Pierre Bourgeois (industrie musicale)
| Directeur général (en) Incorporated Television Company | |
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| Président-directeur général Nouvelle agence de diffusion | |
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| Président-directeur général Pathé-Marconi | |
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Gilbert Edward Cross (d) | |
| Fondé de pouvoir Pathé-Marconi | |
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| Naissance | |
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| Sépulture |
Cimetière de Samois-sur-Seine (d) () |
| Nom de naissance |
Pierre Henri Paul Bourgeois |
| Surnom |
Le père du microsillon |
| Nationalité | |
| Formation |
Lycée Lakanal (- Institut Frilley (d) (- |
| Activités |
Directeur artistique, producteur de télévision, producteur de musique, industriel, manager d'artiste |
| Père | |
| Mère |
Euphrasie Desfosses (d) |
| Conjoints |
| Membre de | |
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| Archives conservées par |
Pierre Bourgeois, né dans le 18e arrondissement de Paris le et mort à Samois-sur-Seine le , est un industriel, producteur musical et producteur de télévision français.
Personnalité de l'industrie musicale et de la télévision, Pierre Bourgeois a dirigé la société Pathé-Marconi dans les années 1950, période la plus marquante de son histoire. Il a notamment commercialisé les tout premiers disques 33 et 45 tours du marché français, coréalisé les premiers spectacles son et lumière nationaux, développé la branche industrie radio-télévision, assuré la renommée des labels de la firme, produit de nombreux succès d'Édith Piaf dont La Vie en rose, Hymne à l'amour, Padam, padam..., La Foule, Milord.
Proche des pouvoirs en place tout au long de la IVe République, il a eu plusieurs fonctions gouvernementales et syndicales et contribué à des avancées législatives.
Il a ensuite coproduit et distribué — pour les pays francophones — de nombreuses séries télévisées de l'Incorporated Television Company dans les années 1960 et 1970, parmi lesquelles Au nom de la loi, Le Saint, Le Prisonnier, Amicalement vôtre, Le Muppet Show, ainsi que plusieurs films dont Le Retour de la Panthère rose.
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Biographie
[modifier | modifier le code]Premières années - Polydor (1924-1946)
[modifier | modifier le code]Pierre Bourgeois naît à Paris en 1904[1]. Après un premier métier dans la publicité, à l'agence Publicité Vox (1924-1927) et au groupe Frank Jay Gould (1927-1930), il achète des parts et assure la direction commerciale des établissements Legard & Taupin, fabricant de disques 78 tours[Note 1] (1930-1934)[2]. À cette époque, il écrit les paroles de la chanson Un Baiser sur une musique de Bruno Coquatrix. Le disque 78 tours paraît chez Columbia en 1935[3].
Pierre Bourgeois rejoint le label Polydor et devient représentant (1934) puis responsable commercial au service pressage de disques (mars 1936), avant de diriger l'ensemble des services artistiques (mai 1940)[2].

Il supervise entre autres, en tant que directeur artistique d'Édith Piaf[4], les enregistrements du 27 mai 1941 des titres Où sont-ils mes petits copains ?, C'était un jour de fête, C'est un monsieur très distingué, J'ai dansé avec l'Amour, écrits par Piaf et composés par Marguerite Monnot et Louiguy[5],[6].

Quittant Polydor (juin 1941), il se tourne vers la production de spectacles le temps de la guerre et place des artistes dans les cinémas et cabarets, tels le Gaumont-Palace ou l'ABC, pour le compte d'agences théâtrales (1941-1944)[7].
Il prend brièvement en main, la paix revenue, la direction commerciale et technique du label Le Chant du Monde[8],[9], ainsi que le secrétariat général de la Fédération française et internationale de la musique de jazz, fondée par cette maison de disques[Note 2] (1945-1946)[7].
Pathé-Marconi (1946-1959)
[modifier | modifier le code]Le , Pierre Bourgeois est nommé directeur commercial fondé de pouvoir des Industries Musicales et Électriques Pathé-Marconi[10], filiale française associée fondée en 1936 de la major britannique EMI. Il convainc Édith Piaf de quitter Polydor et la signe en chez Columbia[11].
Il devient président-directeur général de Pathé-Marconi le à l'âge de 44 ans, en remplacement de René Maget qui part en Argentine diriger Odeon pour l'Amérique du Sud[12],[13]. En mars 1950, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur[14].
Afin de promouvoir la société, il passe commande du Superbus Pathé-Marconi en 1950. Le gigantesque car-podium Panhard deviendra célèbre en accompagnant la caravane publicitaire du Tour de France de 1953 à 1958.


Pierre Bourgeois développe dès sa prise de fonction la recherche, la production, la vente de produits manufacturés des marques La Voix de son maître (récepteurs radio, platines tourne-disques, téléviseurs 819 lignes) et Marconi (émetteurs radio courte et longue portée, radiotéléphones), faisant de Pathé-Marconi la première entreprise européenne du secteur[15]. Ainsi, de 13 500 téléviseurs en 1951, la production passe à 400 000 au début de l'année 1956. De même, la fabrication de platines 3 vitesses 78/33/45 tours aux usines de Chatou atteint 500 000 unités en 1955.
Dans le domaine du disque phonographique, Pierre Bourgeois est à l'origine de la vente en France des tout premiers disques 33 et 45 tours en 1951[16],[17],[18], héritant par ce fait son surnom de « père du microsillon »[19]. Il promeut les labels La Voix de son maître, Columbia, Pathé, Parlophone, Odeon, Swing, dont les disques sont pressés à l'usine du 2 rue Émile Pathé à Chatou.
Il apporte son soutien financier aux Jeunesses musicales de France en tant que membre du comité directeur (1949-1976)[2],[20], au concours international Marguerite-Long-Jacques-Thibaud par son rôle de membre du comité de patronage (1953-1959)[21], à l'Olympia de Bruno Coquatrix, aux festivals d'art lyrique d'Aix-en-Provence[22] et Pablo Casals de Prades, au Ve concours international de piano Frédéric-Chopin à Varsovie dont il est membre du comité national[Note 3] (février-mars 1955)[23].
De 1952 à 1956, il coréalise les premiers spectacles son et lumière français qui mettent en valeur les plus beaux monuments du patrimoine national, tels les châteaux de Chambord[24], Versailles, Vincennes, Chantilly, le Palais des papes d'Avignon, la basilique Sainte-Thérèse de Lisieux ou la cathédrale Sainte-Cécile d'Albi[25].
Pierre Bourgeois participe en mai 1952 au lancement de Télé-Sarre, toute première chaîne de télévision privée en Europe et rejoint, sur la demande de Charles Michelson et du prince Rainier III, le conseil d'administration actionnaire de la Compagnie européenne de radiodiffusion et de télévision (CERT)[Note 4], tutelle de la chaîne[26],[27],[28],[29].

Le 20 avril 1953 au Cercle interallié, Pierre Bourgeois remet à Colette en tant qu'éditeur de l'œuvre, le premier enregistrement de L'Enfant et les Sortilèges paru chez Columbia. Il lui présente également le diplôme de grand officier de la Légion d'honneur, tandis que la plaque lui est décernée par André Marie, ministre de l’Éducation nationale[30],[31],[32],[33].
Sous son influence, un décret du assimile le disque au livre, réduisant de 50 % la taxe à la production et ramenant le prix du microsillon 33 tours de 3 015 francs () à 2 600 francs[34]. La Fédération internationale de l'industrie phonographique recense cette année-là « cinq majors du disque européennes » : EMI et Decca au Royaume-Uni, Pathé-Marconi en France, Philips aux Pays-Bas et Deutsche Grammophon en Allemagne[35].
Il signe en février 1955 un accord d'exclusivité avec la Comédie-Française pour la diffusion des enregistrements du théâtre français, édités la même année en coffrets de disques Pathé[36],[37].

En janvier 1956, il fonde Disque Jockey Association, organisme qui attribue des prix aux meilleurs présentateurs de disques à la radio[38]. Pierre Bourgeois tisse des liens culturels avec les gouvernements russes (en mars) et chinois (en mai) 1956, pour l’échange et la diffusion de leurs catalogues de disques respectifs et fait connaître en France les Chœurs de l'Armée rouge, le Ballet du Bolchoï ou l'Opéra de Pékin. Il obtient que soit diffusée une heure par semaine de musique française sur les ondes russes et chinoises. Sur le plan commercial, il vend au Premier ministre chinois Zhou Enlai des émetteurs de radio longue portée Marconi. La commande doit être traitée par Londres car ces émetteurs sont, en pleine guerre froide, considérés comme matériels stratégiques[39].
Il est aux côtés de Jacques Bordeneuve, secrétaire d’État aux Arts et Lettres, l'un des artisans de la loi du 11 mars 1957 régissant la propriété littéraire et artistique[40],[41].
C'est naturellement lui qui est choisi par le président René Coty pour synchroniser la première visite officielle de la reine Élisabeth II à Paris en avril, en raison des compétences techniques et de la modernité des matériels d'enregistrement et de diffusion de Pathé-Marconi[42],[43],[44]. Le mois suivant, il est nommé membre du comité national français au Conseil international de la musique de l'UNESCO[45].
En septembre 1957, Pierre Bourgeois est l'une des cent soixante-deux personnalités à faire partie de la première promotion de l'ordre des Arts et des Lettres nouvellement créé, il est nommé au grade d'officier[46].
Son action en faveur du disque accorde à Pathé-Marconi le statut de première société de l'industrie musicale en Europe occidentale, comptant les labels Angel Records (en), Capitol, Cetra-Soria, Columbia, Odeon, La Voix de son maître, Parlophone, Pathé, Pathé-Vox (label qu'il fonde en 1951 afin de promouvoir les disques classiques du label américain Vox), Témoignages, MGM. Jusqu'à son départ, 1 disque sur 3 vendu en France est un disque Pathé-Marconi. La production de disques à Chatou est établie à 15 millions d'exemplaires chaque année. La société presse une centaine de marques de disques pour toute l'Europe et son chiffre d'affaires atteint les 5 milliards de francs en 1957. Pathé-Marconi emploie près de 5 000 salariés à la fin des années 1950, c'est alors la seule compagnie française du disque cotée à la Bourse de Paris[47].

Par le biais de ses directions artistiques, Pierre Bourgeois développe et assure la carrière discographique des artistes Pathé-Marconi ; parmi eux : Édith Piaf, Marguerite Long, Frank Sinatra, Colette, Charles Trenet, Maria Callas, Yves Montand, Tino Rossi, Luis Mariano, Gilbert Bécaud, Bourvil, Jean Cocteau, Les Compagnons de la chanson, Amália Rodrigues, Herbert von Karajan, Franck Pourcel, Maurice Chevalier, Django Reinhardt, Arthur Honegger, Samson François ou encore Yehudi Menuhin[36].
Il remet de nombreux disques d'or aux artistes dont il a la charge, à Tino Rossi pour le 78 tours Petit Papa Noël, tout premier disque d'or délivré à un artiste en Europe et qui est à ce jour le record du single le plus vendu en France avec 5,7 millions d'exemplaires[48], à Jacques Hélian pour Étoile des neiges (1952)[49], à Luis Mariano pour Maria Luisa (1953), à Édith Piaf pour Padam-Padam (1954), à Charles Trenet pour La Mer, à Yves Montand pour le célèbre titre Les Feuilles mortes (1955), aux Compagnons de la chanson pour Mes jeunes années (1955), à Georges Guétary pour son millionième disque (1955)[50] et à bien d'autres encore dans le registre de la variété ou du classique.

Il leur décerne, outre un disque d'or, des récompenses particulières couronnant leurs succès, telles la médaille de la Ville de Paris à Bourvil (1953), la réplique de ses mains en bronze doré à Édith Piaf (1954), un chapeau d'or à Charles Trenet pour ses 20 ans de chansons (1955), une plaquette d'or à Georges Guétary pour son millionième disque (1955), une guitare d'or à Tino Rossi pour la vente de ses 10 millions de disques (1956), un bracelet d'or aux armes de la Ville de Paris à Lucienne Delyle (1956), le prix Mozart à Marcel Dupré (1956), une baguette d'or à André Cluytens (1958), un collier d'or à Gloria Lasso (1958)[51].


Pierre Bourgeois est promu officier de la Légion d'honneur sur le contingent de la présidence de la République en janvier 1958[52], puis nommé chevalier du Mérite social en mars[53].
En décembre 1958, il coorganise la Grande nuit de l'Opéra avec la RTF, concert donné à l'opéra Garnier par Maria Callas au profit des œuvres sociales de la Légion d'honneur et diffusé en Eurovision. Brigitte Bardot, Charlie Chaplin, Jean Cocteau, figurent parmi les invités en présence du président René Coty. La presse de l'époque annonce alors l'événement comme « le plus grand spectacle du monde »[54].
La récession de 1958 impose aux entreprises de rationaliser leurs activités. Pathé-Marconi décide de recentrer son métier sur le disque et cède la branche radio-télévision à la Compagnie française pour l'exploitation des procédés Thomson Houston[55]. De cet accord, nait la Société de diffusion de radio-télévision (SDRT) en janvier 1959, codirigée par Philip Barth, patron de Thomson, et Pierre Bourgeois. Les téléviseurs, postes de radio et électrophones La Voix de son maître et Marconi sont dorénavant fabriqués à Angers et vendus sous licence par Thomson. En contrepartie, Pathé-Marconi prend en charge le pressage des disques Ducretet Thomson à Chatou, fortifiant sa position de première usine de production de disques en Europe[56],[57],[58].
Il est l'un des rares proches de René Coty, au lendemain de la fin de mandat du chef de l'État, à se rendre avec lui au Havre le 9 janvier 1959 pour un hommage public à sa veuve Germaine Coty, disparue quatre ans plus tôt[59].
En , en désaccord avec la politique commerciale de la maison-mère britannique EMI, Pierre Bourgeois quitte Pathé-Marconi après 13 années de direction au service de la firme[60].
Mandats syndicaux et gouvernementaux durant la période
[modifier | modifier le code]Pierre Bourgeois cumule plusieurs mandats dont il démissionne en totalité à son départ de Pathé-Marconi :
- Fonctions syndicales
- vice-président (1939-1958)[61] puis président (mars 1958) du Syndicat national de l'édition phonographique[62],[63],[64].
- administrateur de la Fédération nationale des industries et commerces de la musique (1951)[65],[66],[Note 5].
- président de la commission de télévision du Syndicat national des industries radioélectriques (1951)[67].
- président du Syndicat des constructeurs d’appareils radiorécepteurs et téléviseurs (juin 1955)[68],[69],[70].
- membre du conseil de surveillance (mai 1957) puis vice-président (juin 1957) de la Fédération internationale de l'industrie phonographique[71].
- Missions gouvernementales
- à la Radiodiffusion-télévision française : membre du comité de télévision auprès de la direction générale, nommé par Émile Hugues, ministre de l'Information (septembre 1953)[72] puis membre du conseil des programmes, nommé par Gérard Jaquet, secrétaire d’État chargé de l'Information (février 1957)[73],[74].
- conseiller spécial du président de la République René Coty pour les questions radio-télévision (septembre 1956)[réf. souhaitée].
- membre de la commission de la radiodiffusion et de la télévision au Commissariat général du Plan, nommé par Félix Gaillard, ministre des Finances, des Affaires économiques et du Plan, sur la proposition d'Étienne Hirsch, commissaire au Plan (juin 1957)[75].

Production musicale et audiovisuelle (1959-1976)
[modifier | modifier le code]Pierre Bourgeois fonde la Nouvelle agence de diffusion (NADIF) en , société de production et de distribution de disques phonographiques et de films, ainsi que le label PBM (Productions Bourgeois Musique)[76],[77],[78]. L'entreprise produit plusieurs marques de disques sous l'enseigne Société nouvelle du disque français et des séries télévisées sous la marque NADIF films.
Simultanément, il devient en agent exclusif pour les pays francophones de l’Incorporated Television Company (ITC)[2], entreprise britannique de production de films pour le cinéma et la télévision, créée par Lew Grade (en) à Londres en 1954[79],[80]. Il coproduit et distribue, via NADIF films, de nombreuses séries télévisées d'ITC, parmi lesquelles L'Homme invisible avec Tim Turner (en) (1962) ; Au nom de la loi avec Steve McQueen, toute première série américaine diffusée en prime time à la télévision française (1963) ; Le Saint avec Roger Moore (1964) ; Robin des Bois avec Richard Greene (1965) ; Destination Danger (1961) et Le Prisonnier (1968) avec Patrick McGoohan ; Amicalement vôtre avec Roger Moore et Tony Curtis (1972) ou Le Muppet Show (1977) créé par Jim Henson[81].
Pierre Bourgeois lance la carrière d'Éric Charden en 1963, que lui présente le peintre Henri Mahé, décorateur du Moulin-Rouge et du Balajo et fait éditer son premier disque par Jean Porrasse, ancien directeur artistique de Pathé-Marconi et adjoint de Bourgeois passé chez Ricordi[82].
À partir de 1967, il est conseiller artistique pour la collection de 76 disques classiques 25 cm 33 tours avec livret Les Chefs-d’œuvre de l'Art : Grands Musiciens, publiée par ODEGE jusqu'en 1969 et fruit d'une association entre Hachette et l'éditeur italien Fratelli Fabbri Editori (it)[Note 6].
En mai 1968, il coorganise à Samois-sur-Seine le 1er hommage à Django Reinhardt pour les 15 ans de la disparition du guitariste, apportant la technique de l'ORTF[83]. L'événement posera les bases du festival Django Reinhardt. La NADIF cesse son activité en 1973[84].
Pierre Bourgeois conserve la délégation de l'Incorporated Television Company jusqu'à mi-, quelques jours seulement avant son décès à l'âge de 72 ans[2].
Activités industrielles (1960-1972)
[modifier | modifier le code]En plus de ses fonctions à la NADIF et chez ITC, Pierre Bourgeois est nommé président-directeur général de la Société française des procédés Oldham et de la Compagnie auxiliaire des mines en , entreprise franco-britannique spécialiste de la détection de gaz située à Arras, en raison de sa maîtrise des industries radioélectriques et électroniques[85],[86],[87],[88]. Il quitte la direction générale d'Oldham en 1965 pour se consacrer à son métier de producteur, puis se retire de la présidence en 1972[89],[90].
Fonctions syndicales et électives (1963-1976)
[modifier | modifier le code]De 1963 à 1970, Pierre Bourgeois est président de la Chambre syndicale des producteurs et distributeurs de programmes de télévision[91],[92], actuelle Union syndicale de la production audiovisuelle (USPA). Il signe en 1964 le premier accord collectif en faveur des droits des artistes interprètes pour la télévision[93].

De 1974 à sa mort, il est conseiller municipal chargé des affaires économiques de Samois-sur-Seine (Seine-et-Marne), élu sur la liste du maire Édmond Ravot (SE)[94],[95].
Distinctions
[modifier | modifier le code]Décorations
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Officier de la Légion d'honneur (20 février 1958). Chevalier du 4 mars 1950[14], Pierre Bourgeois est promu officier le 28 janvier 1958 pour titres exceptionnels[52]. En lui remettant la décoration sur contingent personnel le 20 février suivant, le président René Coty le cite comme « l'une des plus remarquables personnalités de l'après-guerre, l’un des cent hommes qui font la France »[96].

Chevalier de l'ordre du Mérite social (5 mars 1958), nommé par Paul Bacon, ministre du Travail et de la Sécurité sociale, pour « services rendus aux œuvres sociales, à Paris »[53].
Officier de l'ordre des Arts et des Lettres (24 septembre 1957), nommé lors de la première promotion de l'ordre fondé par Jacques Bordeneuve, secrétaire d’État aux Arts et Lettres, pour « sa contribution essentielle au rayonnement de la culture française dans le monde »[46]. Pierre Bourgeois meurt en 1976, peu avant d'être promu commandeur sur la demande d'André Malraux, ancien ministre d'État chargé des Affaires culturelles[réf. souhaitée].
Médaille d'honneur des affaires étrangères échelon vermeil, dite médaille du président de la République[Note 7] (3 juin 1953), décernée par le président Vincent Auriol, pour « son rôle éminent d'ambassadeur de l'industrie culturelle française dans le monde »[97].
Prix
[modifier | modifier le code]En mars 1957, Pierre Bourgeois reçoit le diplôme Prestige de la France pour les spectacles son et lumière Pathé-Marconi, remis par Raymond Rodel, président du Comité de France[98].
En avril 1972, il est distingué producteur de l'année au marché international des programmes de télévision pour la série Amicalement vôtre. Le prix lui est remis par Bernard Cornut-Gentille, maire de Cannes[99].
Hommage
[modifier | modifier le code]L'avenue Pathé-Marconi dans la zone industrielle de Vongy à Thonon-les-Bains (Haute-Savoie), est baptisée ainsi en hommage à l'entreprise éponyme, dont l'usine de production de platines tourne-disques fut implantée par Pierre Bourgeois et inaugurée par ce dernier aux côtés de Georges Pianta, maire de Thonon, le 27 septembre 1957[100].
Œuvre
[modifier | modifier le code]Discographie
[modifier | modifier le code]En tant que parolier
[modifier | modifier le code]- 1935 : Un Baiser, paroles de Pierre Bourgeois (sous le pseudonyme de Pierre Luc), musique de Bruno Coquatrix. Avec Jean Sablon (interprète), Garland Wilson (piano), Django Reinhardt (guitare), disque 78 tours Columbia DF 1714[3].
Enregistrements sonores
[modifier | modifier le code]- 1955 : Grand Art et haute fidélité, disque offert aux revendeurs de la marque, allocution sonore de Pierre Bourgeois en face 2, avec 10 extraits classiques et 10 extraits variétés, 33 tours Pathé-Marconi 33 PM 1.
- 1955 : Discours de Pierre Bourgeois prononcé devant les cadres de l'usine Pathé-Marconi à Chatou le 5 septembre 1955, disque 33 tours Pathé-Marconi 33 PM 7.
Création de labels
[modifier | modifier le code]Pierre Bourgeois est le fondateur des labels NADIF et PBM (Productions Bourgeois Musique)[101], qui éditèrent les disques de nombreux artistes de 1959 à 1973.
Publications
[modifier | modifier le code]- 1953 : Pierre Bourgeois (avant-propos), Au service de la musique, plaquette couleur, office d’information et de liaison, éditions Pathé-Marconi, 43 p.
- 1956 : Pierre Bourgeois (préface), Pathé-Marconi, un demi-siècle de succès, éditions Pathé-Marconi, 1er semestre, 54 p. (présentation en ligne)
- 1957 : Pierre Bourgeois (direction), Son et Lumière, plaquette couleur de présentation des spectacles son et lumière Pathé-Marconi, avec un disque 45 tours PM 1007 par Jean Toscane, service des relations publiques, éditions Pathé-Marconi.
Filmographie
[modifier | modifier le code]À l'écran
[modifier | modifier le code]- 1952 : Grand-Prix du disque à l'Assemblée nationale, avec Édith Piaf et Pierre Bourgeois (Gaumont)
- 1953 : Remise du diplôme de grand officier de la Légion d'honneur à Colette, avec Pierre Bourgeois (INA)
- 1954 : Remise du moulage en or des mains d’Édith Piaf par Pierre Bourgeois (INA)
- 1957 : Remise du diplôme Prestige de la France à Pierre Bourgeois, président de Pathé-Marconi, par Raymond Rodel, président du Comité de France (Gaumont)
- 1958 : Maria Callas à l'aéroport de Paris-Orly, avec Pierre Bourgeois et Jean-Claude Pascal (INA)
En tant que coproducteur et distributeur
[modifier | modifier le code]- 1961 : Destination Danger (Danger Man)
- 1962 : Guillaume Tell (William Tell)
- 1962 : L'Homme invisible (Invisible Man)
- 1963 : Au nom de la loi (Wanted : Dead or Alive)
- 1964 : Sir Francis Drake, le corsaire de la reine (The Adventures of Sir Francis Drake)
- 1964 : Le Courrier du désert (Whiplash)
- 1964 : Le Saint (The Saint)
- 1965 : Robin des Bois (The Adventures of Robin Hood)
- 1967 : Alias le Baron (The Baron)
- 1968 : Le Prisonnier (The Prisoner)
- 1970 : L'Homme à la valise (Man in a suitcase)
- 1971 : Les Champions (The Champions)
- 1971 : Département S (Department S)
- 1972 : UFO, alerte dans l'espace (UFO)
- 1972 : Amicalement vôtre (The Persuaders)
- 1972 : Poigne de fer et séduction (The Protectors)
- 1973 : L'Aventurier (The Adventurer)
- 1976 : Les Sentinelles de l'air (Thunderbirds) - Antenne 2
- 1977 : Le Muppet Show (The Muppet Show) - Antenne 2
Bibliographie
[modifier | modifier le code]Non exhaustif, de nombreux ouvrages citent Pierre Bourgeois et son action.
- 1953 :
- Collectif, Au service de la musique, plaquette couleur, Office d'information et de liaison, éditions Pathé-Marconi.
- Paul Benoist, Télévision, un monde qui s'ouvre, éditions Fasquelle.
- Collectif, Who's Who in France, 1re édition (1953) jusqu'à la 12e (1976), éditions Jacques Lafitte.
- 1956 : Collectif, Pathé-Marconi : un demi-siècle de succès, plaquette couleur, 54 pages, service des relations extérieures, éditions Pathé-Marconi.
- 1957 : Collectif, Son et Lumière, plaquette couleur de présentation des spectacles Pathé-Marconi, avec un disque 45 tours par Jean Toscane, service des relations publiques, éditions Pathé-Marconi.
- 1960 : Jean-Pierre Dorian, Les petits mystères de Paris, éditions Segep-Kent.
- 1961 : (en) Sara Yancey Belknap, Guide to the performing arts, Scarecrow Press Inc.
- 1962 : Pierre Hiegel, Édith Piaf, coll. Les albums de la chanson no 5, éditions de l’Heure.
- 1966 : (en) Incorporated Television Company, I.T.C. Television films, L. Delow and C°.
- 1969 : (de) Dietrich Berwanger, Massenkommunikation und Politik im Saarland 1945-1959 : Ein Beitrag zur Untersuchung publizistischer Kontrolle, Freie Universität, Berlin.
- 1971 : André Langevin, Paul Langevin, mon père : l'homme et l'œuvre, Les Éditeurs français réunis.
- 1972 : Collectif, Les albums de Colette : la grande Colette, éditions de Crémille.
- 1973 : Monique Cornand & Madeleine Barbin, Colette : exposition, Paris, -, Bibliothèque nationale de France (ISBN 2-7177-1146-5).
- 1974 : (de) Heribert Schwan, Der Rundfunk als Instrument der Politik im Saarland 1945-1955, V. Spiess.
- 1975 : Pierre Hiegel présente : Édith Piaf, sélection du Reader’s Digest, 1re édition.
- 1978 : Jacques Canetti, On cherche jeune homme aimant la musique, éditions Calmann-Lévy (ISBN 2-7021-0253-0).
- 1980 : Renaud de Jouvenel, Confidences d'un ancien sous-marin du P.C.F., éditions René Julliard (ISBN 2-260-00221-8).
- 1984 : Édith Piaf et Pierre Ribet, Témoignages sur Édith et chansons de Piaf, éditions Métropolitaines (ISBN 2-905033-00-2).
- 1993 :
- Pierre Duclos et Georges Martin, Piaf, éditions du Seuil (ISBN 2-02-016453-1).
- (en) Cécilia Dunoyer de Segonzac, Marguerite Long, a life in french music (1874-1966), Indiana University Press (ISBN 978-0253318398) & traduction française : Marguerite Long (1874-1966) un siècle de vie musicale française, éditions Findakly (ISBN 2-86805-021-2).
- Marie-Anne Pirez et Marie-Hélène Trouvelot, Les Bourgeois, coll. les Dictionnaires patronymiques, Archives et Culture (ISBN 2-909530-23-X).
- 1995 :
- Collectif, Samson François : ses enregistrements, livret illustré par Piem de l'intégrale de l'œuvre en 33 CD, éd. numérotée limitée à 1500 ex. Réfs CD 7 24356 87002 4 à 7 24356 87322 3, éditions EMI.
- Daniel Ringold, Philippe Guiboust et Patchi Lacan, Luis Mariano, le prince de lumière. XXVe anniversaire, TF1 éditions (ISBN 978-2877610780).
- 1999 : Jacques Lorcey, L'Art de Maria Callas, éditions Atlantica (ISBN 2-84394-168-7).
- 2000 : Collectif, 1949-1999 : Oldham raconte 50 ans de son histoire, Service Communication Oldham France, Imprimerie Gaillard.
- 2002 : Michel Glotz, La Note bleue, éditions Jean-Claude Lattès (ISBN 2-7096-2007-3).
- 2003 : Sylvie Pierre, Jean d'Arcy (1913-1983), une ambition pour la télévision, éditions L’Harmattan (ISBN 2-7475-4983-6).
- 2004 : Vincent Casanova, Jalons pour une histoire du Chant du Monde à l’heure de la guerre froide (1945-1953), Bulletin de l’Institut Pierre Renouvin no 18.
- 2007 : Jean Mainbourg, Balta, aventurier de la peste : professeur Marcel Baltazard (1908-1971), éditions L’Harmattan (ISBN 978-2-296-02716-9).
- 2008 : Élie Barnavi, Jean Frydman, tableaux d’une vie : pour servir à l’histoire de notre temps, éditions du Seuil (ISBN 978-2-02-090818-4).
- 2009 : Évelyne Cohen, La télévision sur la scène du politique, un service public pendant les Trente Glorieuses, éditions L'Harmattan (ISBN 978-2-296-08195-6).
- 2010 : (de) Clemens Zimmermann, Medienlandschaft Saar : Von 1945 bis in die Gegenwart, vol.3, Oldenbourg Wissenschaftsverlag GmbH, Müchen (ISBN 3486591703).
- 2011 : Jean-Luc Rigaud, Pathé-Marconi à Chatou, de la musique à l'effacement des traces, coll. classiques, éditions Garnier (ISBN 978-28124-0338-5).
- 2012 :
- Pierre Arrivetz, Chatou, une page de gloire dans l'industrie, éditions Chatou Notre Ville.
- Éric Charden, De l'encre sur les doigts, éditions Didier Carpentier (ISBN 978-2-84167-781-8).
- 2013 :
- Pierre Hiegel, Piaf : à la vie, à l'amour, sélection du Reader's Digest. Nouvelle édition revue de celle parue en 1975 (ISBN 978-2-7098-2541-2).
- (en) Andreas Fickers, Tele-Saar. Europe’s first commercial TV station as transnational experiment, Vita e Pensiero, Comunicazioni Sociali (ISSN 1827-7969).
- 2015 : Hervé Charbonneaux, Du dessin au design, éditions Avant-propos (ISBN 978-2390000181).
- 2016 : Collectif, Le Superbus Pathé-Marconi, fascicule Hachette hors série no 1, coll. les trente glorieuses de la réclame, Hachette / Auto Plus.
- 2017 : Collectif, La Peugeot 203 Pathé-Marconi, fascicule Hachette no 48, coll. les trente glorieuses de la réclame, Hachette / Auto Plus.
- 2018 : (it) Giangilberto Monti, Boris Vian. Il principe delle notti di Saint-Germain-des-Prés, Miraggi Edizioni (ISBN 978-8899815271).
- 2020 : Jean-Jacques Jelot-Blanc, Si le yé-yé m'était conté. L'histoire vraie des idoles des années 60, éditions Camion blanc (ISBN 978-2378482350).
- 2021 : Pierre Arrivetz, Chatou, une page de gloire dans l'industrie, éditions Chatou Notre Ville. Nouvelle édition revue de celle parue en 2012 (ISBN 978-2957970209).
- 2022 : Collectif, SNEP : un siècle d'aventures artistiques et industrielles, 1922-2022, plaquette couleur, éditions du Syndicat national de l'édition phonographique.
- 2023 : Frédéric Quinonero, Piaf : cris du cœur, La libre édition (ISBN 978-2958671143).
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ Cette société, créée au 28 rue Sedaine à Paris 11e par Raphaël Taupin d'Auge, commercialisait ses phonogrammes sous la marque La Voix de l'Univers.
- ↑ Créée le 21 février 1945 à l'instigation du Chant du Monde.
- ↑ Un Comité français a été formé à Paris pour le 5e Concours International Chopin de Varsovie, présidé par Marguerite Long. Le Comité est composé de Jacques Jaujard, directeur général des Arts et Lettres, Philippe Erlanger, directeur de l'Action artistique, Henry Barraud, directeur de la Radio-Télévision Française, Pierre Bourgeois, président-directeur général de Pathé-Marconi, Magda Tagliaferro, Lucette Descaves, Samson Francois, Lazare Lévy, Jacques Février, Jean Doyen, Pfrimmer (pianistes) et Claude Rostand (musicologue), en tant que secrétaire du Comité, in Panstwowy Instytut Sztuki, Muzyka, vol.6, 1955.
- ↑ Le conseil d'administration de la CERT est composé de Pierre Archambault, président du Syndicat national de la presse quotidienne régionale, Philippe Boegner, directeur de Paris Match, Pierre Bourgeois, président de Pathé-Marconi, Gaston Cheneaux de Leyritz, président de la Fédération française des sociétés d'assurances, Jean Dufour, directeur du Crédit lyonnais, Henri de France, directeur de Radio-Industrie, Maurice Jean, directeur de la Compagnie française pour l'exploitation des procédés Thomson-Houston, Maurice Lehmann, directeur de la Réunion des théâtres lyriques nationaux, Georges Lourau, président d'Unifrance films et de Cinédis, Charles Michelson, directeur de Radio Monte-Carlo, Ludovic Tron, président du conseil d'administration de la Banque nationale pour le commerce et l'industrie, Louis de Wolf, directeur de la Banque de Bruxelles.
- ↑ Créée en 1946, sise 1 rue de Courcelles à Paris 8e, rebaptisée Fédération nationale de la musique en 1968.
- ↑ Cette collection de 76 disques est issue de la série originale I Grandi Musicisti, éditée par Fratelli Fabbri Editori en 194 disques 25 cm 33 tours avec livret de 1965 à 1969. Elle sera rééditée de 1978 à 1981 en 46 numéros par Hachette et ALP (Atelier du livre et de la presse), successeur d'ODEGE.
- ↑ Avant sa réinstitution en 2010, la médaille d'honneur des affaires étrangères créée en 1887 comprenait l'échelon vermeil. Elle était surnommée médaille du président de la République lorsque remise dans des cas exceptionnels par le président au récipiendaire. Il s'agissait alors de la seule médaille d'honneur ministérielle décernée personnellement par le chef de l'État. Voir médaille du président de la République sur phaleristique.com
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ Pierre Henri Paul Bourgeois sur matchID, ministère de l'Intérieur
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- Patrick Williams, Django, éditions Parenthèses, février 1998, p. 198 (ISBN 978-2863646120).
- ↑ Jacques Canetti, On cherche jeune homme aimant la musique, éditions Calmann-Lévy, 1978, p. 68.
- ↑ Steve Normandin et László Pusztai, Édith Piaf, l'icône méconnue. Catalogue de l'œuvre 1935-2023, éditions Hermann, août 2023, p. 452.
- ↑ Édith Piaf & Pierre Ribet, Témoignages sur Édith et chansons de Piaf, éditions métropolitaines, 1984.
- Archives de la préfecture de police de Paris, service de la Mémoire des Affaires culturelles. Fonds 1W17, cote RGPP, Réf. 77W1737, dossier no 93301.
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- ↑ Le guide du concert et de la musique, Isabelle Legros (dir.), nos 95 à 104 et 179, 1958.
- ↑ Disques n° 11, janvier-février 1949.
- Chevalier de la Légion d'honneur par décret du 4 mars 1950, en tant que président-directeur général des industries musicales et électriques Pathé-Marconi, pris sur le rapport du ministre de l’Éducation nationale, publié au Journal officiel n° 56 du 5 mars 1950, p. 2514.
- ↑ Entreprise, le bimensuel de l'homme d'action n° 27, 1er mai 1954, p. 32 à 35.
- ↑ Itinéraire d'art et d'histoire, les usines Pathé à Chatou.
- ↑ Pierre Arrivetz, Chatou, une page de gloire dans l'industrie, éditions Chatou Notre Ville, 2012.
- ↑ Catalogues généraux des disques Pathé-Marconi, 1er semestre 1951.
- ↑ Jean-Jacques Lelot-Blanc, Si le yé-yé m'était conté. L'histoire vraie des idoles des années 60, éditions Camion blanc, 2020.
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- ↑ Monique Cornand & Madeleine Barbin, Colette : exposition, Paris, 10 mai-15 septembre 1973, Bibliothèque nationale (ISBN 2-7177-1146-5).
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- ↑ Professor Adrian Sterling, A short history of IFPI (1933-2013), 80th anniversary, IFPI, 2013, October 1.
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- ↑ SNEP, un siècle d'aventures artistiques et industrielles, A. Lasch (dir.), éditions du Syndicat national de l'édition phonographique, mai 2022, p. 8.
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- Chevalier de l'ordre du Mérite social par arrêté du 5 mars 1958. BODMR n° 9 du 3 avril 1958, section Seine, p. 229.
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- ↑ Journal officiel n° 38 du 14 février 1957. Décrets, arrêtés et circulaires. Présidence du Conseil. Décret n° 57-159 du 13 février 1957 portant réorganisation du conseil des programmes et des comités spécialisés auprès de la direction générale de la radiodiffusion-télévision française, p. 1835.
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- ↑ Éric Charden, De l'encre sur les doigts, éditions Didier Carpentier, 2012 (ISBN 978-2841677818).
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- ↑ La Voix du Nord, 1er juin 1973.
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- ↑ Bulletin officiel des annonces commerciales, partie 1, Journaux officiels, 6 mai 1970, p. 8412.
- ↑ Collectif, 1949-1999 : Oldham raconte 50 ans de son histoire, Service Communication Oldham France, Imprimerie Gaillard, 2000.
- ↑ Who's Who in France, 10e éd., éditions Jacques Lafitte 1971-72, p. 314.
- ↑ Rapport de la commission d'étude du statut de l'ORTF, 30 juin 1970.
- ↑ USPA, nos engagements.
- ↑ La République de Seine-et-Marne, 27 sept. 1976.
- ↑ Bulletin officiel de Samois-sur-Seine, n° 13, 4e trimestre 1976.
- ↑ Archives nationales. Cote AG//SPH/12. Reportage n°1073 / Remise de la rosette d'officier de la Légion d'honneur à Pierre Bourgeois, président-directeur général de Pathé-Marconi (1946-1959) par René Coty, président de la République, 20 février 1958.
- ↑ Arrêté du 3 juin 1953 conférant la médaille d'honneur des affaires étrangères à l'échelon vermeil, à M. Bourgeois (Pierre-Henri), président-directeur général de la société Pathé-Marconi.
- ↑ Remise du diplôme Prestige de la France à Pierre Bourgeois, président de Pathé-Marconi, par Raymond Rodel, président du Comité de France, Gaumont-Pathé archives, mars 1957
- ↑ Collectif, Des images et des chiffres, en noir et en couleur. Nouveautés, évènements et bilans du Marché International des Programmes de Télévision. Cannes, 15 au 20 avril 1972, éditions Bernard Chevry/MIPTV, 1er semestre 1972
- ↑ Pascal Arvin-Bérod, Thonon : il y a 60 ans à Vongy, on fabriquait des tourne-disques, Le Dauphiné libéré, 19 septembre 2020
- ↑ Notice Bnf en ligne.
Liens externes
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- Ressource relative à la musique :
- Maria Callas et Pierre Bourgeois en 1957 et 1958 à Paris, L'Art lyrique français.
- Remise d'une baguette d'or à André Cluytens à Paris en 1958 par Pierre Bourgeois, avec Alfred Cortot, Marguerite Long, Georges Auric, Emmanuel Bondeville, L'Art lyrique français.
- [vidéo] « Un Baiser », sur YouTube, (consulté le ). Pierre Bourgeois (paroles), Bruno Coquatrix (musique), Jean Sablon (interprète), Garland Wilson (piano), Django Reinhardt (guitare).
- Pierre Bourgeois dans les lauréats du Comité de France.
- Célébrités enterrées au cimetière de Samois-sur-Seine, Philippe Landru, Cimetières de France, 9 février 2008.
- Discours-hommage de Pierre Bourgeois à l'occasion de la disparition d'Émile Pathé, Chatou Notre Ville, 8 avril 2015.
- Édith Piaf en 50 photos d'exception (photo 24/50, avec Pierre Bourgeois, Édith Piaf, Annie Cordy, Gloria Lasso), Khloé Dominguez, Paris Match, 5 janvier 2018.
- Les usines Pathé, promenades à Chatou, site de la Ville de Chatou, 2018.
- Correspondance entre Lili Brik et Francis Crémieux : circulations épistolaires et voyages, 1955-1973, Rachel Mazuy, Circulations et transferts avec l'URSS, 6 octobre 2018.
- Mémoire de Seine-et-Marne : entre le jazz et la noblesse au cimetière de Samois-sur-Seine, Jean-Michel Saincierge, Canal Blog, 25 février 2019.
- Annie Cordy : des photos inédites de sa carrière dévoilées, Le Huffpost, 12 septembre 2020.
- Il y a soixante ans : l'usine Pathé-Marconi à Vongy, Pascal Arvin-Bérod, Le Dauphiné libéré, 18 septembre 2020.
- Interview Emmanuel Jourquin-Bourgeois, Phillip Nones, florentschmitt.com, juillet 2021.
- Récipiendaire de l'ordre de la Légion d'honneur
- Naissance en juin 1904
- Naissance dans le 18e arrondissement de Paris
- Élève du lycée Lakanal
- Impresario français
- Directeur artistique français
- Industriel français du XXe siècle
- Producteur français de télévision
- Producteur français de musique
- Homme d'affaires français
- Officier de la Légion d'honneur promu en 1958
- Officier des Arts et des Lettres
- Chevalier du Mérite social
- Décès en septembre 1976
- Décès à Samois-sur-Seine
- Décès à 72 ans