Villers-Outréaux

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Villers-Outréaux
Villers-Outréaux
Blason de Villers-Outréaux
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Cambrai
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Caudrésis - Catésis
Maire
Mandat
Patrice Quiévreux
2020-2026
Code postal 59142
Code commune 59624
Démographie
Gentilé Villersois
Population
municipale
2 156 hab. (2021 en augmentation de 4,05 % par rapport à 2015)
Densité 304 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 02′ 03″ nord, 3° 18′ 04″ est
Altitude Min. 113 m
Max. 147 m
Superficie 7,09 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Villers-Outréaux
(ville isolée)
Aire d'attraction Cambrai
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton du Cateau-Cambrésis
Législatives Dix-huitième circonscription
Localisation
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Villers-Outréaux
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Villers-Outréaux

Villers-Outréaux est une commune française située dans le département du Nord en région Hauts-de-France. Ses habitants s'appellent les Villersois. L'activité principale de la commune est la broderie, introduite au XIXe siècle, et dont Villers-Outréaux est devenue la capitale nationale.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Villers-Outréaux se situe dans le sud du département du Nord, à la frontière du département de l'Aisne, au centre d'un triangle constitué par les villes de Cambrai, à 16,4 km, Caudry à 12,5 km et Saint-Quentin à 20,7 km à vol d'oiseau[1]

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Villers-Outréaux
Crèvecœur-sur-l'Escaut Malincourt
Aubencheul-aux-Bois Villers-Outréaux
Gouy Beaurevoir

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le bassin de l'Escaut. Le ruisseau de Sargrenon prend sa source à la limite des finages des communes de Villers-Outréaux et de Malincourt. Il coule vers le nord pour rejoindre, à Esnes, la Warnelle, affluent de rive droite de l'Escaut. Un autre ruisseau, intermittent, prend sa source à Villers-Outréaux et s'écoule vers le sud, pour se jeter dans l'Escaut à Gouy (Aisne)[2].

Climat[modifier | modifier le code]

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique et le climat océanique altéré et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (°C)[4].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 745 mm, avec 12 jours de précipitations en janvier et 9 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune d'Épehy à 13 km à vol d'oiseau[5], est de 10,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 752,8 mm[6],[7]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[8].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune est située à l'intersection des routes départementales D16, D76, D76A et D96. La D644 (dans le département du Nord) ou D1044 (dans le département de l'Aisne) qui relie Saint-Quentin à Cambrai est à environ 2 km à l'ouest.

Jusqu'en 1955, Villers-Outréaux était desservie par le réseau ferré du C.F.C., Chemins de Fer du Cambrésis de Caudry à Saint-Quentin.

Villers-Outréaux est desservie par deux lignes d'autocar du réseau CambrésiX, groupement composé de six entreprises de transport locales, vers Cambrai et Caudry[9].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Villers-Outréaux est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[10],[11],[12]. Elle appartient à l'unité urbaine de Villers-Outréaux, une unité urbaine monocommunale[13] de 2 110 habitants en 2017, constituant une ville isolée[14],[15].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Cambrai, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 64 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[16],[17].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (79,7 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (80,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (79,7 %), zones urbanisées (20,3 %)[18]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Logement[modifier | modifier le code]

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 945, alors qu'il était de 917 en 1999[a 1].

Parmi ces logements, 89,8 % étaient des résidences principales, 0,9 % des résidences secondaires et 9,3 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 98,2 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 1,7 % des appartements[a 2].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 73,7 %, stable par rapport à 1999 (73,2 %). La part de logements HLM loués vides (logements sociaux) était de 6,3 % contre 4,8 % en 1999[a 3].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom Villers vient du latin villa, qui désigne une habitation ou exploitation rurale[19]. Villers[-Guislain] et Villers[-Outréaux] dépendaient au Moyen Âge de l'abbaye d'Honnecourt. Pour les distinguer on leur ajouta les noms de Guilain et de Regnard, ce dernier devenant plus tard, en raison de sa situation de l'autre côté de l'Escaut par rapport à Honnecourt, « outre eau »[20].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village était une dépendance de l'abbaye Saint-Pierre de Honnecourt.

Comme souvent dans la région à l'époque, les routes sont longtemps restées en très mauvais état, faute d'entretien et de moyens financiers pour le faire. Dans le passé, on privilégie souvent la voie d'eau pour se déplacer lorsque c'est possible. En septembre 1790, au moment de la Révolution française, les officiers municipaux du village se plaignent que la rue du village soit inaccessible aux voitures, voire aux gens à pied, ce qui cause un grand préjudice à l'agriculture car les engrais restent souvent dans les cours[21].

La broderie mécanique à Villers-Outréaux[modifier | modifier le code]

Photographie ancienne montrant un métier à broder
Un métier à broder installé à Caudry

Comme dans de nombreux villages du Cambrésis, il existait à Villers-Outréaux avant la révolution industrielle une tradition de tissage à domicile. Au début de la Révolution française, environ 400 métiers à tisser produisaient des gazes et des batistes. C'est sur cette tradition industrielle que s'installa l'industrie de la broderie mécanique. Les abbayes voisines de Vaucelles et de Honnecourt avaient encouragé cette vocation textile[22],[23].

La broderie mécanique apparaît vers la fin du XIXe siècle avec les métiers à bras, qui permettent de reproduire fidèlement le mouvement de la brodeuse à la main. Les premiers métiers mécaniques à broder en provenance de Saint-Gall sont installés à Saint-Quentin en 1868, et essaiment vers Beaurevoir, puis à Villers-Outréaux, où Jean-Baptiste Richez installe en 1878 le premier métier à bras[23], et Caudry[24],[25].

Ces métiers à bras sont remplacés par des métiers automatiques de type Jacquard dans les premières années du XXe siècle. Les premiers sont installés à Caudry en 1906 et à Villers-Outréaux en 1910[22].

Actuellement la commune possède à elle seule 50 % du total des métiers de broderie mécanique en France, et en comptant les communes voisines, 76 %.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La population de la commune étant comprise entre 1 500 habitants et 2 500 habitants, le conseil municipal compte 19 membres[26].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Maire en 1802-1803 : J. B. Herbet[27].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1947 1950 Alfred Bontemps    
1950 1953 Anatole Lemaire    
1953 1960 Jean Quennesson    
1960 mars 1971 Raymond Bontemps    
mars 1971 mars 1977 Victoire-François Guégain    
mars 1977 mars 2001 Lionel Bricout   Fabricant de textiles
mars 2001 mars 2008 Michel Lasseron DVD  
mars 2008 mai 2020 Jean-Paul Cailliez DVD Retraité
mai 2020 En cours Patrice Quiévreux [28]    
Les données manquantes sont à compléter.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Au premier tour de l'élection présidentielle de 2012[29], les quatre candidats arrivés en tête à Villers-Outréaux sont Nicolas Sarkozy (UMP, 33,66 %), Marine Le Pen (FN, 30,74 %), François Hollande (PS, 14,40 %) et Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche, 8,17 %) avec un taux de participation de 78,67 %.

Au deuxième tour des élections législatives de 2012[30], 78,15 % des électeurs de Villers-Outréaux ont voté pour François-Xavier Villain (divers droite) (57,63 % dans la 18e circonscription du Nord), 21,85 % pour Martine Filleul (PS) (42,37 % dans la circonscription), avec un taux de participation de 52,21 % à Villers-Outréaux et de 55,61 % dans la circonscription.

Au deuxième tour des élections régionales de 2010[31], 26,34 % des suffrages exprimés sont allés à la liste conduite par Daniel Percheron (PS), 42,90 % à celle de Valérie Létard (UMP), et 30,76 % à la liste FN de Marine Le Pen, pour un taux de participation de 47,75 %.

Aux élections européennes de 2009[32], les deux meilleurs scores à Villers-Outréaux étaient ceux de la liste de la majorité présidentielle conduite par Dominique Riquet, qui a obtenu 245 suffrages soit 45,79 % des suffrages exprimés (département du Nord 24,57 %), et de la liste du Front national conduite par Marine Le Pen, qui a obtenu 74 suffrages soit 13,83 % des suffrages exprimés (département du Nord 9,66 %), pour un taux de participation de 35,43 %.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune de Vendegies-sur-Écaillon est dans le ressort de la cour d'appel de Douai, du tribunal de grande instance, du tribunal d'instance et du conseil de prud'hommes de Cambrai, et à la suite de la réforme de la carte judiciaire engagée en 2007, du tribunal de commerce de Douai.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La protection et la mise en valeur de l’environnement font partie des compétences de la communauté de communes du Caudrésis - Catésis. Ses « brigades vertes » interviennent sur le territoire de l'ensemble des communes pour la création et l'entretien des espaces verts, l'aménagement de l'espace rural, les plantations et l'abattage d'arbres.

Jumelages[modifier | modifier le code]

En novembre 2015, Villers-Outréaux n'est jumelée avec aucune autre commune[33].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[34]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[35].

En 2021, la commune comptait 2 156 habitants[Note 3], en augmentation de 4,05 % par rapport à 2015 (Nord : +0,23 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 1002 1282 3212 2472 4382 5682 5942 7262 624
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 7512 8562 9582 9773 0512 9672 9152 8772 812
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 8442 9323 0702 1972 4582 3162 2602 1552 251
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
2 4202 5332 7142 5762 4212 1842 1672 1622 091
2018 2021 - - - - - - -
2 1292 156-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[36] puis Insee à partir de 2006[37].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 35,7 %, soit en dessous de la moyenne départementale (39,5 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 27,6 % la même année, alors qu'il est de 22,5 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 1 058 hommes pour 1 071 femmes, soit un taux de 50,31 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,77 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[38]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ou +
1,0 
6,1 
75-89 ans
9,7 
18,0 
60-74 ans
20,2 
20,8 
45-59 ans
17,8 
16,6 
30-44 ans
18,0 
17,5 
15-29 ans
12,6 
20,8 
0-14 ans
20,6 
Pyramide des âges du département du Nord en 2020 en pourcentage[39]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
1,4 
5,1 
75-89 ans
14,6 
60-74 ans
16 
19,2 
45-59 ans
18,6 
19,5 
30-44 ans
18,7 
20,6 
15-29 ans
19,1 
20,5 
0-14 ans
18,2 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Villers-Outréaux est située dans l'académie de Lille et de la circonscription de Cambrai sud. La commune gère trois écoles : l'école Pasteur pour les classes maternelles, l'école Jean-Moulin pour les CP, CE1 et CE2, et l'école Victor-Hugo pour les CM1, CM2, et la classe CLIS[40],[41]. Les élèves de la commune relèvent du collège François-Villon de Walincourt-Selvigny.

Le collège Saint-Joseph est un établissement privé[42].

Santé[modifier | modifier le code]

Parmi les professions de santé à Villers-Outréaux on compte deux médecins généralistes, un pédicure-podologue, un kinésithérapeute et trois infirmières . La commune dispose également d'une pharmacie[43].

Les hôpitaux les plus proches sont à Cambrai et Saint-Quentin.

Sports[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'un complexe multisports comprenant un terrain de football, un plateau multisports, une salle de sports[44].

L'équipe de football l'ES Villers-Outréaux réalise l'exploit pour une équipe de district d'atteindre le 8e tour de la coupe de France 2012, et devra affronter pour ce même tour, Créteil jouant en national (3e division française). Cet exploit fut réalisable car le « petit poucet » de la coupe élimina une équipe de division d'honneur (6e division) au tour précédent.

Cultes[modifier | modifier le code]

Les Villersois disposent d'un lieu de culte catholique, l'église Saint Martin. Cette église dépend de la paroisse « Sainte Anne en Cambrésis » rattachée à l'archidiocèse de Cambrai[45].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 22 641 , ce qui plaçait Villers-Outréaux au 27 023e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[46].

Emploi[modifier | modifier le code]

Villers-Outréaux se trouve dans le bassin d'emploi du Cambrésis. L'agence Pôle emploi pour la recherche d'emploi la plus proche est localisée à Caudry.

En 2009, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 1 370 personnes, parmi lesquelles on comptait 67,8 % d'actifs dont 55,7 % ayant un emploi et 12,1 % de chômeurs[a 4].

On comptait 743 emplois dans la zone d'emploi, contre 1 074 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 769, l'indicateur de concentration d'emploi[Note 4] est de 96,5 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre un peu moins d'un emploi par habitant actif[a 5].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2010, Villers-Outréaux comptait 201 établissements : 17 dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 64 dans l'industrie, 9 dans la construction, 86 dans le commerce-transports-services divers et 25 étaient relatifs au secteur administratif[a 6].

En 2011, 7 entreprises ont été créées à Villers-Outréaux[a 7], dont 4 par des autoentrepreneurs[a 8].

Les entreprises principales de Villers-Outréaux sont des ateliers de broderies ainsi qu'un Intermarché[47].

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint Martin date des XVe siècle pour le chœur et la nef centrale, XVIe siècle pour le clocher et XVIIe siècle pour les nefs latérales. Elle contient plusieurs pierres tombales, dont celles d'un prêtre et d'un chevalier[48].
  • Le kiosque à musique en briques et en pierre, sur la place du village, date de 1930. Il a été restauré en 1992.
  • Le calvaire construit en 1860 remplace un calvaire en bois, qui avait été béni par l’archevêque Fénelon).
  • Le moulin de pierre en grande partie détruit par une attaque allemande en 1917, en cours de restauration en 2012.
  • La maison de la broderie, syndicat d'initiative, retrace l'histoire de la broderie à Villers-Outréaux et présente des broderies des XIXe et XXe siècle faites dans la région ainsi qu'un ancien métier à broder, d'autres machines utilisées pour la broderie, et la géante Pénélope.
  • Le cimetière militaire britannique Moulin de Pierre situé route de Lesdain.
  • Le monument aux morts érigé en 1923 sur la place de la Victoire. Il est surmonté de la statue La Victoire en chantant, réalisée par Charles Édouard Richefeu.

Galerie[modifier | modifier le code]

Activités associatives, culturelles, festives et sportives[modifier | modifier le code]

Pénélope et quelques-unes de ses accompagnatrices attendent le départ de la parade à Ham (Somme) en avril 2009.

La ville est représentée par la géante Pénélope, représentante de la broderie, activité principale de la commune. Sous la responsabilité de l'association « Les Amis de Pénélope », elle accompagne d'autres géants lors des fêtes ou manifestations festives dans d'autres villes de la région. Elle se distingue surtout par sa belle ombrelle brodée. Pénélope est visible à la maison de la broderie de la commune[49],[50].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Sulpice Dewez (1904-1974), homme politique et syndicaliste français né dans la commune.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Villers-Outréaux

Les armes de la commune de Villers-Outréaux se blasonnent ainsi :
De gueules à la croix dentelée d'or.
[réf. nécessaire]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.
  4. L'indicateur de concentration d'emploi est égal au nombre d'emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi résidant dans la zone, selon la définition de l'Insee.

Cartes[modifier | modifier le code]

  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

Insee[modifier | modifier le code]

  1. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.
  4. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  5. EMP T5 - Emploi et activité.
  6. CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2010.
  7. DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2011.
  8. DEN T2 - Créations d'entreprises individuelles par secteur d'activité en 2011.

Autres références[modifier | modifier le code]

  1. Calcul de l'orthodromie pour Saint-Quentin, Cambrai, Caudry.
  2. « Hydro » sur Géoportail (consulté le 27 janvier 2018.)..
  3. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  4. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  5. « Orthodromie entre Villers-Outréaux et Épehy », sur fr.distance.to (consulté le ).
  6. « Station Météo-France « Epehy_sapc » (commune d'Épehy) - fiche climatologique - période 1991-2020 », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  7. « Station Météo-France « Epehy_sapc » (commune d'Épehy) - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  8. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.fr, (consulté le ).
  9. « Carte réseau CambrésiX - Lignes de Bus », sur le site du réseau Arc-en-ciel 3 (consulté le ).
  10. « Typologie urbain / rural », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  11. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  12. « Comprendre la grille de densité », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  13. « Unité urbaine 2020 de Villers-Outréaux », sur insee.fr (consulté le ).
  14. « Base des unités urbaines 2020 », sur insee.fr, (consulté le ).
  15. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le ).
  16. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Cambrai », sur insee.fr (consulté le ).
  17. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  18. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
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  20. Louis Boniface, Etude sur la signification des noms topographiques de l'arrondissement de Cambrai, Valenciennes, Impr. Louis Henry, (lire en ligne), p. 314-315.
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