Def Jam Recordings

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Def Jam Recordings
Description de l'image Def_Jam_Records.jpg.
Filiale Island Def Jam Music Group
Fondation 1984
Fondateur Rick Rubin, Russell Simmons
Maison de disques Universal Music Group[1]
Genre Hip-hop, RnB
Pays d'origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Siège New York, État de New York
Site web www.defjam.com

Def Jam Recordings est un label discographique de hip-hop américain de la société d'édition de disques Island Def Jam Music Group, lui-même détenu par le Universal Music Group. Situé à New York, dans l'État de New York, Def Jam est fondé en 1984 par Russell Simmons et Rick Rubin. Il est considéré par la presse spécialisée comme le label historique et précurseur du mouvement hip-hop. Les premiers groupes et artistes signés incluent les Beastie Boys et LL Cool J. D'autres comme Public Enemy contribueront également à sa renommée. Le label a également participé au mélange des genres et des cultures en signant avec des groupes de thrash metal, à l'époque proches du mouvement hip-hop, comme Slayer ou Anthrax.

Jay-Z, qui était à la tête du label depuis 2004 et qui distribue aussi son label Roc-A-Fella, quitte son poste en avril 2008. Def Jam a aussi son propre jeu vidéo qui fait se combattre sous forme de combat de rue la majeure partie des artistes du label ainsi qu'une grande partie de la communauté hip-hop en général. Il compte, en 2016, trois adaptations que sont Def Jam Vendetta, Def Jam : Fight For NY, et Def Jam Icon le dernier en date adapté sur les consoles PlayStation 3 et Xbox 360. Les musiciens actuels incluent notamment Iggy Azalea, Logic, Big Sean, Kanye West, Leona Lewis, 2 Chainz, Axwell Λ Ingrosso, Mother Mother, Afrojack, Jeezy, Frank Ocean, Jeremih, Ludacris, Alesso, Jhené Aiko, et Desiigner (en).

Histoire[modifier | modifier le code]

Fondation[modifier | modifier le code]

Def Jam est fondé par Rick Rubin dans son dortoir au Weinstein Hall de l'Université de New York[2] et compte un premier single enregistré par le groupe de rock punk Hose. Russell Simmons se joint à Rubin peu après s'être rencontré grâce à leur ami Vincent Gallo[3]. Le premier single publié avec un logo Def Jam Recordings est It's Yours de T La Rock et Jazzy Jay. Les premiers singles publiés par Def Jam Recordings sont I Need a Beat de LL Cool J et Rock Hard des Beastie Boys en 1984. Les singles se vendent bien, et les ventes mènent à la signature d'un contrat de distribution avec CBS Records (plus tard renommé Sony Music Entertainment) par le biais de Columbia Records l'année suivante. Un label appelé OBR Records, sera lancé à court terme, et se concentrera sur des artistes de RnB — le premier musicien à y signer est Oran « Juice » Jones, qui jouira du succès grâce à son single The Rain.

Quelques années plus tard, Def Jam lance un nouveau label appelé Rush Associated Labels (RAL)[4] qui abritera Nice & Smooth et EPMD ancien membres du label Sleeping Bag Records[5]. D'autres artistes de chez RAL incluent Redman, Onyx, Flatlinerz, Domino, Warren G et Jayo Felony. Def Jam signe également son seul et unique groupe de thrash metal, Slayer, en 1986. Le label signe aussi le groupe Public Enemy, dont le contenu lyrique controversé, popularisera davantage la société.

PolyGram[modifier | modifier le code]

En 1992, malgré les bonnes ventes des albums de LL Cool J, Public Enemy, et EPMD, Def Jam fait face à de gros problèmes financiers. Cependant, en 1994, PolyGram rachète 50 % des parts de Sony chez Def Jam Recordings. Def Jam distribue par la suite l'artiste, membre du label Violator Records, Warren G et son album Regulate... G Funk Era, qui sera certifié triple disque de platine et renflouera les caisses de Def Jam grâce au contrat de distribution avec Violator[6].

Années 2000[modifier | modifier le code]

En 2001, Lyor Cohen annonce Def Jam Germany, la première société Def Jam à l'international. Cela améliore significativement la présence du label dans le monde. Def Jam Germany signera les rappeurs allemands Spezializtz, et Philly MC. Le label est situé à Berlin, en Allemagne, et est lancé le 23 mai 2000. Hormis la signature et le marketing des artistes locaux, Def Jam Germany fait également de la publicité pour les rappeurs américains sur le territoire allemand. La société, cependant, met la clé sous la porte deux ans plus tard, en 2002. La plupart des artistes sont signés par la suite à Universal/Urban, tandis que d'autres ne renouvelleront pas leur contrat[7]. La seconde filiale à l'international, Def Jam Japan (デフ・ジャム・ジャパン, Defu Jamu Japan?), est également fondé en 2000[8]. Il compte en son sein AI, les Teriyaki Boyz, et Nitro Microphone Underground.

En 2003, Def Soul devient partie intégrante de Def Jam. Un an plus tard, Murder Inc. se retrouve au cœur d'une affaire de blanchiment d'argent provenant d'échanges illégaux de drogues[9], et est banni du label en 2005. Roc-A-Fella Records est vendu à la société en 2004.

En 2011, la filiale française du label est fondée au sein d'Universal et Benjamin Chulvanij (ex EMI/Hostile Records) assure la direction. Les bureaux du label sont situés dans les locaux d'Universal France à Paris. Les artistes qui y sont signés incluent Alonzo, Akhenaton, Dinos Punchlinovic, Dosseh, Fanny Neguesha, Joke, Kaaris, Kool Shen, Lacrim[10], Mister You, Sch, DJ Hamida (chez Definite Pop), Nawell Madani, Willaxxx (Def Jam Comedy, la division humour du label.

Membres actuels[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Linden, Amy, « Def Jam at 25 », The Village Voice,‎ .
  2. (en) Herschberg, Lynn, « The Music Man », New York Times Magazine,‎ (lire en ligne).
  3. (en) Edwin Turner, « I Review Def Jam 25, the Overstuffed Illustrated Oral History of a Record Label that Helped Change American Culture », Biblioklept,‎ (consulté le 28 février 2013).
  4. (en) « Rush Associated Labels », sur Discogs, Discogs (consulté le 2 juillet 2015).
  5. (en) Maurice Moore, « Indianapolis: CRUSH Ent Presents: EPMD & DJ Scratch @ The Vogue », sur bestevents.us, Best Events (consulté le 2 juillet 2015).
  6. (en) « PolyGram acquires 50% of Def Jam Recordings », findarticles.com (consulté le 5 août 2011).
  7. (en) « Hiphop Geschichte des Labels DefJam », netzfeuilleton.de,‎ (consulté le 14 novembre 2014).
  8. (en) « Def Jam Japan (A Universal Music Company) », Universal-music.co.jp (consulté le 5 août 2011).
  9. (en) « Hip-Hop's Irv 'Gotti' Surrenders to FBI - Celebrity Gossip | Entertainment News | Arts And Entertainment », FOXNews,‎ (consulté le 5 août 2011)
  10. « Lacrim signe chez Def Jam », sur 13OR-du-HipHop,‎ (consulté le 4 septembre 2013).
  11. (en) Jon Caramanica, « Alessia Cara Speaks Up for the Outsiders on 'Here' », The New York Times,‎ (consulté le 1er juin 2015).
  12. (en) « MTV Jams' Fab 5 List: Spotlight On August Alsina », MTV,‎ (consulté le 30 juillet 2013).
  13. (en) « Axwell Λ Ingrosso Sign To Def Jam Recordings Def Jam ».
  14. (en) Common, « Common Signs To No I.D.'s Artium/Def Jam Recordings », Def Jam,‎ (consulté le 4 juin 2014).
  15. (en) Elijah Blake, « Elijah Blake », Def Jam,‎ (consulté le 8 novembre 2013).
  16. (en) Frank Ocean, « Frank Ocean », Def Jam,‎ (consulté le 8 novembre 2013).
  17. (en) « Def Jam - Artists - Krept And Konan », sur defjam.com, Def Jam Recordings (consulté le 2 juillet 2015).

Liens externes[modifier | modifier le code]