Raillencourt-Sainte-Olle

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Raillencourt-Sainte-Olle
Raillencourt-Sainte-Olle
La mairie.
Blason de Raillencourt-Sainte-Olle
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Cambrai
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Cambrai
Maire
Mandat
Bernard De Narda
2020-2026
Code postal 59554
Code commune 59488
Démographie
Gentilé Raillencourtois
Population
municipale
2 155 hab. (2020 en diminution de 7,11 % par rapport à 2014)
Densité 304 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 11′ 33″ nord, 3° 10′ 09″ est
Altitude Min. 45 m
Max. 86 m
Superficie 7,09 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Cambrai
(banlieue)
Aire d'attraction Cambrai
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Cambrai
Législatives Dix-huitième circonscription
Localisation
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Raillencourt-Sainte-Olle
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Raillencourt-Sainte-Olle

Raillencourt-Sainte-Olle est une commune française située dans le département du Nord, en région Hauts-de-France.

Ses habitants sont appelés les Raillencourtois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Représentations cartographiques de la commune
Maki2-town-hall-12.svg Mairie
Carte OpenStreetMap
Carte OpenStreetMap
Carte topographique
Carte topographique
Avec les communes environnantes
Avec les communes environnantes
1 : carte dynamique ; 2. carte OpenStreetMap ; 3 : carte topographique ; 4 : avec les communes environnantes

Raillencourt-Sainte-Olle est située dans la région Nord-Pas-de-Calais, le département du Nord et l'arrondissement de Cambrai. La commune, limitrophe du département du Pas-de-Calais, est distante de 5,6 km de Cambrai et fait partie de la communauté d'agglomération de cette ville. Arras est à 30,3 km à l'ouest à vol d'oiseau, et Lille, la capitale régionale, à 49,3 km[Note 1].

Hydrographie, géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune s'étage entre 45 m et 86 m, sur la rive gauche de l'Escaut. Elle n'est traversée par aucun cours d'eau[2].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[3]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique altéré » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[4].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 2]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[3]

  • Moyenne annuelle de température : 10,4 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 3,2 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 2,6 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 3] : 14,7 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 4] : 701 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 11,5 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 8,9 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[7] complétée par des études régionales[8] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Cambrai-Épinoy », sur la commune d'Épinoy, mise en service en 1954[9] et qui se trouve à 4 km à vol d'oiseau[10],[Note 5], où la température moyenne annuelle évolue de 10 °C pour la période 1971-2000[11] à 10,5 °C pour 1981-2010[12], puis à 10,9 °C pour 1991-2020[13].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune s'étire le long de la route départementale 939 (ancienne route nationale 39) qui relie Cambrai à Arras. Elle est également traversée par la RD 140, de Fontaine-Notre-Dame à Fressies.

Le finage est coupé dans sa partie est par l'autoroute A 2, dont la sortie n°14 se trouve sur le territoire de Fontaine-Notre-Dame tout proche.

Raillencourt-Sainte-Olle est desservie par la ligne D du réseau de transports en commun de Cambrai ainsi que par une ligne du réseau CambrésiX, groupement composé de six entreprises de transport locales, vers Féchain et Cambrai[14].

La gare SNCF la plus proche est celle de Cambrai.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Raillencourt-Sainte-Olle est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 6],[15],[16],[17].

Elle appartient à l'unité urbaine de Cambrai, une agglomération intra-départementale regroupant 8 communes[18] et 46 897 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[19],[20].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Cambrai dont elle est une commune de la couronne[Note 7]. Cette aire, qui regroupe 64 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[21],[22].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (70 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (83,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (70 %), zones urbanisées (17,5 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (12,5 %)[23].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[24].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Le bâti de la commune s'étire le long de la RD 939 en deux noyaux distincts, Sainte-Olle au sud-est et Raillencourt au nord-est, séparés par l'autoroute A2 et le village de Sailly-lez-Cambrai, contigu à Raillencourt et dont le finage suit au sud le tracé de la route. Des lotissements ont été construits au sud de la route départementale à Sainte-Olle, et au nord de cette route à Raillencourt. La zone d'activité « Actipôle de l'A2 » forme une extension qui longe l'autoroute A2 au nord de Sainte-Olle[25].

Logement[modifier | modifier le code]

En 2008, Raillencourt-Saint-Olle comptait 978 résidences principales, auxquelles s'ajoutaient 53 logements vacants, soit 5,4 % du total, et un faible nombre de résidences secondaires ou logements occasionnels. Les maisons représentaient 94,4 % des résidences individuelles, pourcentage en légère baisse par rapport au recensement de 1999 (95,5 %) et nettement supérieur à celui observé dans le département du Nord (68,6 %).

La part de résidences principales datant d'avant 1949 s'élevait à 26,5 %. Pour les constructions plus récentes, 24,8 % des logements dataient d'entre 1949 et 1974 et 48,7 % d'après 1975[26].

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

« Raillencourt » apparaît aux XIe et XIIe siècles dans les cartulaires de Saint-André du Cateau et de l'église de Cambrai, sous la forme Relincurt, Reilencurt, Reiglencurth, ou encore Reilencurth et Reillencort. Au XIIIe siècle on trouve Raillancourt et Rallencours. C'est un nom gallo-romain qui vient de Reguli curtis, le domaine de Regulus[27].

Sainte Olle aurait été martyrisée en ces lieux aux IXe, Xe ou XIe siècle mais on ne sait rien d'elle[28]. Saintolla est mentionnée dans une bulle du pape Innocent II datée de 1142[29]. La commune est le seul lieu qui conserve la trace de ce nom.

Le village est devenu Raillencourt-Sainte-Olle en 1974.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et protohistoire[modifier | modifier le code]

Sept tombes à incinération datant des IIe et Ier siècles av. J.-C. ont été découvertes sur le territoire de la commune[30].

Antiquité et Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La commune actuelle se trouve sur l'ancienne voie romaine menant de Boulogne, via Arras, à Reims.

Proche de Cambrai et de la frontière entre la France et l'Empire, les paroisses de Sainte-Olle et de Raillencourt subissent les conséquences des sièges et invasions, notamment du siège de Cambrai par Édouard III d'Angleterre en 1339.

Époques moderne et contemporaine[modifier | modifier le code]

Carte de la zone rouge zoomée sur l'Artois
La zone rouge de Lille à Amiens consécutive à la Première Guerre mondiale.

En 1677, Louis XIV, ayant décidé de reprendre Cambrai à l'Espagne, met le siège devant la ville[31].

En 1793, Raillencourt est rattachée au canton d'Abancourt dans le district de Cambrai, puis en 1801 au canton de Cambrai-ouest dans l'arrondissement de Cambrai.

Au XIXe siècle, l'activité industrielle se développe autour des industries agro-alimentaires : fabrique de chicorée et chocolaterie, distilleries et huileries. La population atteint 1 000 habitants dès 1861 mais n'a gagné que 500 habitants près d'un siècle plus tard.

La Première Guerre mondiale entraine la perte de 270 habitants ; la commune se situe à proximité de la « zone rouge », dévastée par les bombardements. En 1917, la bataille de Cambrai se déroule à quelques kilomètres au sud de la commune.

La zone est occupée durant la Seconde Guerre mondiale.

La commune dépasse 2 000 habitants en 1982 et progresse lentement depuis.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La commune ayant moins de 2 500 habitants en 2008 le nombre de conseillers municipaux est de 19.

Raillencourt-Sainte-Olle est membre de la communauté d'agglomération de Cambrai, qui comprend 25 communes et 66 134 habitants[32].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Maire en 1802-1803 : Joseph Crinon[33].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
    François Pluvinage (1846-1931)    
    Alexandre Moreau (1841-1905)    
1901 1945 Gustave Moreau (1871-1953)    
décembre 1961 Joseph Ringeval (1894-1961)    
janvier 1969 François Moreau (1908-1979)    
mars 1989 Paul Bousignière (1919-2000)    
mars 2001 François Delcourte    
mai 2020 Maryvonne Ringeval DVD Réélue pour le mandat 2014-2020[34]
En cours
(au 4 juin 2020)
Bernard De Narda   Élu pour le mandat 2020-2026[35]
Les données manquantes sont à compléter.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Au premier tour de l'élection présidentielle de 2012[36], les quatre candidats arrivés en tête à Raillencourt-Sainte-Olle sont Nicolas Sarkozy (UMP, 27,65 %), François Hollande (PS, 26,72 %), Marine Le Pen (FN, 24,71 %) et Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche, 8,74 %), avec un taux de participation de 80,08 %.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune de Raillencourt-Sainte-Olle est dans le ressort de la cour d'appel de Douai, du tribunal de grande instance, du tribunal d'instance et du conseil de prud'hommes de Cambrai, et à la suite de la réforme de la carte judiciaire engagée en 2007, du tribunal de commerce de Douai.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La protection et la mise en valeur de l'environnement font partie des compétences optionnelles de la communauté d'agglomération de Cambrai à laquelle appartient Raillencourt-Sainte-Olle[37].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au , Raillencourt-Sainte-Olle n'est jumelée avec aucune autre commune[38].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[39]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[40].

En 2020, la commune comptait 2 155 habitants[Note 8], en diminution de 7,11 % par rapport à 2014 (Nord : +0,16 %, France hors Mayotte : +1,9 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
399353498676721746805870965
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
9991 0221 0071 0571 0871 1881 2811 3341 342
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 4301 4471 5471 2771 4121 4051 4161 3441 310
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 4991 8911 8262 2012 2202 2802 3912 3832 368
2014 2019 2020 - - - - - -
2 3202 1792 155------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[41] puis Insee à partir de 2006[42].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 26,8 %, soit en dessous de la moyenne départementale (39,5 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 34,1 % la même année, alors qu'il est de 22,5 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 1 062 hommes pour 1 147 femmes, soit un taux de 51,92 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,77 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[43]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90 ou +
1,2 
6,7 
75-89 ans
9,6 
24,0 
60-74 ans
26,0 
23,1 
45-59 ans
23,1 
17,0 
30-44 ans
15,1 
13,9 
15-29 ans
11,9 
14,9 
0-14 ans
13,0 
Pyramide des âges du département du Nord en 2018 en pourcentage[44]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
1,3 
5,1 
75-89 ans
8,1 
14,3 
60-74 ans
15,6 
19,2 
45-59 ans
18,6 
19,6 
30-44 ans
18,7 
20,7 
15-29 ans
19,1 
20,7 
0-14 ans
18,5 

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune de Raillencourt-Sainte-Olle est rattachée à la circonscription scolaire de Cambrai-sud du bassin d'éducation du Cambrésis, qui dépend de l'inspection académique du Nord et de l'académie de Lille.

La commune gère deux écoles : le groupe scolaire Joseph-Ringeval, qui comprend cinq classes de la maternelle au CM2, et l'école Jules-Ferry, qui possède trois classes de la maternelle au CM2[45].

Les établissements d'enseignement secondaire les plus proches sont à Cambrai.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La ducasse de Sainte-Olle a lieu le 1er dimanche de mai, et celle de Raillencourt une semaine plus tard[31].

Santé[modifier | modifier le code]

Les habitants de Raillencourt-Sainte-Olle disposent d'un cabinet médical et d'un cabinet dentaire. Une pharmacie, ainsi que différents professionnels de la santé, sont installés dans la commune[46].

Les établissements hospitaliers les plus proches sont à Cambrai.

Sports[modifier | modifier le code]

Une dizaine d'associations participent à la vie sportive de la commune dans des activités qui incluent la pétanque, le badminton, la gymnastique féminine, le judo, le football, le tennis de table, la danse, le hand-ball.

Cultes[modifier | modifier le code]

Photographie de l'église Saint-Nicolas à Raillencourt
L'église Saint-Nicolas à Raillencourt

Les habitants de la commune disposent de deux lieux de culte catholique : l'église Saint-Nicolas à Raillencourt, et l'église Notre-Dame-de-Lourdes à Sainte-Olle. Toutes deux font partie de la paroisse Saint-Paul-du-Haut-Escaut dans le diocèse de Cambrai.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2009, le revenu fiscal médian par ménage était de 17 357 , ce qui plaçait Raillencourt-Sainte-Olle au 16 518e rang parmi les 31 604 communes de plus de 50 ménages en métropole[47].

Emploi[modifier | modifier le code]

Raillencourt-Sainte-Olle se trouve dans le bassin d'emploi du Cambrésis. L'agence Pôle emploi pour la recherche d'emploi la plus proche est localisée à Cambrai.

En 2008, la population de Raillencourt-Sainte-Olle se répartissait ainsi : 68,1 % d'actifs, ce qui est inférieur au 71,6 % d'actifs de la moyenne nationale et 12,3 % de retraités, un chiffre supérieur au taux national de 8,5 %. Le taux de chômage était de 8,8 % contre 11,2 % en 1999[26].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Au , Raillencourt-Sainte-Olle comptait 119 établissements[26].

Répartition des établissements par domaines d'activité au

  Ensemble Agriculture Industrie Construction Commerce Services
Nombre d'établissements 119 11 13 13 62 20
% 100 % 9,2 % 10,9 % 10,9 % 52,1 % 16,8 %
Sources des données : INSEE[26]

Une grande partie du « Parc d'activités Actipôle de l'A2 » est située sur le territoire communal. Parmi les entreprises qui y sont installées on compte un centre de logistique Columbia Sportswear, l'imprimerie Lenglet, les transports Segard, Life Plastic (plasturgie alimentaire), SOLECO/Florette (salades), Sipa (menuiserie PVC) etc.[48],[49].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Photographie montrant l'église Notre-Dame-de-Lourdes de Sainte-Olle
L'église Notre-Dame-de-Lourdes de Sainte-Olle
Photographie montrant le cimetière britannique de sainte-Olle
Le cimetière militaire britannique de Sainte-Olle

L'église Notre-Dame-de-Lourdes a été construite en 1995 derrière l'ancienne église de Sainte-Olle, datant de 1898 et détruite en 1978 à la suite d'un affaissement de terrain peut-être dû à une excavation creusée par les Allemands durant la Première Guerre mondiale. Seul le clocher de cette église subsiste. Un passage piétonnier aménagé sous ce clocher permet l'accès à la nouvelle église. Celle-ci est l'œuvre des architectes Dufour et Bilau. Elle est construite en briques sur un plan en croix grecque. Les vitraux de l'ancien petit séminaire de Cambrai y ont été réinstallés. L'église est inscrite à l'inventaire général du patrimoine culturel[50].

L'église Saint-Nicolas, à Raillencourt, est construite en pierre et en brique[51].

La commune abrite trois cimetières militaires britanniques gérés par la Commonwealth War Graves Commission :

  • Drummond Cemetery, Raillencourt fut créé par le Corps canadien en . Le cimetière contient 88 tombes de soldats du Commonwealth tombés au cours de la Première Guerre mondiale, et trois tombes de soldats allemands[52].
  • Raillencourt Communal Cemetery Extension est une extension du cimetière communal réalisée par le Corps canadien après la reprise du village, le , et agrandie en 1923 lors du regroupement de tombes qui se trouvaient au North cemetery de Raillencourt. Le cimetière contient les tombes de 199 victimes de la Première Guerre mondiale, dont 8 non identifiées[53].
  • Sainte-Olle British Cemetery fut établi par le Corps canadien en et contient près de 100 tombes[54].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la ville de Raillencourt-Sainte-Olle (59) Nord-France.svg

Les armes de Raillencourt-Sainte-Olle se blasonnent ainsi : « De gueules à trois fasces d'or, à la bordure d'argent. »
Les armoiries de la ville sont celle des anciens seigneurs de la commune de Raillencourt[55] (XIIe siècle).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « orthodromie : distance à vol d'oiseau », sur le site lion1906.com, site personnel de Lionel Delvarre (consulté le ).
  2. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[5].
  3. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  4. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[6].
  5. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  6. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  7. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  8. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2023, millésimée 2020, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2022, date de référence statistique : 1er janvier 2020.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Nom des habitants des communes françaises », sur le site habitants.fr de la SARL Patagos (consulté le ).
  2. « Hydro » sur Géoportail (consulté le 27 janvier 2018.)..
  3. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  4. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  5. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  6. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  7. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  8. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - », sur www.observatoireclimat-hautsdefrance.org (consulté le )
  9. « Station météofrance Cambrai-Épinoy - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  10. « Orthodromie entre Raillencourt-Sainte-Olle et Épinoy », sur fr.distance.to (consulté le ).
  11. « Station météorologique de Cambrai-Épinoy - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  12. « Station météorologique de Cambrai-Épinoy - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Station météorologique de Cambrai-Épinoy - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Les plans du réseau », sur arc-en-ciel3.fr (consulté le ).
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