Ferroutage

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne le transport par rail de camion complet. Pour les autres significations, voir vocabulaire du transport intermodal.
Sur la ligne de Konkan (Inde)

Le ferroutage, ou transport « combiné accompagné », consiste à charger des camions complets sur un train : le tracteur, la remorque et le chauffeur. C'est une forme de transport combiné qu'il ne faut pas confondre avec le transport de conteneurs, dit « combiné non accompagné ».

Usage[modifier | modifier le code]

Obstacles ponctuels[modifier | modifier le code]

Le ferroutage est actuellement utilisé essentiellement pour le passage d'obstacles naturels, montagnes ou bras de mer (Le Shuttle du tunnel sous la Manche), mais il existe des projets de ferroutage de longue distance destinés à réduire la pollution et désengorger les autoroutes.

Longue distance[modifier | modifier le code]

Le ferroutage est largement répandu en Europe pour les longues distances entre Allemagne au nord et l'Italie au sud, particulièrement lors du transit des poids-lourds à travers la Suisse.

Techniques[modifier | modifier le code]

Les contraintes de gabarit ferroviaire nécessitent des wagons spéciaux pour faire circuler des poids-lourds, par exemple le système Modalohr ou la Route roulante.

Europe[modifier | modifier le code]

Entre l'Autriche et l'Italie[modifier | modifier le code]

Il y a un service de ferroutage pour camions sur le col du Brenner et via Tarvisio.

En France[modifier | modifier le code]

En 2016 en France, le ferroutage représente moins de 1% du transport de marchandises[1] Le développement du ferroutage a toujours été l'objet de déclarations de volonté politique sans que cette volonté ne soit traduite dans les faits : les raisons invoquées ont été multiples comme l'inadaptation de l'infrastructure et des matériels ou l'absence de qualité de service de la société nationale.[réf. nécessaire]

Les deux principaux acteurs du ferroutage en France sont :

En février 2012 la ligne de ferroutage Paris - Toulouse (Fenouillet) est fermé par la SNCF. Elle était exploitée par Novatrans, première entreprise française de transport combiné rail-route détenu à 96 % par la filiale du groupe SNCF Geodis depuis 2009[2]. La SNCF est par ailleurs le premier transporteur routier français à travers sa participation de référence dans Geodis et sa filiale Sernam[3]

Il existe d'autres autoroutes ferroviaires en France :

  • L'Autoroute ferroviaire alpine (AFA)
  • Le Lorry-Rail entre Perpignan et Luxembourg
  • Combiwest créé par des agriculteurs en 1999 avec un début d'activité en 2011 a transporté l'équivalent de 30.00 conteneurs en 2015 entre Bretagne, Pays de Loire et Rhone Alpes, Provence, Cote d'Azur. En liquidation judiciaire le 22 avril 2016 certains évoquent un "sabotage"[4],[5],[6]
  • la ligne Calais Le Boulou mise en service le 20 mars 2016[7]

Une nouvelle ligne est à l'étude entre Calais et Leipzig en Allemagne en passant par la Belgique et les Pays-Bas. Elle devrait utiliser la technologie de chargement latéral des remorques sur les wagons de la société allemande CargoBeamer. Les travaux de construction de la plateforme de transbordement route-rail doivent avoir commencé en 2012[8].

Le projet d'une autre ligne entre Lille et Bayonne, coutant 400 millions d'euros, a été suspendus en 2016[1].

Entre la France et le Royaume-Uni[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Navette d'Eurotunnel.

Des navettes composées de wagons fermés transportent différents véhicules à travers le tunnel sous la Manche entre Calais / Coquelles (France) et Folkestone (Royaume-Uni).

En Suisse[modifier | modifier le code]

Un convoi tracté par deux BLS Re 465 descendant la rampe sud du tunnel du Lötschberg. Une fois arrivé à Brigue, les poids-lourd achèvent le franchissement des Alpes soit par ferroutage par le tunnel du Simplon, soit par le col du Simplon.

La Suisse, pour limiter le transit par la route des camions provenant de l'Union européenne, a pris l'initiative de construire deux tunnels ferroviaires : le tunnel de base du Saint-Gothard et le tunnel de base du Lötschberg, qui ont pour objectif le transfert du trafic de marchandises de la route au rail. Toutefois l'objectif suisse est de supporter le trafic traditionnel et combiné non accompagné, le recours au ferroutage restant limité. Il y a un service soutenu (une dizaine d'aller-retour par jour) entre Novare et Fribourg-en-Brisgau via le tunnel du Simplon et le tunnel de base du Lötschberg, et un aller-retour Lugano-Bâle via le tunnel du Gothard.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]