Side-car

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Ce modèle est-il pertinent ? Cliquez pour en voir d'autres.
Cet article ne cite pas suffisamment ses sources (février 2015).

Si vous disposez d'ouvrages ou d'articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l'article en donnant les références utiles à sa vérifiabilité et en les liant à la section « Notes et références » (modifier l'article, comment ajouter mes sources ?).

image illustrant le monde de la moto
Cet article est une ébauche concernant le monde de la moto.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.

Side-car BMW R 51
Side-car simard/motobécane
Side-car avec une cabine fermée Moto Guzzi

Un side-car (en anglais sidecar, de side « à côté » et car « voiture ») est une motocyclette pourvue d'une troisième roue latérale (à droite ou à gauche), permettant d'ajouter un « panier », généralement destiné à héberger un ou plusieurs passagers.

Le side-car réunirait les avantages de la moto et de la voiture (sensation de liberté, stabilité, etc.), mais également les inconvénients (circulation, stationnement, manque de protection contre les intempéries, etc.).

Un pilote de side-car est souvent appelé « side-cariste », et son passager, le « singe » (surtout en compétition).

Histoire[modifier | modifier le code]

Historiquement, le side-car est un ajout d'un panier (en osier au début) à une motocyclette ordinaire, qui conserve son architecture. Mais, bien vite, on a construit des side-cars issus de modifications importantes de la motocyclette d'origine (remplacement principalement de la fourche avant et des pneumatiques, plus plats, du fait de l'absence d'inclinaison dans les virages, renforcement du cadre) ou construction à partir de zéro pour la compétition.

Construction[modifier | modifier le code]

Parmi les plus grosses modifications que subit l'architecture de la motocyclette, citons la roue du side motrice (BMW R75, Gnome et Rhône AX2, FN M12, Norton WD Big 4, Ural), ou la roue latérale reculée jusqu'au niveau de la roue arrière normale (engins de compétition du Suisse Biland). Un cadre tubulaire de motocyclette présente une certaine souplesse qui oblige à utiliser des subterfuges pour rendre conduisible un tel équipage.

Trois principes sont à retenir pour assurer une tenue de route et une maniabilité correctes. Ils nécessitent tous trois des réglages délicats qui varient selon la moto, sa puissance, le side car (communément appelé « panier ») et le poids de l'ensemble :

  1. La précession : distance d'avancement de la roue du side par rapport à celle de la roue arrière de la moto.
  2. Le pincement : consiste à faire en sorte que la roue du side ne soit pas parallèle à l'arrêt avec celle de l'axe longitudinal de la moto. On fait un réglage pincé en marche avant et on joue sur le fait d'une géométrie variable à l'accélération qui rattrape le parallélisme.
  3. Le carrossage : autre déformation géométrique, mais cette fois-ci dans le plan vertical. Il s'agit d'ouvrir l'axe vertical du side par rapport à celui de la moto de telle sorte qu'une fois en charge, il ait tendance à se corriger par géométrie variable.

Ces réglages s'influencent mutuellement.

Le panier de certains modèles de side-cars peut être enlevé, permettant ainsi de rouler avec la motocyclette en solo. Dans ce cas, le certificat d'immatriculation (carte grise) doit comporter la mention « solo-side-car » ou « solo-side »[réf. nécessaire][Où ?].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Certains sides de tourisme sont extrêmement luxueux : fermeture intégrale, stéréo, coffre à bagages, etc. Il existe de nombreux constructeurs européens : Hechard, Choda, Dedôme, Produc'side, Merlin, Watsonian, DJ Construction...

Le Zeus, tricycle de type sidecar de chez Side-Bike représentant pour certains le « nec plus ultra » en matière de confort (siège accueillant deux adultes, ceinture de sécurité, chauffage, désembuage de l'habitacle, lecteur DVD...) sans oublier le comportement routier irréprochable grâce à deux roues motrices, deux roues directrices, et un ensemble moteur/boîte situé à l'arrière des passagers. Il est conçu à partir d'un châssis tubulaire complet et non pas à partir d'une moto et d'un panier. Le moteur de deux litres de cylindrée et seize soupapes, les roues, les freins et le tableau de bord sont issues du catalogue Peugeot.

Compétition[modifier | modifier le code]

Le Grand Prix de l'A.C.F. des side-cars, au Mans en 1913.
Side-cars en course au Tourist Trophy de l'île de Man (2007).

Plusieurs types de side-cars existent : les side-car de piste (marques LCR, Seymaz, Shelbourne, Windle), les bassets (ce sont toujours des side-cars de piste mais ils sont plus anciens), side-cars de trial ou de moto-cross. Il y a les châssis long (F1) et les châssis court (F2). Les F1 sont généralement propulsés par des moteurs de 1 000 cm3 placés derrière le pilote et les F2 par des moteurs de 600 cm3 situés sous le ventre du pilote.

En France, le championnat de France des side-cars récents accueille les catégories F2 et F1 avec deux podiums distincts. Les circuits accueillant le championnat de France sont le circuit Bugatti (Le Mans), le circuit du Val de Vienne (Le Vigeant), le circuit de Magny-Cours, le circuit de Lédenon,… L'étape française championnat du monde de side-car est disputée sur le circuit Bugatti avec des F1[1].

Piste[modifier | modifier le code]

C'est dans les courses sur circuits ou sur routes qu'on voit le plus de side-cars.

Le pilote est couché à plat-ventre sur le moteur et le passager se déplace dans le plateau latéral, d'une manière souvent acrobatique. En cas d'architecture à deux roues arrière (véhicules de Biland), le passager reste assis sans bouger.

Cross[modifier | modifier le code]

Le side-car-cross, également connu sous le nom de « side-car motocross », est similaire au solo motocross mais avec un autre type de châssis et avec une équipe de deux personnes au lieu d'une seule, un pilote et un passager. Bien que n'étant pas confirmées, la plupart des sources semblent montrer que les débuts du side-car cross s'effectuèrent dans les années 1930 au Royaume-Uni.

Des motos de cross peuvent supporter un panier. Les courses sont très spectaculaires.

Trial[modifier | modifier le code]

Il existe aussi une discipline de trial, compétition consistant à passer des obstacles particulièrement ardus.

Speedway et grass-track[modifier | modifier le code]

En Angleterre et surtout en Australie, des courses de vitesse pour side-cars spécialement conçus pour ce type d'épreuves ont lieu sur piste en terre battue (speedway) ou en herbe (grasstrack (en)).

Galerie[modifier | modifier le code]

Conduite[modifier | modifier le code]

Le side-car partage les mêmes commandes qu'une moto (le conducteur est assis à califourchon sur la selle, ses mains contrôlent le guidon et ses commandes, et ses pieds sont sur des repose-pieds et contrôlent le frein arrière et le levier de vitesses) mais du fait de son asymétrie et de sa troisième roue, la conduite d'un side-car est radicalement différente de celle d'une moto. Cela nécessite un apprentissage. La moto vire inclinée, tandis que le side-car tourne à plat ; concrètement, pour un virage à gauche, le motard pousse le guidon à gauche et la moto s'incline à gauche, tandis que le side-cariste tire le guidon à gauche et le side-car reste à plat. Compte tenu de l'inertie du panier (situé à droite), les virages à droite se prennent plutôt en accélérant, tandis que les virages à gauche se prennent plutôt en ralentissant. Le frein avant aura tendance à faire pivoter le side-car à gauche. Si la roue du panier est munie d'un frein, l'usage du frein arrière laissera le side-car dans l'axe.

Le permis moto (permis A dans l'Union européenne et en Suisse, catégorie 6A au Québec) est nécessaire pour conduire un side-car sur les voies publiques.

Réglementation en France[modifier | modifier le code]

D'après le code de la route, l'ajout d'un panier (de side-car) à une moto, ne change pas la classification de celle-ci, ce qui signifie qu'un side-car attelé reste une moto, avec ses particularités :

Le side-car a certaines spécificités : le panier doit avoir un feu de position à l'avant et à l'arrière, et un feu « Stop ». Les clignotants droits de la moto sont bien souvent déplacés sur le panier.

Hormis quelques rares exceptions, le nombre maximum de passagers est de deux. Les deux passagers peuvent être dans le panier, ou bien un dans le panier et un derrière le pilote.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :