Marguerite Long

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Marguerite Long
Description de l'image Marguerite Long.jpg.
Naissance
Nîmes, Drapeau de la France France
Décès (à 91 ans)
Paris, Drapeau de la France France
Activité principale Pianiste, pédagogue
Formation Conservatoire de Paris
Maîtres Antonin Marmontel
Enseignement Conservatoire de Paris
Élèves Samson François, Pierre Barbizet, Setrak, Lucette Descaves, Bruno Leonardo Gelber, Harry Datyner, Éliane Richepin, Ventsislav Yankoff, Claude Kahn
Conjoint Joseph de Marliave

Répertoire

Marguerite Marie Charlotte Long, née à Nîmes (Gard) le et morte à Paris le , est une pianiste française.

Fille de Pierre Long et Anna Théron, elle a fait ses études au Conservatoire de Paris avec Antonin Marmontel. Elle y est nommée assistante en 1906. Elle y enseigne jusqu'en 1940. En 1920, elle fonde sa propre école de musique.

Pianiste de renommée internationale, elle excella dans le répertoire français de l'époque moderne, mais aussi dans Chopin et les romantiques. Elle fut l'amie notamment de Gabriel Fauré, Claude Debussy, Pierre Vellones ou Maurice Ravel, qui restèrent toute sa vie les grands noms de son répertoire. Ravel, qui la tenait en haute estime, lui dédia son Concerto en sol qu'elle créa en janvier 1932 et qu'elle présenta dans toute l'Europe. Elle fonda avec Jacques Thibaud (violoniste célèbre, membre du trio qui comptait Pablo Casals et Alfred Cortot) le concours international Long-Thibaud.

Professeure réputée, Marguerite Long compta parmi ses élèves Samson François, Setrak, Lucette Descaves, Annie d'Arco, Pía Sebastiani, Bruno Leonardo Gelber, Harry Datyner, Ventsislav Yankoff, Claude Kahn, Éliane Richepin, Yvonne Lefébure, Jacques Février, Nicole Henriot, etc.

Elle reçut de nombreuses décorations : elle fut commandeur de la Légion d'honneur (1938), grand-croix de l'Ordre national du Mérite (première femme à atteindre cette dignité en 1965 dans ce nouvel Ordre), officier de l'Instruction publique. Elle repose au cimetière Saint-Baudile de Nîmes.

Biographie[modifier | modifier le code]

A douze ans, au cours d'une tournée, l’inspecteur des Beaux-Arts et professeur au Conservatoire de Paris, Théodore Dubois, la remarque au conservatoire de sa ville natale. Grâce à lui, l'adolescente est admise au Conservatoire de Paris. Après avoir obtenu un premier prix de piano à l'âge de quinze ans, elle devient l'élève d'Antoine-François Marmontel.

Elle débute en concert, à Paris, le 28 février 1893 à 19 ans. Sa carrière est cependant ralentie par le peu de goût des milieux bourgeois de l'époque pour les solistes virtuoses et par les préjugés sociaux qui dénient aux femmes toute capacité créatrice : elle ne se produira à nouveau en public qu'en 1903, aux Concerts Lamoureux.

Elle épouse le musicologue Joseph de Marliave en 1895 à Nîmes connu notamment pour son œuvre sur les quatuors de Beethoven, il est très lié avec Gabriel Fauré qui introduit Marguerite dans l’univers de la fameuse « « musique française du début du siècle  »

Marguerite Long se tourne vers l'enseignement ; en 1906, elle est nommée assistante au Conservatoire de Paris, où elle enseignera jusqu'en 1940.

En 1914 son mari est tué à la guerre, elle veut arrêter toute carrière musicale mais Claude Debussy la remet au piano en lui proposant de travailler directement avec lui, elle sera donc une importante dépositaire de l’œuvre de Debussy.

Après la mort du compositeur, en 1918, elle se met au service de la musique d'un autre maître, Maurice Ravel qui est déjà son ami. Celui-ci crée le Tombeau de Couperin pour rendre hommage à ses amis morts au champ d’honneur la sixième et dernière pièce, Toccata, en est dédiée à son mari, Joseph de Marliave.

Le 11 avril 1919, elle crée à la Société de musique indépendante. En 1920, après la mort de Louis Diémer, elle reprend sa classe au Conservatoire

À partir de 1921, elle donne aussi des cours à l'École normale de musique de Paris, fondée en 1919. Peu à peu prend forme une méthode didactique fondée sur le travail des doigtés, sur celui de la pratique des gammes et, surtout, sur la position arrondie de la main sur le clavier, dans le but d'obtenir ce jeu perlé si caractéristique de l'école française de piano.

Professeur réputée, Marguerite Long compta parmi ses élèves Samson François et Ada Cecchi, mère des pianistes Katia et Marielle Labèque. Elle avait épousé à Paris (17e arrondissement) le 20 février 1906 Joseph de Marliave, né à Toulouse le 16 novembre 1873, alors lieutenant au 28e régiment d'infanterie. Elle fut veuve rapidement, puisque son mari fut tué le au début de la première guerre mondiale, alors qu'il était capitaine.

Pendant trois mois, elle fait le tour de l'Europe en 1932, elle crée (première interprétation) le Concerto pour piano en sol majeur, que Ravel lui a dédié.

À partir de 1940, elle se produit en tant que musicienne de chambre avec le violoniste Jacques Thibaud.

Elle fit appel à son ami Jacques Thibaud pour créer en 1943 le concours qui portera leur nom et auquel elle se consacra jusqu'à sa mort, en 1966. C'est le Concours international Long-Thibaud auquel ils ont voué une partie de leur carrière.

Elle repose au cimetière Saint-Baudile de Nîmes.

Écrits[modifier | modifier le code]

  • Le Piano, Salabert, 1959
  • Au piano avec Claude Debussy, Julliard, 1960 (trad. anglaise 1972)
  • Au piano avec Gabriel Fauré, Julliard, 1963
  • La petite méthode de piano, Salabert, 1963
  • Au piano avec Maurice Ravel, Julliard, 1971 (trad. anglaise 1973)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Cécilia Dunoyer de Segonzac, Marguerite Long (1874-1966), un siècle de vie musicale française, édition Findakly, 1993. [lire en ligne].
  • Hubert Delobette, Un portrait de Marguerite Long dans le livre "Femmes d'exception en Languedoc-Roussillon", Le Papillon Rouge Éditeur, 2010. ISBN 978-2-917875-13-1
  • Janine Weill, Marguerite Long : une vie fascinante, Paris 1969

Liens externes[modifier | modifier le code]