Le Prisonnier
| Type de série | Série télévisée |
|---|---|
| Titre original | The Prisoner |
| Genre |
Espionnage Dystopie |
| Création |
George Markstein Patrick McGoohan |
| Production |
Everyman Films Incorporated Television Company (ITC) |
| Acteurs principaux | Patrick McGoohan |
| Musique |
Ron Grainer (générique) Wilfred Josephs Robert Farnon Paul Bonneau Albert Elms |
| Pays d'origine |
|
| Chaîne d'origine | ITV |
| Nb. de saisons | 1 |
| Nb. d'épisodes | 17 |
| Durée | 52 minutes |
| Diff. originale | – |
Le Prisonnier (The Prisoner) est une série télévisée britannique en dix-sept épisodes de 52 minutes, créée par l'écrivain et ancien agent des services secrets[1] George Markstein et Patrick McGoohan, acteur principal, scénariste et producteur délégué de la série. En version originale, elle a d'abord été diffusée au Canada à partir du sur le réseau CTV[2], puis au Royaume-Uni du au sur le réseau ITV[a].
Au Québec, elle a été diffusée à partir du à la Télévision de Radio-Canada[3].
Présentée initialement comme un thriller, du même moule que la série précédente avec Patrick McGoohan, Destination Danger (Danger Man en Angleterre ; Secret Agent en Amérique du Nord), Le Prisonnier utilise les « ficelles » du roman d'espionnage, teintées de science-fiction, d'allégorie et de drame psychologique. Le contexte de la Guerre froide, la combinaison des thèmes de la contre-culture des sixties et sa mise en scène surréaliste ont fait du Prisonnier une série qui a influencé la production des programmes de science-fiction, de fantastique, et la culture populaire en général[4],[5].
Synopsis
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Un agent attaché à un service du renseignement britannique démissionne brutalement de son poste et se dirige vers son appartement londonien au volant de sa Lotus Seven. Il est suivi et, alors qu'il fait ses valises pour quitter la ville, un gaz anesthésiant est diffusé par la serrure de son appartement[6]. À son réveil, il se trouve séquestré dans un lieu étrange, le « Village (en) » dont les habitants (anciens espions et activistes tous vêtus d'habits colorés similaires) obéissent à un comportement moutonnier et semblent accepter leur sort d'internés. Un badge numéroté sur la poitrine identifie ces habitants. L'homme est désormais le Numéro 6. Ce lieu de villégiature pittoresque mais aseptisé est dirigé par le Numéro 2 qui veut soutirer à Numéro 6 des renseignements sur les raisons de sa démission. Ce dernier refuse de porter le badge qui indique son numéro, de donner les raisons de sa démission, et se rebelle contre ce milieu carcéral. Multipliant en vain les tentatives d’évasion et cherchant à subvertir les activités collectives (carnaval, jeu d'échecs, concours d'artisanat…), il veut savoir qui est le Numéro 1 et se déclare libre envers et contre tout[7].
Distribution
[modifier | modifier le code]Acteur principal
[modifier | modifier le code]- Patrick McGoohan (VF : Jacques Thébault) : Numéro Six
Acteurs secondaires
[modifier | modifier le code]- Angelo Muscat : le maître d'hôtel
- Peter Swanwick : le superviseur
- Denis Shaw : le magasinier
- Fenella Fielding : l'annonceur / le téléphoniste (voix)
Les Numéro 2
[modifier | modifier le code]- George Baker
- David Bauer
- Patrick Cargill
- Georgina Cookson
- Guy Doleman
- Clifford Evans
- Colin Gordon
- Kenneth Griffith
- Rachel Herbert
- Leo McKern (VF : Louis Arbessier)
- Mary Morris
- Derren Nesbitt
- Eric Portman
- Robert Rietti (voix)
- Anton Rodgers
- John Sharp
- André van Gyseghem
- Peter Wyngarde
Invités
[modifier | modifier le code]- Annette Andre
- Sheila Allen
- Niké Arrighi
- Michael Balfour
- Kenneth Benda
- Christopher Benjamin
- Michael Billington
- Michael Bilton
- Peter Bowles
- Angela Browne
- James Bree
- Michael Brennan
- Earl Cameron
- Annette Carell
- John Castle
- Dennis Chinnery
- Michael Chow
- George Coulouris
- Rosalie Crutchley
- Hilary Dwyer
- Paul Eddington
- Mark Eden
- Max Faulkner
- Ian Fleming
- Valerie French
- Nadia Gray
- Lucy Griffiths
- John Hamblin
- Basil Hoskins (en)
- Peter Howell
- Patricia Jessel (en)
- Alf Joint
- Alexis Kanner
- Katherine Kath
- Gertan Klauber
- Lloyd Lamble
- Jon Laurimore
- George Leech
- Charles Lloyd-Pack
- Justine Lord
- Duncan Macrae
- Victor Maddern
- Virginia Maskell
- John Maxim
- Betty McDowall
- Jane Merrow
- Martin Miller
- Norman Mitchell
- Aubrey Morris
- Bartlett Mullins
- David Nettheim
- Michael Nightingale
- Frederick Piper
- George Pravda
- Keith Pyott
- Ronald Radd
- Hugo Schuster
- Donald Sinden
- Patsy Smart
- Nigel Stock
- Kevin Stoney
- Larry Taylor
- Wanda Ventham
- Zena Walker
- Norma West
- Alan White
Production
[modifier | modifier le code]Développement
[modifier | modifier le code]Création
[modifier | modifier le code]Le projet de créer la série Le Prisonnier a été conçu en 1966, durant le tournage de la 3e saison de Destination Danger dont McGoohan était l’acteur principal et George Markstein consultant pour l’écriture du scénario. La paternité de l’idée de départ est incertaine, car la mention : « Créé par… » est absente du générique[8],[9].
• En quête d’un créateur. Le succès a été immédiat, dès la diffusion des premiers épisodes en 1967. McGoohan, l'acteur vedette, et Markstein, le scénariste, ont accordé de nombreux interviews pour parler de la série, déclarant l’un et l’autre en être le principal concepteur. Cette double revendication ne satisfaisait pas les fans, parmi lesquels figuraient des journalistes. Ceux-ci enquêtèrent en vue de découvrir le nom du créateur. Ils publièrent de nombreux articles, les interviews se multiplièrent et ce, durant des années, sans que l’incertitude soit dissipée. Certains prirent parti pour l'acteur, d'autres pour le scénariste[10],[8],[11].
• Hypothèse “McGoohan”. Le journaliste américain John J. O'Connor (en), dans un article publié en 1978 dans le New York Times, écrit que McGoohan est le seul créateur de la série[11],[12]. Andrew Pixley, dans son ouvrage The Prisoner: A Complete Production Guide publié en 2008, fait référence à un une interview de 1988, dans laquelle McGoohan raconte que pendant le tournage de la troisième saison de Destination Danger (soit en 1965-6), il fit part de son intention d'arrêter la série à Lew Grade (en), le directeur d’ITC Entertainment, auquel il expliqua avoir conçu le projet d'en tourner une nouvelle qu'il lui présenta oralement. Il précisa en outre qu'elle serait produite par Everyman Films Limited, la société qu'il venait de créer avec le producteur David Tomblin (en). Pixley dit être convaincu de la véracité de cette déclaration[13],[b].
David Healey[c], ajoute une précision se rapportant à cet entretien : après que McGoohan lui eut présenté le concept du Prisonnier, Lew Grade se serait écrié:
« C’est tellement fou, que ça pourrait bien marcher ! ( It's so crazy, it just might work !) »
Grade était connu pour ses réactions spontanées. Lorsqu’un projet lui plaisait, il donnait son accord sur le champ, sans lire le script. Une bonne idée et une star lui suffisaient, ce qui était le cas en l’occurrence[14]. Plus récemment en 2011, Rupert Booth, biographe de Mc Goohan, écrit :
« Markstein a très certainement développé le concept, en y apportant ses propres connaissances dans la pièce, et il est tout à fait possible qu'il ait également donné son nom à la série. Cependant, mon opinion personnelle est que c'est McGoohan qui a imaginé le thème d'un homme emprisonné et que Markstein a trouvé un scénario qui tenait compte du désir de McGoohan de situer une série à Portmeirion[15]. »
,[d]. En France, à l'occasion de la rediffusion de la série sur M6, la critique Sylvie Dauvillier écrit dans Télérama le :
« Étrange série, sortie tout droit de l'imagination d'un homme : Patrick McGoohan, tout à la fois réalisateur, producteur de certains épisodes et interprète du héros : le Numéro Six[16]. »
• Hypothèse “Markstein”. Mais d'autres auteurs, journalistes ou écrivains, ont été convaincus par les arguments de Markstein. Dave Rogers par exemple, dans son ouvrage The Prisoner and Danger Man (1989), affirme que celui-ci a revendiqué la paternité de la série à juste titre et que McGoohan a seulement tenté par la suite de s'en attribuer le mérite[10].
Plus tardivement, Robert Fairclough, dans un ouvrage publié en 2005, mentionne un document de 4 pages, considéré comme ayant été rédigé par Markstein. Il s'agit d'un dossier de presse publié en 1967 par ITC, destiné à être utilisé comme aide-mémoire par les scénaristes. Les thèmes de la série y sont présentés dans leurs grandes lignes. Fairclough en conclut que ce document constitue la preuve que Markstein en est le créateur[9].
Toutefois six ans plus tard, en 2011, Rupert Booth, biographe de McGoohan, fait remarquer que celui-ci a évoqué le sujet du Prisonnier, pour la première fois, dans une interview en 1965. Or, Markstein aurait écrit le document de 4 pages deux ans plus tard, preuve selon Booth, qu'il n'est pas le principal créateur de la série[15]. • Hypothèse “MacGoohan et Markstein”. Depuis les années 1970, après de nombreux interviews et ouvrages écrits pour tenter de répondre à la question initiale : « Qui est le créateur de la série ? », l'incertitude demeure. Les fans et les journalistes ont d'abord pensé que c'était McGoohan, puis, dans les années 1980, ils ont fini pas accorder à Markstein le statut de co-créateur[17].
Au début des années 2010, Rupert Booth, le biographe de McGoohan, propose la réponse suivante :
« L'influence réelle de Markstein dans l'élaboration de la série ne sera probablement jamais connue, mais on ne peut nier que bon nombre des idées initiales et des thèmes généraux de la série provenaient de McGoohan. La série porte indéniablement sa marque[15],[e]. »
Écriture
[modifier | modifier le code]• Principale source. Durant les années 1950, Markstein était reporter criminel. Dans le cadre de ses recherches relatives à la Seconde Guerre mondiale, il a découvert qu’en Grande-Bretagne, certaines personnes récalcitrantes ayant des liens avec les services secrets, avaient été incarcérées dans une prison très particulière située en Écosse, près d'Inverness, qui dépendait du Special Operations Executive (Direction des opérations spéciales). Markstein s'en est inspiré pour Le Prisonnier et a suggéré à McGoohan que le personnage en cours d'interprétation dans Destination Danger, John Drake, pourrait soudainement démissionner, puis être kidnappé et envoyé dans un tel endroit[f],[18],[19],[20].
Cette suggestion se concrétisera : le Numéro 6, personnage central de la série, sera emprisonné dans un lieu où la mission des geôliers consistera à asservir et détruire la personnalité des prisonniers par tous les moyens, mais il sera le seul esprit rebelle qu’ils ne pourront pas briser[21].
Autres sources. McGoohan a mentionné trois autres sources l’ayant inspiré. La première est le 3e épisode de la 2e saison de Destination Danger, La Ville fantôme, dans lequel Drake (personnage principal de la série interprété par McGoohan) filtre une école d'espionnage en Europe de l'Est pendant la guerre froide. Située au milieu de nulle part, cette école est conçue pour ressembler à une ville anglaise normale, où élèves et instructeurs se côtoient comme dans n'importe quelle autre ville. Mais en réalité, les instructeurs sont des prisonniers virtuels qui ne quitteront probablement jamais les lieux[19].
Les deux autres sont d'origine théatrale. En 1955, McGoohan a joué dans 2 pièces : Moby Dick—Rehearsed (en) d'Orson Welles et dans la version théâtrale télévisée de L'Emprisonné (The Prisoner) de Bridget Boland. L'expérience acquise en ces deux occasions lui a été très utile, douze années plus tard, pour l'interprétation du Numéro 6[19].
• Instructions aux scénaristes . Dans une interview en , McGoohan a déclaré qu’il avait rédigé un document de 40 pages, sorte de vadémécum, à l’intention des scénaristes. Il contenait toutes les précisions concernant l’organisation de la vie au Village : type de téléphones utilisés, système d’égout, nourriture etc..Le concept de la série était si inhabituel qu’il fallait tout leur expliquer, car ils étaient accoutumés à des séries comme Destination Danger. Ils ont tous reçu une copie du vadémécum mais quelques-uns n’ont pas donné suite. Selon McGoohan, ils étaient en quelque sorte « prisonniers » de leur conditionnement[21].
• Scénaristes. Les 17 épisodes de la série ont été écrits par 12 scénaristes. En voici la liste classée par ordre alphabétique (après McGoohan et Markstein) :
- - McGoohan est l’auteur de 3 épisodes, dont : le 17e (sous son nom), le 4e (sous le pseudonyme Paddy Fitz) et le 16e (pseudonyme Archibald Schwartz) ;
- - George Markstein , 2 épisodes : le 1er, avec David Tomblin (en) et le 14e avec Ian Rakoff, comme co-scénaristes ;
- - Michael Cramoy : 11e épisode ; Terence Feely: 5e et 15e ; Lewis Greifer (sous le pseudonyme Joshua Adam) : 6e ; Gerald Kelsey : 9e ; Roger Parkes : 12e ; Anthony Skene : les 3e, 7e et 8e ; Vincent Tilsley : 2e et 13e ; Roger Woddis : 10e.
En ce qui concerne le 1er épisode « L’arrivée » (The arrival), Markstein a déclaré dans une interview du , qu’il en était le scénariste sans mentionner David Tomblin, alors que les deux noms figurent au générique[18].
Mais sept ans plus tôt, dans une interview de , McGoohan avait dit :
« Le premier, je l'ai réécrit. Le résultat n'était pas celui que je souhaitais
(The first one I re-wrote. It came out...not the way I wanted.)[21]. »
Après le tournage du 13e épisode, les relations entre McGoohan et Markstein se sont détériorées, au point que celui-ci a préféré ne plus collaborer à la série. Plus tard il résumera la situation en ces termes :
« Quand l'égocentrisme a pris le dessus ! Vous savez, quand McGoohan était tout ! Quand McGoohan écrivait, concevait, réalisait… et ne savait pas où il allait. Ma présence était superflue – et on a vu le Résultat après mon départ[18]. »
,[g].
Tournage
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Le tournage a lieu à Portmeirion, au nord-ouest du pays de Galles, où se trouve le Dôme vert (The Green Dome), ainsi qu'en Angleterre, précisément à Borehamwood pour les studios britanniques de MGM et à Londres pour l'abbaye de Westminster et le palais de Buckingham, en passant le cap Béveziers, dans le Sussex de l'Est[22].
Fiche technique
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Sauf indication contraire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par la base de données cinématographiques IMDb, présente dans la section « Liens externes ».
- Titre original : The Prisoner
- Titre français : Le Prisonnier
- Création : George Markstein et Patrick McGoohan
- Casting : Rose Tobias Shaw
- Réalisation : Don Chaffey, Lewis Greifer, Gerald Kelsey, Patrick McGoohan, Pat Jackson, David Tomblin, Robert Asher et Peter Graham Scott
- Scénario : Michael Cramoy, Terence Feely, Patrick McGoohan, Roger Parkes, Anthony Skene, Vincent Tilsley, David Tomblin et Roger Woddis, d'après une histoire de David Tomblin suivant une idée de Frank Maher
- Musique : Robert Farnon et Wilfred Josephs, Ron Grainer, Albert Elms
- Direction artistique : Jack Shampan
- Décors : Ken Bridgeman, John Lageu, Colin Southcott
- Costumes : Masada Wilmot, Dora Lloyd,
- Maquillage : Eddie Knight, Pat McDermott, Olive Mills, Frank Turner
- Photographie : Brendan J. Stafford
- Son : John Bramall, Wilfred Thompson, Ken Rolls, Cyril Swern, Stanley Smith, Peter Elliott , Clive Smith.
- Cascades : Jack Cooper, Frank Maher, Brian Axworthy
- Image et éclairage : Jack Lowin , Robert Monks, Len Harris, Bob Kindred, Dennis Fraser, Edward Michael Perry.
- Montage : Noreen Ackland, Eric Boyd-Perkins, Lee Doig, Geoffrey Foot, Spencer Reeve et John S. Smith
- Production : David Tomblin
- Production déléguée : Patrick McGoohan
- Sociétés de production : Everyman Films et Incorporated Television Company (ITC)
- Société de distribution : ITV Studios
- Pays de production :
Royaume-Uni - Langue originale : anglais
- Format : couleur
- Genre : drame, énigme, fiction
- Nombre de saisons : 1
- Nombre d'épisodes : 17
- Durée : 52 minutes
- Dates de sortie :
- Québec : sur Télévision de Radio-Canada[3] (première diffusion mondiale)
- Royaume-Uni : sur ITV
- France : sur la deuxième chaîne de l'ORTF
Diffusion
[modifier | modifier le code]En France
[modifier | modifier le code]En France, la série a été achetée par Pierre-André Boutang et diffusée dans son émission Nouveau Dimanche à partir du sur la deuxième chaîne de l'ORTF, mais sans les 13e, 14e et 15e épisodes. L'ultime épisode a été diffusé en France, le . Sur les quatorze épisodes doublés, seuls treize ont été diffusés, ce qui était courant à l'époque[23]. Une première rediffusion l'été 1971, puis l'été 1972, ne concerne que quelques épisodes, dont certains ont été rediffusés en 1975-1976 dans Samedi est à vous sur TF1, puis sur la même chaîne en semaine l'après-midi en mars avril 1977. Alain Carrazé, qui collabore à l'émission Temps X, convainc les producteurs de racheter les droits de la série.
- Rediffusion des treize épisodes et de l'avant-dernier (resté inédit), du [24] à [25] dans l'émission Temps X sur TF1, puis de à [26] chaque samedi vers minuit sur TF1.
- Rediffusion des sept premiers épisodes de au [26] à 20 h 40 en prime time, puis d' à [26], et les épisodes restants de fin à [26] sur M6.
- Rediffusion du au [26] sur M6.
- Rediffusion intégrale et diffusion des trois épisodes restés inédits du [27] au [28] sur M6.
- Rediffusion intégrale à partir du [28] sur Série Club.
- Rediffusion intégrale du [29] au [30] sur France 3.
- Rediffusion intégrale à partir du sur Arte.
- Rediffusion intégrale à partir du sur Eurochannel à l'occasion du 50e anniversaire de la série avec présentation de chaque épisode par Alain Carrazé[31].
- Rediffusion intégrale les mercredis à partir du sur Paris Première.
Épisodes
[modifier | modifier le code]Ordre des épisodes
[modifier | modifier le code]Les amateurs de la série ne s'entendent pas sur l'ordre à considérer lors de la diffusion. Plusieurs tentatives ont été faites pour déterminer un ordre universel, sans succès, étant donné que les diffuseurs, les propriétaires de la série, les créateurs et les amateurs ont un ordre bien à eux.
La série comporte 17 épisodes, bien que Patrick McGoohan n'en ait prévu que sept. Pour favoriser sa vente aux États-Unis, le producteur Lew Grade (en) demanda qu'elle en comporte 26, standard requis par les chaînes de télévision de l’époque[32]. Les décideurs de l'époque s’accordèrent finalement sur 17. Il y a cependant toujours un débat pour savoir si l’arrêt de la série fut le résultat d’un accord mutuel entre les parties ou si la série fut purement et simplement arrêtée.

McGoohan a déclaré que l'essence de la série se trouvait dans les 7 épisodes suivants[33] :
- L'Arrivée (Arrival, épisode 1)
- Le Carillon de Big Ben (The Chimes of Big Ben, épisode 2)
- Liberté pour tous (Free for All, épisode 4)
- Danse de mort (Dance of the Dead, épisode 8)
- Échec et mat (Checkmate, épisode 9)
- Il était une fois (Once Upon a Time, épisode 16)
- Le Dénouement (Fall Out, épisode 17)
Accueil
[modifier | modifier le code]| Site | Note |
|---|---|
| Rotten Tomatoes | 90 %[34] |
| Allociné |
| Périodique | Note |
|---|
La série a été très bien accueillie par la critique. L'œuvre est devenue une série culte au point d'être très rediffusée, de faire l'objet de publications régulières et de rééditions sur différents supports, et de voir naître son premier club d'admirateurs une dizaine d’années après sa diffusion[36]. Ainsi, selon le journaliste Pierre Sérisier, « jamais une œuvre télévisuelle n’a été, comme Le Prisonnier, autant documentée, commentée et analysée par une communauté d’admirateurs[37] ».
Elle a essuyé cependant quelques critiques négatives. Le dénouement qui révèle que le « numéro 1 » est en fait le « numéro 6 »[h], fait l'objet de controverses : il déroute les spectateurs dont la furie incite McGoohan à déscolariser ses enfants puis à s'exiler dans les montagnes avec sa famille ; le co-créateur George Markstein, écarté par McGoohan, considère que ce final est en complète contradiction avec le reste du récit[36]. Selon le professeur d'histoire culturelle Jean-Paul Gabilliet, la défiance de McGoohan envers les femmes s'exprime dans la teneur ouvertement sexiste de la série où aucun personnage féminin n'a de rôle positif[38].
Univers de la série
[modifier | modifier le code]Distribution et personnages
[modifier | modifier le code]- Le personnage principal : le Numéro six interprété par Patrick McGoohan (VF : Jacques Thébault) :
- Les personnages récurrents : Le maître d'hôtel (Angelo Muscat) et Le superviseur (Peter Swanwick (en))
- Les « Numéro 2 » : Le Numéro deux, qui échoue à obtenir des renseignements du Numéro six, est remplacé et interprété par un comédien différent à chaque épisode. Toutefois, certains acteurs tiennent ce rôle à plusieurs reprises.
Éléments caractéristiques
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Au Village, les habitants n’ont plus de nom mais un badge avec un numéro. Les épisodes laissent entendre que le numéro 1 a le pouvoir absolu, même si, dans les nombreux mystères posés par le dénouement, on peut venir à en douter[réf. nécessaire].
Générique
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Le générique a été orchestré par Ron Grainer, choisi par McGoohan lui-même, vers le mois de . Albert Elms fut chargé de concevoir d'autres musiques d'accompagnement, depuis les morceaux les plus langoureux jusqu'aux plus inquiétants, Grainer étant trop occupé pour les composer lui-même.
Séquence d'ouverture
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« Les séquences d'ouverture et de clôture des épisodes du Prisonnier sont emblématiques de la série[39]. »
Elles débutent sur un ciel nuageux, accompagné du bruit du tonnerre, qui se transforme en bruit d'un moteur à réaction. Alors que le thème musical commence, la vue du ciel se dissipe pour laisser apparaître un homme (Patrick McGoohan, le futur Numéro 6), au volant de sa Lotus Seven jaune et verte, immatriculée KAR120C, roulant à grande vitesse sur une route déserte (la scène a en fait été tournée sur Santa Pod Raceway (en), une piste de dragsters aménagée sur l'ancienne base de la RAF de Podington (en))[40].
Il passe près du palais de Westminster (à Londres) et entre dans un parking souterrain (le Park Westminster, situé au 5 ou 7 Great College Street à Londres).
Il pénètre d'un air décidé dans le bâtiment par une double porte indiquant la sortie (Way Out), progresse à grands pas dans un long couloir étroit et sombre menant à une autre série de doubles portes et, les ouvrant violemment, il entre dans un bureau derrière lequel est assis un bureaucrate.
Très agité, il exprime sa colère (inaudible, couverte par le bruit du tonnerre) à l'homme derrière le bureau et dépose sèchement une enveloppe portant la mention « Personnel et confidentiel, en main propre » (« Private, Personal, By Hands ») - sans doute sa démission - et frappe le bureau avec son poing, faisant sauter la soucoupe sur laquelle se trouve une tasse de thé. L'homme derrière le bureau (George Markstein) ne le regarde même pas et semble jongler avec un stylo ; rien n'indique qu'il ait écouté ce qui lui a été dit.
L'homme en colère, à nouveau au volant de sa Lotus, rentre à son domicile en empruntant The Mall, sans s'apercevoir qu'il y est suivi par un corbillard, immatriculé TLH858. Pendant ce temps, dans un lieu inconnu rempli de classeurs, un système automatisé barre la photo de l'homme avec une croix composée des lettres X, dépose la photo et son dossier dans un tiroir étiqueté « Démissions ».
Toujours suivi par le corbillard et après avoir garé son véhicule sur Buckingham Place[i], l'homme pénètre dans son appartement au numéro 1[41], prend rapidement une valise, et range dans une mallette son passeport et des prospectus faisant apparaître des lieux de villégiature exotiques ; on aperçoit sur l'un des documents une plage avec un cocotier. Il semble s'apprêter à partir en vacances.
Le corbillard s'arrête et un homme habillé en croque-mort[42] s'approche de la porte d'entrée. À travers la serrure, il inonde la pièce de volutes de fumée, le gaz rend l'homme inconscient. La dernière chose qu'il voit, par sa fenêtre, sont des immeubles (the View SW1). Il s'ensuit un fondu au noir (lors de certaines diffusions, ce passage faisait l'objet d'une pause commerciale).
Le héros se réveille dans un lieu apparemment identique, se lève, marche droit vers la fenêtre, regarde dehors, mais la vue a changé : il découvre un village, « Le Village ». À travers la fenêtre va se superposer le titre de l'épisode. Dans tous les épisodes sauf quatre, un montage de plans montre le prisonnier en train de courir du Village à la plage, accompagné du dialogue suivant :
« – Où suis-je (Where am I?)
– Au Village. (In the Village.)
– Qu'est ce que vous voulez ? (What do you want?)
– Des renseignements. (Information.)
– Dans quel camp êtes-vous ? (Whose side are you on?)
– Vous le saurez en temps utile... Nous voulons des renseignements, des renseignements, des renseignements... (That would be telling... We want information, information, information...)
– Vous n'en aurez pas ! (You won't get it!)
– De gré ou de force, vous parlerez. (By hook or by crook, we will.)
– Qui êtes-vous ? (Who are you?)
– Je suis le nouveau Numéro 2. (The new Number Two.)
– Qui est le Numéro 1 ? (Who is Number One??)
– Vous êtes le Numéro 6. (You are Number 6.)
– Je ne suis pas un numéro, JE SUIS UN HOMME LIBRE ! (I am not a number, I AM A FREE MAN!)
– (Rire inquiétant) »
Logo
[modifier | modifier le code]Le grand-bi fut choisi par Patrick McGoohan pour contrebalancer l'ambiance futuriste de la série ; le grand-bi est comme un regard sur le passé, accentuant l'intemporalité. D'après la fin du générique des versions alternatives des épisodes L'Arrivée et Le Carillon de Big Ben, la petite roue du grand-bi symbolise la Terre et la grande roue l'Univers.
Le Village
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Le lieu du tournage est le village de Portmeirion, au nord-ouest du pays de Galles, créé par l'architecte Sir Clough Williams-Ellis. Les styles espagnol, autrichien, italien et néoclassique y sont représentés.
La fanfare du Village défile à de nombreuses reprises autour du terre-plein central en interprétant, entre autres, la Marche de Radetzky, de Johann Strauss père.
Le spectateur est, en réalité, incapable de situer le Village, même de façon approximative. Il apparaît successivement comme situé en Lituanie, près de la frontière polonaise ou sur une île au large du Maroc.
Le « Ballon gardien » dit le Rôdeur
[modifier | modifier le code]L'énorme ballon blanc qui intervient lors des tentatives d'évasion pour neutraliser ou étouffer les récalcitrants est en réalité un ballon-sonde de météorologie[43]. Au départ, le gardien devait être un petit véhicule télécommandé surmonté d'un gyrophare avec des boudins gonflables à la base. Difficile à manœuvrer, très bruyant et peu impressionnant, il a fini noyé par de l'eau de mer. L'équipe eut alors l'idée originale d'un rôdeur (en) (Rover dans la VO), conceptuel : un gros ballon blanc minimaliste sans aucun mécanisme, qu'un rugissement en post-synchronisation rend vivant et terrifiant. Plusieurs membres de l'équipe, y compris Patrick McGoohan, en ont revendiqué la paternité[44].
Version française
[modifier | modifier le code]Patrick McGoohan est doublé par le comédien français Jacques Thébault. Dans la version anglaise, les habitants du village se saluent par un « Be seeing you » que l'on peut traduire par « À bientôt ! ». Pour la version française, Thébault propose la traduction « Bonjour chez vous ! », une formule popularisée par Francis Blanche à la radio lors de ses canulars téléphoniques[j],[45].
Censure française
[modifier | modifier le code]Lors de sa première diffusion en France, au printemps 1968, la violence de certaines séquences fut amputée par les censeurs de l'ORTF. Ainsi, on ne voyait jamais à l'écran comment « Le Rôdeur » étouffait ses victimes car l'image était supprimée dans tous les épisodes[46]. Dans The Chimes of Big Ben, la tentative de suicide de Nadia fut coupée. De même pour de nombreuses séquences de Free for All où le No 6 se fait gifler par la petite servante, puis rouer de coups. Enfin, l'épisode The General fut traduit par Le Cerveau, pour éviter toute confusion avec Charles de Gaulle, alors président de la République. On fit refaire la version française en remplaçant « le général » par « le cerveau » dans tous les dialogues[47]. Cette précaution sera levée quelques années plus tard, après la mort de De Gaulle.
Analyse
[modifier | modifier le code]« Le Prisonnier évoque une forme de psychose schizophrénique, car l'individu lutte contre le système tout en essayant d'y échapper » : « Qu'est-ce que c'est ? » et « Qui est-ce ? » sont les deux grandes questions de la peur.
La simple formulation de telles questions implique un tremblement du réel annonçant tous les fantasmes du double, tous les symptômes de la dissociation caractéristique de la schizophrénie : soit de cette décomposition de l'âme par laquelle Maupassant définit justement la peur...
Mais c'est aussi un véritable éloge de la fuite.
Si les créateurs de cette série culte n'ont jamais souhaité s'expliquer en détail sur la portée symbolique de leur œuvre, de nombreux commentateurs y ont vu un pamphlet plus ou moins dissimulé contre les sociétés modernes. La série dystopique d'espionnage, qui est une dénonciation de la déshumanisation de la société, échappe à la Guerre froide en renvoyant dos à dos[k] les Trente Glorieuses et l'État-providence des démocraties occidentales du Bloc de l'Ouest, comme le collectivisme et la planification des pays communistes du Bloc de l'Est, « révélant les tares et les limites de chacun[48] ». Ces deux blocs sont ainsi dépassés au profit d'une répartition plus universelle : l'expression du pouvoir et le comportement de l'individu face à celui-ci, entre d'un côté la complète soumission, la complaisance veule et le conformisme aveugle, de l'autre la subversion contre l'autorité, la rébellion contre son aliénation par le détournement des technologies et de la science au service des pouvoirs (caméras de surveillance en forme de globe oculaire, téléphones sans fil, le Rôdeur, centre de contrôle entièrement automatisé et au design froid et lisse…)[49]. Patrick McGoohan n'a de cesse d'alerter sur l'emprise impitoyable de services gouvernementaux sur l'individu par toute une kyrielle de méthodes sophistiquées. Très inspiré par les manipulations mentales en usage dans l'espionnage, Le Prisonnier traite de toute une batterie de techniques psychologiques complexes, comme la substitution des rôles du bourreau et de la victime qui excite effectivement des tendances schizophréniques latentes, permettant à un sujet totalement désorienté de se faire avouer lui-même. Drogues hallucinogènes, suggestion par excitation électronique du cerveau sont souvent présentes dans la série et font écho aux réels interrogatoires pratiqués, dès les années 1960, par la CIA et le KGB à l'aide de la mescaline, de la psilocybine ou du LSD[réf. souhaitée].
Le Prisonnier est aussi, fondamentalement, un plaidoyer cinglant pour la liberté de pensée de l'individu contre l'écrasante propagande d'États totalitaires froidement calculateurs et exécuteurs. La séance d'aveux pleurnichards de l'épisode "A Change of Mind" est une dénonciation magistrale de l'humiliante autocritique qui était imposée aux condamnés politiques lors des procès expéditifs des régimes staliniens des années 1960[50]. Le village constitue clairement, pour les créateurs de la série, une arène où se joue un éternel duel libertaire : l'odieuse insolence et la cruauté émanant d'un pouvoir pénitentiaire occulte mené par le Numéro 2 sont combattues par l'humour grinçant du Numéro 6. McGoohan incarne cette défiance salutaire de l'individu face à une coercition totalitariste administrée et inhumaine en défendant son libre-arbitre et sa dignité d'être humain doté de droits légitimes[réf. souhaitée].
Suites
[modifier | modifier le code]Adaptation en film
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Patrick McGoohan, dans les années 1990, avait l'intention d'adapter Le Prisonnier en long métrage, mais le projet n'a jamais abouti[25]. Ce projet de long métrage est resté dans un tiroir jusqu'à ce que Christopher Nolan, juste après la sortie de Batman Begins, évoque l'idée de réaliser ce long métrage.
Remake
[modifier | modifier le code]En 2009, la série a été reprise sous forme d'une mini-série en six épisodes, également intitulée Le Prisonnier. Il s'agit d'une adaptation américaine réalisée par Nick Hurran, avec Jim Caviezel dans le rôle du numéro 6, diffusée sur la chaîne câblée AMC les 15, 16 et [51]. Le Numéro 2 est joué par Ian McKellen.
Cependant, bien qu'ayant repris plusieurs concepts de la série d'origine tels que les numéros, la boule blanche ou l'ambiguïté de certains épisodes, la mini-série en diffère beaucoup en proposant une interprétation différente de celle de Patrick McGoohan. Cette mini-série ne serait donc pas un remake de la série Le Prisonnier, mais plutôt une reconnaissance et un hommage.
Explications de Patrick McGoohan
[modifier | modifier le code]Patrick McGoohan s'expliquera en 1977 sur la série lors d'une demi-heure d'entretien accordé à la télévision canadienne TVOntario, invité par le présentateur Warner Troyer[52].
Dans la culture populaire
[modifier | modifier le code]Télévision
[modifier | modifier le code]- Chapeau melon et bottes de cuir, saison 6, épisode Étrange Hôtel (Wish You Were Here). Tara King part rejoindre son oncle dans l'hôtel où ce dernier passe ses vacances. L'hôtel est confortable, luxueux... mais il est impossible d'en sortir sous peine d'être victime de « malencontreux accidents » (escaliers glissants, voitures à démarrage douteux...). L'épisode est réalisé par Don Chaffey, qui a également réalisé certains épisodes du Prisonnier, comme L'Arrivée.
- 1990 : Histoire(s) de la télévision, mini-série du groupe comique Les Nuls. Le personnage de Gilou Gilet, interprété par Dominique Farrugia, manifeste à plusieurs reprises sa passion pour Le Prisonnier. Dans le dernier épisode, Et la télé inventa le dernier épisode, le spectateur découvre que les protagonistes de la série sont en fait prisonniers du Village. La dernière scène a été effectivement tournée à Portmeirion par Alain Chabat, Dominique Farrugia et Chantal Lauby, et la toute dernière image reprend le gimmick pré-générique du Prisonnier : les visages des Gilet surgissent à l'écran derrière des barreaux, tout comme celui du Numéro Six.
- 1995 : L'Homme de Nulle part (Nowhere Man). Le sujet de départ et l'ambiance paranoïaque peuvent rappeler celui de la série de Patrick McGoohan. Thomas Veil, le héros de l'histoire, se retrouve en effet prisonnier, dans un épisode, d'un mystérieux village où, sous une attitude bon enfant, on impose aux habitants certaines règles, de même que dans le Village. Dans un autre épisode, Thomas Veil se retrouve envoyé vers un camp d'entraînement militaire. Lui et ses compagnons se voient chacun attribuer un numéro, et Veil hérite du numéro 6.
- Les Simpson :
- saison 9 épisode 14, Un coup de pied aux cultes (1998). Marge est poursuivi par un rôdeur (ballon gardien).
- saison 12 épisode 6, Le Site inter (pas) net d'Homer (2000). En partie une parodie de la série.
- 2001 : L'homme invisible, saison 2 épisode 15, Les Prisonniers (A Sense of Community). L'épisode réutilise l'idée d'une communauté d'espions mis à la retraite et cloîtrés.
- 2010 : Persons Unknown. Des personnes ne se connaissant pas se retrouvent prisonnières d'une ville américaine coupée du reste du monde, sans possibilité de s'échapper, sous le regard de caméras. L'ambiance paranoïaque est de mise. Un des personnages féminins porte, dans un épisode, la même tenue vestimentaire que le Numéro 6.
Cinéma
[modifier | modifier le code]- 1997 : Double Team. Le personnage joué par Jean-Claude Van Damme se retrouve prisonnier dans une île qui reprend le même concept que « Le Village ».
Musique
[modifier | modifier le code]- Le groupe de heavy metal britannique Iron Maiden, dont les membres (et en particulier Steve Harris et Bruce Dickinson) sont admirateurs de la série, lui ont rendu hommage dans une chanson intitulée The Prisoner, sortie en 1982 sur l'album The Number of the Beast. Les textes de la chanson retracent ouvertement l'intrigue de la série et un extrait de celle-ci (l'accroche du générique) paraît même en exergue. En 1984, le groupe réitère son hommage au travers de la chanson Back in the Village (Retour au Village) sur l'album Powerslave.
- La musique du Prisonnier, due au compositeur australien Ron Grainer, est reprise par The Clash dans le titre The Prisoner.
- Le clip de See those eyes du groupe de musique de new wave originaire de Glagow, Altered Images, a été tourné à Portmeirion et reprend le thème de la série[53].
- Quelques extraits de répliques de la série sont utilisés dans l'album Mes Mauvaises Fréquentations du chanteur français Philippe Katerine : « Oh je sais c'que vous pensez d'moi » et « C'est pour votre bien mon ami, croyez-moi » (extrait de l'épisode 2, dans le morceau intitulé Le Manteau de Fourrure), ainsi que « Parfait, sujet mal adapté, complexe de culpabilité se traduisant par une agressivité obsessionnelle » (dans le morceau La Joueuse).
- La vidéo promotionnelle de la chanson The Man Who Sailed Around His Soul du groupe de pop anglais XTC, publiée en 1986 dans l'album Skylarking, a été tourné à Portmeirion à l'occasion d'une émission TV. Outre la reprise des décors, les musiciens portent le même costume que numéro 6.
Bande dessinée
[modifier | modifier le code]- 2003 : The Prisoner: Shattered Visage, publié par DC Comics. Cet album de Dean Motter et Mark Askwith (en) se veut une suite officielle de la série[54].
Publicité
[modifier | modifier le code]- Sur le DVD 6 du coffret TF1 sorti en 2000, un des 8 bonus présente un spot publicitaire produit et diffusé en 1989, à l’occasion du lancement de la Renault 21 (R21) en Grande-Bretagne. Il a été tourné au Village de PortMerion et reprend des éléments de la série[l],[55].
Autour de la série
[modifier | modifier le code]Commentaires
[modifier | modifier le code]À la fin de la série, le Numéro 6 s'évade pour rentrer chez lui comme toute personne qui, ayant fini sa journée de travail, retrouve son logement douillet pour se ressourcer. Selon Gilles Visy, dans ce dernier épisode, « le Numéro 6 jouera métaphoriquement une partie d'échecs contre l'énigmatique Numéro 1 via le Numéro 2. Ce n'est pas sans rappeler le chevalier du Septième Sceau qui combat la mort sur l'échiquier de la vie »[56].
Patrick McGoohan avait auparavant joué dans une série d'espionnage « normale » qui avait eu un succès international : Destination Danger (Danger Man, en version originale).
De cette série au Prisonnier, il ne change rien : ni son appartenance initiale aux services secrets, ni sa coiffure, ni son style.
Tout se passe comme si on cherchait à nous faire comprendre que le Prisonnier est John Drake, ce qui accroît l'impression de basculement du réel que la série cherche — et réussit — à donner. En réalité, le spectateur ne sait rien du prisonnier : juste qu'il est né le 19 mars 1928 (saison 1, épisode 1) : c'est le seul renseignement qu'il concède à ses geôliers. Il s'agit de la véritable date de naissance de l'acteur.
« La voiture de Numéro 6 était une Lotus Super 7 S2 Cosworth (immatriculée KAR120C), elle ouvrait tous les épisodes de la série. Pour le dernier épisode, la première Lotus KAR120C ayant été revendue en Australie au début de 1967 (avant d’être finalement détruite dans un accident) et la seconde, immatriculée LCK88D, appartenant à un certain Frank Rycroft qui l'a revendue peu après le tournage[57],[58], il a été demandé à Caterham Cars de récréer une troisième voiture sur la base d'une S3 pour permettre à N° 6 de s'enfuir à son bord… enfin libre[59] ! »
Pour l'anecdote, le village-hôtel de Portmeirion est utilisé dans les épisodes « Le paysage qui accuse » et « Enterrons les morts » de Destination Danger (Danger Man en version originale). Le thème du double (Schizoïd Man) avait également été utilisé dans Destination Danger. L'épisode de la deuxième saison de Destination Danger La ville fantôme (Colony Three) évoque une ville pour l'entraînement d'agents secrets ennemis dont on ne s'échappe pas et qui n'existe sur aucune carte.
Antécédents
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Le thème d'un agent secret placé dans un environnement dont la logique semble absurde et qui lutte pour garder sa santé mentale avait déjà été évoqué dans trois films auparavant :
- La Chatte sort ses griffes, d'Henri Decoin (1960), où on effectue un lavage de cerveau du même genre à une femme agent des renseignements français, soumise à un traitement qui la dépersonnalisera.
- Alphaville, de Jean-Luc Godard (1965), sous-titré Une étrange aventure de Lemmy Caution, avec Eddie Constantine, qui avait lui aussi interprété auparavant des rôles d'agent secret dans des films d'espionnage conventionnels.
- Ipcress, danger immédiat (The IPCRESS file), de Len Deighton (1965), où on soumet un agent secret (interprété par Michael Caine) à une perte de repères afin de le déstabiliser.
Produits dérivés
[modifier | modifier le code]DVD
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Éditeur TF1 VIDEO :
- Le Prisonnier : coffret 6 DVD (), label TF1 Vidéo, référence EDV 1035, (en v.o sous-titrée en français et en version française), durée totale des 17 épisodes 14 h 15, (EAN 3 384442 004640).
- Le Prisonnier : coffret 6 DVD () ASIN B000PUB9NM
- Le Prisonnier : coffret 7 DVD () Image remastérisée, nouvelles pistes son 5.1
- Le Prisonnier : coffret 7 DVD (), réédition sous un nouveau visuel du précédent coffret
Blu-ray
[modifier | modifier le code]Éditeur TF1 Vidéo :
- Le Prisonnier : coffret 5 Blu-ray () Images restaurées à partir des éléments 35 mm d’époque
Récompenses
[modifier | modifier le code]- En 1969, le dernier épisode de la série, « Le dénouement » (Fall Out), a été nommé au Prix Hugo de la meilleure présentation dramatique[60].
- En 1997, le magazine américain TV Guide a classé le dernier épisode « Le dénouement », comme étant le 55e meilleur épisode télévisé de tous les temps, parmi 100 séries sélectionnées[61],[62].
- En 2002, Patrick Mc Goohan a remporté le Prix Prometheus, catégorie Meilleure fiction classique, pour la série télévisée « Le Prisonnier » (Best Classic Fiction for the TV series), décerné par la Libertarian Futurist Society[63].
- En 2005, les lecteurs du magazine « SFX » ont classé la série « Le Prisonnier » 5e du Top 10 des émissions de télévision britanniques, catégories science fiction et fantasy[64].
- En 2005, une enquête intitulée : « Music, Film, TV and Books that ‘Changed the World’», effectuée par le magazine « Uncut » auprès des plus grandes stars du rock et du cinéma, ont classé « Le Prisonnier » à la 10e place. C'est la seule série télévisée figurant au palmarès[65].
- En 2013, (soit 46 ans après la création de la série) « TV Guide », dans un article intitulé Fantastic Voyages: The 60 greatest sci-fi shows of all time, a classé « Le Prisonnier » à la 9e place[66]
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ As noted in Andrew Pixley's 2007 The Prisoner - A Complete Production Guide book, the first UK premiere was 29 September 1967 on ATV Midlands and the last episode first aired on 1 February 1968 on Scottish Television.
- ↑ Plusieurs sources consultées dans le cadre de cet article font référence à une autre interview de McGoohan datant de 1977, dans laquelle il raconte l'entretien qu'il a eu avec Lew Grade, en des termes presque identiques qu'en 1988. Mais en l'absence de références précises concernant le journal ou le magazine dans lequel elle a été publiée, elle n'est pas mentionné dans le corps de cet article, n'ayant pu être vérifiée.
- ↑ David Healey est le rédacteur en chef du magazine publié par l'association des fans de la série "The Unmutual", qui a remplacé l'association précédente "Six of One" en raison de déboires judiciaires auxquels celle-ci dû faire face (cf. site web "The Unmutual" , section "Liens externes").
- ↑ Citation de Rupert Booth, texte en anglais : « Markstein most certainly developed the concept, bringing his own knowledge into the play, and it is entirely possible that he also named the series. My personal opinion, however, is that it was Mc Goohan who devised the theme of one man being imprisoned and that Markstein found a plot which took account of McGoohan’s desire to set a series in Portmeirion. »
- ↑ Citation de R.Booth, texte en anglais: « The true extent of Markstein’s influence in shaping the series will probably never be known, but cannot be denied that many of the initial ideas and the broad themes of the series came from McGoohan. The series had his unmistakable stamp all over it. »
- ↑ Rappel : Le projet du Prisonnier a commencé à être élaboré en 1966, durant le tournage de la 3e saison de Destination Danger, dont McGoohan était l’acteur principal et George Markstein consultant pour l’écriture du scénario.
- ↑ Texte en anglais : « When egomania took over! You know, when McGoohan was everything! When McGoohan was writing, was conceiving, was directing ... and didn't know where he was going. My presence was superfluous - and we've seen the result after my departure. »
- ↑ McGoohan explique le motif classique de ce double maléfique par le bon côté de l'homme (le « numéro 6 ») qui peut être prisonnier de sa part sombre (le « numéro 1 »). Le scénariste avait d'ailleurs laissé les indices de cette dualité dans le script : à plusieurs reprises, « numéro 6 » demande “Who is Number One?” (“Qui est le Numéro 1 ?”) et à chaque épisode, son interlocuteur lui répond “You are Number Six” (“Vous êtes le Numéro 6 ?”) alors qu'il appuie de manière emphatique sur “You are, Number Six” (“C'est vous, Numéro 6 ”). Cf (en) Matthew White, Jaffer Ali, The official Prisoner companion, Sidgwick & Jackson, , p. 165.
- ↑ Cette voie est située près de Buckingham Palace, ce qui est peu cohérent avec le fait qu'ayant emprunté auparavant Le Mall, il semblait donc alors s'en éloigner et se diriger vers le centre, voire l'est de Londres.
- ↑ En 1965 et 1966, Francis Blanche à enregistré plusieurs disques vinyle LP 33 tours intitulés : "Bonjour chez vous. Les canulars téléphoniques de Francis Blanche d'après la célèbre émission d' Europe n° 1 " (références de l'un d'eux : label AZ LPS 2, réédité en 1992, label Musidisc, CD n° 403842-MU-777.
- ↑ Cette bipolarisation est d'ailleurs bien représentée dans l'épisode 17 (« Le Dénouement ») où numéro 6 découvre sous terre une assemblée représentant tout l'éventail de l'échiquier politique sous une robe blanche et un masque bicolore noir/blanc.
- ↑ Déroulement de l'action (durée 42 s) : - Scène 1 : Dans son bureau, le no 2 porte un micro-casque et donne des ordres. - Scène 2 : Sur la place du Village, le jeu d'échecs humains de l'épisode 9 "Échec et mat". - Scène 3 : Un personnage dont la silhouette rappelle celle de Mc Goohan, porte le badge no 21, dévale les escaliers et se met au volant d'une voiture rouge. - Scène 4 : La voiture démarre en trombe, le no 2 ordonne de lancer les Rôdeurs à sa poursuite. - Scène 5 : Plusieurs Rôdeurs ne parviennent pas à stopper la voiture. - Scène 6 : La voiture entre dans un tunnel étroit, un Rôdeur qui la pourchasse ne peut y pénétrer et explose, le no 2 s'écrie : « 21 escapes !». - Scène 7 : La voiture sort du tunnel, s'engage à vive allure sur une route de campagne. En incrustation apparaît un panneau sur lequel on peut lire : "ESCAPE TO THE TOTALLY NEW RENAULT 21" ( ÉVADEZ-VOUS AVEC LA TOUTE NOUVELLE RENAULT 21 ). Voir le clip : Renault 21 ” The Prisoner”, 1989 UK Commercial, durée 42 s.) . Consulté le .
Références
[modifier | modifier le code]- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « The Prisoner » (voir la liste des auteurs).
- ↑ Voir sur arte.tv/fr.
- ↑ (en) « Today's Preview (22 h au 12) », The Gazette, vol. 190, , p. 23 (lire en ligne)
- « Horaires de la télévision - Lundi 4 septembre (CBFT, 21 h) », Le Devoir, vol. LVIII, no 203, , p. 17 (lire en ligne)
- ↑ Coffret 7 DVD Le Prisonnier 2009 - TF1 Vidéo.
- ↑ Coffret (Megaset - 13 DVD) Secret Agent aka Danger Man 2001 - AandE (A&E) Television Networks.
- ↑ « Le Prisonnier (The Prisoner) Générique » (consulté le )
- ↑ Pierre Sérisier, Le prisonnier. Sommes-nous tous des numéros ?, Presses Universitaires de France, , p. 4
- (en) Rick Davy, The Prisoner . The Essential Guide, Quoit Media Ltd, , 100 p. (ISBN 9781911537052), le passage cité figure p.4 .
- (en) Robert Fairclough, The Prisoner: Original Scripts Vol.1, Reynolds & Hearn, , 487 p. (ISBN 9781903111765, lire en ligne), le passage cité figure pp. 9-10. Consulté le .
- (en) Dave Rogers, The prisoner & Danger man, Boxtree, , 256 p. (ISBN 9781852832605)
- (en) John J. O'Connor (en), « Prisoner on TV17 Tonight », New York Times, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (en) Suzan Nobel et Diana Goldsborough, The Prisoner Puzzle", The Ontario Educational Communications Authority, , 23 p. (lire en ligne), passage cités p.1, 2, 3, 4, 6. Consulté le .
- ↑ (en) Andrew Pixley, The Prisoner: A Complete Production Guide, Network, , 285 p., le passage cité figure p.7.
- ↑ (en) David Healey, « The UNMUTUAL website-Village People. Cast & Crew Profiles: Lew Grade », sur www.theunmutual.co.uk (consulté le ).
- (en) Rupert Booth, Not a number : Patrick McGoohan : a life, Aurora Metro Publications Ltd, , 304 p. (ISBN 9780956632937, lire en ligne), passage cité : Chapitre 5, p.145-184 (note : le numéro exact de la page n’est pas indiqué car le site web qui a été consulté autorise l’accès au chapitre cité sans mentionner la pagination). Consulté le
- ↑ Sylvie Dauvillier, « UN SACRÉ NUMÉRO », Télérama, no 2150, .
- ↑ (en) Rick Davy, The Prisoner - The Essentail Guide, Quoit Media Ltd, , 30 p. (ISBN 9781911537052), passage cité p.4 (Note: réimpression en 2021, même éditeur, (ISBN 9781911537168).).
- (en) G. Markstein interviewed by Chris Rodley, 1984. Il s’agit d’une interview du , par Chris Rodley, journaliste, sur la Chaîne Channel 4, après la rediffusion du dernier épisode de la série , « Le dénouement » (Fall out). Consulté le .
- (en) Robert Fairclough, The Prisoner: The Official Companion to the Classic TV Series, Carlton, , 143 p. (lire en ligne) (ISBN 9781842224342), les passages cités dans les différentes notes figurent p. 10, 11, 14, 25, 26, 33. Consulté le
- ↑ (en) Max Hora, Portmeirion Prisoner Production, Six of One, , 28 p. (lire en ligne).
- (en) Patrick McGoohan interviewed by Warner Troyer, 1977.. Cette interview a été réalisée en mars 1977, par l’écrivain et réalisateur Warner Troyer, pour l’ l’Office de la télécommunication éducative de l’Ontario. Consulté le .
- ↑ « Le Prisonnier (Locations) » (tournage et production), sur l'Internet Movie Database.
- ↑ Christophe Petit, « Le Prisonnier en France », Génération Séries, no 6, , p. 12 (ISSN 1167-136X)
- ↑ Jérôme Wybon, « Livret de 16 pages sur l'impact de la série en France », Le Prisonnier - Intégrale (1967) - DVD Édition Ultime, , p. 14
- Christophe Petit, « Le Prisonnier en France », Génération Séries, no 6, , p. 13 (ISSN 1167-136X), le passage cité figure p.13.
- Christophe Petit, « Le Prisonnier en France », Génération Séries, no 6, , p. 14 (ISSN 1167-136X)
- ↑ L'Humanité, 19 janvier 1991.. Consulté le .
- Christophe Petit, « Le Prisonnier en France », Génération Séries, no 6, , p. 16 (ISSN 1167-136X)
- ↑ « L'arrivée. Le prisonnier », sur ina.fr. Consulté le .
- ↑ « Le dénouement. Le prisonnier », sur ina.fr. Consulté le .
- ↑ « La série culte Le Prisonnier sur Eurochannel dès fin novembre (version remasterisée). », Le Blog TV News, 6 octobre 2017.
- ↑ David Buxton, De « Bonanza » à « Miami Vice ». Formes et idéologie dans les séries télévisées, Éditions de l'Espace Européen 1991, p. 100, (ISBN 2-7388-0127-7).
- ↑ Réfléchir et agir, no 16, hiver 2003, Le Prisonnier : le droit au silence, par Michel Philippe, p. 57
- ↑ (en) « The Prisoner », sur Rotten Tomatoes (consulté le )
- ↑ « Le Prisonnier », sur Allociné (consulté le ).
- Pierre Sérisier, Le prisonnier. Sommes-nous tous des numéros ?, Presses Universitaires de France, , p. 133
- ↑ Pierre Sérisier, Le prisonnier. Sommes-nous tous des numéros ?, Presses Universitaires de France, , p. 9
- ↑ Jean-Paul Gabilliet, « L'anti-utopie du Prisonnier. Ascèse et totalitarisme », Otrante. Art et littérature fantastique, no 9, , p. 61.
- ↑ Mike Patterson. “The Prisoner - the classic British TV series”.
- ↑ « The Prisoner Locations Guide - Patrick McGoohan Portmeirion », sur theunmutual.co.uk (consulté le ).
- ↑ « The Unmutual Website The Prisoner Locations Guide Patrick McGoohan Portmeirion », sur theunmutual.co.uk (consulté le ).
- ↑ Comme décrit in White & Ali, page 9.
- ↑ Bonus coffret DVD TF1 Vidéo.
- ↑ Voir sur leprisonnier.net.
- ↑ Jacques Pessis, « L'Œil de l'INA : Quand Francis Blanche présentait le JT... du 1er avril », Le Figaro, (lire en ligne), article dans lequel l'auteur fait référence à l'expression : « Il terminait systématiquement par un retentissant «Bonjour chez vous», devenu l'une de ses marques de fabrique. » (cf. paragraphe: Jean Carmet victime expiatoire de Francis Blanche). Consulté le .
- ↑ Alain Carrazé, « Le Prisonnier: Historique de la diffusion en France (1) », Le Rôdeur, no 2, , p. 22
- ↑ Alain Carrazé, « Le Prisonnier: Historique de la diffusion en France (1) », Le Rôdeur, no 2, , p. 23
- ↑ Michel Nazet, Alain Nonjon (dir.), Géopolitique. Atlas des 160 lieux stratégiques du monde, Ellipses, , p. 328
- ↑ Pierre Sérisier, Le prisonnier. Sommes-nous tous des numéros ?, Presses Universitaires de France, , p. 70
- ↑ Nicolas Werth, « La mise en scène pédagogique des grands procès staliniens », Le Temps des médias, vol. 15, no 2, , p. 142–155 (ISSN 1764-2507, lire en ligne), site Cairn.info. Consulté le .
- ↑ (en) « AMC Announces The Prisoner Mini-Series Premiere Sunday, November 15 at 8pm ET/PT », sur TheFutonCritic,
- ↑ [vidéo] « Patrick McGoohan s'explique sur Le Prisonnier », sur YouTube
- ↑ « Altered Images - See Those Eyes (Official Video) » (consulté le )
- ↑ Page de présentation du site de DC Comics. THE PRISONER: SHATTERED VISAGE.. Consulté le .
- ↑ Le Prisonnier : coffret 6 DVD (8 novembre 2000), label TF1 Vidéo, référence EDV 1035, (en v.o sous-titrée en français et en version française), durée totale des 17 épisodes 14 h 15, (EAN 3 384442 004640).
- ↑ Gilles Visy, « Cadrage.net : DOSSIER LE PRISONNIER », Cadrage.net, (lire en ligne [archive du ], consulté le )
- ↑ Nicolas Laperruque :Caterham Lotus Seven : la rébellion du "Prisonnier", 27 avril 2024.. Consulté le .
- ↑ David Stimpson. LCK 88D, 10 January 2013. Consulté le .
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- ↑ (en) Libertarian Futurist Society, « September 2002: Prometheus Award Winners », sur www.lfs.org (consulté le ).
- ↑ (en) « Doctor Who named top fantasy show », sur BBC, (consulté le ).
- ↑ Uncut, « Music, Film, TV and Books that ‘Changed the World’ », sur BBC, (consulté le ).
- ↑ (en) Matt Roush, « Fantastic Voyages: The 60 greatest sci-fi shows of all time », TV Guide, vol. 69, no 1, , p. 14–15
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]Études
[modifier | modifier le code]- [Carrazé et Oswald 1989] Alain Carrazé et Hélène Oswald, Le Prisonnier, chef-d'œuvre télévisionnaire (précédé d'un entretien avec Patrick McGoohan), Paris, NéO, coll. « Huitième art », (réimpr. 1991), 1re éd., 1 vol., 242, ill., 22 × 29 cm (ISBN 2-7304-0535-6, EAN 9782730405355, OCLC 417446963, BNF 35101556, SUDOC 006992951).
- Patrick Ducher et Jean-Michel Philibert, Le Prisonnier - Une énigme télévisuelle, 2003, Yris, Collection « Télévision en séries ». Nouvelle édition sortie en 2011.
- [Sérisier 2013] Pierre Sérisier, Le Prisonnier : sommes-nous tous des numéros ?, Paris, Presses universitaires de France, hors coll., , 1re éd., 1 vol., 144, ill., 12,5 × 19 cm (ISBN 978-2-13-060761-8, EAN 9782130607618, OCLC 842467128, BNF 43569420, DOI 10.3917/puf.seris.2013.01, SUDOC 168863766, présentation en ligne, lire en ligne).
- [Valéry 1993] Francis Valéry, Le Prisonnier : retour au village, Pézilla-la-Rivière, Car rien n'a d'importance, coll. « Le guide du téléfan », , 1re éd., 1 vol., 92, ill., 21 cm (ISBN 2-87795-037-9, EAN 9782877950374, OCLC 489907845, BNF 35836935, SUDOC 005034698).
- Jacques Baudou et Christophe Petit, Les Grandes Séries britanniques, Paris, NéO, coll. "Huitième Art", 1994.
- S. Benasi, Série et feuilletons TV : Pour une typologie des fictions télévisuelles, Liège, 2000, Éditions du Céfal
- Florence Livolsi, « L'énigme du Prisonnier », maîtrise d'études cinématographiques et audiovisuelles, Paris 1- Panthéon Sorbonne, 1989
- Guillaume Granier, « A study of the television series The Prisoner », mémoire de maîtrise d'anglais, Université de Tours, 2001.
- Norbert-Bertrand Barbe, Patrick McGoohan's The prisoner, Collection « Indispensables » No 9, Bés Éditions, 2004, (ISBN 2-84733-061-5)
- Norbert-Bertrand Barbe, Le Prisonnier - Du Moi à l'Être - Essai d'interprétation objective, Le Rôdeur, Ire partie : n°16, décembre 1995, p. 40-43 ; IIe partie : n° 17, juillet 1996, p. 23-27 ; IIIe partie : n° 18, janvier 1997, p. 29-32
Littérature
[modifier | modifier le code]- Thomas M. Disch, Le Prisonnier (The Prisoner, 1969).
Liens externes
[modifier | modifier le code]- Vidéo : Le Prisonnier. Les 17 épisodes de la série, plus 5 bonus, version française., la série complète sur Internet archive. Consulté le .
- (en) The Unmutual. The Prisoner news website. , site dédié à la série, régulièrement mis à jour. Consulté le .
- Fanny Lombard Allegra : “ On a revu … Le Prisonnier, la série mythique de Patrick McGoohan “, .. Consulté le .
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