Puchevillers

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Puchevillers
La commune est traversée par la route qui va de Pas-en-Artois à Amiens.
La commune est traversée par la route qui va de Pas-en-Artois à Amiens.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Péronne
Canton Albert
Intercommunalité Communauté de communes du Pays du Coquelicot
Maire
Mandat
Bernard Douet
2014-2020
Code postal 80560
Code commune 80645
Démographie
Gentilé Puchévillois
Population
municipale
542 hab. (2014)
Densité 38 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 03′ 21″ nord, 2° 24′ 40″ est
Altitude Min. 77 m – Max. 151 m
Superficie 14,24 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.puchevillers.fr/

Puchevillers est une commune française, située dans le département de la Somme en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Puchevillers est située à 14 km au sud-est de Doullens et à 20 km au nord d'Amiens. Le village se trouve sur la départementale qui relie Amiens et Pas-en-Artois.

Histoire[modifier | modifier le code]

Pierre Touzet[modifier | modifier le code]

Un rue porte le nom de Pierre Touzet, charpentier né en 1692 dans la commune. À la fin de l’année 1737, arrêté pour contrebande de tabac par les douaniers, ils lui infligent une amende de 1 000 livres. Dans l’impossibilité de payer, Pierre Touzet est condamné à trois ans de galère le 19 mars 1738. La traversée pour se rendre en Guyane se passe mal. Le contrebandier tombe malade et meurt à l’hôpital en mai 1740[1].

Par arrêté préfectoral du , la commune est détachée le de l'arrondissement d'Amiens pour intégrer l'arrondissement de Péronne[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2014[3] Yvon Denis    
2014[4] en cours
(au 6 mai 2014)
Bernard Douet    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 542 habitants, en augmentation de 5,24 % par rapport à 2009 (Somme : 0,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
670 696 717 764 876 920 948 916 892
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
900 928 907 836 814 717 686 660 648
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
630 601 576 508 509 508 504 459 455
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
435 438 395 424 483 487 500 522 542
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006 [8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dispose de l'école maternelle et élémentaire Victor Hugo, située dans l'académie d'Amiens, en zone B. Elle accueille 46 élèves pour l'année scolaire 2016-2017[9].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Martin : le clocher a été inauguré en 1718. Les cloches ont été baptisées Henriette, Josèphe et Marie. L'église a été restaurée en 2010-2011[10].
  • École primaire Victor-Hugo. L'école Victor-Hugo, a été inaugurée en 2002, 200e anniversaire de la naissance de l'écrivain Victor Hugo.
  • Cimetière britannique (chemin de la Vicogne). En juin 1916, juste avant l'ouverture des batailles de la Somme, les 3e et 44e postes d'évacuation sont installés à Puchevillers. Les parcelles I à V, et la quasi-totalité de la parcelle VI ont été implantées par les hôpitaux avant la fin de mars 1917. Pour les deux mois qui ont suivi, le poste d'évacuation sanitaire Sud Midland 2nd/1st a utilisé le cimetière.

Le terrain VII contient la plupart du temps les tombes des hommes qui sont tombés au cours de l'avance allemande de 1918. Un grand nombre d'entre eux ont été inhumés par la 49e station d'échange, en mars 1918, ou par le 48e Groupe de Travail, en août de la même année.

Le cimetière britannique, conçu par Sir Edwin Lutyens, contient 1 763 sépultures de la Première Guerre mondiale.

  • Calvaire érigé par Philomène Bouchez Petit Compère (rue du Moulin).

À la suite d’un vœu pieu, Jean-Baptiste et Philomène Bouchez décident d’ériger un calvaire en ex-voto à caractère privé : aucune victime de leurs familles ou du village dans les combats de la guerre 1870-1871.

En 1888, après accord du propriétaire du terrain situé à l’angle de la rue du moulin et du chemin de Varennes cet emplacement fut donné à titre gracieux où il fut placé une croix de 5 m de haut avec 2 m en sous-bassement avec un christ plus grand qu’humain sans couronne d’épine.

Avant 1939, les processions de la Fête Dieu et du 15 août permettaient une pause de l’ostensoir ou de la statue de la Vierge sur un autel installé pour la circonstance.

En 1987 le Foyer rural décida de mettre en valeur le patrimoine local, fleurissement du village, des trois calvaires et de la croix de mission.

Au départ étaient plantés en demi-cercle cinq arbres mais deux d’entre eux étaient atteints de la maladie du champignon. Ils furent remplacés par une haie de troènes panachés et le devant par un massif de fusain et d’euonymus dorés. Le récent hiver 2012-2013 rigoureux et long avec des gelées sévères créa une très grande perte.

  • Monument aux morts. Sur le monument aux morts, érigé en 1920, sont indiqués les soldats morts pour la patrie pendant les deux guerres du siècle dernier ainsi que les victimes de guerre.
    • 1914-1918, commémoration le 11 novembre.
    • 1939-1945, commémoration le 8 mai.

Une association des anciens combattants se réunit tous les ans en congrès, dans un des villages du canton. Les porte-drapeaux rappellent la mémoire des disparus. Au village et les environs, les anciens combattants rendent visite à un de leurs « camarades » malade. Lors du décès d'un ancien combattant, on se recueille devant le monument aux morts.

  • Château d'eau autonome.
  • Salle polyvalente.
  • Salle communale (ancienne école rue d'En-Bas).
  • Un commerce de proximité : depuis 2015, l'estaminet "AU TIO PUCH" dont le nom a été choisi par ses habitants. L'établissement propose divers services : coiffeur, commande de fioul groupée, covoiturage, marché, bar licence IV et soirée à thème.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Soldat australien inhumé à Puchevillers, 1916.

Foyer Rural[modifier | modifier le code]

  • Eric Dheilly, fondateur de la salle polyvalente.
  • Aimé Saguez, membre bienfaiteur de l'association « Foyer Rural » de Puchevillers.

Associations[modifier | modifier le code]

  • Foyer rural
  • Société de chasse
  • Les Coyotes
  • Club de gym
  • Section A.C.P.D-C.A.T.M
  • Coopérative scolaire

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Extrait des archives du bureau du port de Marseille des garde-chiourmes des galères du Roy.
  2. « Arrêté préfectoral portant modification des limites territoriales des arrondissements de la Somme - Recueil n°200 des actes administratifs du 27 décembre 2016 des Hauts-de-France », sur http://www.prefectures-regions.gouv.fr/hauts-de-france/,‎ (consulté le 15 janvier 2017).
  3. Réélu pour le mandat 2008-2014 : « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr,‎ (consulté le 1er mars 2009)
  4. « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme,‎ (consulté le 9 juin 2014)
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. Site de l'éducation nationale.
  10. Le Courrier Picard, 3 novembre 2010.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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