Société civile pour l'administration des droits des artistes et musiciens interprètes

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Société civile pour l'administration des droits des artistes et musiciens interprètes

Création
Forme juridique Société civile
Slogan La force des artistes
Siège social Paris
Drapeau de France France
Activité Gestion collective des droits des artistes-interprètes
Site web http://www.adami.fr

Chiffre d'affaires 93.87 millions d’euros collectés en 2017[1]

La Société civile pour l'administration des droits des artistes et musiciens interprètes (Adami/ADAMI) est une société française de perception et de répartition des droits de propriété intellectuelle des artistes interprètes. Ces droits sont des droits voisins des droits d'auteur.

Créée en 1955 par et pour les artistes, l’Adami gère les droits des comédiens, des danseurs solistes et, pour le secteur musical, ceux des chanteurs, musiciens solistes et chefs d'orchestre, pour la diffusion de leur travail enregistré. Le 24 février 1955, Roger Bourdin, Jean Giraudeau et Pierre Olivier, comédiens de leur état avec l'aide de Pierre Chesnais ont déposé les statuts « d'une agence générale pour l'administration des droits des acteurs et musiciens interprètes », créant ainsi « l'Adami ».

Afin de représenter les différents métiers des artistes-interprètes, le Conseil d'administration de l’Adami est composé de 34 membres, répartis en trois collèges artistiques : le collège dramatique, le collège variétés et le collège chefs d’orchestre et solistes de la musique, du chant et de la danse. Cette diversité permet aux administrateurs de l’Adami – mandatés pour trois ans par les associés - de défendre les intérêts d’une seule et même profession : celle d’artiste-interprète.

Les missions de l'Adami[modifier | modifier le code]

Le cœur de métier de l’Adami est de gérer et de redistribuer individuellement aux artistes-interprètes, au plus près des utilisations de chaque œuvre, l’argent qui leur est dû lorsque leurs prestations enregistrées sont copiées par le public ou diffusées à la télévision, à la radio ou dans des lieux publics sonorisés. En 2017, l’Adami a réparti plus de 60 millions d'euros à près de 73 000 artistes, en France et à l'étranger.

25 % des sommes issues de la rémunération pour copie privée, tout comme les sommes qui n’ont pu être réparties à l’expiration d’un délai de 5 ans sont consacrées à favoriser directement l’emploi des artistes, l’émergence de nouveaux talents et la formation professionnelle continue. Chaque année, plus de 1300 projets artistiques bénéficient des aides de l’Adami pour un montant de plus de 18 millions d'euros.

Dans le cadre de son programme, « Les Talents Adami », l'Adami produit des opérations de promotion et d'insertion professionnelle des artistes-interprètes dans tous les domaines : musique, danse, théâtre, cinéma... Elle distingue notamment un certain nombre de jeunes acteurs et actrices dans sa sélection Talents Cannes, et décerne chaque année à huit jeunes chanteurs et instrumentistes le titre de Révélation classique.

Pour défendre et promouvoir les droits des artistes-interprètes à l’échelle nationale et internationale, l’Adami mène de nombreuses actions de communication et de sensibilisation auprès des artistes, du public, des professionnels et des décideurs politiques. Elle participe à des colloques et des débats pour faire entendre la voix des artistes-interprètes.

Les droits des artistes-interprètes gérés par l'Adami[modifier | modifier le code]

L’artiste-interprète est titulaire de droits voisins du droit d’auteur. À ce titre, l’artiste bénéficie d’un droit moral et de droits patrimoniaux. Issus de la loi du , ces droits sont régis par le Code de la propriété intellectuelle.

Le droit moral garantit le droit au respect du nom, de la qualité et de l’interprétation. Ce droit est inaliénable et imprescriptible et se transmet aux héritiers des artistes-interprètes.

Le droit exclusif "d’autoriser ou d’interdire" la fixation, la reproduction et la communication au public de ses prestations, est négocié par l’artiste-interprète avec le producteur en contrepartie d’une rémunération, le plus souvent proportionnelle.

La loi prévoit des exceptions à ce droit exclusif "d’autoriser ou d’interdire". En contrepartie, certaines de ces exceptions ouvrent droit à rémunération pour rétribuer les artistes-interprètes et les autres ayants droit. Deux de ces exceptions, appelées "licences légales", sont : la rémunération équitable et la rémunération pour copie privée sonore et audiovisuelle. Ces licences légales représentent 80 % des sommes gérées et redistribuées par l’Adami.

Les autres droits gérés par l'Adami proviennent de la gestion contractuelle des rémunérations complémentaires dues aux artistes-interprètes en application d’accords conventionnels conclus dans le secteur audiovisuel (accord cinéma, conventions collectives télévisions, accord DAD-R), des sommes perçues dans le cadre d’accords de représentation réciproque passés avec les sociétés étrangères homologues, et de certains apports de cession de droits exclusifs.

La durée des droits qui donnent lieu à rémunération est de 50 ans pour le secteur audiovisuel et de 70 ans pour le secteur sonore à compter du 1er janvier de l’année civile suivant l’année de la première interprétation ou la première communication au public de la prestation de l’artiste-interprète.

Cette même loi consacre le principe de la gestion de ces licences légales par des sociétés de perception et de répartition des droits qui ont le statut de sociétés civiles.

Les présidents de l'Adami[modifier | modifier le code]

Rapprochement avec la Spedidam[modifier | modifier le code]

Le , l'Adami et la Spedidam ont signé un accord de rapprochement, pour former la SAI (Société des artistes interprètes). Elle sera le plus grand organisme européen de gestion des droits artistiques avec 136 millions d’euros perçus pour 100 000 artistes[2].

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Adami : 81,88 millions d’euros collectés en 2015 », sur www.irma.asso.fr, (consulté le 9 janvier 2017)
  2. « Accord majeur entre la Spedidam et l’Adami »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur adami.fr, Adami, (consulté le 9 janvier 2017)

Lien externe[modifier | modifier le code]