Rubempré

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Rubempré
Saint-Léonard.
Saint-Léonard.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Amiens
Canton Corbie
Intercommunalité Communauté de communes du Bocage et de l'Hallue
Maire
Mandat
Jean-Marie Rousseaux
2014-2020
Code postal 80260
Code commune 80686
Démographie
Gentilé Rubempréens
Population
municipale
718 hab. (2014)
Densité 71 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 01′ 11″ nord, 2° 23′ 12″ est
Altitude Min. 89 m – Max. 147 m
Superficie 10,08 km2
Localisation

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Rubempré

Rubempré (Rubimpré en picard) est une commune française, située dans le département de la Somme en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est constituée d'un chef-lieu (Rubempré) et d'un hameau distant de 2 km (Septenville).

Histoire[modifier | modifier le code]

Seigneurie

Selon la légende[1], la maison de Rubempré tirerait son origine d'Alexandre de Hongrie, fils du roi Bela de Hongrie, il aurait acquis le nom de Rubempré après la croisade de 1248[2].

Au début du XIIIe siècle, Bauduin de Rubempré, époux de Havoise est le premier seigneur du lieu mentionné (1202). Au XVIe siècle, l'héritière Jeanne de Rubempré épouse Jacques de Bourbon-Vendôme dit « le Bâtard » (1505 à Amiens), descendant direct de Robert, comte de Clermont, fils de Saint Louis. Par la suite, les seigneurs du lieu (comté) porteront désormais le nom de Bourbon-Rubempré.

  • XIIIe siècle-1505 : famille de Rubempré
  • 1505-1598 : famille de Bourbon-Vendôme
  • 1598-XVIIe siècle: famille de Monchy
  • XVIIe siècle-1774 : famille de Mailly
  • 1774-1779 : famille de France d'Hézecques
Vestiges de motte féodale

Ancien château fort situé sur un contrefort naturel au nord-est du village. Le 14 février 1589, l'échevinage d'Amiens vote le démantèlement de la forteresse au nom de la Ligue, car son propriétaire Charles de Bourbon-Rubempré est cousin d'Henri IV. Ce château mesurait 40 m de long sur 34 de largeur. Aujourd'hui, le fossé est comblé. Néanmoins, il subsiste encore en 1753 une tour en grès taillés, debout jusqu'à l'époque de la Révolution française.

À la suite du siège, les habitants résolurent de s'éloigner de cette forteresse qui ne pouvait désormais plus les protéger, aussi ils établirent leurs demeures sur le plateau voisin, vers l'Ouest autour de la voie romaine.

En 1635, les récoltes sont piétinées par la cavalerie de Jean de Werth. La plaine vers Beauquesne offre le plus triste spectacle.

En 1636, Rubempré et Septenville sont saccagés et incendiés par les passages continuels des troupes espagnoles, cela dure jusqu'au traité des Pyrénées en 1659.

En 1709, des détachements de l'armée du duc de Marlborough ravagent les environs.

Réseau de souterrains-refuges
Vie associative
Harmonie de Rubempré

Formée en août 1888 et déclarée en Préfecture par arrêté du 20 avril 1889. Présidée par Arsène Debeauvais, propriétaire à Septenville, la formation évolue rapidement. Elle est dirigée par son fondateur, Armand Prévost membre de l'Académie nationale de musique. L'harmonie donne son premier concert le 26 novembre 1888 à l'occasion de la fête de Sainte Cécile. En 1890 elle compte 35 exécutants, 60 membres honoraires et a déjà remporté 2 premiers prix et 1 second aux concours locaux. Le 24 mai 1891, un concours de musique est organisé à Rubempré. La société musicale est dissoute au début des années 1980.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Rubempré.svg

Les armes de la commune se blasonnent ainsi : D'argent aux trois jumelles de gueules.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2014 Philippe Delaporte[3]    
2014[4] en cours
(au 6 mai 2014)
Jean-Marie Rousseaux    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 718 habitants, en diminution de -8,3 % par rapport à 2009 (Somme : 0,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 039 1 081 1 155 1 282 1 405 1 387 1 377 1 396 1 407
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 355 1 290 1 208 1 070 1 004 920 922 876 822
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
775 734 673 568 534 503 491 435 406
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
340 421 433 486 634 675 774 741 718
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006 [8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Léonard[modifier | modifier le code]

Au début du XVIIe siècle, l'église paroissiale Saint-Léonard se situe près du château fort médiéval de la famille de Rubempré, au cœur du village niché au creux de la vallée menant à Hérissart. Bâtie dans le style gothique (au milieu du cimetière actuel) et de petite dimension, elle est ravagée au cours des invasions espagnoles de la guerre de Trente Ans, notamment lors du siège de Corbie en 1636. En 1656, une décision est prise de la rebâtir plus haut dans le village avec les mêmes matériaux.

À l'origine, l'édifice actuel avait un plan rectangulaire, avec une nef et un unique collatéral au nord, séparé de la nef par une rangée de piliers carrés, surmontés d'arcades en plein cintre. La maçonnerie du côté sud ainsi que le portail datent de cette première campagne de construction.

Vétuste, le clocher en pierre est remplacé en 1786 par la flèche actuelle. En 1803, le collatéral fut reconstruit en briques et repoussé de deux mètres vers le nord.

En octobre 1824, le beffroi est doté de trois nouvelles cloches (Marie, Joséphine et Rosalie) fournies par les ateliers Cavillier.

En 1828, d'importants travaux de restauration et d'agrandissement, ont conféré à l'église son aspect général actuel. Un nouveau plan a été adopté, en croix latine avec une abside arrondie et un seul vaisseau, le bas-côté étant englobé dans la nef.

Depuis 1846, elle renferme les reliques de saint Victorin, provenant des catacombes de Rome[9].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Comte Baudouin d'Ursel, Princes en Belgique - Rubempré, 1686., dans Le Parchemin, Bulletin bimestriel édité par l'association royale Office Généalogique et Héraldique de Belgique, no 412, Juillet-Août 2014, pp. 349-359.
  2. Louis Moréri, Le grand dictionnaire historique ou le mélange curieux de l'histoire sacrée et profane..., chez Jean-Baptiste Coignard, 1725, [1]
  3. Réélu pour le mandat 2008-2014 : « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr,‎ (consulté le 15 mars 2009)
  4. « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme,‎ (consulté le 9 juin 2014)
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. Itinéraires du Patrimoine, livret N°181. Direction régionale des Affaires culturelles de Picardie, Amiens

Liens externes[modifier | modifier le code]

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