Didier Schuller

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Didier Schuller
Illustration.
Biographie
Date de naissance (70 ans)
Lieu de naissance Paris
Nationalité Français
Parti politique RPR
Profession Consultant international
Résidence Clichy-la-Garenne

Didier Schuller est un homme politique français né le à Paris[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Il a été élève au lycée Janson-de-Sailly[1] . Diplômé d'Études Supérieures de Droit, ancien élève de l'ENA (promotion André Malraux, 1977)

Carrière[modifier | modifier le code]

Il a été membre de nombreux cabinets ministériels (sous Edgar Faure, Michel Cointat, Robert Boulin, Pierre Mesmer, Olivier Stirn, Maurice Charretier). Pendant six ans il a travaillé au ministère de l'Équipement, pour aider les entreprises françaises (entre autres Bouygues, SAE ou Oger International) à s'implanter au Moyen-Orient[réf. nécessaire].

Il a été directeur de l'office HLM des Hauts-de-Seine de 1986 à mars 1994[1]. Il est l'ancien chef de l'opposition municipale au maire actuel de Clichy[2] et ancien conseiller régional d'Île-de-France[réf. nécessaire]. Il est élu conseiller général dans le canton de à Clichy en mars 1994[1]. Sa campagne électorale a été filmée par le réalisateur Christophe Otzenberger qui en a tiré un film intitulé La Conquête de Clichy. En décembre 1994 éclate l'affaire Schuller-Maréchal[1]. Il s'exile le 9 février 1995 vers les Bahamas, puis Saint-Domingue[1]. Il rentre en France en février 2002[1]. Il publie chez Flammarion en avril 2002 Je Reviens (Ed. Flammarion) et en 2007 une biographie de Porfirio Rubirosa, Rubirosa, le séducteur du diable (Ed. du Moment).

Fuite[modifier | modifier le code]

Quand éclate l'affaire Schuller-Maréchal en 1994, Didier Schuller s'enfuit d'abord aux Bahamas avec sa compagne Christel Delaval et leurs deux enfants. Il y développe de nouveaux réseaux qui le conduiront rapidement en République dominicaine, où il mène une vie de luxe sous un faux nom, aidé par la vice-présidente du pays qui est une amie[3].

En 2000, Didier Schuller vivant alors avec sa compagne à Puerto Plata, participe activement à l'élection présidentielle dominicaine. Il conseillera et aidera Milagros Ortuiz Bosch, la colistière de Hipólito Mejía Domínguez. Ce dernier sera élu avec 49,87 % des voix. Son travail ainsi que le déploiement massif et inédit de moyens de tractage, de cortèges et d'affichages laissent penser que Didier Schuller a participé directement, à la campagne victorieuse d'Hipólito Mejía Domínguez.

En janvier 2002, son fils Antoine l'ainé de la famille le trahit en racontant que son père vit à Saint-Domingue à des journalistes de Canal+. La nouvelle fera la une de tous les médias.

Didier Schuller rentre en France en pleine campagne présidentielle, le 6 février 2002.

Le retour à Clichy[modifier | modifier le code]

Didier Schuller est de retour à Clichy et semble se préparer pour les élections municipales de 2008. Une première altercation avec deux membres de l'équipe municipale en place (Mireille Gitton et Évelyne Lauer) a lieu le 5 mars 2007 lors de la fête des anciens au théâtre Rutebeuf, Didier Schuller s'étant invité pour préparer les élections municipales à venir.

Rendu inéligible par la cour d'Appel de Paris en 2007, il renonce donc à se présenter à l’élection municipale de 2008.

En novembre 2012, il annonce son intention de présenter sa candidature à Clichy-la-Garenne lors des élections municipales de 2014 et crée à cette fin un nouveau parti politique, le « Rassemblement des Clichois ». Il est soutenu par le président de L'Union des démocrates et indépendants de Clichy, membre du parti radical et conseiller municipal de la ville, Patrice Pinard ainsi que par de jeunes responsables et militants de l'UMP des Hauts-de-Seine. Il obtient l'appui du responsable des divers droite de Clichy Pierre-Marie Gouygou-Vieillefosse, celui d'Emmanuel Frantz, Président du Nouveau Centre de Clichy, ainsi que celui de Pascal Athor, ancien maire-adjoint socialiste de Clichy. Il est élu conseiller municipal à Clichy-la-Garenne, après que sa liste termine en troisième position derrière celles de l'UMP et de Gilles Catoire.

Il ouvre sa permanence à Clichy en janvier 2013.[réf. souhaitée]

Retrait de la vie politique[modifier | modifier le code]

Le 15 juin 2015, il annonce son retrait de la campagne municipale de Clichy. Le scrutin de mars 2014, annulé par le Conseil d'État, doit se rejouer les 14 et 21 juin. Un an auparavant, Didier Schuller était candidat, et avait recueilli 25 % des suffrages au second tour, derrière Rémi Muzeau (UMP) et le vainqueur, Gilles Catoire (PS). Pour cette nouvelle élection, l’ancien conseiller général RPR de Clichy devait une nouvelle fois faire équipe avec la conseillère régionale Mireille Gitton pour mener une liste sans étiquette. Mais l’UDI - qui avait soutenu Didier Schuller en 2014 via le chef de file du parti centriste à Clichy - a donné l’investiture au candidat UMP, Rémi Muzeau, pour qu’il forme une liste d’union du centre et de la droite. L’intéressé ayant remporté les dernières élections départementales, il s'est trouvé en position de faire basculer le dernier bastion rose des Hauts-de-Seine. Didier Schuller s'est par la suite retiré en annonçant : « Je pense que notre projet de liste "Clichy c’est Nous" n’a pas la capacité pour incarner le changement tant attendu à Clichy ».

Vie publique[modifier | modifier le code]

Affaire Schuller-Maréchal[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Affaire Schuller-Maréchal.

Le 21 décembre 1994, le docteur Jean-Pierre Maréchal, beau-père du juge Éric Halphen, est mis en examen pour trafic d’influence et extorsion de fonds. Il est accusé d’avoir voulu soutirer la somme de 20 millions de Francs au RPR, pour solliciter la clémence de son gendre.

Didier Schuller remet en présence de la Police Judiciaire la somme de un million de Francs au docteur Maréchal. François Mitterrand intervient dans l'affaire qui devient alors une affaire d'État.

La Cour de cassation a donné raison jeudi 29 février 1996 au docteur Jean-Pierre Maréchal en confirmant intégralement la décision de la chambre d'accusation de la cour d'appel de Paris du 8 février 1995. La chambre criminelle a en effet rappelé la nullité des écoutes et des enregistrements de tout entretien effectué par des officiers de police judiciaire dès lors qu'ils avaient été réalisés sans l'autorisation d'un juge. La chambre criminelle a confirmé la nullité de l'intégralité de la procédure qui avait suivi parce qu'elle était fondée sur « une machination »[4].

Financement occulte de ses activités politiques[modifier | modifier le code]

Didier Schuller est suspecté d'avoir financé ses activités politiques à Clichy (Hauts-de-Seine) entre 1988 et 1994 par des entreprises de BTP.

En première instance, Didier Schuller a été condamné à cinq ans d'emprisonnement, dont deux fermes, 150 000 euros d'amende et cinq ans d'inéligibilité par le tribunal correctionnel de Créteil.

En appel, l'avocat général a requis un an d'emprisonnement ferme pour "trafic d'influence" et "recel d'abus de biens sociaux". Le 25 janvier 2007, la Cour d'appel de Paris a condamné l'ancien conseiller général RPR des Hauts-de-Seine, à un an de prison ferme et deux ans avec sursis, 150 000 euros d'amende et cinq ans de privation des droits civiques, civils et familiaux pour avoir fait financer de façon occulte des activités politiques à Clichy[5].

Le 8 décembre 2010, la Cour d'Appel de Paris a ordonné l'effacement de la condamnation prononcée sur le casier judiciaire de Didier Schuller, le rétablissant ainsi dans l'intégralité de ses droits civiques civils et politiques[6],[7]

Dans cette même affaire, le député-maire UMP de Levallois-Perret Patrick Balkany fut poursuivi pour complicité et relaxé en première instance.

Autres[modifier | modifier le code]

Il a animé la Loge "Silence" no 490 de la Grande Loge nationale française, qui réunit plusieurs personnalités impliquées dans les multiples affaires du conseil général des Hauts-de-Seine[8].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g Sabrina Champenois, « Il ne lâche pas l'affaire », Libération,‎ (lire en ligne)
  2. 1994, La Conquête de Clichy de Christophe Otzenberger.
  3. témoignage de son fils Antoine invité de Thierry Ardisson, archive INA[1]
  4. Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 27 février 1996, 95-81.366, Publié au bulletin (lire en ligne)
  5. "Un an ferme en appel pour Didier Schuller", sur nouvelobs.com, 26 janvier 2007
  6. Gérard Davet et Fabrice Lhomme, « L'improbable retour de Didier Schuller à Clichy », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  7. Le Parisien du 27 novembre 2012
  8. Libération du 21 juin 2009

Liens externes[modifier | modifier le code]