Maurois (Nord)

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image illustrant une commune du Nord
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Maurois
Église du village.
Église du village.
Blason de Maurois
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Cambrai
Canton Le Cateau-Cambrésis
Intercommunalité Communauté de communes du Caudrésis - Catésis
Maire
Mandat
Pascal Coquelle
2014-2020
Code postal 59980
Code commune 59394
Démographie
Gentilé Maurausiens, Maurausiennes
Population
municipale
397 hab. (2014)
Densité 188 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 04′ 21″ nord, 3° 28′ 01″ est
Altitude Min. 126 m – Max. 151 m
Superficie 2,11 km2
Localisation

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Maurois

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Maurois

Maurois est une commune française située dans le département du Nord, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village s'étend le long de la RD 932 (dite chaussée Brunehaut) et forme une seule agglomération avec le village voisin de Honnechy. L'Erclin prend sa source à Maurois. Un bois, le bois de Gattigny, couvre le sud-ouest du territoire de la commune
Maurois est située à 6 km de Clary, à 7 km du Cateau-Cambrésis, à 8 km de Caudry, à 11 km de Bohain-en-Vermandois et à 14 km de Wassigny.
La gare de Maurois est située au sud du village sur la ligne de Busigny à Cambrai mais la gare de Busigny, située à 6 km, est bien mieux desservie.

La commune est située sur un terrain accidenté et marécageux : la chaussée Brunehaut qui traverse le village, ancienne voie romaine reliant Bavay à Vermand. Origine du nom : d'un mot latin, malaretum, collectif de malarius, synonyme de pommier.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Maurois
Bertry Reumont
Maurois
Maretz Busigny Honnechy

Histoire[modifier | modifier le code]

Maurois écrit aussi Mauroy, il en est question dès l'An 1371, époque où la maison de Mauroy fit alliance avec la famille des Bourgeois. Hugues Bournel, chevalier, seigneur de Maurois, donna à l'abbaye St-Aubert de Cambrai, 6 mancaudées de terre situées à Hem-Lenglet, vers Fressies.

À l'origine, Maurois faisait partie de la châtellenie du Cateau-Cambrésis, alors qu'Honnechy, village qui jouxte Maurois, relève de la châtellenie de Guise. Peut-être cette situation explique-t-elle l'antagonisme qui oppose les deux villages et qui culmine au XIXe siècle, lors de l'implantation des gares. En 1887, une gare est implantée au lieu-dit Les Moulins, sur le territoire d'Honnechy, tout en portant l'inscription "Maurois".

Honnechy n'obtient pas le changement de nom, mais une seconde gare est créée dans cette commune. Quelques années plus tard, la municipalité de Maurois essaie d'annexer le hameau des Moulins, mais elle se heurte à la farouche opposition d'Honnechy. À la suite d'enquêtes, la pétition de Maurois est rejetée en 1894, ce qui n'empêche pas d'occasionnelles bagarres entre les jeunes des villages. De nos jours, les deux gares n'existent plus : elles ont été rasées par la SNCF.

Au XIXe siècle, l'industrie textile se développe, avec l'implantation d'une succursale de l'importante usine Seydoux du Cateau-Cambrésis, spécialisée dans le tissage à la main pour la fabrication des tissus fantaisie, qui emploie jusqu'à 800 tisseurs.

En 1914 un épisode de la bataille du Cateau se déroula à Maurois. Le village est resté dans des mains allemandes jusqu'au 9 octobre 1918.

Le village a la particularité d'avoir donné son nom de plume à l'écrivain André Maurois qui, séjournant pendant la Première Guerre mondiale dans la région, prend ce pseudonyme, car, explique-t-il dans ses mémoires parus en 1970: "Je choisis le prénom d'André en souvenir de mon cousin, tué à l'ennemi, et Maurois, nom d'un village proche de Cambrai, parce que j'en aimais la sonorité triste...".

Durant la 2nde guerre mondiale, la maison du 1, rue du calvaire fut réquisitionnée pour y loger des soldats allemands.

Le 09 mai 1944, le village subit un bombardement allié préparatoire au Débarquement, visant initialement le réseau ferroviaire de Busigny. En altitude, l'équipage du bombardier a confondu la chaussée Brunehaut avec une voie ferrée. Ce bombardement fit plusieurs victimes civiles, inscrites au monument aux morts, et des dégâts aux habitations.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la ville de Maurois (59) Nord-France.svg

Les armes de Maurois se blasonnent ainsi : « D'azur au lion d'argent et à la bordure d'or. »

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Photographie montrant la mairie de Maurois en période électorale
La mairie de Maurois avant les élections présidentielles de 2007
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Louis Joseph Hutin    
Jacques Joseph Bracq    
Jean Baptiste Fidèle Bataille    
en cours Pascal Coquelle    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[2],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 397 habitants, en diminution de -5,7 % par rapport à 2009 (Nord : 1,21 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
452 438 442 590 722 725 772 798 816
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
841 881 900 914 866 832 814 832 809
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
773 720 677 604 577 548 535 534 523
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
515 536 492 454 387 378 441 421 397
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006 [4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Maurois en 2007 en pourcentage[5].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90 ans ou +
0,0 
9,5 
75 à 89 ans
9,0 
6,0 
60 à 74 ans
10,4 
20,5 
45 à 59 ans
14,9 
23,5 
30 à 44 ans
20,4 
19,5 
15 à 29 ans
18,1 
21,0 
0 à 14 ans
27,1 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[6].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Brasserie Rigaut Hutin[7]
  • Le monument aux morts, réalisé par le marbrier-sculpteur Jules Delvienne de Le Cateau-Cambrésis, et inauguré le 9 octobre 1921. Il représente une femme portant en sa main gauche une statuette et des lauriers, la main droite reposant sur un Casque Adrian, posé sur un morceau de tronc. Le monument est taillé dans le matériau statuaire nordiste par excellence : le calcaire gris extrait à Soignies (Belgique). Autrefois, à l'emplacement du monument aux morts, se trouvait un abreuvoir.
  • Le calvaire, situé à l'angle de la rue du même nom et de la chaussée Brunehaut, est un don de la famille Huart-Crépin.
  • La Gare de Maurois
  • La ruelle "Pied-sente de Guise" relie la chaussée Brunehaut à la rue du Calvaire.
  • La ruelle "Entre deux villes" relie Maurois ( Rue du calvaire ) à Honnechy ( Rue de Maurois ).
  • Maurois Communal Cemetery ( Tombes de guerre du Commonwealth ) : Il y a maintenant plus de 80 tombes de la guerre 1914-18 sur cet dans cet emplacement. Trois soldats ont été enterrés par l'ennemi en août 1914, trois par leurs camarades en octobre 1918, et un en octobre 1918 dans une tombe simple. Les autres ont été enterrés en octobre et novembre 1918, un en février 1919. La parcelle de terrain couvre une surface de 286 mètres carrés.
Photographie ancienne mentionnant le réalisateur
Calvaire de Maurois
Monument aux morts

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • André Maurois qui a choisi le nom du village comme nom de plume.
  • Clément Roche, résistant, fusillé par l'occupant allemand à L'Isle-Adam le 23 août 1944.. Son nom a été donné à la rue menant à la mairie, précédemment nommée "Rue de l'enfer".

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]