Saint-Sauveur (Haute-Saône)

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Saint-Sauveur
L'église de Saint-Sauveur.
L'église de Saint-Sauveur.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Haute-Saône
Arrondissement Arrondissement de Lure
Canton Luxeuil-les-Bains
Intercommunalité Communauté de communes du pays de Luxeuil
Maire
Mandat
Christiane Bey
2014-2020
Code postal 70300
Code commune 70473
Démographie
Gentilé Salvatorien
Population
municipale
1 970 hab. (2014)
Densité 164 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 48′ 16″ nord, 6° 23′ 07″ est
Altitude Min. 268 m – Max. 304 m
Superficie 12,02 km2
Localisation

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Liens
Site web www.st-sauveur.fr

Saint-Sauveur est une commune française située dans le département de la Haute-Saône, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de Saint-Sauveur.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Sauveur
Luxeuil Froideconche
Breuches Saint-Sauveur Esboz-Brest
Baudoncourt La Chapelle-lès-Luxeuil

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Sauveur est traversée par le Breuchin et le Vay de Brest.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origine[modifier | modifier le code]

Saint-Sauveur était de la terre de l'abbaye de Luxeuil. En 1225, Winet de Saint-Sauveur lui donna tout ce qu'il y possédait[réf. nécessaire].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

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La paroisse de Saint-Sauveur s'étendait sur une grande circonscription : Luxeuil-les-Bains, Saint-Valbert, Froideconche, Esboz-Brest, La Chapelle, Breuchotte et Baudoncourt (qui en fut démembrée en 1771). Elle est très ancienne et devait certainement préexister à l'établissement de saint Colomban, puisque Luxeuil y était rattachée.

1789 : bailliage de Vesoul. Décanat de Luxeuil ; 1790 : district et canton de Luxeuil.

Paroisse du doyenné de Luxeuil. Succursale par décret du 30 septembre 1807. Église sous le titre de la Sainte-Trinité.

L'église a été entièrement reconstruite, le clocher en 1831, le reste en 1865. L'ancienne était de grandes dimensions et datait, semble-t-il, du XIIe siècle ou du XIIIe siècle. De la nef, on pouvait voir six autels latéraux et l'autel majeur. Le clocher carré a trois étages, couvert par une toiture à quatre pans. Le portail en plein cintre sous un portique à deux colonnes ioniques et fronton triangulaire. Un porche voûté de deux cloches (1821 et 1888).

L'intérieur se compose de trois nefs de quatre travées de style ogival néo-gothique. Dans le bas du collatéral nord, cuve baptismale en pierre, sculptée avec art et de forme octogonale. Huit arcatures en plein cintre retombant sur des culots abritent les images de saint Jacques, saint André, saint Pierre, le Christ rédempteur, le baptême du Christ, le Christ en croix, une Vierge de pitié. L'ensemble repose sur quatre lions couchés et date du XVIe siècle. Deux toiles dans cette chapelle : Nativité de la Vierge, d'assez belle facture, et la mort de saint François-Xavier, toutes deux du XVIIIe siècle. La table de communion a été déposée derrière les fonts.

Au-dessus de la porte d'entrée, grande toile du XVIIIe siècle représentant la Trinité, seul vestige du retable de l'autel majeur. Dans le transept nord, toile représentant saint Ambroise, XVIIIe siècle. Dans le transept sud, bas-relief en bois sculpté et peint figurant sainte Vaudre, une des compagnes de sainte Ursule, une palme à la main. En face, toile de saint Roch et saint Antoine, XVIIIe siècle, seul souvenir de la confrérie de Saint-Roche, érigée en 1636 lors de la peste (avec la chapelle Saint-Roch construite près de Sainte-Marie-en-Chanois).

Sanctuaire polygonal avec mobilier néo-gothique ; deux toiles XIXe siècle.

Nouvel autel composé d'un antependium en bois sculpté de guirlandes et entrelacs, fin XVIIe siècle. À la sacristie, statuette de confrérie de la Vierge et ornement en velours de Gênes violet qui provient de l'abbaye de Luxeuil, fin XVIIe siècle.

Dans le mur du presbytère (grande maison de la fin du XVIIe siècle) est encastrée une inscription : "No domo Dns sed Dno o Domus. Pb. 1591". Une statue du XVIe siècle y était adjointe, qui a été transportée à l'ermitage de Villersexel.

La Grand-Pont sur le Breuchin fut reconstruit en 1682, par Charles Barbier, maître ingénieur en structure, qui s'engagea à rétablir l'oratoire de Sainte-Cécile qui était sur l'ancien. Détruit en 1944, il a été refait à neuf. Dans le bois appelé le Vay de Brest est une source dite de Saint-Ursule ou de Sainte-Vaudre, dont l'eau avait la vertu de guérir les fièvres intermittentes. D'après la légende, sainte Vaudre, fuyant les Barbares, serait tombée trois fois, sa quenouille à la main, et ce serait l'origine des trois sources de cet endroit.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

La base à la fin de la Seconde Guerre mondiale.
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La base aérienne 116 Luxeuil-Saint Sauveur est établie, pour la grande partie de sa superficie, sur le territoire de Saint-Sauveur. Elle est créée au cours de la Première Guerre mondiale : c'est là que fut basée, à partir du 18 avril 1916, la célèbre Escadrille La Fayette de volontaires américains.

L'activité de la base, réduite dans l'entre-deux-guerres, reprit en 1939-1940, puis en 1944-1945. Au sortir de la Seconde Guerre mondiale l'activité fut stoppée à nouveau durant quelques années avant de reprendre son essor au début des années 1950 avec la décision de la réalisation d'une grande base aérienne de type Otan pendant la guerre froide.

Au début du XXIe siècle, la base aérienne est équipé de Mirage 2000D et à peu près 1 200 personnes travaillent en relation avec la base.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Carte départementale représentant en rouge la communauté de communes du Pays de Luxeuil.

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de l'arrondissement de Lure du département de la Haute-Saône, en région Bourgogne-Franche-Comté. Pour l'élection des députés, elle dépend de la deuxième circonscription de la Haute-Saône.

Elle faisait partie depuis 1793 du canton de Luxeuil-les-Bains, puis, lors de sa scission en 1985, la commune est devenue chef-lieu du nouveau canton de Saint-Sauveur[1]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est à nouveau rattachée au canton de Luxeuil-les-Bains, qui compte désormais 12 communes.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la communauté de communes du Pays de Luxeuil créée le .

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Politique municipale[modifier | modifier le code]

La commune s'est dotée en 2015 d'un conseil municipal des jeunes[2].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs[3]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mai 1900 avril 1908 Victor Jeandesboz    
avril 1908 mai 1925 Auguste Amiot    
mai 1925 mai 1935 Auguste Piercy    
novembre 1929 mai 1935 Albert Barrey    
mai 1935 décembre 1944 Auguste Vallot    
décembre 1944 janvier 1969 Alfred Menigoz    
janvier 1969 mars 1995 Marc Roussel PRG Conseiller général de Luxeuil (1970 → 1973)
Conseiller général de Saint-Sauveur (1973 → 2001)
Président du Conseil général (1998-2001)
mars 1995 mars 2008 Jean-Claude Ghettini PRG Conseiller général de Saint-Sauveur (2001 → 2008)
mars 2008 en cours
(au 2 janvier 2017)
Christiane Bey DVG Retraitée hospitalière
Réélue pour le mandat 2014-2020[4]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 970 habitants, en diminution de -7,42 % par rapport à 2009 (Haute-Saône : -0,36 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
859 975 1 033 1 099 1 348 1 216 1 243 1 217 1 259
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 224 1 257 1 245 1 190 1 222 1 287 1 489 1 536 1 546
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 594 1 613 1 638 2 057 1 519 1 576 1 605 1 451 3 088
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
1 932 2 182 2 108 2 161 2 047 2 037 2 095 2 108 1 970
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église.
  • Fontaine miraculeuse Sainte-Vaudre, dans le bois du Vay de Brest, vénérée dès le XIIe siècle[8].
  • Anciens établissements industriels[9],[10],[11].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Léo Valentin, "L'homme-oiseau", inhumé au cimetière de Saint-Sauveur.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason à dessiner Blason De gueules à la mairie du lieu d'argent , accompagnée en chef d’un sabot à dextre et d’un mirage IV (avion) posé en barre à senestre,le tout d'or; à la champagne ondée d'azur.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. « Les idées fusent au conseil des jeunes », L'Est républicain, édition de Vesoul - Haute-Saône,‎ (lire en ligne).
  3. « Les maires de Saint-Sauveur », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 3 novembre 2016).
  4. « Christiane Bey a nouveau maire », L'Est républicain,‎ (lire en ligne) « Vendredi 28 mars à 20 h à la mairie de Saint-Sauveur, Mme Christiane Bey est élue maire pour la seconde fois avec 16 voix sur 19 ».
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  8. « La Fontaine Sainte-Vaudre : Les vertus de la fontaine dans le bois du Vay à Saint-Sauveur », L'Est républicain, édition de Haute-Saône,‎ (lire en ligne).
  9. « Fonderie Meyer, puis Vialis, actuellement maison », notice no IA70000277, base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. « Flature de coton Baudouin, Risler et Cie, puis Koechlin et Cie, actuellement Fonderie de Saint-Sauveur et ateliers municipaux », notice no IA70000260, base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. « Fonderie de Saint-Sauveur, puis Redoutey », notice no IA70000259, base Mérimée, ministère français de la Culture