Avesnes-les-Aubert

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Avesnes-les-Aubert
Église d'Avesnes-les-Aubert.
Église d'Avesnes-les-Aubert.
Blason de Avesnes-les-Aubert
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Cambrai
Canton Caudry
Intercommunalité Communauté de communes du Caudrésis - Catésis
Maire
Mandat
Alexandre Basquin
2014-2020
Code postal 59129
Code commune 59037
Démographie
Gentilé Avesnois
Population
municipale
3 621 hab. (2014 en diminution de 2,77 % par rapport à 2009)
Densité 402 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 11′ 52″ nord, 3° 22′ 51″ est
Altitude Min. 53 m
Max. 96 m
Superficie 9,01 km2
Localisation

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Avesnes-les-Aubert
Liens
Site web www.avesnes-les-aubert.fr/

Avesnes-les-Aubert est une commune française, située dans le département du Nord en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Avesnois[1].

Avesnes-les-Aubert est une petite ville dont les habitants partageaient leur activité, au XIXe siècle et au début du XXe siècle et comme dans de nombreux villages du Cambrésis, entre l'agriculture, travail saisonnier dans les régions voisines, et le tissage à domicile de toiles fines. Avec les progrès de la mécanisation les ateliers de tissage remplacèrent progressivement le travail à domicile. L'arrivée du chemin de fer marqua l'apogée du développement industriel, la population dépassant 5 000 habitants au début du XXe siècle. Avesnes-les-Aubert a conservé de solides traditions populaires et une culture politique ancrée à gauche.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Avesnes-les-Aubert est située dans le sud du département du Nord, approximativement entre Cambrai à 10 km au sud-est et Valenciennes à 20,7 km au nord-ouest, à vol d'oiseau. La commune est à 8,8 km de Caudry et 53,1 km de Lille[2].

Communes limitrophes de Avesnes-les-Aubert
Rieux-en-Cambrésis Villers-en-Cauchies Saint-Aubert
Rieux-en-Cambrésis Avesnes-les-Aubert
Carnières Boussières-en-Cambrésis Saint-Hilaire-lez-Cambrai

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le Cambrésis repose sur des couches de calcaire du crétacé, elles-mêmes recouvertes de lœss et de limons accumulés par les vents, qui rendent le sol très fertile. C'est une terre à blé et à betteraves. Le paysage d'openfield domine la plus grande partie du pays.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune d'Avesnes-les-Aubert est située dans le bassin de l'Escaut. L'Erclin, affluent de rive droite, s'écoule au nord de la ville vers l'ouest et rejoint l'Escaut à Iwuy. Le « riot du Pont à Vaques » longe le territoire communal à l'est avant de rejoindre l'Erclin dans la commune voisine de Rieux-en-Cambrésis[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Avesnes-les-Aubert se trouve dans une zone climatique de type océanique dégradé, ou à tendance continentale. Les données climatiques sont semblables à celles de Cambrai-Épinoy, station météorologique la plus proche.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Avesnes-les-Aubert est située au croisement des routes départementales 74, 74A, 97 et 97B. La route départementale 942 de Cambrai au Quesnoy passe au sud de la ville[4].

La commune est desservie par quatre lignes du réseau CambrésiX, groupement composé de six entreprises de transport locales, vers Cambrai, Solesmes, Caudry, Denain et Haussy[5].

Les gares SNCF les plus proches sont celles de Caudry et de Cambrai-Ville.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Photographie montrant des maisons à Avesnes-les-Aubert
Maisons à Avesnes-les-Aubert.

Logement[modifier | modifier le code]

En 2008, Avesnes-les-Aubert comptait 1 591 résidences principales, auxquelles s'ajoutaient 128 logements vacants, soit 8 % du total, et un faible nombre de résidences secondaires. Les maisons représentaient 97,4 % de l'ensemble des logements, pourcentage en augmentation par rapport au recensement de 1999 (95,2 %) et nettement supérieur à celui observé dans le département du Nord (68,6 %).

La part de résidences principales datant d'avant 1949 s'élevait à 56,6 %. Pour les constructions plus récentes, 25,7 % des logements dataient d'entre 1949 et 1974 et 17,7 % d'après 1975[6]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Selon Eugène Mannier [7] la première mention du village remonte à 1180, sous le nom Avesnæ Oberti. On trouve ensuite Avesnæ Wauberti et Avesnes les Woubiert au XIIIe siècle, à nouveau Avesnæ Wauberti au XIVe siècle et Avesnes le Gobert sur la carte de Cassini[8].

Avesnes correspond à un type toponymique courant au nord du domaine d'oïl. Ernest Nègre a voulu voir à la suite d'Albert Dauzat un avena « avoine » utilisé au sens de « terre maigre »

Le déterminant complémentaire -Aubert fait référence au village voisin de Saint-Aubert, mais Oberti, Waubert et Gobert sembleraient plutôt se rapporter au nom d'un seigneur[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

À l'époque gallo-romaine le lieu appartenait à la cité des Nerviens, dont la première capitale, Bavay, fut remplacée par Cambrai au IVe siècle.

Au XVe siècle, le village fut atteint par une épidémie de peste.

Photographie montrant le métier à tisser exposé dans le hall de la mairie
Métier à tisser exposé dans le hall de la mairie.

L'activité principale, comme dans de nombreux villages du Cambrésis, était le tissage à domicile, par les mulquiniers, de toiles fines, de batiste et de linon réputés. En 1789 la ville comptait 433 métiers à tisser, et en 1910 le tissage ocuupait 1 588 personnes. Ce travail était saisonnier et alternait avec les travaux des champs dans les départements voisins. Ces deux activités sont rappelés par la création des géants « Grind'Rasette » et « Tiot'Epoele », ainsi que par le livre Mémé Santerre, récit de la vie d'une tisseuse d'Avesnes-les-Aubert née à la fin du XIXe siècle.

Avesnes-les-Aubert était connu localement sous le nom de « Grand Village » probablement en raison sa superficie mais aussi de sa population, qui atteignit 5 052 habitants en 1910. Le tissage commença à être mécanisé au début du XXe siècle, et l'activité se concentra dans des ateliers. En 1954, la commune en comptait encore 13 qui employaient 612 ouvriers[9].

En juin 1872, l'Assemblée nationale décida la construction d'une ligne de chemin de fer de Cambrai à Dour, près de Mons en Belgique, passant par Avesnes-les-Aubert et Solesmes. Sa construction eut lieu dans la décennie suivante[9]. En Belgique la ligne fut inaugurée en mai et juin 1882 jusqu'à la frontière. Après la gare de Bavay, elle se prolongeait vers Cambrai par Le Quesnoy et Avesnes. Cependant dès la déclaration de la guerre en 1914, le trafic international fut arrêté. Après la guerre la ligne souffrit de la concurrence du transport routier et de la crise des années 1930, et le coup de grâce lui fut porté par la Seconde Guerre mondiale. L'exploitation cessa en 1960 du côté belge[10].

C'est également en 1872 que la sucrerie d'Escaudœuvres nouvellement construite installa une râperie à Avesnes. Le propriétaire de la sucrerie avait imaginé d'envoyer le jus des betteraves sucrières par un réseau de canalisations vers l'usine, ce qui évitait le lent et coûteux transport des betteraves. Pendant la Première Guerre mondiale les Allemands utilisèrent la râperie comme grenier et dépôt de munitions, et la détruisirent en 1918.

Avesnes-les-Aubert possédait également une brasserie-malterie, probablement fondée vers 1920, qui produisit de la bière jusqu'en 1929, puis du malt. Elle cessa son activité en 1994 et fut détruite en 1997[9].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Avesnes-les-Aubert est située dans le canton de Carnières, qui compte 15 communes et plus de 18 000 habitants. La commune est également membre de la Communauté de communes du Caudrésis - Catésis, qui rassemble 46 communes et un peu plus de 64 000 habitants.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

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Le nombre d'habitants dans la commune lors du dernier recensement étant compris entre 3 500 et 4 999, le conseil municipal est composé de 27 membres conformément au Code général des collectivités territoriales[11].

À la suite des élections municipales de 2008, la composition du Conseil municipal d'Avesnes-les-Aubert est la suivante :

Conseil municipal d'Avesnes-les-Aubert (mandature 2008-2014).
Groupe Tendance Président Effectif Statut
« Avesnes Autrement » DVG Maryse Basquin-Santer 20 Majorité
« Communiste & Républicain » PCF Jean-Claude Naveteur (puis R. Tesson) 4 Opposition
« Avesnes Demain » PS Jean-Claude Pavaux 3 Opposition

À la suite des élections municipales de 2014, la composition du Conseil municipal d'Avesnes-les-Aubert est la suivante :

Conseil municipal d'Avesnes-les-Aubert (mandature 2014-2020).
Groupe Tendance Président Effectif Statut
« Avesnes au Cœur » UG (PCF) Alexandre Basquin 23 Majorité
« Avesnes Renouveau » DVG Rodolphe Châtelain 2 Opposition
« En marche pour Demain » EÉLV Isabelle Sakalowski 2 Opposition

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Le vote à Avesnes-les-Aubert favorise clairement les partis de gauche.

Élections présidentielles[modifier | modifier le code]

Au deuxième tour de l'élection présidentielle de 2002, 76,27 % des électeurs ont voté pour Jacques Chirac (RPR), et 23,73 % pour Jean-Marie Le Pen (FN), avec un taux de participation de 77,88 %.

Au deuxième tour de l'élection présidentielle de 2007[12], 37,70 % des électeurs ont voté pour Nicolas Sarkozy (UMP), et 62,30 % pour Ségolène Royal (PS), avec un taux de participation de 80,74 %.

Au premier tour de l'élection présidentielle de 2012[13], les quatre candidats arrivés en tête à Avesnes-les-Aubert sont Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche, 29,38 %), Marine Le Pen (FN, 24,69 %) François Hollande (PS, 23,11 %) et Nicolas Sarkozy (UMP, 14,4 %), avec un taux de participation de 81,69 %.

Élections régionales[modifier | modifier le code]

Au deuxième tour des élections régionales de 2010[14], 63,02 % des suffrages exprimés sont allés à la liste conduite par Daniel Percheron (PS), 14,96 % à celle de Valérie Létard (UMP), et 22,02 % à la liste FN de Marine Le Pen, pour un taux de participation de 51,01 %.

Élections départementales[modifier | modifier le code]

Au premier tour des élections départementales de 2015, 52,99 % des électeurs ont voté pour Alexandre Basquin et Brigitte Lefèbvre (Front de gauche), 28,83 % pour Jean Danjou et Mélanie Disdier (FN-RBM), 9,57 % pour Delphine Bataille et Georges Flamengt (PS), et 8,68 % pour Guy Bricout et Anne-Sophie Lécuyer (Divers droite), avec un taux de participation de 58,66 %. Au second tour, Guy Bricout et Anne-Sophie Lécuyer arrivent en tête avec 51,04 % des voix, suivis de Jean Danjou et Mélanie Disdier (48,96 %). Le taux de participation était de 49.86 %.

Élections européennes[modifier | modifier le code]

Aux élections européennes de 2009[15], les deux meilleurs scores à Avesnes-les-Aubert étaient ceux de la liste du Parti communiste français conduite par Jacky Hénin, qui a obtenu 279 suffrages soit 27,33 % des suffrages exprimés (département du Nord 8,01 %), et de la liste du Parti Socialiste conduite par Gilles Pargneaux, qui a obtenu 184 suffrages soit 18,02 % des suffrages exprimés (département du Nord 19,55 %), pour un taux de participation de 39,40 %.

Aux élections européennes de 2014, les quatre meilleurs scores à Avesnes-les-Aubert étaient ceux de la liste Rassemblement bleu Marine conduite par Marine Le Pen, qui a obtenu 36,62 % des suffrages exprimés, la liste du Front de gauche conduite par Jacky Hénin avec 33,98 %, la liste UMP conduite par Jérôme Lavrilleux avec 6,54 % et la liste UDI-MoDem conduite par Dominique Riquet avec également 6,54 % des suffrages, pour un taux de participation de 47,70 %.

Élections législatives[modifier | modifier le code]

Au deuxième tour des élections législatives de 2007[16], 63,17 % des électeurs d'Avesnes-les-Aubert ont voté pour Christian Bataille (PS) (53,22 % dans la 22e circonscription du Nord), 36,83 % pour Marie-Sophie Lesne (UMP) (46,78 % dans la circonscription), avec un taux de participation de 61,64 % à Avesnes et de 67,59 % dans la circonscription.

Élections municipales[modifier | modifier le code]

Au deuxième tour des élections municipales de 2008 la liste « Avesnes Autrement » de Maryse Basquin-Santer (Divers gauche) a obtenu 41 % des suffrages et 20 élus, la liste « Rassemblement et Progrès » du maire sortant Jean-Claude Naveteur (PCF) 33,60 % et 4 élus, et la liste « Avesnes demain » de Didier Gauthiez (PS) 25,40 % et 3 élus, pour un taux de participation de 76,94 %[17].

Au second tour des élections municipales de 2014, la liste « Avesnes au cœur » conduite par Alexandre Basquin (Union de la gauche) a obtenu 64,88 % des suffrages exprimés et 23 élus, la liste « Avesnes renouveau » conduite par Rodolphe Châtelain (Divers gauche) 18,82 % et 2 élus, la liste « En marche pour demain » conduite par Marie-José Goffart (EÉLV-DVG) 15,16 % et 2 élus, et la liste « Continuons pour l'avenir d'Avesnes » conduite par la maire sortante, Maryse Basquin-Santer (Divers gauche), a obtenu 1,13 %. Le taux d'abstentions était de 24,79 %[18].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1950 1977 Marcel Danjou PCF Maire honoraire
1977 1989 Georges Cacheux PCF Conseiller général du canton de Carnières (1967-1992)
1989 1995 Pierre Moniez PS  
1995 2008 Jean-Claude Naveteur PCF  
2008 2014 Maryse Basquin-Santer DVG Vice-présidente de la CC du Caudrésis puis de la 4C, chargée du Tourisme
2014[19] en cours
(au 24 février 2016)
Alexandre Basquin PCF[20] Secrétaire départemental du PCF[21]
Vice-président de la 4C, chargé de l’Habitat, insalubrité et PLH

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La ville d'Avesnes-les-Aubert est dans le ressort de la cour d'appel de Douai, du tribunal de grande instance, du tribunal d'instance et du conseil de prud'hommes de Cambrai, et à la suite de la réforme de la carte judiciaire engagée en 2007, du tribunal de commerce de Douai.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Circuit pédestre aménagé sur le tracé de l'ancienne voie ferrée
Circuit pédestre aménagé sur le tracé de l'ancienne voie ferrée.

La protection et la mise en valeur de l’environnement font partie des compétences de la communauté de communes du Caudrésis - Catésis. Ses « brigades vertes » interviennent sur le territoire de l'ensemble des communes pour la création et l'entretien des espaces verts, l'aménagement de l'espace rural, les plantations et l'abattage d'arbres[22].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 12 janvier 2012, Avesnes-les-Aubert n'est jumelée avec aucune autre commune[23].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[25].

En 2014, la commune comptait 3 621 habitants[Note 1], en diminution de 2,77 % par rapport à 2009 (Nord : +1,23 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 047 1 861 2 053 2 444 2 535 2 553 2 803 2 893 2 785
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 951 3 228 3 317 3 682 3 972 3 920 4 317 4 574 4 702
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 905 4 937 5 052 4 471 4 631 4 457 4 420 4 165 4 098
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
4 426 4 355 4 256 4 031 3 848 3 592 3 706 3 720 3 598
2014 - - - - - - - -
3 621 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2006[27].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Avesnes-les-Aubert en 2007 en pourcentage[28].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
0,8 
6,0 
75 à 89 ans
11,2 
11,4 
60 à 74 ans
13,7 
21,1 
45 à 59 ans
18,8 
20,7 
30 à 44 ans
19,5 
18,4 
15 à 29 ans
16,6 
22,2 
0 à 14 ans
19,5 
Pyramide des âges du département du Nord en 2010 en pourcentage[29].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
5,0 
75 à 89 ans
8,7 
11,5 
60 à 74 ans
12,7 
19,5 
45 à 59 ans
19,3 
20,5 
30 à 44 ans
19,4 
21,9 
15 à 29 ans
20,3 
21,4 
0 à 14 ans
18,9 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Avesnes-les-Aubert est rattachée à la circonscription de Cambrai-nord de l'inspection académique du Nord dans l'académie de Lille.

La commune gère l'école maternelle Danièle-Casanova et l'école primaire Joliot-Curie [30].

Le département du Nord gère le collège Paul-Langevin [30].

Santé[modifier | modifier le code]

La population d'Avesnes-les-Aubert dispose de plusieurs praticiens médicaux et paramédicaux ainsi que de commerces de la santé : optique, pharmacies, matériel médical[31]. La maison de retraite « Le Bois d'Avesnes » est un établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes privé à but non lucratif[32].

Sports[modifier | modifier le code]

Les équipements sportifs de la commune comprennent la stade municipal, consacré au football, et le stade Marcel-Danjou, du nom d'un maire de la commune, où sont regroupés deux terrains de tennis découverts, un terrain de basketball / handball, un terrain de football d'honneur et un terrain de football secondaire, un boulodrome et un clubhouse[33]. La commune compte plusieurs association sportives dans des domaines variés, dont « l'Olympique Club avesnois », « les Godillots avesnois » qui proposent marche, yoga et VTT, « l'Espoir », association colombophile et « Allez VA », le club des supporters du Valenciennes Football Club et de l'équipe locale[34].

Cultes[modifier | modifier le code]

Les Avesnois disposent d'un lieu de culte catholique, l'église Saint Rémi, qui fait partie de la paroisse Bienheureux Carl en Cambrésis dans le diocèse de Cambrai[35].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 23 314 , ce qui plaçait Avesnes-les-Aubert au 26 010e rang parmi les 31 525 communes de plus de 50 ménages en métropole[36].

Emploi[modifier | modifier le code]

Avesnes-les-Aubert se trouve dans le bassin d'emploi du Cambrésis. L'agence Pôle emploi pour la recherche d'emploi la plus proche est localisée à Cambrai.

En 2008, la population d'Avesnes se répartissait ainsi : 69,2 % d'actifs, ce qui est inférieur au 71,6 % d'actifs de la moyenne nationale et 8,7 % de retraités, un chiffre légèrement supérieur au taux national de 8,5 %. Le taux de chômage était de 12,0 % contre 15,9 % en 1999[6].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2009, Avesnes-les-Aubert comptait 159 établissements[6].

Répartition des établissements par domaines d'activité au 31 décembre 2009

  Ensemble Agriculture Industrie Construction Commerce Services
Nombre d'établissements 159 8 10 12 86 43
% 100 % 5,0 % 6,3 % 7,5 % 54,1 % 27,0 %
Sources des données : INSEE[6]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La salle des fêtes Salvador Allende.

L'hôtel de ville a été terminé en 1902, remplaçant une mairie devenue trop petite. Il était également destiné à loger les instituteurs. En 1901 Avesnes comptait près de 5 000 habitants. L'hôtel de ville a été endommagé par un incendie en 1991 et les travaux de remise en état ont été terminés en 1993. La façade de la mairie a été conservée et l'intérieur du bâtiment réaménagé[37].

L'église Saint-Rémy fut agrandie à partir de 1732, et à nouveau de 1890 à 1892. Pendant la Première Guerre mondiale, les cloches furent emportées et fondues par l'occupant allemand. Le 10 octobre 1918, au cours de l'offensive britannique de la deuxième bataille de Cambrai, le clocher fut détruit, probablement par l'artillerie allemande[37].

La maison du patrimoine d'Avesnes-lez-Aubert a été inaugurée en février 2000. Elle rassemble et expose des témoignages de la vie de la commune au XIXe siècle consacrés principalement à l'agriculture, au tissage et à la vie quotidienne, ainsi que des objets en rapport avec les deux guerres mondiales et la résistance[37].

La chapelle Sainte Philomène date de 1841 et fut construite à la suite d'une épidémie de choléra dont furent victimes des habitants du village en 1832[37].

L'ancienne brasserie-malterie connue sous les noms de « brasserie-malterie l'Union », puis « malterie Chevalier Martin », puis « malteries franco-belges », dont la fondation en 1920 est datée de source orale, a produit de la bière jusqu'en 1929, puis du malt. Elle a été détruite en 1995 et est inscrite à l'inventaire du patrimoine culturel[38].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

L'harmonie-batterie municipale en 1991
L'harmonie-batterie municipale en 1991.

En 1985 la commune s'est dotée de deux géants, « Grind'Rasette » et « Tiote Epoelle »[Note 2] respectivement betteravier et tisseuse, qui symbolisent les deux activités principales de la région au début du XXe siècle. Ces géants, réalisés par des élèves du collège Paul-Langevin, ont été laissés à l’abandon pendant plusieurs années avant d'être ressuscités en 2008 par l'association « Y s'ron toudi là »[Note 3],[39].

Créée en 1877, l’Harmonie Batterie Municipale d'Avesnes-Les-Aubert a toujours tenu une place importante dans la vie de la commune, et a participé à de nombreux festivals. Elle dispense également des cours de solfège et d'instruments[34].

L'association Arts et Culture Loisirs pour Tous promeut des spectacles (concerts, groupes folkloriques, variétés, théâtre patoisant) et des expositions.

La chorale Arpège est un groupe de choristes amateurs qui s'accompagne de divers instruments et dont le répertoire inclut les grands noms de la chanson française. Le groupe Emmanuel est la chorale paroissiale.

Mémé Santerre est le récit autobiographique mis en forme par Serge Grafteaux d'une ouvrière tisseuse d'Avesnes-les-Aubert, de son vrai nom Marie-Catherine Gardez, née en 1891 et épouse d'Auguste Santer (ou Santerre)[40].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

La maison natale de Raymond Gernez à Avesnes-les-Aubert.
  • André Parsal, (1900 - 1967, de son vrai nom André Puech, ouvrier agricole, syndicaliste, député communiste français, puis responsable d’un mouvement de collaboration pendant la période de l’Occupation, il fut responsable du syndicat régional unitaire d'Avesnes-les-Aubert regroupant les saisonniers du Cambrésis en 1933.
  • Raymond Gernez, (1906 - 1991), homme politique et résistant, né à Avesnes-les-Aubert, mort à Cambrai
  • Gustave Pezin, historien local.
  • André Gernez, (1923-2014), médecin, biologiste, né à Avesnes-les-Aubertet, mort à Roubaix.
  • Raymond Gernez (1912-2000) homonyme de l'homme politique, fut le dernier tisserand actif (« mulquinier ») de la commune, promu chevalier dans l'ordre des Palmes Académiques en mars 1990 pour avoir exposé son métier à tisser et fait des démonstrations dans différents établissements scolaires dans les années 1980 à travers le Nord-Pas-de-Calais.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la ville de Avesnes-les-Aubert (59) Nord-France.svg

Les armes d'Avesnes-les-Aubert se blasonnent ainsi : « De gueules, à trois lions d'argent couronnés d'or.

Ce sont celles de la famille d'Esclaibes, qui possédait la seigneurie d'Avesnes-les-Aubert[41]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .
  2. « Grande rasette » (la rasette est le nom local de la sarclette ou binette, outil du betteravier) et « petite navette ».
  3. « Ils seront toujours là. »

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Nom des habitants des communes françaises, », sur le site habitants.fr de la SARL Patagos (consulté en 2012)
  2. Calcul de l'orthodromie pour Lille, Valenciennes, Cambrai, Caudry.
  3. Visualisation sur Géoportail (consulté le 10 janvier 2012.).
  4. Visualisation sur Géoportail (consulté le 10 janvier 2012.).
  5. « Carte réseau CambrésiX - Lignes de Bus », sur le site du réseau Arc-en-ciel CambrésiX (consulté le 10 janvier 2012)
  6. a, b, c et d « Résultats du recensement de la population 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 10 janvier 2012)
  7. a et b Eugène Mannier, Études étymologiques, historiques et comparatives sur les noms des villes, bourgs et villages du département du Nord, Paris, Auguste Aubry, Libraire-Éditeur, (lire en ligne)
  8. Voir la carte de Cassini sur Géoportail (consulté le 22 janvier 2012.).
  9. a, b et c « Historique », sur le site officiel de la mairie d'Avesnes-les-Aubert (consulté le 26 janvier 2012)
  10. « Haut-Pays du rail » [archive du ], sur le site du Royal Syndicat d'Initiative du Haut-Pays (consulté le 19 janvier 2012)
  11. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  12. « Les résultats de l'élection présidentielle 2007 », sur le site du ministère de l'intérieur (consulté le 11 janvier 2012)
  13. « Les résultats de l'élection présidentielle 2012 », sur le site du ministère de l'intérieur (consulté le 6 mai 2012).
  14. « Résultats de l’élection régionale 2010 », sur le site du ministère de l’Intérieur (consulté le 11 janvier 2012)
  15. « Résultats de l’élection européenne de 2009 », sur le site du ministère de l’Intérieur (consulté le 11 janvier 2012)
  16. « Les résultats des élections législatives 2007 », sur le site du ministère de l'intérieur (consulté le 11 janvier 2012)
  17. « Élection municipale (mars 2008) », sur le site internaute.com de la société Benchmark Group (consulté le 11 janvier 2012)
  18. « Résultats de l'élection municipales 2014 », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 1er mai 2014).
  19. « Alexandre Basquin a officiellement pris ses fonctions de maire de la commune. Ses huit adjoints ont été désignés. », L'Observateur du Cambrésis, no 1332,‎ , p. 13
  20. Jé.L., « Alexandre Basquin (PC) est candidat aux municipales à Avesnes-les-Aubert », sur le site du quotidien La Voix du Nord, (consulté le 1er mai 2014).
  21. « Alexandre Basquin dans la presse », sur le site de la Fédération du Parti Communiste Français - Nord, (consulté le 1er mai 2014).
  22. « Les Statuts - Compétences Optionnelles », sur le site de la Communauté de Communes du Caudrésis Catésis, (consulté le 26 janvier 2012)
  23. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur le site du ministère des Affaires étrangères (consulté le 12 janvier 2012)
  24. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  25. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  26. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  27. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  28. « Évolution et structure de la population à Avesnes-les-Aubert en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 25 juillet 2010)
  29. « Résultats du recensement de la population du Nord en 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 10 mai 2014)
  30. a et b « Les écoles », sur le site officiel de la mairie d'Avesnes-les-Aubert (consulté le 12 janvier 2012)
  31. « Les professionnels de la santé », sur le site officiel de la mairie d'Avesnes-les-Aubert (consulté le 24 janvier 2012)
  32. « EHPAD Le Bois d'Avesnes (Avesnes-les-Aubert) », sur le site de l'Association Cambrésienne pour la Création d'Équipements médicoSociaux (consulté le 24 janvier 2012)
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  37. a, b, c et d « Histoire des bâtiments », sur le site officiel de la mairie d'Avesnes-les-Aubert (consulté le 23 janvier 2012)
  38. Notice no IA59000207, base Mérimée, ministère français de la Culture
  39. « Avec Grin Rasette et Tiote Epoelle, l'association « Y's'ron toudis là » est née », sur le site du quotidien La Voix du Nord, (consulté le 23 janvier 2012)
  40. Serge Grafteaux, Mémé Santerre : Une vie, Marabout, 185 p. (ISBN 2501002369)
  41. « L'Armorial du Cambrésis », sur le site de l'association Cambrésis terre d'histoire (consulté le 23 janvier 2012)