Pierre Lesieur

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Pierre Lesieur
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Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 89 ans)
Nationalité
Activité

Pierre Lesieur, né le , à Paris, et mort le (à 89 ans)[1],[2], est un peintre français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Son père meurt en 1930, et Pierre Lesieur grandit dans le milieu de la grande bourgeoisie d'affaires.

Dès l'enfance, à douze ans, il dessine et peint chaque semaine auprès de sa grand-mère maternelle, ainsi que durant ses vacances à Beg-Meil, en Bretagne. À la fin de ses études secondaires, sa mère approuve son désir de se consacrer à la peinture et, en octobre 1940, il entre aux Beaux-Arts de Paris, qu'il quitte au bout de quelques semaines. Il suit quelque temps les cours d'André Lhote puis fréquente un atelier libre de Montparnasse et, durant trois ans, l'académie Montmartre, boulevard de Clichy.

Pierre Lesieur présente une première exposition à Paris en 1952. Le baron Mollet, à qui il offre durablement l'hospitalité (durant trente ans, écrit Claude Roy), lui fait rencontrer la directrice de la nouvelle galerie Coard qui exposera régulièrement ses peintures.

En 1958, Pierre Lesieur effectue avec sa femme, la comédienne Michelle Marquais, un long voyage en Extrême-Orient qui aura un grand retentissement sur son travail. La même année, il reçoit le prix de la critique.

Travaillant entre Paris et Saint-Rémy-de-Provence, il réalise par la suite une trentaine d'expositions personnelles en France comme à Tokyo, New York ou Londres.

1958- Obtient le prix de la Critique, qui lance sa carrière internationale.

Expositions[modifier | modifier le code]

1965- Exposition au musée Picasso d’Antibes.

1991- Exposition au Centre d’art présence Van-Gogh, Saint-Rémy-de-Provence.

1994- Exposition au château de Chenonceau.

2002- Exposition itinérante au Japon.

  • 2015 : « Fenêtres et Ouvertures », musée de l'Abbaye de Saint-Claude[3] (20 juin - 18 octobre)

Musées[modifier | modifier le code]

Œuvre[modifier | modifier le code]

D'abord très colorée dans la lignée de Matisse et Bonnard, la peinture de Pierre Lesieur se développe au long des années 1950 en surfaces très épurées qui touchent, vers 1960, à la non figuration, puis en reviennent à une figuration allusive.

À partir des années 1970, Lesieur réalise, souvent dans de très grands formats, de nombreux portraits de sa femme[5], mais aussi des nus, debout ou allongés. Autour de ces figures, l'univers des « Intérieurs » de Lesieur se caractérise par la présence lumineuse des objets du quotidien, canapés et coussins (sur lesquels repose le chat Utopia), chaises, fauteuils et guéridons, vitrines et bibliothèques, bouteilles, cruches ou carafes, verres, assiettes, compotiers ou théières, lampes et miroirs.

De nombreuses peintures de Lesieur abordent les thèmes voisins des « Fenêtres ouvertes sur la nuit » et des « Toiles dans l'atelier ».

Plus rarement paysagiste, Lesieur a également peint, dans le souvenir transposé de ses voyages, les maisons du Yémen, les architectures d'Istanbul, les buildings de New York, les murs de Tabriz ou les façades de Jaipur.

Commentaire[modifier | modifier le code]

« Le blanc est fait de toutes les couleurs. L'art de Pierre Lesieur est de les en faire toutes sortir. »

— Jean Lescure[6]

Bibliographie sélective[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Annonce sur Artmedia Agency.
  2. Le 28 septembre selon Lydia Harambourg, « Disparition », dans La Gazette de l'Hôtel Drouot, Paris, 14 octobre 2011, no 35, p. 246.
  3. L'exposition sur le site du musée.
  4. Voir sur le site du musée.
  5. Voir notice nécrologique sur le site de Connaissance des arts.
  6. Pierre Lesieur, Acatos, Mouton, Suisse, 2003, p. 142.

Lien externe[modifier | modifier le code]

Site consacré à l'artiste