en défense sur la côte 590 et est rejointe par les 136e et 138e CLSM qui ont été accrochées en tentant d’atteindre la côte 477.
    Finalement c’est le 3e Tabor isolé, aux ordres du commandant de Chergé, qui parvient à occuper la côte 477 évacuée par quelques éléments légers viet. Le lieutenant-colonel Charton rejoint. Le commandant Forget commandant le III/3e REI hâte ses sections de tête. La pression ennemie est désormais palpable.
    Le groupement Labaume – indicatif « Rose », constitué à partir de la garnison de That Khé (CCB, 7e et 8e compagnies du II/3e REI), de parachutistes Thô et d’éléments du 11e Tabor rejoignent juste la cote 608 afin d’établir un recueil.
  • Le 7 octobre
    À partir de 3 heures du matin, le 1er BEP tente de percer l’encerclement au niveau de « la source » : dans l’ordre, le peloton d’élèves gradés, la 2e compagnie puis la 3e compagnie sont anéantis. Le 1er BEP n’existe plus ! C’est au tour du 1er Tabor, avec en tête le 59e Goum emmené par le lieutenant Villeneuve, de s’élancer et d’ouvrir le passage. Le reste de la colonne, qui a abandonné les blessés avec les médecins, s’engouffre dans la brèche et rejoint la cote 477. La 1re compagnie du 1er BEP, qui tente de passer par les crêtes, est elle aussi accrochée mais réussira néanmoins à s’échapper de Coc Xa et à rejoindre Le Page.
    Au matin, la 138e CLSM de Morichère rejoint Charton et est envoyée en protection sur les crêtes qui dominent Ban Ca.
    Dans la matinée, les survivants de la colonne Lepache refluent vers la crête est et s'amassent au milieu du dispositif du 3e Tabor. Le TD 88 alors renforcé par des unités locales et monte à l'assaut de la cote 477. Le 36e Goum décroche sur ordre, le 51e Goum repoussant sur un faux plat les lignes d'assaut à la grenade.
    En fin de matinée, deux sections du III/3e REI sont emmenées par le commandant Forget à l'assaut du piton où s'est installé un appui feu viet. Le commandant Forget est atteint de deux rafales. Il se meurt, assisté de ses légionnaires et du commandant de Chergé. Lorsque la nuit tombe, il est décidé sur l'insistance des messages radio du commandement de rejoindre That Khé par groupes isolés. Charton tombe sur le TD 174 au niveau de Ban Ca où il est fait prisonnier. Les rescapés du 1er BEP (150 hommes environ) tentent quant à eux de passer par l’est. Ils sont stoppés par le TD 174 et perdent leur chef, le commandant Segrétain. De même, la colonne Le Page essaie de rejoindre la cote 608 mais est disloquée au gré des combats (TD 88 puis 174). Le Page est capturé le 9 octobre. En unités constituées, le 3e Tabor et le III/3e REI se scindent en deux colonnes et suivent les thalwegs orientés vers le sud. Des embuscades les contraignent à dévier vers l'est.
  • 8 octobre
    A 18 heures, le groupement de parachutistes, constitué du 3e GCCP[4] et d’une compagnie de marche du 1er BEP saute sur That Khé. Il reçoit pour objectif d’atteindre le pont Bascou au nord de That Khé afin de protéger le groupement « Rose » dans sa retraite.
    A 21 heures, sur ordre, le groupement « Rose » se replie sur la côte 703. Le 3e Tabor atteint That-Khé avec plus de la moitié de son effectif. Des groupes dispersés et amalgamés rejoignent les lisières nord de la plaine et sont transportés en camions.
  • 9 octobre
    Après quelques accrochages, le groupement de parachutistes et le groupement Labaume, renforcés des 3e et 8e Goums, font leur jonction. Les commandants d'unités à That Khé apprennent que l'évacuation se poursuit vers Lang Son. Les hommes sont rééquipés. Le départ est prévu dans la nuit, sous des pluies diluviennes.
  • 10 octobre
    Évacuation de That Khé, à partir de 23 heures. Le pont sur le Song Ki Cong a sauté la veille, par une action combinée viet. Le franchissement n'est possible qu'avec des embarcations du génie. Le fleuve commence sa crue. Les éléments du 1er Chasseurs et du génie franchissent au petit matin en dernier.
    Le groupement de parachutistes, resté en arrière-garde, sans ordre, a franchi tardivement et est assailli par les troupes viet au sud de la coupure. Traqué pendant trois jours par le TD 246, le TD 174 et un régiment « Chu Luc » le groupement parachutiste est finalement anéanti à 10 km à l'ouest de la RC4. Le capitaine Cazaux donne son dernier ordre de dispersion par équipes de cinq. La progression du gros des troupes est exténuante. Les contre-ordres se multiplient. Le 3e Tabor est laissé à lui-même. Les groupes de tête sont récupérés par des camions à plus de 25 km de That-Khé.
  • du 10 au 16 octobre Conformément à un ordre du général Alessandri, le colonel Constans organise des convois d'évacuation du matériel entreposé à Lang Son, notamment son artillerie lourde. Le 17 octobre, la garnison de Lang Son évacue la ville et rejoint le delta du Tonkin, sans pertes. Les dépôts de munitions laissés sur place sont détruits à 80 % par l'aviation les jours suivants.

Les erreurs commises[modifier | modifier le code]

  • L'opération se serait déroulée de façon plus aisée si elle avait été déclenchée un an plus tôt, alors que les troupes Viêt Minh n'avaient pas encore reçu l'appui des Chinois.
  • Des indiscrétions en France ont permis au général Giap de se préparer à cette attaque dès l'émission du rapport Revers.
  • L'adoption de l'itinéraire de la RC 4 pour évacuer Cao Bang est critiquable : l'évacuation par voie aérienne ou par la RC 3 aurait été moins périlleuse.
  • La décision d'évacuer Cao Bang avec l'ensemble des matériels et avec une colonne de partisans et leurs familles était contraire aux ordres. Elle aurait pu être justifiée compte tenu du cadre général, l'ennemi n'étant pas une menace immédiate.
  • La poursuite de l'évacuation de Cao Bang par la RC4 alors que la citadelle de Dong Khê était toujours aux mains de l'ennemi n'avait aucun sens.
  • La colonne Le Page a été repoussée dans la vallée de Coc Xa dans l'attente de la colonne Charton. Cette cuvette ne présentait aucune échappatoire face aux positions de feux sur les hauteurs occupées par les Viêts. Le sacrifice du 1er BEP, puis l'assaut démesuré des goumiers du 11e Tabor ont permis aux rares rescapés de rejoindre la colonne Charton sur les crêtes plus à l'est.

Les forces en présence[modifier | modifier le code]

Drapeau de la France Forces françaises[modifier | modifier le code]

  • Garnison de Dong Khê (5/1950) - 400 hommes - Capitaine Casanova.
    • 3e compagnies du BM de 8e RTM - Lieutenant Brondel.
    • 4e compagnies du BM de 8e RTM - Capitaine Brun.
    • 146e CLSM - Lieutenant Nang.
  • Colonne Le Page - Groupement Bayard.
    • 1er BEP – effectif 576 hommes - Chef de bataillon Pierre Segrétain, adjoint Capitaine Pierre Paul Jeanpierre.
      • CCB Lieutenant Pelletrat de Borde.
      • 1re compagnie - Capitaine Garrigues.
      • 2e compagnie - Capitaine Bouyssou.
      • 3e compagnie - Capitaine de Saint-Etienne.
    • BM du 8e RTM - Commandant Arnaud.
      • 1re compagnie - Capitaine Feuillet.
      • 2e compagnie - Capitaine Lacube.
      • 3e compagnie - Capitaine Guidon.
      • 4e compagnie - ????.
    • 11e Tabor marocain - Commandant Delcros (GTM).
      • GCA lieutenant Siegler.
      • 3e goum - Capitaine Roux.
      • 8e goum - ????
      • 5e goum - Lieutenant Rebours.
    • 1er Tabor marocain - Capitaine Feaugas (GTM).
    • détachement du 23e RIC ?
  • Colonne Charton:
    • III/3e REI - Commandant Forget.
      • 9e compagnie - Lieutenant Mattenet, chef de section Lieutenant Philippe Robert
      • 10e compagnie – Lieutenant Bonfils.
      • 11e compagnie – Capitaine Maury.
      • 12e compagnie – Capitaine Clamou.
    • Bataillon de partisans - Capitaine Tissier.
      • 136e CLSM - Lt Viltard.
      • 138e CLSM - Capitaine Morichère.
      • 140e CLSM - Lt Daniès.
      • 142e CLSM - S/Lt Mentec.
    • 3e Tabor marocain (détaché du GTM) - Commandant de Chergé– Adjoint Capitaine Farret.
      • GCA - Lieutenant Weymeringer.
      • 4e goum - Capitaine Jeantet.
      • 5e goum - Lieutenant Jean-Jacques Beucler
      • 51e goum - Capitaine Valache.
      • 36e goum - Lieutenant Pairis.
  • Garnison de Dong Khê (9/1950) - II/3e REI - 250 hommes - Capitaine Allioux.
    • 5e compagnie - Capitaine Vollaire.
    • 6e compagnie - Capitaine Jaugeon.
  • Garnison de That Khé (9/1950) - II/3e REI - Commandant Labaume.
    • 7e compagnie – Lieutenant Mozat.
    • 8e compagnie - Lieutenant Bart.
  • Garnison de Na Cham (9/1950)
    • 2e compagnie du I/3e REI - Capitaine Mattéi.
  • Groupement aéroporté – 404 hommes - 3e GCCP + 1er BEP – Capitaine Cazaux.
    • GC1 – Capitaine de Braquilanges.
    • GC3 – Capitaine Mourier.
    • Compagnie de marche du 1er BEP – Lieutenant Loth.

Flag of North Vietnam 1945-1955.svg Forces Viêt Minh[modifier | modifier le code]

  • Forces du Nord-Est
    • Division 308 - Général Vuong Thua Vu :
      • Régiment 36.
      • Régiment 88 (détaché).
      • Régiment 102.
    • Régiment(s) de régionaux "Chu Luc".
    • Régiment 246.
    • Régiment 209.
  • Forces du Sud-Ouest - Général Lê Quang Ba
    • Régiment 174.
    • Régiment 88 (détaché de la division 308).
    • Régiment(s) de régionaux "Chu Luc".

Le bilan[modifier | modifier le code]

Les conséquences[modifier | modifier le code]

  • Après l'évacuation des places fortes de la RC 4, la frontière nord de l'Indochine se trouve dégarnie. Ce fait est aggravé par l'abandon dans la précipitation de Lao Kay et d'Hoa Binh.
  • Le sentiment d'invulnérabilité du corps expéditionnaire français, qui jusque là n'avait à faire qu'à des opérations de guérilla, disparaît.
  • Pour relever la situation, la France nomme de Lattre de Tassigny aux postes de Haut Commissaire et de commandant en chef le 6 décembre 1950. Il succède ainsi à Léon Pignon et au général Carpentier.
  • Bien que renforcé dans sa détermination, le Viêt Minh ne parvient pas à prendre Hanoi comme souhaité avant le nouvel an Vietnamien (fête du Têt, le 6 février 1951).
  • L'empereur Bao Dai obtient du gouvernement français l'autorisation de constituer une armée vietnamienne.

Pertes françaises[modifier | modifier le code]

Anéantissement des colonnes Le Page et Charton :

Les chiffres des pertes évoluent suivant les auteurs, néanmoins il semble que le corps expéditionnaire ait perdu dans cette bataille environ 5 000 hommes (tués, blessés et prisonniers). Sur les 3 000 prisonniers, on estime que 2 000 d'entre eux ne sont pas revenus des camps.

Pertes Viêt Minh[modifier | modifier le code]

Lexique[modifier | modifier le code]

  • TD : Trung Doï, régiment Viêt Minh, constitué de 4 bataillons.
  • BM : bataillon de marche.
  • CLSM : compagnie légère de supplétifs militaires.
  • GTM : groupement de marche des tabors marocains.
  • Tabor : équivalent à un bataillon léger d'infanterie, est constitué de 4 goums.
  • GCCP : groupement colonial de commandos parachutistes, ancêtre des RPIMa.
  • ZOT : zone opérationnelle du Tonkin.
  • ZFNE : zone frontière du Nord Est.
  • GCA : goum de commandement et d'appui.
  • CCS : compagnie de commandement et de service.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Văn Việt Đặng, De la RC4 à la N4: la campagne des frontières, éditions du Capucin, 2000, page 135
  2. Jean-Denis G.G. Lepage, French Foreign Legion: An Illustrated History, McFarland & Co, 2008, page 183
  3. Le colonel Constans est à la fois chef de corps du 3e REI et commandant de la zone frontière du nord-est
  4. Le 3e BCCP est devenu le 3e GCCP le 1er octobre 1950, In Para d'Indochine, page 59