Tramway fer de Caen

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Tramway fer de Caen
Situation Caen, Ifs, Hérouville-Saint-Clair, Fleury-sur-Orne
Drapeau de la France France
Type Tramway
Entrée en service
Longueur du réseau 16,2 km
Lignes 3
Stations 37
Rames Alstom Citadis 305
Écartement des rails voie normale
Propriétaire Communauté urbaine Caen la Mer
Exploitant Keolis Caen
Site internet www.tramway2019.com
Lignes du réseau tram T1 T2 T3
Réseaux connexes Liste des lignes de bus de Caen

Image illustrative de l'article Tramway fer de Caen

Le nouveau tramway de Caen est un tramway ferré en projet qui a pour but de remplacer le transport léger guidé[1], mis en service le et dont l'exploitation a cessé le à 20 h[2],[3]. La mise en service de ce nouveau tramway est prévue pour septembre 2019[3].

Ce tramway sera donc le lointain successeur de l'ancien tramway de Caen, qui a fonctionné de 1901 à 1937, avant d'être remplacé par un réseau d'autobus.

Histoire[modifier | modifier le code]

Remplacer le TVR[modifier | modifier le code]

Pour des problèmes d'intérêt général du transport sur voie réservée (TVR) mis en service en 2002, Viacités envisage de le remplacer par un mode de transport plus fiable dès septembre 2011 et d'abandonner le TVR sur les deux lignes, moins de dix ans après son inauguration[4]. Elle a le choix entre un nouveau tramway sur pneus (notamment le Translohr), un bus à haut niveau de service (BHNS) ou un tramway ferré. Ce dernier est officiellement choisi le 14 décembre 2011[5]. Le 11 décembre 2012, le comité syndical de Viacités vote également en faveur d'un tramway fer pour une deuxième ligne est-ouest[6].

Du 2 avril au 19 juin 2013, 16 réunions de concertation se sont déroulées dans l'agglomération caennaise afin de recueillir les avis sur les tracés[7].

Le 15 juillet 2013, Viacités et Keolis Amiens signent un accord pour l'achat groupé des rames pour un budget de 100 millions d'euros (63,6 pour Caen). Un second achat groupé est envisagé pour le mobilier des stations et l'équipement des centres de maintenance[8].

Pendant la campagne des élections municipales françaises de 2014, Joël Bruneau, finalement élu maire de Caen le 5 avril 2014 et président de Caen-la-Mer le 25 avril 2014, a annoncé qu'il souhaitait remettre à plat le dossier qui pourrait donc prendre du retard ou être abandonné[9]. Le 5 novembre 2014, Viacités annonce que le projet dans sa forme initiale est finalement abandonné et présente un nouveau projet redimensionné[10]. Seul le remplacement de la ligne 1 par un tram-fer est confirmé avec une mise en service prévue pour septembre 2019. Le projet de ligne 2 Est-Ouest est reporté au mieux pour 2024[3].

Le 3 juillet 2015, Caen-la-Mer annonce les deux maîtres d'œuvres choisis pour le projet[11] :

  • le groupe ASyAS[note 1] pour les études, la conduite et le suivi des travaux
  • un autre [note 2] pour la maîtrise d'œuvre pour le centre d'exploitation et de maintenance.

L'agglomération présente aussi le calendrier :

  • 2015 à 2017 : études, appel d'offres et choix des entreprises
  • Fin 2017 : début des travaux
  • Début 2018 : arrêt du tram sur pneu et mise en place d'un réseau de substitution d'autobus
  • Printemps 2019 : essais du nouveau tram
  • Septembre 2019 : mise en service du nouveau tram.

À l'issue de la concertation, l’équipe de maîtrise d’œuvre du projet rend son avant-projet en février 2016[12].

L'enquête publique a lieu du 5 septembre au 7 octobre 2016. A son issue, la commission rend un avis favorable pour la ligne 1 avec prolongements vers la Presqu’ïle et Fleury-sur-Orne[13].

La rupture du contrat signé en 2002 et pour une durée initiale de 30 ans avec la STVR au coûtera 17,3 millions d'euros à la communauté urbaine Caen la Mer, ce à quoi il faudra ajouter les 12,3 millions d'euros pour le règlement de la dernière annuité d'emprunt auprès des banques[14].

Lignes nord-sud[modifier | modifier le code]

Premier projet[modifier | modifier le code]

Dans ce projet, le parcours de la ligne nord-sud reprend celui du TVR[6]. Comme actuellement, la ligne est longue 15,7 km[15] se divisant en branches à chaque extrémité :

40 % des investissements initiaux du TVR devaient être conservés ; il s'agit notamment des lignes aériennes de contact et des sous-stations[16]. Quelques aménagements sont toutefois prévues :

  • lisser les courbes inférieures à 20 m[17] ;
  • adoucir les pentes supérieures à 8 % (rue du Gaillon, Campus 1, rue des Muets)[17] ;
  • déplacement de certains poteaux supports de lignes aériennes de contact, notamment tous ceux placés au centre la plateforme[17] ;
  • transformation des boucles de terminus en avant-gares et arrière-gares[17] ;
  • construction d'un centre de maintenance commun avec la ligne 2 à Bretteville-sur-Odon[18] ou adaptation du centre actuel[17] ;
  • élargissement du pont franchissant le boulevard périphérique de Caen[17] ;
  • allongement des quais pour accueillir des rames de 32 m (contre 24,5 m actuellement)[18].

La ligne reprendra les 34 stations du TVR[15], mais quelques modifications sont envisagées :

Second projet[modifier | modifier le code]

Le 5 novembre 2014, Viacités confirme[10] le remplacement de la ligne 1 par un tram-fer avec la création d'une nouvelle branche. Le maire Joël Bruneau souhaitait prolonger le TVR jusqu'en 2022 comme annoncé durant la campagne des élections municipales, le temps d'assainir les finances de Caen la Mer, mais renonce devant le coût annuel des travaux d'entretien, de l'ordre de 40 millions[20].

Le projet prévoit la reprise de la plateforme du TVR. La branche de la Grâce-de-Dieu sera prolongée au sud et une nouvelle station créée à Fleury-sur-Orne, où se situera le nouveau centre de maintenance[3]. La ligne comptera donc désormais 35 stations.

Dans l'avant-projet de février 2016, certaines options sont confirmées. Le terminus « Campus 2 » est déplacé le long de la route de Caen à Douvres. L'arrêt Maréchal-Juin n'est donc plus desservi. Cette modification de tracé devrait entrainer la disparition du rond-point Côte-de-Nacre. Le terminus à Hérouville-Saint-Clair est également déplacé sur l'avenue de la Grande-Cavée, en face de la direction du travail ou sur le rond-point des Droits-de-l'Homme (à proximité du centre commercial Val-Saint-Clair). L’œuvre qui surplombe la station du TVR sur la place Saint-Clair ne sera pas déplacée et pourrait être réutilisée en gare routière. Les deux arrêts actuels Lux – Victor Lépine et Guynemer sont supprimés au profit d'un arrêt unique situé à mi-chemin des deux stations actuelles sur l'avenue Capitaine-Georges-Guynemer. Les arrêts Université et Quai de Juillet ne sont en revanche pas déplacés[12].

Du fait de l'opposition des riverains, il est décidé de supprimer la station Lux - Victor Lépine, mais de conserver la station Guynemer (renommée Lux – Guynemer) à son emplacement d'origine. Cette solution est présentée lors de l'enquête publique en septembre-octobre 2016[21]. Finalement, une solution est trouvé en décembre 2016 : la station sera conservée mais déplacée et à quai central, avec la particularité que le tram circulera en site banalisé avec la circulation automobile[22].

Lignes est-ouest[modifier | modifier le code]

Premier projet[modifier | modifier le code]

Dans le projet présenté en 2012, une deuxième ligne ouest-est est mise en service la même année.

La ligne se divise en deux branches à son extrémité ouest : le Chemin Vert d'une part, vers Bretteville-sur-Odon d'autre part[23]. À l'est en revanche, le terminus est unique ; il est établi sur le quai Hamelin devant les Rives de l'Orne [23],[24].

Entre ces deux extrémités, cette ligne est en tronc commun sur une longueur de 900 m avec les lignes A et B entre les stations Quai de Juillet et Saint-Pierre[25]. Deux variantes sont envisagées :

  • un passage par la rue de Bernières avec un tronc commun entre les stations Quai de Juillet et Bernières[25] ;
  • un passage par la rue Sadi-Carnot, l'avenue de Verdun et la rue du Havre[25].

La longueur des lignes est de :

  • 3,5 km pour le tronc commun entre les lignes C et D passant par le quai Amiral Hamelin, le pont Winston Churchill et l’avenue du 6 juin (tronc commun de 900 m avec les lignes A et B), les boulevard des Alliés, Maréchal Leclerc et Bertrand, la place Guillouard, la rue du Carel, l'hôpital du Bon-Sauveur, les rues du Capitaine Boualam et Damozane[25] ;
  • 1,4 km pour la ligne C vers le Chemin Vert en passant par la rue de Chemin-Vert[25] ;
  • 2,9 km pour la ligne D vers Bretteville-sur-Odon en passant par la rue de Bayeux et les boulevards Pompidou et Detolle[25].

La ligne compte onze stations équipées pour des rames de 32 m[18].

Second projet[modifier | modifier le code]

Le 5 novembre 2014, Viacités annonce[10] que cette ligne est finalement reportée. Les études sont toutefois maintenues pour une éventuelle ouverture de la ligne en 2024[3] ; sa réalisation sous forme de bus à haut niveau de service est également évoquée puis abandonnée[20]. Le projet présenté en 2014 prévoit d'ailleurs l'ouverture d'un embranchement vers la Presqu'île qui formerait l'embryon de cette ligne est-ouest[3]. L'opposition municipale qualifie ce report de « mesurette »[20].

Dans ce nouveau projet (précisé en 2016), la ligne compte sept stations, dont cinq stations communes avec la ligne 1. Au nord, la ligne part de la rue de Geôle (arrêt Quatrans), traverse la place Saint-Pierre, puis emprunte le boulevard des Alliés (station Saint-Pierre) et l'avenue du Six-Juin. Après le pont Churchill, une ligne nouvelle quitte le tronc commun et longe le quai Amiral Hamelin. Une nouvelle station y est créée. La ligne traverse ensuite l'Orne en empruntant le pont Alexandre Stirn, puis l'écluse séparant le bassin Saint-Pierre de l'Orne. Elle longe ensuite l'avenue Victor Hugo jusqu'à une nouvelle station-terminus[3].

Une extension de la ligne à l'ouest entre la place Saint-Pierre et le théâtre de Caen, par le boulevard Maréchal-Leclerc, a également été envisagée[26]. Le 4 février 2016, le prolongement jusqu'au théâtre a été confirmé, mais la faisabilité restait conditionnée à de nouvelles études techniques[12]. Celles-ci ont montré que la présence sous le boulevard d'une rivière souterraine canalisée au XIXe siècle aurait rendu la réalisation de cette option difficile[27],[28] et elle a été finalement abandonnée en mai 2016[29].

Travaux[modifier | modifier le code]

Les travaux commencent dès 2017 avec les déviations des réseaux souterrains, en raison des différences de tracés ou de rayon de courbe avec l'ancien TVR ou parce qu'ils n'avaient pas été réalisés lors de la construction de ce dernier, comme à Hérouville-Saint-Clair[30] ou dans le quartier de la Grâce de Dieu à Caen[31]. Des fouilles archéologiques sont menées en 2017 et jusqu’en février 2018 rue de Geôle, au pied du château de Caen, à l'emplacement de la station Quatrans[32]. La construction du futur centre de maintenance de Fleury-sur-Orne commencent au printemps, suivi en mai de la dépollution du terrain et de la réalisation des fondations à partir du mois de juillet, pour une livraison prévue en [33],[30]. La construction du nouveau pont sur l'Orne, qui permettra au tramway de desservir la presqu'île, débute en [34].

La communauté urbaine Caen la Mer annonce développer en mai 2017 son réseau cyclable en prévision de l'arrêt du TVR pour permettre les travaux de plateforme, en incitant la population à se reporter sur le vélo[35].

Après l'arrêt du TVR le 31 décembre 2017, les travaux commencent sur la plateforme existante le 3 janvier 2018 par la dépose des infrastructures, tel le rail de guidage[36]. Le chantier est phasé par secteurs de façon à limiter le plus possible les nuisances[36]. Les deux premiers secteurs concernés sont la rue Victor-Lépine[37] et la station Saint-Pierre[38].

Pour prendre l'exemple du secteur du Calvaire Saint-Pierre, le phasage est le suivant[36] :

  • de janvier à mars 2018 : travaux préparatoires et dévitation des réseaux ;
  • de février à août 2018 : terrassement de la plate-forme ;
  • de mars à septembre 2018 : pose des voies ;
  • d'avril 2018 à décembre 2018 : aménagements urbains ;
  • de juillet 2018 à février 2019 : pose de la ligne aérienne de contact et des divers systèmes ;
  • mai 2019 : début des essais.

La première soudure de rails a lieu le 27 février 2018 rue Laperrine dans le quartier de La Grâce de Dieu[39].

Le réseau[modifier | modifier le code]

Principales caractéristiques[modifier | modifier le code]

Dans l'avant-projet présenté en février 2016, le schéma d’exploitation est complètement repensé[12]. Lors de l'enquête publique, le terminus de la ligne T3 est modifié (Château-Quatrans au lieu de Saint-Pierre)[40].

Il est prévu de faire trois lignes :

  • ligne T1 d'Hérouville-Saint-Clair à Ifs – Jean-Vilar ;
  • ligne T2 du Campus 2 à la Presqu’île ;
  • ligne T3 de Château-Quatrans aux Hauts de l’Orne (Fleury-sur-Orne).

La plate-forme sera engazonnée sur neuf kilomètres, l'engazonnement sera conçu de façon à résister au climat normand et à l'absence d'arrosage automatique[41].

Ligne T1[modifier | modifier le code]

La ligne T1 reliera Hérouville-Saint-Clair à Ifs, en suivant la partie nord de la ligne B puis la partie sud de la ligne A de l'ancien TVR. Elle comptera 25 stations.

      Stations Lat/Long Communes Correspondances tram
    Hérouville-Saint-Clair 49° 12′ 13″ N, 0° 19′ 44″ O Hérouville-Saint-Clair
    Café des Images 49° 12′ 09″ N, 0° 19′ 56″ O Hérouville-Saint-Clair
    Place de l'Europe 49° 12′ 09″ N, 0° 20′ 11″ O Hérouville-Saint-Clair
    Château d'eau 49° 12′ 10″ N, 0° 20′ 25″ O Hérouville-Saint-Clair
    Pierre-Heuzé 49° 11′ 57″ N, 0° 20′ 50″ O Caen
    Cité U Lebisey 49° 11′ 59″ N, 0° 21′ 15″ O Caen
    Copernic 49° 11′ 54″ N, 0° 21′ 34″ O Caen T2
    Calvaire-Saint-Pierre 49° 11′ 53″ N, 0° 21′ 51″ O Caen T2
    CROUS-SUAPS 49° 11′ 37″ N, 0° 21′ 49″ O Caen T2
    Université 49° 11′ 20″ N, 0° 21′ 50″ O Caen T2
    Place de la Mare 49° 11′ 13″ N, 0° 21′ 58″ O Caen T2
    Château-Quatrans 49° 11′ 07″ N, 0° 21′ 49″ O Caen T2 T3
    Saint-Pierre 49° 11′ 02″ N, 0° 21′ 36″ O Caen T2 T3
    Bernières 49° 10′ 57″ N, 0° 21′ 28″ O Caen T2 T3
    Résistance 49° 10′ 51″ N, 0° 21′ 22″ O Caen T2 T3
    Quai de Juillet 49° 10′ 43″ N, 0° 21′ 13″ O Caen T2 T3
    Gare SNCF 49° 10′ 33″ N, 0° 20′ 54″ O Caen T3
    Boulevard Leroy 49° 10′ 24″ N, 0° 20′ 40″ O Caen T3
    Lux - Guynemer 49° 10′ 10″ N, 0° 20′ 33″ O Caen T3
    Poincaré 49° 09′ 56″ N, 0° 20′ 34″ O Caen T3
    Liberté 49° 09′ 39″ N, 0° 20′ 36″ O Caen
    Concorde 49° 09′ 25″ N, 0° 20′ 30″ O Caen
    Modigliani 49° 09′ 16″ N, 0° 20′ 46″ O Ifs
    Ifs – Jean-Vilar 49° 09′ 01″ N, 0° 21′ 04″ O Ifs

Ligne T2[modifier | modifier le code]

La ligne T2 reliera les campus du nord de Caen à la presqu'île, en suivant la partie nord de la ligne A de l'ancien TVR. Elle comptera 17 stations.

      Stations Lat/Long Communes Correspondances tram
    Caen – Campus 2 49° 12′ 46″ N, 0° 21′ 52″ O Caen
    Côte-de-Nacre 49° 12′ 39″ N, 0° 21′ 44″ O Caen
    Citis 49° 12′ 41″ N, 0° 21′ 24″ O Caen / Hérouville-Saint-Clair
    Claude-Bloch 49° 12′ 33″ N, 0° 21′ 32″ O Caen
    CHU 49° 12′ 15″ N, 0° 21′ 34″ O Caen
    Copernic 49° 11′ 54″ N, 0° 21′ 34″ O Caen T1
    Calvaire-Saint-Pierre 49° 11′ 53″ N, 0° 21′ 51″ O Caen T1
    CROUS-SUAPS 49° 11′ 37″ N, 0° 21′ 49″ O Caen T1
    Université 49° 11′ 20″ N, 0° 21′ 50″ O Caen T1
    Place de la Mare 49° 11′ 13″ N, 0° 21′ 58″ O Caen T1
    Château-Quatrans 49° 11′ 07″ N, 0° 21′ 49″ O Caen T1 T3
    Saint-Pierre 49° 11′ 02″ N, 0° 21′ 36″ O Caen T1 T3
    Bernières 49° 10′ 57″ N, 0° 21′ 28″ O Caen T1 T3
    Résistance 49° 10′ 51″ N, 0° 21′ 22″ O Caen T1 T3
    Quai de Juillet 49° 10′ 43″ N, 0° 21′ 13″ O Caen T1 T3
    Quai Hamelin 49° 10′ 42″ N, 0° 21′ 03″ O Caen
    Caen – Presqu'île 49° 10′ 54″ N, 0° 20′ 54″ O Caen

Ligne T3[modifier | modifier le code]

La ligne T3 reliera le château de Caen à Fleury-sur-Orne, en suivant la partie sud de la ligne B de l'ancien TVR. Elle comptera 14 stations, 15 dès que le quartier des Hauts de l'Orne sera construit.

      Stations Lat/Long Communes Correspondances tram
    Château-Quatrans 49° 11′ 07″ N, 0° 21′ 49″ O Caen T1 T2
    Saint-Pierre 49° 11′ 02″ N, 0° 21′ 36″ O Caen T1 T2
    Bernières 49° 10′ 57″ N, 0° 21′ 28″ O Caen T1 T2
    Résistance 49° 10′ 51″ N, 0° 21′ 22″ O Caen T1 T2
    Quai de Juillet 49° 10′ 43″ N, 0° 21′ 13″ O Caen T1 T2
    Gare SNCF 49° 10′ 33″ N, 0° 20′ 54″ O Caen T1
    Boulevard Leroy 49° 10′ 24″ N, 0° 20′ 40″ O Caen T1
    Lux - Guynemer 49° 10′ 10″ N, 0° 20′ 33″ O Caen T1
    Poincaré 49° 09′ 56″ N, 0° 20′ 34″ O Caen T1
    Aviation 49° 09′ 48″ N, 0° 20′ 57″ O Caen
    Rostand-Fresnel 49° 09′ 43″ N, 0° 21′ 15″ O Caen
    La Grâce de Dieu 49° 09′ 41″ N, 0° 21′ 37″ O Caen
    Collège Pagnol 49° 09′ 33″ N, 0° 21′ 42″ O Caen, Fleury-sur-Orne
  X   Fleury-sur-Orne – Hauts-de-l'Orne 49° 09′ 11″ N, 0° 21′ 38″ O Fleury-sur-Orne Mise en service de cette station soumise à l'urbanisation du quartier

Exploitation[modifier | modifier le code]

Le réseau sera exploité par le délégataire du réseau Twisto, à savoir Keolis Caen, filiale du groupe Keolis.

Remisage et entretien[modifier | modifier le code]

Si le TVR pouvait se mouvoir en mode Diesel non-guidé jusqu'au dépôt d'Hérouville-Saint-Clair où il était remisé et entretenu, ce n'est pas possible avec un tramway fer. Le nouveau tramway bénéficie donc d'un nouveau dépôt situé à Fleury-sur-Orne, au sud de Caen ; le site d'Hérouville étant dévolu aux seuls autobus[42].

Situé au nord du futur quartier des Hauts de l'Orne, sur une ancienne carrière à ciel ouvert, le site dont le nom est « centre d’exploitation et de maintenance du tramway de Caen (CEMT) »[43] est composé de[42] :

  • un bâtiment de 2 500 m2 accueillant les locaux administratifs et le poste de commande centralisé (PCC) du réseau ;
  • un atelier de 5 000 m2 permettant la maintenance du tramway ;
  • un poste de lavage des rames de 500 m2.
  • huit voies de remisage[43]

Matériel roulant[modifier | modifier le code]

Le , les villes de Caen et Amiens signent un partenariat pour l'achat groupé de 50 rames pour leurs réseaux respectifs, 32 pour Caen et 20 pour Amiens, afin de « réaliser des économies », sur le modèle de ce qui a été réalisé pour les réseaux de Brest et Dijon[44]. Un travail de concertation est prévu pour harmoniser les rames des deux réseaux[8]. Mais à la suite des élections municipales de 2014 et du changement de majorité, l'agglomération d'Amiens renonce à son projet de tramway, remplacé par un projet de BHNS[45], ce qui oblige l'agglomération caennaise à revoir son projet d'achat de rames.

Le , Alstom remporte l'appel d'offres portant sur 23 rames Citadis 305, pouvant transporter 210 passagers, pour un montant de 51,5 millions d'euros[46],[47],[48]. D'une longueur de 33 mètres, chaque rame sera équipé de six doubles portes par côté et bénéficiera d'un éclairage à 100% LED et, pour la première fois en France, de prises de recharge USB[49].

Le design extérieur des rames est soumis au vote par internet du 5 au parmi trois designs réalisés en interne par Alstom[50] : Sérénité, design présentant de nombreuses courbes inspirées par le littoral et deux variantes de Vision, inspiré quant à lui par les ambitions de la ville de Caen dans le domaine des technologies et présentant un aspect plus rectiligne[50]. La différence entre les deux variantes de ce design réside dans les couleurs extérieures (gris et noir pour l'un, blanc et noir pour l'autre, tandis que le design Sérénité présente des couleurs beige et noir)[50]. Le 20 décembre, le design Vision en version gris et noir est annoncé comme étant le design retenu avec 39,8 % des voix contre 36,9 % pour Sérénité et 23,3 % pour la version blanche de Vision, sur un total de 6 339 votants[51].

Le design intérieur est révélé en , il s'inspire du design extérieur retenu[52] : les parois sont gris et beige, tout comme les sièges, à l'exception de celles situées au niveau des intercirculations entre les caisses qui reprennent la couleur des poignées de maintient des sièges, à savoir le rouge. Les aménagements en toiture seront conçus de façon à ce que les rames puisse recevoir ultérieurement des batteries qui leur permettraient, le cas échéant, de rouler sans ligne aérienne de contact[48].

La construction des rames à l'usine d'Aytré, en France, débutera au printemps 2018[53].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. composé des entreprises Artelia, Setec, Attica et Signes
  2. composé des entreprises Ferrand-Sigal architectes, Archipole urbanisme et architecture, AUA structure et Technip TPS

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Le fiasco du tramway de Caen : qu’en pensez-vous ? », Côté Caen,‎ (lire en ligne)
  2. Jean-Luc Loury, « Caen. Le dernier tram s’arrêtera le 31 décembre à 20 h », sur https://www.ouest-france.fr, (consulté le 13 novembre 2017)
  3. a, b, c, d, e, f et g Caen : un tramway "fer" va remplacer l'actuel TVR (tramway sur pneus) en 2019, sur France 3 Basse-Normandie, publié le 05 novembre 2014 à 11h45, mis à jour le 05 novembre 2014 à 12h05 [lire en ligne]
  4. « Les dysfonctionnements du tramway de Caen devant la justice », Côté Caen,‎ (lire en ligne)
  5. Dossier de presse 11/12/2012, p. 15
  6. a et b Dossier de presse 11/12/2012, p. 31
  7. [PDF] « Lignes 1 et 2 de Tramway fer Concertation Réunions publiques », sur http://tram-caenlamer.fr/ (consulté le 16 juillet 2013)
  8. a et b « Tram : Caen s'allie à Amiens pour réduite la note », Ouest-France, édition de Caen,‎
  9. « La malédiction du tramway », Le Monde, jour=1,‎ (lire en ligne)
  10. a, b et c « Nouveau projet de tram : le TVR remplacé mais pas de ligne 2 », sur Coté Caen,
  11. « Le groupe ASyAs planche déjà sur le tram fer », Ouest-France, édition de Caen,‎
  12. a, b, c et d Projet Tramway 2019 – Conférence de presse – Présentation des évolutions du programme de l’opération, 4 février 2016 [lire en ligne] [PDF]
  13. « Tram à Caen. Avis favorable de la commission pour la ligne 1 », Ouest-France, édition de Caen,‎ (lire en ligne)
  14. « Tramway à Caen. 17,3 M€ pour dénoncer le contrat avec STVR », sur https://www.ouest-france.fr, (consulté le 8 novembre 2016).
  15. a et b Dossier de presse 11/12/2012, p. 7
  16. Dossier de presse 11/12/2012, p. 8
  17. a, b, c, d, e et f Dossier de presse 11/12/2012, p. 10
  18. a, b et c Dossier de presse 11/12/2012, p. 24
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Philippe-Enrico Attal, « Caen : du TVR au tramway fer : Le TVR de Caen a fait son temps : Le tramway sur pneus, considéré comme une solution technique dépassée et sans avenir, sera remplacé par un tramway fer, seul moyen pour accompagner le développement du réseau. L'occasion de revenir sur un système hybride, plutôt méconnu, décrié par les tenants du « vrai » tram », Rail Passion, no 220,‎ , p. 30-32 (ISSN 2264-5411).

Liens externes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]