BitChute

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Logo de BitChute
Logo officiel de BitChute

Adresse www.bitchute.com
Commercial Oui Oui
Publicité Oui Oui
Type de site Site web d’hébergement de vidéos
Langue Multilingue
Siège social Newbury (Berkshire)
Drapeau du Royaume-Uni Royaume-Uni
Propriétaire Ray Vahey
Lancement [1]Voir et modifier les données sur Wikidata
Classement Alexa en augmentation 1 872 (Global, novembre 2020)[2]
État actuel Actif

BitChute est un service internet de partage de vidéos lancé en décembre 2016 comme alternative à YouTube résistante à la censure. BitChute est censé être fondé sur le modèle pair à pair BitTorrent[3]. Contrairement à PeerTube, dont l'aspect pair à pair est utilisé pour permettre à n'importe qui de diffuser en toute indépendance et d'éviter la centralisation, l’aspect pair-à-pair de BitChute est contesté[4]. L'aspect pair à pair permettrait au site internet de contourner les règles de censure et de droit d’auteur qui valent sur les autres sites comparables[5]. L'avantage de la décentralisation proposée par la technologie censée être utilisée, WebTorrent, est de ne pas poser de problème de bande passante. Les performances des vidéos sont censées être proportionnelles au nombre d’utilisateurs qui partagent la vidéo[5].

D'après le créateur de BitChute, Ray Vahey, « l’idée lui est venue en voyant l’augmentation de la censure ces dernières années sur les plateformes média »[6].

Historique[modifier | modifier le code]

La société a été lancée par Ray Vahey en  ; son siège est situé à Newbury dans le Berkshire, où opère aussi la 77th Brigade (en). BitChute n'utilise pas de publicité pour son financement, et les utilisateurs peuvent envoyer des dons directement aux créateurs de vidéos.

Contenu[modifier | modifier le code]

La plateforme accueille des individus d'extrême droite et des théoriciens du complot. Le Southern Poverty Law Center dit que le site héberge du contenu « matière à la haine »[7],[8],[9],[10],[11].

Après les mesures de censure contre le milieu de l'alt-right suite à la manifestation unite the right de 2017, certains journalistes comme Paul Joseph Watson ont appelé à quitter YouTube pour BitChute[12].

Néanmoins, à partir de 2020, BitChute cédant à la pression des autorités administratives, de nombreuses vidéos au contenu non en phase avec la politique des gouvernements concernés sont censurées. Le site affichant lors d'une tentative d'accès le message suivant : "This video is unavailable as the contents have been deemed illegal by the authorities within your country." [13][pas clair].

Technologie[modifier | modifier le code]

Depuis son lancement, le site a mis en avant son utilisation de la technologie pair à pair WebTorrent comme moyen de décentraliser l'hébergement et de réduire les coûts. En pratique, s’il y a du pair à pair quelque part, il n'arrive pas jusqu'au client et qu'en dehors du marketing, BitChute semble être une plateforme vidéo centralisée, avec des serveurs dans plusieurs pays, mais tous gérés par les mêmes administrateurs[4].

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Far-right conspiracy vloggers have a new home »
  2. (en) « bitchute.com Traffic Statistics », sur Alexa Internet, Amazon.com, (consulté le 18 novembre 2020).
  3. « BitChute, où comment proposer une alternative à YouTube sans risque de censure ? », 24matins.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 29 septembre 2017)
  4. a et b (en) « Bitchute claims to be a decentralized platform—that’s not true », sur DailyDot,
  5. a et b « BitChute, une alternative à Youtube basée sur le BitTorrent », sur actualite.housseniawriting.com (consulté le 29 septembre 2017)
  6. 01net, « BitChute, le concurrent de YouTube basé sur BitTorrent », 01net,‎ (lire en ligne, consulté le 29 septembre 2017)
  7. « Twitter, Facebook, and Insta bans send the alt-right to Gab and Telegram »
  8. « Two months ago, the internet tried to banish Nazis. No one knows if it worked »
  9. « 'There's no one for right-wingers to pick a fight with': The far right is struggling to sustain interest in its social media platforms »
  10. « Far-right conspiracy vloggers have a new home »
  11. « Right-Wing YouTubers Think It’s Only A Matter Of Time Before They Get Kicked Off The Site »
  12. (en) « 'There's no one for right-wingers to pick a fight with': The far right is struggling to sustain interest in its social media platforms », Business Insider,‎ (lire en ligne, consulté le 29 septembre 2017)
  13. (en) « They Will Come for You - By Thulean Perspective » (consulté le 5 octobre 2020)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]