Abbaye de Hautmont

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Abbaye de Hautmont
Image illustrative de l'article Abbaye de Hautmont
Présentation
Culte catholique
Type Abbaye
Début de la construction 643
Protection  Inscrit MH (1992)
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Ville Hautmont
Coordonnées 50° 15′ 03″ nord, 3° 55′ 13″ est

Géolocalisation sur la carte : Nord

(Voir situation sur carte : Nord)
Abbaye de Hautmont

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Abbaye de Hautmont

Altus mons ou Altimontensis Abbatia[1], l’abbaye bénédictine de Hautmont, a été fondée en 643 par saint Vincent Maldegaire, époux de sainte Waudru. Elle est consacrée aux apôtres Pierre et Paul.

Historique[modifier | modifier le code]

Abbaye d'Hautmont en 1598 (Albums de Croÿ)
  • 643 : Madelgaire, comte et gouverneur du Hainaut (né vers 607 à Strépy), membre de la Cour du roi Dagobert Ier, aide l’action missionnaire et entreprend de faire bâtir un monastère en un lieu appelé Altus Mons. Dagobert lui offrit en outre les reliques du pape saint Marcel, mort martyr en 309. Vincent Madelgaire épouse Waudru avec laquelle il aura quatre enfants, Landry, Madelberte, Aldetrude et Dentelin. Waudru, après leur décision commune de se séparer pour se consacrer à la vie monastique, fait construire un monastère sur un vaste domaine qui deviendra le berceau de la ville belge de Mons. L'abbaye accueille saint Ansbert, évêque de Rouen, exilé par Pépin de Herstal.
  • 695 Ansbert de Rouen, évêque de Rouen, chassé par le roi Pépin trouve asile en l'abbaye où il mourut[2]..
  • 829 : création d'une école à l'abbaye d'Haumont.
  • Peu de temps avant de mourir en 855, Lothaire Ier abdique pour aller s’enfermer dans l’abbaye de Prüm. Avant d'y mourir, il a soin (traité de Prüm) de partager son empire entre ses trois fils : Louis reçoit le royaume d’Italie avec le titre d’empereur; Charles la Provence jusqu’à Lyon; et Lothaire II le reste, toute la partie nord de l'empire, de la Frise jusqu'au sud de l'actuel département de la Haute-Marne. En 870, l'abbaye d'Haumont revient dans la part de Charles
Les royaumes francs en 843. La Francie médiane est en vert au centre.
  • 880 : sac de l'abbaye par des pillards danois.
  • 1565-1625 : âge d'or du Grand Hautmont sous le règne de Gaspard Hanot. L'abbaye est rénovée et de nouveaux bâtiments sont construits. Une brasserie s'installe également.
  • 1589 : Gaspard Hanot fait ramener à Hautmont les reliques de saint Marcel, déposées précédemment dans le refuge de l’abbaye de Mons pour les préserver des pillages.
  • 1789 : à la Révolution, le village d'Hautmont compte 552 habitants. L'abbaye était l'une des plus prospères du Hainaut. Contrairement à de nombreuses autres, l'abbaye n'a pas été totalement détruite à la Révolution française, grâce au courage de Dom Ghuislain Dusart (né à Quaregnon, en Hainaut, le 1er novembre 1723) qui, le 28 juillet 1789, a réussi à calmer les paysans venus pour piller et détruire l'abbaye. Dom Ghuislain, en leur ouvrant la porte, leur demanda de respecter les lieux et leur offrit la nourriture qu'ils demandaient.

Hydrologie[modifier | modifier le code]

L'abbaye est située au bord de la Sambre.

Archéologie[modifier | modifier le code]

Iconographie[modifier | modifier le code]

Terriers, propriétés[modifier | modifier le code]

Abbés[modifier | modifier le code]

Prieurs[modifier | modifier le code]

Landry de Soignies en 660
Hubert Dassonleville né à Raismes a écrit et publié en 1625 à Douai, un ouvrage curieux sur la morale[5].
Jean Brisselot abbé d'Haumont, devint confesseur et conseiller du jeune Charles Quint puis archevêque d'Oristagni et primat de Sardaigne. En 1520 il se démit de la mitre épiscopale et revint mourir en l'abbaye d'Hautmont[6].

Moines et visiteurs célèbres[modifier | modifier le code]

Monument historique[modifier | modifier le code]

L'abbaye fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [7].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cameracum christianum ou histoire ecclésiastique du Diocèse de Cambrai - page 164 - éditeur L. Lefort - archive de l'Université de Gand - numérisé par Google Books
  2. M. l'Abbé Migne - encyclopédie théologique - tome seizième page 564 - 1856 - numérisé par Google Books en accès libre et complet
  3. Z. Piérart - Recherches Historiques sur Maubeuge et son canton, et les communes limitrophes - 1851 -Librairie Éd. Lévecque, marché aux herbes à Maubeuge - archive de l'Université de Gand - numérisé par Google Books
  4. Th Lejeune - Coup d'œil géographique, statistique et historique sur le canton de Rœulx - imprimerie de Laurent-Dufourny - 1855- Bibliothèque de l'université de gand - numérisé par Google Books
  5. Aimé Nicolas Leroy, André Joseph Ghislain le Glay, Arthur Dinaux - Archives historiques du nord de la France et du midi de la Belgique - page 435 nouvelle série tome 6e- 1847 - Valenciennes 7 bis rue de la Nouvelle Hollande - imprimé par A.3 Prigniet à Valenciennes - archive de l'université du Michigan general library - numérisé par Google Books
  6. Mémoires de la Société des Sciences de l'agriculture et des arts de Lille -1839- 2e partie page 209 - imprimerie de L. Danel, grand Place -1840 - Archive de Harvard University - numérisé en accès libre par Google Books
  7. Notice no PA00107927, base Mérimée, ministère français de la Culture