New age (musique)

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New age
Origines stylistiques Musique électronique, folk, ambient, rock progressif, world music, musique minimale
Origines culturelles Fin des années 1960 ; Europe et États-Unis
Instruments typiques Piano, synthétiseur, échantillonneur, séquenceur, instruments à cordes, bruits de fond, instruments folk, guitare acoustique, guitare électrique, batterie, flute, harpe, sitar, tambour, tabla
Popularité Élevée
Voir aussi Nu jazz

Genres dérivés

Post-rock, trance

Genres associés

Musique planante

La new age est un genre musical composé pour diffuser une ambiance artistique, relaxante, et optimiste. Elle est en principe jouée lors de séances de yoga, de massage, de méditation[1], et de lecture afin de palier au stress[2] ou pour diffuser une atmosphère apaisante que ce soit dans un foyer ou un autre environnement, et s'associe à l'environnementalisme et à la spiritualité New Age[1]. Les harmonies qui caractérisent la new age impliquent une basse bourdon, et varient selon les thèmes qui leur sont associés. La musique contient souvent des bruits issus de la nature, parfois utilisés en guise d'introduction lors d'un morceau ou pendant un passage.

La new age est à la fois une forme de musique électronique, fréquemment caractérisée par des morceaux soutenus de synthétiseur ou de séquenceur, et une forme acoustique, caractérisée par des instruments comme la flute, le piano, la guitare acoustique et une large variété d'instruments acoustiques non-occidentaux. L'arrangement vocal est rare dans la new age, mais au fil du temps la musique devient graduellement vocale puis se compose de chants inspirés par les natifs américains ou les tibétains, ou de paroles inspirées de la mythologie. Les limites du genre ne sont pas correctement établies ; de ce fait, quelques termes alternatifs sont utilisés pour sa catégorisation.

La new age s'inspire d'une variété d'artistes eux-même issus d'une variété de genres. Les albums intitulées Environments (1969–1979) d'Irv Teibel, qui se compose de bruits naturels et de chants « Om̐  », deviennent les premiers albums psycho-acoustiques publiés[3]. En 1973, l'album de rock progressif Tubular Bells de Mike Oldfield devient l'un des premiers albums reconnus dans le genre new age[4]. Spectrum Suite (1975) de Steven Halpern est une chanson clé du mouvement musical new age[5]. En 1989, il existe plus de 150 petits labels discographiques indépendants spécialisés dans la new age.

Histoire[modifier | modifier le code]

Kitaro, l'un des musiciens de new age électronique populaires en Asie.

La musique new age s'inspire d'une variété d'artistes eux-même issus d'une variété de genres comme, les instrumentalistes John Fahey et Leo Kottke, les minimalistes Terry Riley, Steve Reich, La Monte Young, et Philip Glass, les joueurs de synthétiseurs Pink Floyd et Brian Eno, et les musiciens de jazz Keith Jarrett, Paul Horn et Pat Metheny[6]. De différents styles et des mélanges de new age électronique, expérimentale et acoustique sont lancées au début des années 1970 et incluent des artistes asiatiques comme Kitaro et la Yellow Magic Orchestra.

Spectrum Suite de Steven Halpern, publié en 1975, est généralement considéré comme le premier album du mouvement musical new age[5]. La musique new age est initialement produite et vendue par des petits labels indépendants. Les ventes explosent dans des petites boutiques et librairies, notamment. En 1979, le musicien de RnB Stevie Wonder compose la bande-originale du documentaire The Secret Life of Plants, un autre premier exemple de new age, qui, en retour, devient le premier album new age vendu en rayon. En 1981, Tower Records de Mountain View (Californie) lance un rangée « new age »[7].

En 1985, des disquaires indépendants et des grands magasins ajoutent en rayon de la new age. Les labels majeurs commencent à s'intéresser au genre ; ils font l'acquisition de labels new age déjà existants comme Living Music de Paul Winter et signent des artistes new age comme Kitaro et Pat Metheny, tous les deux signés chez Geffen[7]. Le jour de la Saint-Valentin en 1987, KMET, une ancienne chaîne de radio basée à Los Angeles, commence à diffuser de la musique new age sous le nom de KTWV, The Wave[8]. D'autres chaînes de radio font de même[8]. En 1989, il existe plus de 150 petits labels discographiques indépendants spécialisés dans la musique new age[9].

Termes alternatifs[modifier | modifier le code]

Le terme de « contemporary instrumental » peut impliquer des artistes qui ne font pas usage d'instruments électroniques dans leur musique, comme le pianiste solo David Lanz[10]. D'une manière similaire, des artistes comme Yanni[11],[12] et Bradley Joseph[13] utilisent ce terme, bien qu'ils fassent usage du clavier pour incorporer des textures orchestrales à leur compositions. Yanni parvient à différencier le genre musical du mouvement homonyme[14].

Le terme de « contemporary adult instrumental » est utilisé par Steven Halpern dans une édition en 1999 du magazine New Age Voice pour décrire de la musique catégorisée « new age » par les disquaires, mais qui n'exprime aucune spiritualité.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) New age (musique) sur AllMusic
  2. Paul M. Lehrer, David H. (FRW) Barlow, Robert L. Woolfolk et Wesley E. Sime, Principles and Practice of Stress Management, Third Edition, New York, Guilford Press,‎ (ISBN 1-59385-000-X), p. 46–47.
  3. « Irv Teibel Obituary », sur Weed-Corley-Fish Funeral Home North (consulté le 10 octobre 2014).
  4. Patti Jean Birosik, The New Age Music Guide, Collier MacMillan,‎ (ISBN 0-02-041640-7), p. 138.
  5. a et b (en) Wright, Carol. Spectrum Suite – Steven Halpern. AllMusic.
  6. (en) Derk Richardson, « The Sounds of Sominex », Mother Jones Magazine,‎ , p. 60.
  7. a et b Geoff Mayfield, « The Independents: Oasis of Individuality Offering Welcome Relief from the Volume Wars », Billboard Magazine, Nielsen Business Media,‎ , p. 22.
  8. a et b Judith H. Balfe, Paying the piper: causes and consequences of art patronage, University of Illinois Press,‎ (ISBN 0-252-06310-4), p. 279–81.
  9. PJ Birosik, « Dreamtime Return », Yoga Journal, Active Interest Media, Inc.,‎ , p. 94–95.
  10. David Lanz Website Bio
  11. Yanni et Rensin, David, Yanni in Words, Miramax Books,‎ (ISBN 1-4013-5194-8), p. 123, 202.
  12. (en) Jeffrey Lee Puckett, « Yanni up close: Musician known for larger-than-life venues also loves the Louisville Palace »,‎ .
  13. (en) Wheeler, Fred, « Interview with Bradley Joseph », Indie Journal,‎ .
  14. (en) Puckett, Jeffrey Lee, Yanni up close: Musician known for larger-than-life venues also loves the Louisville Palace, The Courier-Journal, 26 avril 2012.

Lien externe[modifier | modifier le code]