Tuk-tuk

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Tuk-Tuk à Bangkok.
Tuk-tuk taxi sidecar au Laos.
Tuk-tuk en Égypte.

Déclinaison moderne des pousse-pousse et cyclo-pousse (aujourd'hui vélo-taxi), le tuk-tuk (en thaï « ตุ๊กตุ๊ก » ou « ตุ๊กๆ » - en khmer « ទុកទុក » - prononcé touk-touk) est un véhicule de transport léger, utilisé dans de nombreux pays du monde, notamment sous ce nom en Thaïlande, en remplacement le plus souvent du taxi classique, plus cher et moins commun.

Description[modifier | modifier le code]

De nos jours, le tuk-tuk est le plus souvent un tricycle motorisé indien, thaïlandais ou cambodgien constitué d'un ensemble monocorps. Le châssis intègre un avant de scooter sur une roue, avec guidon et pare-brise, prolongé à l'arrière (pour la partie passager) d'une carriole sur deux roues, aménagée en banquette avec petite plage arrière et petite vitre arrière. Le tout est recouvert d'une capote intégrale ou d'une carrosserie légère, avec ou sans portes, protégeant ainsi conducteur et passagers des chocs et des intempéries.

Bien qu'il s'agisse d'un véhicule léger, et donc fragile en cas d'accident, les essieux et roues des tuk-tuk sont extrêmement résistants aux nombreux nids-de-poule qui jalonnent les pistes sablonneuses ou boueuses, ou des routes parfois en très mauvais état en raison, notamment, de l'effet du soleil sur le bitume ou le goudron. De nombreuses secousses sont possibles durant un trajet mais font également tout le charme de ces petits véhicules singuliers.

Selon les modèles, en plus du conducteur le tuk-tuk peut charger deux à trois adultes. Si le concept et l'apparence sont souvent similaires à travers le monde, les modèles peuvent toutefois légèrement différer (taille de l'habitacle, esthétique, marche-pied optionnel, capote avec fenêtre déroulable en plastique ou armature métallique...).

En 2020, d'anciennes variantes cohabitent toujours avec le tuk-tuk actuel, notamment au Cambodge où l'ancien tuk-tuk se compose d'un scooter indépendant à l'arrière duquel s'enclenche une carriole à deux roues qui offre deux banquettes se faisant face, pour deux à trois personnes chacune. De la même façon, des tuk-tuk au Laos et aux Philippines sont constitués d'un système rappelant le side-car, c'est-à-dire une motocyclette à laquelle est rattachée, sur le côté, une charrette aménagée en banquette à deux places.

Motorisation[modifier | modifier le code]

Le moteur, souvent celui d'un petit deux-roues tel le scooter, est de faible cylindrée (moteur 2-temps en général). À Bangkok, certains tuk-tuk fonctionnent au gaz.

Fabrication[modifier | modifier le code]

En pratique, la construction de ces engins fait maintenant l'objet d'une conception spécifique et leur production est industrialisée.

Notoriété[modifier | modifier le code]

Ces tricycles, taxis bon marché, sillonnent la plupart des villes des pays et zones touristiques du Sud. Version motorisée du rickshaw indien, le tuk-tuk existe sous ce nom (rickshaw) dans plusieurs pays d'Asie du Sud-Est. Au Cambodge, il peut-être appelé ainsi (ទុកទុក), et plus rarement reumok (រ៉ឺម៉ក), qui vient du mot français "remorque", ou encore kangbei (កង់បី) qui signifie "trois roues" ; le nom "tuk-tuk", bien qu'utilisé par la majorité des touristes et expatriés, est déconseillé par le ministère cambodgien du Tourisme qui lui préfère ainsi le mot reumok[1]). Au Laos, on le nomme samlo. Au Viêt Nam, on emploie au choix rickshaw ou tuk-tuk.

On en trouve également en Inde, au Sri Lanka, au Kenya, au Guatemala, au Pérou, en Égypte, en Algérie, à Madagascar, au Soudan, en Éthiopie et même dans des pays occidentaux de manière moins courante comme le Royaume-Uni ou la France, où ils sont moins utilisés comme taxis que comme transport individuel pour circuits touristiques en ville (se déplaçant d'un monument à un autre).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. voir article sur Khmerologie [1]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]