Tramway fer de Caen

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Tramway fer de Caen
Image illustrative de l’article Tramway fer de Caen

Situation Caen, Ifs, Hérouville-Saint-Clair, Fleury-sur-Orne
Type Tramway
Entrée en service (inauguration)
Longueur du réseau 16,2 km
Lignes 3
Stations 37
Rames Alstom Citadis 305
Écartement des rails voie normale
Propriétaire Caen la Mer
Exploitant Keolis Caen
Site internet www.tramway2019.com
Lignes du réseau tram T1 T2 T3
Réseaux connexes Liste des lignes de bus de Caen

Image illustrative de l’article Tramway fer de Caen

Le nouveau tramway de Caen est un réseau de tramway en construction qui desservira l'agglomération caennaise. L'inauguration de ce nouveau tramway est prévue pour le 27 juillet 2019[1].

Ce tramway sera donc le lointain successeur de l'ancien tramway de Caen, qui a fonctionné de 1901 à 1937, avant d'être remplacé par un réseau d'autobus. Il remplace surtout le transport léger guidé[2], mis en service le et dont l'exploitation a cessé le à 20 h[3],[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Remplacer le TVR[modifier | modifier le code]

Le réseau utilisant le Bombardier TVR, mis en service à Caen en 2002, connaissant un certain nombre de dysfonctionnements, Viacités envisage de le remplacer par un mode de transport plus fiable dès septembre 2011 et d'abandonner le TVR sur les deux lignes, moins de dix ans après son inauguration[4]. Elle a le choix entre un nouveau tramway sur pneus (notamment le Translohr), un bus à haut niveau de service (BHNS) ou un tramway ferré. Ce dernier est officiellement choisi le 14 décembre 2011[5]. Le 11 décembre 2012, le comité syndical de Viacités vote également en faveur d'un tramway fer pour une deuxième ligne est-ouest[6].

Du 2 avril au 19 juin 2013, 16 réunions de concertation se sont déroulées dans l'agglomération caennaise afin de recueillir les avis sur les tracés[7].

Le 15 juillet 2013, Viacités et Keolis Amiens signent un accord pour l'achat groupé des rames pour un budget de 100 millions d'euros (63,6 pour Caen). Un second achat groupé est envisagé pour le mobilier des stations et l'équipement des centres de maintenance[8].

Pendant la campagne des élections municipales françaises de 2014, Joël Bruneau, finalement élu maire de Caen le 5 avril 2014 et président de Caen la Mer le 25 avril 2014, a annoncé qu'il souhaitait remettre à plat le dossier qui pourrait donc prendre du retard ou être abandonné[9]. Le 5 novembre 2014, Viacités annonce que le projet dans sa forme initiale est finalement abandonné et présente un nouveau projet redimensionné[10]. Seul le remplacement de la ligne 1 par un tram-fer est confirmé avec une mise en service prévue pour septembre 2019. Le projet de ligne 2 Est-Ouest est reporté au mieux pour 2024[1].

Le 3 juillet 2015, Caen la Mer annonce les deux maîtres d'œuvre choisis pour le projet[11] :

  • le groupe ASyAS[note 1] pour les études, la conduite et le suivi des travaux
  • un autre [note 2] pour la maîtrise d'œuvre pour le centre d'exploitation et de maintenance.

L'agglomération présente aussi le calendrier :

  • 2015 à 2017 : études, appel d'offres et choix des entreprises
  • Fin 2017 : début des travaux
  • Janvier 2018 : arrêt du tram sur pneu et mise en place d'un réseau de substitution d'autobus
  • Printemps 2019 : essais du nouveau tram
  • Septembre 2019 : mise en service du nouveau tram.

À l'issue de la concertation, l’équipe de maîtrise d’œuvre du projet rend son avant-projet en février 2016[12].

L'enquête publique a lieu du 5 septembre au 7 octobre 2016. À son issue, la commission rend un avis favorable pour la ligne 1 avec prolongements vers la Presqu’île et Fleury-sur-Orne[13].

La rupture du contrat signé en 2002 et pour une durée initiale de 30 ans avec la STVR au coûtera 17,3 millions d'euros à la communauté urbaine Caen la Mer, ce à quoi il faudra ajouter les 12,3 millions d'euros pour le règlement de la dernière annuité d'emprunt auprès des banques[14].

Lignes nord-sud[modifier | modifier le code]

Premier projet[modifier | modifier le code]

Dans ce projet, le parcours de la ligne nord-sud reprend celui du TVR[6]. Comme actuellement, la ligne est longue 15,7 km[15] se divisant en branches à chaque extrémité :

40 % des investissements initiaux du TVR devaient être conservés ; il s'agit notamment des lignes aériennes de contact et des sous-stations[16]. Quelques aménagements sont toutefois prévues :

  • lisser les courbes inférieures à 20 m[17] ;
  • adoucir les pentes supérieures à 8 % (rue du Gaillon, Campus 1, rue des Muets)[17] ;
  • déplacement de certains poteaux supports de lignes aériennes de contact, notamment tous ceux placés au centre de la plateforme[17] ;
  • transformation des boucles de terminus en avant-gares et arrière-gares[17] ;
  • construction d'un centre de maintenance commun avec la ligne 2 à Bretteville-sur-Odon[18] ou adaptation du centre actuel[17] ;
  • élargissement du pont franchissant le boulevard périphérique de Caen[17] ;
  • allongement des quais pour accueillir des rames de 32 m (contre 24,5 m actuellement)[18].

La ligne reprendra les 34 stations du TVR[15], mais quelques modifications sont envisagées :

Second projet[modifier | modifier le code]

Le 5 novembre 2014, Viacités confirme[10] le remplacement de la ligne 1 par un tram-fer avec la création d'une nouvelle branche. Le maire Joël Bruneau souhaitait prolonger le TVR jusqu'en 2022 comme annoncé durant la campagne des élections municipales, le temps d'assainir les finances de Caen la Mer, mais renonce devant le coût annuel des travaux d'entretien, de l'ordre de 40 millions[20].

Le projet prévoit la reprise de la plateforme du TVR. La branche de la Grâce-de-Dieu sera prolongée au sud et une nouvelle station créée à Fleury-sur-Orne, où se situera le nouveau centre de maintenance[1]. La ligne comptera donc désormais 35 stations.

Dans l'avant-projet de février 2016, certaines options sont confirmées. Le terminus « Campus 2 » est déplacé le long de la route de Caen à Douvres. L'arrêt Maréchal-Juin n'est donc plus desservi. Cette modification de tracé devrait entrainer la disparition du rond-point Côte-de-Nacre. Le terminus à Hérouville-Saint-Clair est également déplacé sur l'avenue de la Grande-Cavée, en face de la direction du travail ou sur le rond-point des Droits-de-l'Homme (à proximité du centre commercial Val-Saint-Clair). L’œuvre qui surplombe la station du TVR sur la place Saint-Clair ne sera pas déplacée et pourrait être réutilisée en gare routière. Les deux arrêts actuels Lux – Victor Lépine et Guynemer sont supprimés au profit d'un arrêt unique situé à mi-chemin des deux stations actuelles sur l'avenue Capitaine-Georges-Guynemer. Les arrêts Université et Quai de Juillet ne sont en revanche pas déplacés[12].

Du fait de l'opposition des riverains, il est décidé de supprimer la station Lux - Victor Lépine, mais de conserver la station Guynemer (renommée Lux – Guynemer) à son emplacement d'origine. Cette solution est présentée lors de l'enquête publique en septembre-octobre 2016[21]. Finalement, une solution est trouvé en décembre 2016 : la station sera conservée mais déplacée et à quai central, avec la particularité que le tram circulera en site banalisé avec la circulation automobile[22].

Lignes est-ouest[modifier | modifier le code]

Premier projet[modifier | modifier le code]

Aiguillage avenue du 6-Juin

Dans le projet présenté en 2012, une deuxième ligne ouest-est est mise en service la même année.

La ligne se divise en deux branches à son extrémité ouest : le Chemin Vert d'une part, vers Bretteville-sur-Odon d'autre part[23]. À l'est en revanche, le terminus est unique ; il est établi sur le quai Hamelin devant les Rives de l'Orne [23],[24].

Entre ces deux extrémités, cette ligne est en tronc commun sur une longueur de 900 m avec les lignes A et B entre les stations Quai de Juillet et Saint-Pierre[25]. Deux variantes sont envisagées :

  • un passage par la rue de Bernières avec un tronc commun entre les stations Quai de Juillet et Bernières[25] ;
  • un passage par la rue Sadi-Carnot, l'avenue de Verdun et la rue du Havre[25].

La longueur des lignes est de :

  • 3,5 km pour le tronc commun entre les lignes C et D passant par le quai Amiral Hamelin, le pont Winston Churchill et l’avenue du 6 juin (tronc commun de 900 m avec les lignes A et B), les boulevard des Alliés, Maréchal Leclerc et Bertrand, la place Guillouard, la rue du Carel, l'hôpital du Bon-Sauveur, les rues du Capitaine Boualam et Damozane[25] ;
  • 1,4 km pour la ligne C vers le Chemin Vert en passant par la rue de Chemin-Vert[25] ;
  • 2,9 km pour la ligne D vers Bretteville-sur-Odon en passant par la rue de Bayeux et les boulevards Pompidou et Detolle[25].

La ligne compte onze stations équipées pour des rames de 32 m[18].

Voir le tracé approximatif du projet sur Openstreetmap

Second projet[modifier | modifier le code]

Le 5 novembre 2014, Viacités annonce[10] que cette ligne est finalement reportée. Les études sont toutefois maintenues pour une éventuelle ouverture de la ligne en 2024[1] ; sa réalisation sous forme de bus à haut niveau de service est également évoquée puis abandonnée[20]. Le projet présenté en 2014 prévoit d'ailleurs l'ouverture d'un embranchement vers la Presqu'île qui formerait l'embryon de cette ligne est-ouest[1]. L'opposition municipale qualifie ce report de « mesurette »[20].

Dans ce nouveau projet (précisé en 2016), la ligne compte sept stations, dont cinq stations communes avec la ligne 1. Au nord, la ligne part de la rue de Geôle (arrêt Quatrans), traverse la place Saint-Pierre, puis emprunte le boulevard des Alliés (station Saint-Pierre) et l'avenue du Six-Juin. Après le pont Churchill, une ligne nouvelle quitte le tronc commun et longe le quai Amiral Hamelin. Une nouvelle station y est créée. La ligne traverse ensuite l'Orne en empruntant le pont Alexandre Stirn, puis l'écluse séparant le bassin Saint-Pierre de l'Orne. Elle longe ensuite l'avenue Victor Hugo jusqu'à une nouvelle station-terminus[1].

Une extension de la ligne à l'ouest entre la place Saint-Pierre et le théâtre de Caen, par le boulevard Maréchal-Leclerc, est également envisagée[26]. Le 4 février 2016, le prolongement jusqu'au théâtre est confirmé, mais la faisabilité reste conditionnée à de nouvelles études techniques[12]. Celles-ci montrent que la présence sous le boulevard de la Petite-Orne, rivière canalisée et recouverte en 1860, rendrait la réalisation de cette option difficile[27],[28]. Cette extension est finalement abandonnée en mai 2016[29].

Travaux[modifier | modifier le code]

La phase de travaux peut être réalisée plus rapidement que pour un projet classique car une partie des infrastructures est réutilisée (caténaire, sous stations électriques et ponts notamment). De plus, l'emprise de la plateforme est essentiellement la même que celle du TVR, ce qui facilite son intégration dans la voirie. Cependant, les contraintes d'un tramway sur fer sont plus strictes, d'où certains aménagements par rapport au TVR, ce à quoi s'ajoute les changements de réglementation : la plateforme est élargie, les traversés routières sont transformés en carrefours à feux, certaines courbes et pentes sont adoucies[30]. Enfin, la position de certains poteaux de supports de caténaire sont déplacés dans les carrefours[31]

La communauté urbaine Caen la Mer annonce développer en mai 2017 son réseau cyclable en prévision de l'arrêt du TVR pour permettre les travaux de plateforme, en incitant la population à se reporter sur le vélo[32].

Travaux préparatoires[modifier | modifier le code]

Les travaux commencent dès 2017 avec les déviations des réseaux souterrains, en raison des différences de tracés ou de rayon de courbe avec l'ancien TVR ou parce qu'ils n'avaient pas été réalisés lors de la construction de ce dernier, comme à Hérouville-Saint-Clair[33] ou dans le quartier de la Grâce de Dieu à Caen[34]. Des fouilles archéologiques sont menées en 2017 et jusqu’en février 2018 rue de Geôle, au pied du château de Caen, à l'emplacement de la station Quatrans[35]. La construction du futur centre de maintenance de Fleury-sur-Orne commencent au printemps, suivi en mai de la dépollution du terrain et de la réalisation des fondations à partir du mois de juillet, pour une livraison prévue en [36],[33]. La construction du nouveau pont sur l'Orne, qui permettra au tramway de desservir la presqu'île, débute en [37].

Chronologie[modifier | modifier le code]

Les travaux de la plateforme sont réalises dans un ordre précis en cinq étapes, progressivement dans chaque zone, selon les contraintes[38],[39] :

  • La destruction de l'ancienne plateforme : La ligne aérienne de contact, le béton et le rail de guidage sont déposés et découpés, l'ancienne couche de support est parfois conservée. Cette étape s'est parfois accompagnée de mauvaises surprises avec la non conformité des plans et la corrosion des anciens câbles d'alimentation ;
  • Les travaux de terrassement : le sol est stabilisé avec des gravats servant de fondations aux nouvelles voies. Puis la multitubulaire, poutre bétonnée contenant les fourreaux où passent le feeder et les câbles servant aux systèmes de communication est installée, sur les deux côtés ou au centre de la plateforme ;
  • La pose des rails : le procédé de pose diffère selon les entreprises et les secteurs. Au Nord, les rails sont positionnés sur des longrines en béton coulées sur place. Dans le centre, entre le Calvaire Saint-Pierre et la rue Victor Lépine, les rails sont posés sur des augets, des supports en béton dans lesquels du béton est coulé pour caler les rails. Dans le sud, les rails sont pré-fixés sur des longrines, fixées les unes après les autres ;
  • Pose du revêtement et des capteurs : Des boucles de détections sont positionnées aux abords des carrefours, afin de détecter les rames et d'actionner la priorité aux feux. Puis le revêtement est mis en place, selon le choix de la technique : plateforme engazonnée, béton sur matelas anti-vibration, béton routier, rails anti-vibration, dallettes pour les traversées piétonnes. Une pose spéciale sur résine est nécessaire lorsque l'utilisation de traverses est impossible (comme sur les ponts et la dalle de la station Saint-Pierre), avec l'utilisation de tentes[40] ;
  • Les travaux de finition : L'infrastructure routière est mise en place (feux, bordures, bitume, végétaux) ainsi que la nouvelle ligne aérienne de contact.

Après l'arrêt du TVR le 31 décembre 2017, les travaux commencent sur la plateforme existante le 3 janvier 2018 par la dépose des infrastructures, tel le rail de guidage[38]. Le chantier est phasé par secteurs de façon à limiter le plus possible les nuisances[38]. Les deux premiers secteurs concernés sont la rue Victor-Lépine[41] et la station Saint-Pierre[42].

Pour prendre l'exemple du secteur du Calvaire Saint-Pierre, le programme prévisionnel est le suivant[38] :

  • de janvier à mars 2018 : travaux préparatoires et déviations des réseaux ;
  • de février à août 2018 : terrassement de la plate-forme ;
  • de mars à septembre 2018 : pose des voies ;
  • d'avril 2018 à décembre 2018 : aménagements urbains ;
  • de juillet 2018 à février 2019 : pose de la ligne aérienne de contact et des divers systèmes ;
  • mai 2019 : début des essais.
  • septembre 2019 : inauguration

Pour réduire les contraintes de trafic, les carrefours sont majoritairement réalisés en deux temps : ils sont séparés en deux et chaque moitié est intégralement réalisée pour permettre la circulation alternée des usagés sur l'autre. Cependant, le trafic routier est rendu très compliqué dans tout le centre-ville durant les travaux, suite à la circulation en alternat sur certains carrefours clefs, notamment rue du Galion, aux Rives de L'Orne et tout le long du chantier.

Résumé des travaux[modifier | modifier le code]

La première soudure de rails a lieu le 27 février 2018 rue Laperrine dans le quartier de La Grâce de Dieu[43].

Les travaux entrent dans une nouvelle phase en , avec un rythme intensifié, tandis que les premiers essais des rames sont prévus pour le mois d'octobre, entre Fleury-sur-Orne et la Grâce de Dieu ; la nouvelle passerelle desservant le CHU en franchissant le périphérique prévue pour , le nouveau pont parallèle au pont Stirn pour la desserte de la presqu'île et le déplacement de la plateforme à Hérouville-Saint-Clair sont eux prévus pour le [44].

Le chantier est marqué en septembre 2018 par deux mauvaises surprises : la section en pente de la rue des Muets a du être reprise car trop raide pour un tramway à roulement fer, or les fondations des bâtiments adjacents ont fortement gêné les travaux ; et la pose des voies derrière l'église Saint-Pierre a été rendue compliquée par la rigole de l'odon, dont la voute s'est avérée plus haute que prévue et a contraint à modifier les plans d'aménagements[45].

Le chantier a aussi été fortement impacté par les violences de manifestants les 5 et 12 janvier 2019 : de nombreuses barrières de chantier ont été brulées, du matériel a été utilisé comme projectile, la dalle de béton précontraint boulevard des Alliés a été endommagée nécessitant une reprise et deux engins de chantier ont été détruits[46]. En outre, le planning en a été affecté car dès lors les équipes ont dû protéger le chantier chaque vendredi après midi.

Les travaux de voirie s'achèveront début juin 2019, la marche à blanc débutera le , l'inauguration officielle aura lieu le [47].

Mise en service[modifier | modifier le code]

Une première série d'essais est effectuée dès décembre 2018 du dépôt à la station Grâce de dieu et ce, de nuit[48]. Fin décembre, la signalisation routière est installée et a permis aux futurs conducteurs de se former sur le tramway sur fer entre le dépôt et la station Poincaré (ligne 3)[49].

Les essais ont commencé sur la seconde portion entre Poincaré et Résistance la semaine du 18 mars 2019, avec des tests de traction / remorquage sur la rue des Muets.

La troisième portion jusqu'au campus 2 est prévue pour début mai 2019.

Le réseau[modifier | modifier le code]

Principales caractéristiques[modifier | modifier le code]

Dans l'avant-projet présenté en février 2016, le schéma d’exploitation est complètement repensé[12]. Lors de l'enquête publique, le terminus de la ligne T3 est modifié (Château-Quatrans au lieu de Saint-Pierre)[50].

Il est prévu de faire trois lignes :

  • ligne T1 d'Hérouville-Saint-Clair à Ifs – Jean-Vilar ;
  • ligne T2 du Campus 2 à la Presqu’île ;
  • ligne T3 de Château-Quatrans aux Hauts de l’Orne (Fleury-sur-Orne).

La plate-forme sera engazonnée sur neuf kilomètres, les substrats et mélanges végétaux de ce « ruban vert » ayant été sélectionnés avec soin de façon à résister au climat normand et à l'absence d'arrosage automatique[51],[52].

Ligne T1[modifier | modifier le code]

Schéma de la ligne T1

La ligne T1 reliera Hérouville-Saint-Clair à Ifs, en suivant la partie nord de la ligne B puis la partie sud de la ligne A de l'ancien TVR. Elle comptera 25 stations.

      Stations Lat/Long Communes Correspondances tram
    Hérouville-Saint-Clair 49° 12′ 13″ N, 0° 19′ 44″ O Hérouville-Saint-Clair
    Café des Images 49° 12′ 09″ N, 0° 19′ 56″ O Hérouville-Saint-Clair
    Place de l'Europe 49° 12′ 09″ N, 0° 20′ 11″ O Hérouville-Saint-Clair
    Château d'eau 49° 12′ 10″ N, 0° 20′ 25″ O Hérouville-Saint-Clair
    Pierre-Heuzé 49° 11′ 57″ N, 0° 20′ 50″ O Caen
    Cité U Lebisey 49° 11′ 59″ N, 0° 21′ 15″ O Caen
    Copernic 49° 11′ 54″ N, 0° 21′ 34″ O Caen T2
    Calvaire-Saint-Pierre 49° 11′ 53″ N, 0° 21′ 51″ O Caen T2
    CROUS-SUAPS 49° 11′ 37″ N, 0° 21′ 49″ O Caen T2
    Université 49° 11′ 20″ N, 0° 21′ 50″ O Caen T2
    Place de la Mare 49° 11′ 13″ N, 0° 21′ 58″ O Caen T2
    Château-Quatrans 49° 11′ 07″ N, 0° 21′ 49″ O Caen T2 T3
    Saint-Pierre 49° 11′ 02″ N, 0° 21′ 36″ O Caen T2 T3
    Bernières 49° 10′ 57″ N, 0° 21′ 28″ O Caen T2 T3
    Résistance 49° 10′ 51″ N, 0° 21′ 22″ O Caen T2 T3
    Quai de Juillet 49° 10′ 43″ N, 0° 21′ 13″ O Caen T2 T3
    Gare SNCF 49° 10′ 33″ N, 0° 20′ 54″ O Caen T3
    Boulevard Leroy 49° 10′ 24″ N, 0° 20′ 40″ O Caen T3
    Lux - Guynemer 49° 10′ 10″ N, 0° 20′ 33″ O Caen T3
    Poincaré 49° 09′ 56″ N, 0° 20′ 34″ O Caen T3
    Liberté 49° 09′ 39″ N, 0° 20′ 36″ O Caen
    Concorde 49° 09′ 25″ N, 0° 20′ 30″ O Caen
    Modigliani 49° 09′ 16″ N, 0° 20′ 46″ O Ifs
    Ifs – Jean-Vilar 49° 09′ 01″ N, 0° 21′ 04″ O Ifs

Ligne T2[modifier | modifier le code]

Schéma de la ligne T2

La ligne T2 reliera les campus du nord de Caen à la presqu'île, en suivant la partie nord de la ligne A de l'ancien TVR. Elle comptera 17 stations.

      Stations Lat/Long Communes Correspondances tram
    Caen – Campus 2 49° 12′ 46″ N, 0° 21′ 52″ O Caen
    Côte-de-Nacre 49° 12′ 39″ N, 0° 21′ 44″ O Caen
    Citis 49° 12′ 41″ N, 0° 21′ 24″ O Caen / Hérouville-Saint-Clair
    Claude-Bloch 49° 12′ 33″ N, 0° 21′ 32″ O Caen
    CHU 49° 12′ 15″ N, 0° 21′ 34″ O Caen
    Copernic 49° 11′ 54″ N, 0° 21′ 34″ O Caen T1
    Calvaire-Saint-Pierre 49° 11′ 53″ N, 0° 21′ 51″ O Caen T1
    CROUS-SUAPS 49° 11′ 37″ N, 0° 21′ 49″ O Caen T1
    Université 49° 11′ 20″ N, 0° 21′ 50″ O Caen T1
    Place de la Mare 49° 11′ 13″ N, 0° 21′ 58″ O Caen T1
    Château-Quatrans 49° 11′ 07″ N, 0° 21′ 49″ O Caen T1 T3
    Saint-Pierre 49° 11′ 02″ N, 0° 21′ 36″ O Caen T1 T3
    Bernières 49° 10′ 57″ N, 0° 21′ 28″ O Caen T1 T3
    Résistance 49° 10′ 51″ N, 0° 21′ 22″ O Caen T1 T3
    Quai de Juillet 49° 10′ 43″ N, 0° 21′ 13″ O Caen T1 T3
    Quai Hamelin 49° 10′ 42″ N, 0° 21′ 03″ O Caen
    Caen – Presqu'île 49° 10′ 54″ N, 0° 20′ 54″ O Caen

Ligne T3[modifier | modifier le code]

Schéma de la ligne T3

La ligne T3 reliera le château de Caen à Fleury-sur-Orne, en suivant la partie sud de la ligne B de l'ancien TVR. Elle comptera 14 stations, 15 dès que le quartier des Hauts de l'Orne sera construit.

      Stations Lat/Long Communes Correspondances tram
    Château-Quatrans 49° 11′ 07″ N, 0° 21′ 49″ O Caen T1 T2
    Saint-Pierre 49° 11′ 02″ N, 0° 21′ 36″ O Caen T1 T2
    Bernières 49° 10′ 57″ N, 0° 21′ 28″ O Caen T1 T2
    Résistance 49° 10′ 51″ N, 0° 21′ 22″ O Caen T1 T2
    Quai de Juillet 49° 10′ 43″ N, 0° 21′ 13″ O Caen T1 T2
    Gare SNCF 49° 10′ 33″ N, 0° 20′ 54″ O Caen T1
    Boulevard Leroy 49° 10′ 24″ N, 0° 20′ 40″ O Caen T1
    Lux - Guynemer 49° 10′ 10″ N, 0° 20′ 33″ O Caen T1
    Poincaré 49° 09′ 56″ N, 0° 20′ 34″ O Caen T1
    Aviation 49° 09′ 48″ N, 0° 20′ 57″ O Caen
    Rostand-Fresnel 49° 09′ 43″ N, 0° 21′ 15″ O Caen
    La Grâce de Dieu 49° 09′ 41″ N, 0° 21′ 37″ O Caen
    Collège Pagnol 49° 09′ 33″ N, 0° 21′ 42″ O Caen, Fleury-sur-Orne
  X   Fleury-sur-Orne – Hauts-de-l'Orne 49° 09′ 11″ N, 0° 21′ 38″ O Fleury-sur-Orne Mise en service de cette station soumise à l'urbanisation du quartier

Exploitation[modifier | modifier le code]

Le réseau sera exploité par le délégataire du réseau Twisto, à savoir Keolis Caen, filiale du groupe Keolis.

Remisage et entretien[modifier | modifier le code]

le centre d’exploitation et de maintenance

Si le TVR pouvait se mouvoir en mode Diesel non-guidé jusqu'au dépôt d'Hérouville-Saint-Clair où il était remisé et entretenu, ce n'est pas possible avec un tramway fer. Le nouveau tramway bénéficie donc d'un nouveau dépôt situé à Fleury-sur-Orne, au sud de Caen ; le site d'Hérouville étant dévolu aux seuls autobus[53].

Situé au nord du futur quartier des Hauts de l'Orne, sur une ancienne carrière à ciel ouvert, le site dont le nom est « centre d’exploitation et de maintenance du tramway de Caen (CEMT) »[54] est composé de[53] :

Voie de garage sur laquelle sont garé les deux véhicules d'entretien : la balayeuse et la nacelle de travaux
  • un bâtiment de 2 500 m2 accueillant les locaux administratifs et le poste de commande centralisé (PCC) du réseau ;
  • un atelier de 5 000 m2 permettant la maintenance du tramway, comprenant quatre voies sur fosses avec passerelles supérieures pour les interventions techniques sous et sur les rames[55] ;
  • un poste de lavage des rames de 500 m2.
  • huit voies de remisage[54]

Matériel roulant[modifier | modifier le code]

Intérieur d'une rame

Le , les villes de Caen et Amiens signent un partenariat pour l'achat groupé de 50 rames pour leurs réseaux respectifs, 32 pour Caen et 20 pour Amiens, afin de « réaliser des économies », sur le modèle de ce qui a été réalisé pour les réseaux de Brest et Dijon[56]. Un travail de concertation est prévu pour harmoniser les rames des deux réseaux[8]. Mais à la suite des élections municipales de 2014 et du changement de majorité, l'agglomération d'Amiens renonce à son projet de tramway, remplacé par un projet de BHNS[57], ce qui oblige l'agglomération caennaise à revoir son projet d'achat de rames.

Le , Alstom remporte l'appel d'offres portant sur 23 rames Citadis 305, pouvant transporter 210 passagers, pour un montant de 51,5 millions d'euros[58],[59],[60]. D'une longueur de 33 mètres, pesant 40 tonnes, chaque rame sera équipée de six doubles portes par côté et bénéficiera d'un éclairage 100% à LED et, pour la première fois en France, de prises de recharge USB[61].

Le design extérieur des rames est soumis au vote par internet du 5 au parmi trois designs réalisés en interne par Alstom[62] : Sérénité, design présentant de nombreuses courbes inspirées par le littoral et deux variantes de Vision, inspiré quant à lui par les ambitions de la ville de Caen dans le domaine des technologies et présentant un aspect plus rectiligne[62]. La différence entre les deux variantes de ce design réside dans les couleurs extérieures (gris et noir pour l'un, blanc et noir pour l'autre, tandis que le design Sérénité présente des couleurs beige et noir)[62]. Le 20 décembre, le design Vision en version gris et noir est annoncé comme étant le design retenu avec 39,8 % des voix contre 36,9 % pour Sérénité et 23,3 % pour la version blanche de Vision, sur un total de 6 339 votants[63].

Le design intérieur est révélé en , il s'inspire du design extérieur retenu[64] : les parois sont gris et beige, tout comme les sièges, à l'exception de celles situées au niveau des intercirculations entre les caisses qui reprennent la couleur des poignées de maintient des sièges, à savoir le rouge. Les aménagements en toiture seront conçus de façon que les rames puissent recevoir ultérieurement des batteries qui leur permettraient, le cas échéant, de rouler sans ligne aérienne de contact[60].

La construction des rames à l'usine d'Aytré (Charente-Maritime), débute au printemps 2018[65]. La première rame arrive au centre de maintenance Caen le 8 octobre 2018 ; une deuxième est prévue en janvier 2019 puis les 21 autres arriveront au rythme d'une par semaine[66].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. composé des entreprises Artelia, Setec, Attica et Signes
  2. composé des entreprises Ferrand-Sigal architectes, Archipole urbanisme et architecture, AUA structure et Technip TPS

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f et g Caen : un tramway "fer" va remplacer l'actuel TVR (tramway sur pneus) en 2019, sur France 3 Basse-Normandie, publié le 05 novembre 2014 à 11h45, mis à jour le 05 novembre 2014 à 12h05 [lire en ligne]
  2. « Le fiasco du tramway de Caen : qu’en pensez-vous ? », Côté Caen,‎ (lire en ligne)
  3. Jean-Luc Loury, « Caen. Le dernier tram s’arrêtera le 31 décembre à 20 h », sur https://www.ouest-france.fr, (consulté le 13 novembre 2017)
  4. « Les dysfonctionnements du tramway de Caen devant la justice », Côté Caen,‎ (lire en ligne)
  5. Dossier de presse 11/12/2012, p. 15
  6. a et b Dossier de presse 11/12/2012, p. 31
  7. [PDF] « Lignes 1 et 2 de Tramway fer Concertation Réunions publiques », sur http://tram-caenlamer.fr/ (consulté le 16 juillet 2013)
  8. a et b « Tram : Caen s'allie à Amiens pour réduite la note », Ouest-France, édition de Caen,‎
  9. « La malédiction du tramway », Le Monde, jour=1,‎ (lire en ligne)
  10. a b et c « Nouveau projet de tram : le TVR remplacé mais pas de ligne 2 », sur Coté Caen,
  11. « Le groupe ASyAs planche déjà sur le tram fer », Ouest-France, édition de Caen,‎
  12. a b c et d Projet Tramway 2019 – Conférence de presse – Présentation des évolutions du programme de l’opération, 4 février 2016 [lire en ligne] [PDF]
  13. « Tram à Caen. Avis favorable de la commission pour la ligne 1 », Ouest-France, édition de Caen,‎ (lire en ligne)
  14. « Tramway à Caen. 17,3 M€ pour dénoncer le contrat avec STVR », sur https://www.ouest-france.fr, (consulté le 8 novembre 2016).
  15. a et b Dossier de presse 11/12/2012, p. 7
  16. Dossier de presse 11/12/2012, p. 8
  17. a b c d e et f Dossier de presse 11/12/2012, p. 10
  18. a b et c Dossier de presse 11/12/2012, p. 24
  19. a b c et d Dossier de presse 11/12/2012, p. 9
  20. a b et c Aurélie Lemaître, « Tramway à Caen. Le choix du tram fer, un feuilleton à rebondissements », sur https://www.ouest-france.fr, (consulté le 4 janvier 2018)
  21. Dossier d'enquête publique, 2016, note relative au traitement des stations Lux - Victor Lépine et Guynemer, Complément relatif aux pages 24 à 28 de la pièce B « Dossier d’étude d’impact » et 8 de la pièce B « Résumé non technique » [lire en ligne]
  22. Pierre Boissonnat, « Futur tram de Caen. La station Victor-Lépine conservée mais modifiée », sur https://www.ouest-france.fr, (consulté le 17 décembre 2016).
  23. a et b Dossier de presse 11/12/2012, p. 13
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  25. a b c d e et f Dossier de presse 11/12/2012, p. 18
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  28. Ouest-France, 25 avril 2016 [lire en ligne]
  29. Marjorie Janetaud, « Le futur tramway de Caen change de route. La ligne 3 amputée du boulevard Maréchal Leclerc », Normandie actu,‎ (lire en ligne, consulté le 2 juin 2016)
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  31. STRMTG (Service Technique des Remontées Mécaniques et des Transports Guidés), Guide d'implantation des obstacles fixes à proximité des intersections tramways / voies routières, , 15 p. (lire en ligne)
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  53. a et b Marie-Madeleine Remoleur, « Près de Caen. Le chantier du centre de maintenance du tram est lancé », sur https://www.ouest-france.fr, (consulté le 4 janvier 2018)
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  61. « Caen officialise l'achat de trams Alstom pour remplacer le TVR », sur www.mobilicites.com, (consulté le 16 novembre 2016).
  62. a b et c « Futur tramway de Caen : votez pour votre modèle favori ! », sur https://www.ouest-france.fr, (consulté le 29 novembre 2016).
  63. Aurélie Lemaître, « Tramway de Caen. Le design est choisi : ce sera un Vision gris », sur https://www.ouest-france.fr, (consulté le 20 décembre 2016).
  64. « Caen. À quoi ressemblera l’intérieur du futur tramway ? », sur https://www.ouest-france.fr, (consulté le 22 juin 2017).
  65. Xavier Oriot, « Caen. EN IMAGES. Au cœur de l’usine qui construit le futur tram », sur https://www.ouest-france.fr, (consulté le 17 mars 2018)
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Philippe-Enrico Attal, « Caen : du TVR au tramway fer : Le TVR de Caen a fait son temps : Le tramway sur pneus, considéré comme une solution technique dépassée et sans avenir, sera remplacé par un tramway fer, seul moyen pour accompagner le développement du réseau. L'occasion de revenir sur un système hybride, plutôt méconnu, décrié par les tenants du « vrai » tram », Rail Passion, no 220,‎ , p. 30-32 (ISSN 2264-5411).

Liens externes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]