Spotify

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Spotify
logo de Spotify
illustration de Spotify

Création Voir et modifier les données sur Wikidata
Fondateurs Daniel Ek (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Forme juridique Aktiebolag (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Siège social Stockholm
Drapeau de Suède Suède
Direction Daniel Ek (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web spotify.com

Chiffre d’affaires 2,9 milliards € (2016)
Résultat net -539 millions € (2016)

Spotify est un service suédois de streaming musical sous la forme d'un logiciel propriétaire et d'un site web[1]. Spotify permet une écoute quasi instantanée de fichiers musicaux[2]. Le catalogue disponible peut être parcouru par artiste ou par album, et également grâce à une fonctionnalité de liste de lecture personnalisée. Une fonction d'écoute hors connexion est disponible pour les abonnés Premium.

Un lien est fourni sur certains morceaux du catalogue pour permettre à l'utilisateur d'acheter directement le titre via un site marchand partenaire[3]. Le programme/service, dans sa version gratuite, est uniquement disponible dans une partie de l'Europe occidentale pendant la version bêta, mais l'inscription est possible dans presque tous les pays.

Depuis septembre 2014, Spotify est disponible au Canada et au début de l'année suivante, sur PlayStation 3 et 4.

Depuis août 2017, Spotify est disponible sur Xbox One.

Histoire[modifier | modifier le code]

Genèse du projet[modifier | modifier le code]

Bureau de Spotify à Stockholm.

Spotify est un logiciel développé depuis 2006 par l'équipe Spotify AB basée à Stockholm en Suède. L'entreprise fut fondée par Daniel Ek, ancien directeur technique de Stardoll , Sophie Champagnon qui était la patronne de µTorrent, et Martin Lorentzon, cofondateur de TradeDoubler. Le siège social est basé à Londres et le pôle « recherche et développement » est basé à Stockholm[4]. Spotify fut lancé pour un accès public le 7 octobre 2008[5]. Pendant que les comptes gratuits restaient toujours disponibles sur invitation pour permettre la croissance du service, le lancement permit l'ouverture des souscriptions payantes pour tous. Dans le même temps, Spotify annonçait de nouveaux accords avec de nombreuses maisons de disques[5]. En 2009, Spotify aurait 19,3 millions d'euros de perte avec un CA de 13,1 millions d'euros[6]. Le 10 février 2009, l'ouverture de comptes gratuits sans invitation au Royaume-Uni[7] est devenue possible.

Faille de sécurité[modifier | modifier le code]

Présence de Spotify dans le monde

Le 4 mars 2009, Spotify annonce que des données personnelles incluant les adresses électroniques et les dates de naissance des membres du service inscrits avant le 19 décembre 2008 sont « potentiellement menacées » par des hackers exploitant un bug dans le système[8],[9]. Il est annoncé plus tard que tout utilisateur affecté est personnellement contacté par courriel par Spotify[pertinence contestée][10][réf. insuffisante]. L'équipe développant Despotify, un clone open source de Spotify, revendique la découverte de la faille de sécurité tout en affirmant qu'ils n'ont jamais eu l'intention de nuire et que seules les données d'une quarantaine d'utilisateurs sont révélées, la plupart étant des membres des équipes de Spotify[11]. Alors qu'il est possible que d'autres groupes aient exploité cette faille pour obtenir des données[réf. souhaitée], Spotify affirme au contraire que le bug est réparé en quelques heures après la révélation publique de la faille.

Une annonce de Spotify fait aussi remarquer que tout hacker potentiel aurait uniquement été capable d'obtenir des mots de passe chiffrés. Les hackers auraient donc dû cibler leurs attaques sur des comptes spécifiques et utiliser des attaques de type brute force sur leurs mots de passe[pertinence contestée][12][réf. insuffisante].

Développement du service[modifier | modifier le code]

En 2009, Spotify ouvre un de ses premiers bureaux européens à Paris sous la Direction d'Annina Svensson. En 2010, le site a sept millions d'utilisateurs en Europe dont 250 000 abonnés payants[13]. Le 1er février 2010, l'ouverture de comptes gratuits sans invitation à la France[14] devient possible. Les inscriptions à partir de novembre 2010 obtiennent un abonnement Open limité à 20 heures par mois d'écoute. Les anciens membres Premium ou inscrits avant novembre 2010 ne semblent pas avoir cette limitation ; de plus, ils peuvent disposer de codes permettant l'obtention d'un abonnement Free pour un nouvel utilisateur uniquement.

En février 2011, le fonds d'investissement russe Digital Sky Technologies (en) investit 100 millions de USD dans Spotify qui est valorisée à plus d’un milliard de USD[15]. En mars 2011, Spotify a 1 million d'abonnés [16]. Depuis le 1er mai 2011[17], la version gratuite est limitée à 10 heures par mois et un morceau ne peut pas être écouté plus de cinq fois : le modèle économique de freemium basé sur les recettes publicitaires révélant ses limites, Spotify souhaite convertir les utilisateurs du libre accès en abonnés payants (15 % d'abonnés à l'offre premium en 2011) pour générer plus de revenus comme le souhaitent les ayants droit. De plus, cette mesure lui permet de réduire ses coûts de droits d’auteur et de bande passante[18]. Au bout de cinq lectures du même morceau, il apparaît grisé dans la liste et devient définitivement indisponible[19]. Par contre l'écoute reste illimitée durant six mois à la suite de l'inscription et tout le temps sans restriction pour la version payante[19].

SFR intègre dans une offre d'abonnement, le service de musique en ligne Spotify le 5 juillet 2011[20]. En 2011, Spotify a signé avec les major UMG, Warner, EMI et Sony music [21],[22],[23]. En mars 2012, Spotify lève la limite des cinq écoutes dans certains pays d'Europe, France exclue[24]. Début juin 2013, la limite est enfin levée en France[25]. SFR a cessé le partenariat avec Spotify dans ces offres : l'opérateur propose Napster (service équivalent).

Depuis avril 2013, l'écoute est possible avec un simple navigateur web avec Spotify Web Player en version bêta à l'adresse http://play.spotify.com

Le , Spotify annonce l'achat de l'Américain The Echo Nest, plateforme musicale intelligente [26].

Le , Spotify annonce un partenariat avec Uber, leader mondial des sociétés de VTC[27]. Le but étant de proposer aux passagers de choisir les morceaux de musique qu'ils souhaitent écouter lors de leur temps de trajet.

En 2014, Spotify revendique 50 millions d’utilisateurs actifs dans le monde et 12,5 millions d’abonnés qui ont en majorité moins de 27 ans. Il aurait reversé deux milliards de dollars de royalties aux labels et sociétés de distribution d’artistes entre 2008 et 2014[28]. Cette année-là, l'entreprise perd pourtant plus de 162 millions d'euros, le triple de l'année précédente[29].

Le 10 juin 2015, Spotify revendique 75 millions d'utilisateurs dont 20 millions d'abonnés à la version premium et confirme avoir reversé 3 milliards de dollars aux ayants droit, dont 300 millions sur le premier trimestre 2015[30][réf. insuffisante]. La presse avance elle le chiffre de soixante millions d'utilisateurs[29].

Le 23 octobre 2015, Spotify annonce une hausse de 150 % de ses abonnés depuis janvier en France, grâce, en partie, à son partenariat avec le groupe Bouygues[réf. souhaitée]. Pourtant, depuis sa création et bien que valorisé à plus de huit milliards de dollars, il n'a jamais dégagé de bénéfices[29]. Concurrencé par YouTube en terme d'audience, Spotify prend la décision de se lancer dans le domaine du streaming vidéo[29].

En juin 2016, Spotify annonce atteindre 100 millions d'utilisateurs. Toutefois, le modèle économique reste fragile. Avec un tiers d'utilisateurs payant, proportion stable, les pertes s'aggravent, de 57,8 millions de dollars en 2013 à 173,1 millions de dollars en 2015[31].

En mars 2017, la société annonce qu’elle compte désormais 50 millions d’abonnés dans le monde, soit 20 millions de plus qu’en mars 2016[32]. La société signe un mois plus tard un contrat de license pluriannuel avec Universal Music Group qui cède les données des artistes et des usagers à ce nouveau partenaire[33][réf. insuffisante].

Le 15 juin 2017, Spotify annonce avoir atteint 140 millions d'utilisateurs. Malgré un chiffre d'affaires en hausse de 53 % par rapport à 2016 (2,9 Mds contre 1,95 Mds d'euros), la société atteint toutefois une perte nette de 539 millions d'euros. En décembre 2017, Spotify et Tencent Music prennent une participation croisée l'un dans l'autre, et signe un partenariat pour étendre géographiquement leur diffusion[34].

En décembre 2017, Spotify et Tencent Holdings, groupe chinois spécialisé dans le numérique, procèdent à une prise de participations croisées qui s'élèveraient à hauteur de 10% selon le Wall Street Journal[35].

Identité visuelle (logo)[modifier | modifier le code]

Fonctionnement technique[modifier | modifier le code]

Le logiciel Spotify est propriétaire et utilise la gestion des droits numériques (DRM en anglais) pour se prémunir d'une utilisation non autorisée de son contenu. Les utilisateurs acceptant les conditions d'utilisation de Spotify assurent de ne pas utiliser l'application dans un procédé d'ingénierie inverse[36][réf. insuffisante].

Le contenu du cache de chaque client est indexé et envoyé au flux Spotify grâce à une connexion au service[réf. souhaitée]. Cet index est ensuite utilisé pour informer les autres clients de pairs additionnels auxquels ils peuvent se connecter pour aller chercher les données nécessaires à la lecture de la piste[réf. souhaitée]. Ceci est adapté pour chaque utilisateur au démarrage[réf. souhaitée], ils jouent donc à la fois le rôle de serveur à disposition de connexions entrantes venant d'autres utilisateurs, mais aussi celui de client pouvant se connecter aux autres. Ce modèle hybride utilisant à la fois une architecture pair-à-pair et client-serveur permet de réduire la charge des serveurs centraux de Spotify[37]. On reconnaît là un type de fonctionnement mixte qui reprend celui de la plateforme Napster, dont le principe fut conçu par l'Américain Shawn Fanning en 1998, et dont l'aspect sociologique a été étudié dans un article de Jean Samuel Beuscart en 2002 [38].

Il n'y a pas actuellement de détails officiels de la part des développeurs en ce qui concerne le nombre de connexions et la bande passante montante utilisée par le client Spotify lorsqu'il se connecte à d'autres utilisateurs[pertinence contestée]. Le client n'offre aucun moyen pour l'utilisateur de le configurer, mais cela pourrait changer à l'avenir[37]. Les flux audios sont au format Vorbis en qualité q5 (environ 160 kbit/s)[39], ou qualité q9 (environ 320 kbit/s)[40] pour les abonnés premium. L'automatisation de la coupure sonore des pubs audio avec un script python[41] provoque le mécontentement de certains utilisateurs.

Configuration requise[modifier | modifier le code]

Le logiciel Spotify requiert Mac OS X 10.4 ou Windows XP minimum. Le programme peut aussi fonctionner sur un système Linux ou BSD en utilisant le logiciel Wine.

Coût et disponibilité[modifier | modifier le code]

Spotify est financé en partie par la publicité (modèle du freemium)[42], jouée périodiquement par le lecteur en moyenne toutes les dix minutes. En février 2009, ces publicités étaient jouées toutes les demi-heures et duraient quinze secondes[43]. Le paiement des labels et artistes par Spotify reste très flou[23].

Les utilisateurs peuvent payer un abonnement mensuel, leur donnant ainsi le statut « d'utilisateur premium » qui leur permet d'avoir une interface sans publicité (visuelle et sonore), de disposer de l'application mobile disponible sous iOS, Android, Windows Phone et Symbian, et d'écouter des aperçus ou des chansons entières avant les autres. Depuis début 2014, Spotify propose l'accès à l'application mobile mais en apportant une nouveauté : il n'est plus nécessaire d'avoir un abonnement premium pour écouter des titres en entier, cependant les titres sont joués dans un ordre aléatoire[pertinence contestée]. La stratégie appliquée aux systèmes iOS, Android et Windows Phone a pour but de contrer Deezer et de se démarquer des autres services musicaux à la demande.

Le logiciel est disponible sous différents tarifs :

Nom Prix Nombre d'utilisateurs Publicité Temps d'écoute par mois Qualité audio Écoute hors-ligne Contenu exclusif
Spotify Free
Gratuit
1 Oui Illimité 96 à 160 kbit/s  Non  Non
Spotify Premium 9,99 EUR par mois (France et Belgique)
12,95 CHF par mois (Suisse)
9,99 CAD par mois (Canada)
1 Non Illimité 96 à 320 kbit/s
Oui
Oui
Spotify Premium Famille 14,99 EUR par mois 6 Non Illimité 96 à 320 kbit/s
Oui
Oui
Spotify Premium Étudiants 4,99 EUR par mois 1 Non Illimité 96 à 320 kbit/s
Oui
Oui

Fonctionnalités[modifier | modifier le code]

L'utilisateur peut accéder à plus de 30 millions de titres (2,7 millions pour les utilisateurs britanniques)[44] en les recherchant par artiste, album, titre et genre. Spotify propose une vaste bibliothèque de musique qui s'élargit constamment, permettant un accès à une variété de labels, des grandes maisons de disques aux labels indépendants. Quelques maisons de disques ou artistes sont sous-représentés ou même totalement absents de la bibliothèque musicale[45] qui ont finalement rendu leur catalogue disponible le 24 décembre 2015[46]. Dans les listes de lecture, ils étaient souvent remplacés par d'autres groupes qui interprètent, légalement, leurs chansons et se faisaient ainsi connaître du public.

Les utilisateurs peuvent créer des listes de lecture et les partager ou même les modifier avec d'autres utilisateurs. Le lien vers la liste de lecture peut être partagé par courriel ou messagerie instantanée. Ainsi, lorsque le destinataire clique sur le lien, il accède à la liste de lecture via l'interface Spotify. Comme des liens normaux, les liens de liste de lecture peuvent être utilisés partout et ainsi partagés sur internet. Le même principe fonctionne pour de simples titres, qui peuvent être exportés en dehors de l'application via un simple glisser-déposer de telle sorte que de nombreux sites internet de partage de ce type de liens furent créés, comme Spotyshare.com, Spotylist.com ou Spotilinks.fr, où les visiteurs peuvent partager, noter et accéder à de nombreuses listes de lecture. Le logiciel permet aussi une intégration au service Last.fm en envoyant directement les données de la chanson en lecture, sans passer par le logiciel Last.fm. Spotify inclut aussi une fonction de radio qui crée une liste de lecture aléatoire où les chansons sont choisies en fonction d'un genre et d'une période donnés. Ces fonctions sont accessibles aussi bien pour les comptes gratuits que pour les utilisateurs Premium. Les utilisateurs du Royaume-Uni, de France et d'Espagne peuvent acheter les titres disponibles chez le partenaire de Spotify, 7digital[44].

Applications[modifier | modifier le code]

Les utilisateurs peuvent accéder depuis le client Spotify desktop à des applications développés en HTML 5 par des éditeurs tiers. Ces applications gratuites sont destinées à être complémentaires avec l'offre d'écoute de musique avec par exemple l'affichage des paroles de chansons, la recommandation musicale, le partage de playlist en direct ou un flux personnalisé de concerts correspondant à vos goûts musicaux. Les applications disponibles au lancement de cette fonctionnalité (30 novembre 2011 en version de test) sont : Billboard, Fuse, The Guardian, Last.fm, Moodagent, Pitchfork, Rolling Stone, Songkick, Soundrop, TuneWiki and We Are Hunted.

En mars 2012, Spotify a lancé 11 nouvelles applications gratuites et disponibles en France[47] : Tweetvine, Def Jam, Classify, Filtr, The Legacy Of, Domino, [PIAS], The Complete Collection, Matador Records, Hot or Not et Warner Sound.

En début d'année 2015, Spotify s'est allié avec PlayStation pour créer Playstation Music, disponible sur PlayStation 3 et PlayStation 4. Cette application remplace l'ancienne, nommée Music Unlimited.

Le 20 mai 2015, le fondateur de Spotify, Daniel Ek, annonçait lors d'une conférence à New York le lancement de Spotify Running en partenariat avec Nike qui adaptera les titres écoutés à la cadence du joggeur[48].

Le 27 mai 2016, Musixmatch, Spotify supprime la fonction d'affichage des paroles, Musixmatch ayant mis fin à leur collaboration. Cette décision a été fortement critiquée[réf. souhaitée] par les utilisateurs, la fonctionnalité « paroles » ayant annoncé une désactivation temporaire pour des « améliorations futures » peu avant la suppression[réf. souhaitée].

Applications mobiles[modifier | modifier le code]

Des applications pour Symbian, Android, iPhone, BlackBerry et Windows Phone ont été développées[49], elles permettent aux utilisateurs d'accéder au catalogue musical et d'écouter la musique en streaming. Les applications permettent l'écoute aléatoire de playlists, d'albums gratuitement, cependant, un abonnement à Premium est nécessaire pour écouter en hors connexion, haute qualité et dans l'ordre.

Modèle économique d'acquisition des droits[modifier | modifier le code]

Spotify fonctionne sur un modèle de partage de recettes avec les ayants droit musicaux. En septembre 2014, un titre écouté par utilisateur rapporte à ses ayants droit environ 0,006 €[29]. Cela signifie qu'un million d'écoute rapporterait 6 000 €, ce qui est considéré souvent comme dérisoire pour contrebalancer la chute des recettes sur les supports physiques (encore -13,6 % au premier semestre 2014), mais cette baisse des ventes physiques est la même dans des pays où Spotify n'est pas présent[50]. Pour autant, la croissance est rapide et permet d'augmenter les redevances reversées chaque année et atteint déjà au premier trimestre 2014, 17 % des recettes de la musique enregistrée. De plus, Spotify revendique reverser davantage d’argent que les radios américaines [28].

En 2016, la rémunération par écoute à destination des ayants droit a baissé pour s'établir en moyenne à 0,00384 $ (0,00327 €) pour les artistes sans contrat et 0,00437 $ (0,00372 €) pour les artistes sous contrat avec une maison de disque[51]. Cette tendance semble confirmer à ce stade que plus le marché du streaming se développe, moins sont rémunérés les artistes. Il est à noter que d'autres services de streaming concurrents rémunèrent plus généreusement les artistes : deux fois plus chez Apple Music, trois fois plus chez Tidal et plus de quatre fois plus chez Napster (ex-Rhapsody)[52].

Selon une étude de l'ADAMI, pour un abonnement mensuel payé 9,99 euros : 6,54 euros seraient reversés aux intermédiaires (70 % aux producteurs, 30 % à la plateforme de musique), 1,99 euro pour l'État (TVA), 1 euro pour les droits d'auteur, enfin les artistes écoutés se partageraient 0,46 euro[53].

Un client alternatif : Despotify[modifier | modifier le code]

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Despotify est un client libre pour le logiciel Spotify, qui est distribué sous une licence propriétaire. Ses auteurs restent encore anonymes, mais affirment sur leur site web être un groupe suédois de chercheurs en informatique, des professionnels de la sécurité qui « croient fortement au droit de jouer avec la technologie » [54]. Ce logiciel peut être utilisé sur les systèmes d'exploitation les plus courants et devrait fonctionner sur tous les systèmes compatibles POSIX et ANSI C avec CoreAudio ou PulseAudio installés.

Spotify a bloqué l'utilisation de Despotify pour les comptes gratuits et les forfaits d'une journée mais les utilisateurs Premium peuvent l'utiliser s'ils le souhaitent. L'équipe Despotify ne tente pas de contourner ce blocage[55], mais cela pourrait être réalisé par d'autres développeurs utilisant le code source du Despotify, qui est disponible en tant que logiciel libre.

L'équipe de Despotify a découvert une faille de sécurité du logiciel Spotify[11].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Spotify Web Player ».
  2. (en) Chris Salmon, « Welcome to nirvana », The Guardian, (consulté le 28 janvier 2009).
  3. (en) « Background information - Press - Spotify », Spotify (consulté le 3 février 2009)
  4. (en) « Contact - Spotify » (consulté le 10 mai 2009)
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  6. Musique en ligne : Spotify revendique 15 % d'abonnés payants. Clubic.com, publié le 8 mars 2011.
  7. (en) Andres Sehr, « Spotify now available to everyone in the UK », Spotify Blog, (consulté le 10 mai 2009)
  8. (en) Bobbie Johnson, « Hackers break in to Spotify », The Guardian, (consulté le 10 mai 2009)
  9. (en) Phil Muncaster, « Spotify user details compromised in major hack »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), vnunet.com, (consulté le 10 mai 2009)
  10. (en) Andreas Ehn, « Updated security notice », Spotify Blog, (consulté le 10 mai 2009)
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  12. (en) Andres Sehr, « Spotify security notice », Spotify Blog, (consulté le 10 mai 2009)
  13. Musique : les sites de streaming menacés Lefigaro.fr, publié le 4 mars 2010.
  14. Andres Sehr, « Spotify maintenant disponible pour tous en France », Spotify Blog, (consulté le 7 mai 2010)
  15. (en) Michael Arrington, « DST About To Lead Huge Spotify Funding », TechCrunch,‎ (lire en ligne)
  16. Axel Dauchez, Deezer : le cap du million d'abonnés payants sera passé cet été." Zdnet.fr, publié le 9 mars 2011.
  17. Spotify devient plus limité en gratuit Generation-nt.com, publié le 14 avril 2011.
  18. Spotify gratuit devient limité à 5 écoutes et 10h par mois. Clubic.com, publié le 14 avril 2011.
  19. a et b Le service de musique Spotify limite fortement sa version gratuite. 01net.com, publié le 14 avril 2011.
  20. SFR lance les Formules « Carrées » : une nouvelle politique tarifaire qui valorise la fidélité Sfr.com, publié le 7 juin 2011.
  21. Spotify signe un accord de licence avec Universal Music. Numerama.com, publié le 14 juin 2011.
  22. Les majors musicales (Sony, EMI, Warner, Universal) décident enfin de s'associer aux acteurs du Web (Spotify, Deezer, Apple). Le Post, publié le 15/06/2011, vu la dernière fois le 7/01/2013.
  23. a et b (fr) « Labels et artistes sur Spotify » (consulté le 31 janvier 2011)
  24. Spotify lève la limite de 5 écoutes... sauf en France. clubic.com, publié le 29 mars 2012.
  25. http://www.clubic.com/telecharger/logiciel-musique-et-streaming/spotify/actualite-562504-spotify-abandon-limite-5-ecoutes-en-france.html
  26. Spotify achète la plateforme musicale intelligente The Echo Nest, Challenges, 6 mars 2014
  27. http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/11/17/97001-20141117FILWWW00265-uber-et-spotify-s-allient.php
  28. a et b Amélie Charnay, « Spotify défend son modèle face à la polémique lancée par Taylor Swift », sur 01net.com,
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]