Affaire Balkany

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Patrick Balkany, en février 2012.

L'affaire Balkany est une affaire politico-financière impliquant Isabelle et Patrick Balkany, respectivement première adjointe au maire et député-maire Les Républicains de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine).

Trouvant son origine dans des sommes d'argent non déclarées détenues en Suisse dans les années 1980-1990 (délit de fraude fiscale aujourd’hui prescrit), cette affaire intéresse la justice française à partir de 2013 pour des soupçons de blanchiment de cette fraude fiscale par le biais de l’achat de biens immobiliers luxueux, et d'une autre fraude fiscale pour la non déclaration au fisc de ces propriétés, délit qui aurait permis au couple Balkany de ne pas s'acquitter de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF). Enfin, les magistrats élargissent par la suite cette affaire à des soupçons de corruption à l'encontre de Patrick Balkany, qu'ils soupçonnent d'avoir acheté une villa de luxe à Marakkech grâce à 5,25 millions d'euros donnés par deux hommes d'affaires belge et saoudien en échange de l'octroi par Patrick Balkany de contrats à Levallois et en Namibie[1].

Le juge Renaud Van Ruymbeke est chargé par le pôle financier du tribunal de Paris d'instruire l'affaire. Le procès s'ouvre le 13 mai 2019.

Chronologie[modifier | modifier le code]

  • Décembre 2013 : le parquet de Paris ouvre le une information judiciaire pour « blanchiment de fraude fiscale » visant le couple Balkany. Les juges Renaud Van Ruymbeke et Patricia Simon, chargés du dossier, ont élargi leur enquête pour fraude fiscale aux déclarations de patrimoine des époux Balkany, les suspectant d'avoir sous-évalué certains de leurs biens comme le moulin de Cossy, la villa Pamplemousse de Saint-Martin et la villa Dar Gyucy de Marrakech, et dissimulé à l'administration fiscale française des biens immobiliers et des avoirs offshore[2].
  • Mai 2014 : Isabelle Balkany reconnait en garde à vue être la véritable propriétaire de la villa Pamplemousse à Saint-Martin (Antilles françaises), dissimulée derrière une société écran fiduciaire installée au Liechtenstein[2].
  • Juillet 2014 : l'enquête est élargie à des faits de corruption en . Des virements bancaires dénoncés par Tracfin concerneraient le versement de commissions sur des contrats à l’international, notamment en Afrique, ainsi que sur des marchés publics passés à Levallois-Perret[3]. Isabelle Balkany est entendue par le juge, elle affirme qu'elle ne connaît pas la villa Serena et que ni elle, ni son mari, ne sont les bénéficiaires de la société au Liechtenstein[4].
  • Octobre 2014 : Patrick Balkany est mis en examen pour « blanchiment de fraude fiscale », « corruption » et « blanchiment de corruption »[5]. Les juges anticorruption Renaud Van Ruymbeke et Patricia Simon veulent interdire au député UMP « d'entrer en contact avec les autres protagonistes (du dossier) », et l'empêcher « de quitter le territoire métropolitain », craignant qu'il « ne soustraie des éléments de preuve ou fasse pression sur des témoins » à l'étranger. À cet effet, ils préconisent un retrait du passeport et une interdiction de sortie du territoire[6].
  • [Quand ?] 2015 : l’interdiction de sortie du territoire de Patrick Balkany est prononcée. Patrick Balkany fait appel. Selon la cour, « l’essentiel des avoirs patrimoniaux de Patrick Balkany (et de son épouse) sont domiciliés à l’étranger (Maroc, Liechtenstein, Singapour pour ce qui est connu à ce jour, mais qui n’est pas forcément exhaustif) »; « toute sortie vers l’étranger pourrait être mise à profit » pour éventuellement transférer des fonds[7].
  • 18 mars 2015 : levée de l’immunité parlementaire, interdiction de sortie du territoire, 2015. L'immunité parlementaire de Patrick Balkany est levée par le bureau de l'assemblée[8].
  • Mai 2015 : Patrick Balkany doit remettre son passeport à la justice en dans le cadre de son contrôle judiciaire. Son épouse s'est vu imposer une caution d'un million d'euros afin de ne pas être placée en détention[9].
  • 12 mai 2015 : la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique transmet ses conclusions au Procureur de la République : « Après instruction des dossiers de Patrick Balkany, député des Hauts-de-Seine, et Isabelle Balkany, ancienne vice-présidente du Conseil général des Hauts-de-Seine et présidente de la SEMARELP, et au recueil de leurs observations respectives, la Haute Autorité estime, au regard des différents éléments dont elle a connaissance, qu’il existe un doute sérieux quant à l’exhaustivité, l’exactitude et la sincérité de leurs déclarations de situation patrimoniale, du fait de la sous-évaluation manifeste de certains actifs et de l’omission de biens mobiliers et immobiliers. En application de l’article 40 du code de procédure pénale, la Haute Autorité a jugé nécessaire de porter l’ensemble de ces faits, susceptibles de constituer des infractions pénales, à la connaissance du procureur de la République financier et lui a transmis l’ensemble des deux dossiers »[10].
  • 16 mai 2015 : l’association des Contribuables de Levallois-Perret (ACLP92) écrit au ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, pour lui demander de révoquer Patrick Balkany de sa fonction de maire de la commune de Levallois-Perret. L’association explique que les élus Balkany n’ont plus « l’autorité morale nécessaire à leurs fonctions » après les révélations de leurs mises en en examen pour corruption passive, blanchiment de corruption et blanchiment de fraude fiscale.
  • Juin 2015 : une enquête menée au Maroc par des juges et des policiers français permet la collecte d'éléments à charge dans la villa de Marrakech. La perquisition a notamment permis de découvrir plusieurs objets marqués des initiales ou du nom de Patrick Balkany (peignoir, caisses de vin, livres dédicacés), ainsi qu'un cahier à spirales avec le logo de la ville de Levallois-Perret[11],[12].
  • 2 juillet 2015 : l’interdiction de sortie du territoire de Patrick Balkany est confirmée par la cour d'appel de Paris[7].
  • Mi-juillet 2015 : le couple Balkany et ses deux enfants font appel des saisies pénales de biens, ordonnées par les juges instructeurs[7],[13].
  • 3 septembre 2015 : à la suite de la demande de révocation faite en mai par l'association des Contribuables de Levallois-Perret (ACLP92), le président national d'Anticor, association de lutte contre la corruption, Jean-Christophe Picard écrit au président de la République pour lui demander à son tour de révoquer Patrick et Isabelle Balkany : « Une révocation peut être prononcée non seulement pour une faute grave commise dans l’exercice de leurs fonctions, mais aussi en cas de perte de l’autorité morale. Le Conseil d'État a ainsi considéré qu’il était possible de révoquer un maire condamné, voire simplement mis en examen lorsque la matérialité des faits est avérée. Or, la mise en examen des deux Balkany s'appuie justement sur des faits établis. Outre la note de Tracfin et le signalement de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) qui ne laissent guère de place au doute, Isabelle Balkany a avoué être propriétaire d’un important bien immobilier non déclaré au fisc (la villa Plamplemousse, sur l’île de Saint-Martin). Qui pourrait prétendre, aujourd’hui, que Patrick et Isabelle Balkany possèdent toujours l’autorité morale nécessaire à l’exercice de leurs fonctions ? »[14].
  • Septembre 2015 : des documents transmis par les autorités suisses à la justice française prouvent que Patrick Balkany est le bénéficiaire direct d’une société off-shore et d’un compte non déclaré au Liechtenstein. L'intéressé choisit de garder le silence devant les questions du juge[15],[16].
  • 15 octobre 2015, alors qu’il est déjà mis en examen pour corruption passive et blanchiment de fraude fiscale, et que son épouse, Isabelle Balkany, a également été mise en examen pour blanchiment de fraude fiscale dans la même affaire, Patrick Balkany se voit signifier le nouveau chef de mise en examen de fraude fiscale dans l'enquête sur son patrimoine. Les juges soupçonnent aussi Patrick Balkany d’avoir, entre avril 2011 et janvier 2014, omis une partie substantielle de son patrimoine et « fourni une évaluation mensongère » dans les déclarations auxquelles sont soumis les élus auprès de l’autorité pour la transparence financière de la vie publique. Il n’a jusqu’à présent pas été mis en examen de ce chef[17]. « Le patrimoine des époux Balkany est important. Pourtant aucun bien n’est à leur nom », relève une ordonnance de saisie des juges, « Ils ne disposaient pas de revenus leur permettant d’acquérir un tel patrimoine. Ils ont organisé leur insolvabilité »[18].
  • 17 octobre 2015 : dans un courrier adressé à Nicolas Sarkozy, président du parti Les Républicains, Philippe de Veyrac demande l'exclusion de son parti de Patrick Balkany, au nom de la probité en politique : « Je veux mettre un peu de propreté, d'honnêteté et de droiture dans ma famille. Il faut montrer que les politiques ne sont pas tous pareils, pas tous pourris. Nous devons être exemplaires. Les agissements de certains élus ne sont pas compatibles avec l’image d'un élu de la République. C’est pourquoi je vous demande ainsi qu'aux instances nationales de bien vouloir tirer toutes les conséquences nécessaires sur le cas de Monsieur Patrick Balkany et notamment de bien vouloir inscrire à l’ordre du jour du prochain bureau politique, la question de l'exclusion de Monsieur Balkany de notre parti, afin que notre famille politique ne pâtisse pas une nouvelle fois d'agissements terribles, certes marginaux, mais dévastateurs pour les militants, les élus et plus largement la République »[19].
  • 15 janvier 2016 : mise en examen pour déclarations mensongères sur son patrimoine.
  • 20 octobre 2016 : mise en examen pour blanchiment de corruption et de fraude fiscale aggravée[20], après la découverte par les juges d'une nouvelle société immatriculée aux Seychelles.
  • 22 février 2018 : renvoi en correctionnelle pour fraude fiscale
  • 10 juillet 2018 : renvoi en correctionnelle pour blanchiment de fraude fiscale aggravée[21].
  • 1er mai 2019 : après avoir publié un long message sur Facebook, Isabelle Balkany fait une tentative de suicide[22]
  • 13 mai 2019 : ouverture du procès au tribunal correctionnel de Paris.

Saisie et vente de villas et autres biens immobiliers (2015)[modifier | modifier le code]

Villas « Pamplemousse » et « Serena » de Saint-Martin[modifier | modifier le code]

Avant d'investir la villa Pamplemousse sur l'île de Saint-Martin, aux Antilles françaises, le couple Balkany a d'abord fréquenté la villa Serena, louée 35 000 dollars la semaine en 2015. Les magistrats instructeurs les soupçonnent d'en avoir été propriétaires de fait et en font un élément du dossier de demande de levée de l’immunité parlementaire votée en mars 2015.

La villa Pamplemousse de Saint-Martin est estimée à 3 millions d'euros. Les Balkany ont longtemps nié[Quand ?] être les propriétaires de la villa Pamplemousse de Saint-Martin[23]. En mai 2014, au cours de sa garde à vue, Isabelle Balkany avoue finalement aux enquêteurs qu’elle possède bien avec son mari la villa Pamplemousse depuis 1997. Le couple Balkany y passait une bonne partie de ses vacances. Isabelle Balkany avait contracté une assurance-habitation pour cette maison et Tracfin a conclu qu’elle en était « ayant droit économique »[24].

TRACFIN a mis en évidence que cette villa appartenait à une cascade de sociétés écrans domicilés en Suisse, au Panama et au Liechtenstein. L’origine initiale des fonds utilisés pour acheter cette propriété n’est pas claire, mais Tracfin soupçonne Patrick Balkany d’avoir utilisé une société suisse pour injecter discrètement des fonds dans les années 1990. Il s’agirait de la société Getrust, domiciliée à Genève[24].

La villa Pamplemousse a été saisie début 2015, puis vendue avec l’accord des juges d'instruction et le fruit de la vente a également été saisi[25].

Moulin de Cossy à Giverny[modifier | modifier le code]

En mai 1996, Patrick Balkany a été condamné à quinze mois de prison avec sursis, 200 000 francs d'amende et deux ans d'inéligibilté pour prise illégale d’intérêts pour avoir employé et rémunéré aux frais du contribuable levalloisien un agent municipal dans leur appartement et un couple d’agents techniques de la mairie dans leur Moulin de Cossy (demeure à Giverny acquise en 1986) – elle pour servir de gouvernante, lui pour entretenir le jardin. Cette peine a été confirmée en appel en janvier 1997[26].

En 1997, les Balkany ont fait « don de la nue-propriété à leurs enfants ». Dans leur déclaration de patrimoine, ils mentionnent qu'ils en conservent « l'usufruit », pour une valeur estimée à 297 580 euros, ce qui conduit la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique en 2015 à soupçonner une sous-évaluation de 60 % de la valeur de ce patrimoine[27]. La justice enquête de plus sur l’entreprise de bâtiments et travaux publics Fayolle & Fils, qui a offert pendant des années des matériaux et a réquisitionné certains de ses employés pour retaper et valoriser cette résidence. En parallèle, cette société remportait de nombreux appels d’offres à Levallois-Perret, attribués soit par la mairie, soit par des sociétés de promotion immobilière contrôlées par la ville[28].

La justice ordonne en juillet 2015 la saisie du Moulin de Cossy situé à Giverny, dans l'Eure, que les élus des Hauts-de-Seine occupaient depuis trente ans[29].

Riad « Dar Gyucy » de Marrakech[modifier | modifier le code]

D’après les actes officiels, le riad « Dar Gyucy » a couté 2,75 millions d'euros à l'achat[30]. La SCI « Dar Gyucy » est possédée à 1 % par Diana Brush, gestionnaire de fonds, et à 99 % par une autre société, Haydrige Investments Group Corp, immatriculée au Panama et présidée par Marc Angst, président de Gestrust qui emploie Diana Brush. La villa a été financée par deux sociétés égyptiennes, dont une à laquelle participe le milliardaire saoudien Mohamed Bin Issa Al Jaber. Le même Al-Jaber qui a financé un projet de tours à 1 milliard d'euros à Levallois-Perret, projet supervisé par Jean-Pierre Aubry, directeur de la Semarelp (la société d'aménagement de la ville de Levallois). Dans leur requête de levée d’immunité parlementaire, les juges décrivent « le montage offshore » qui a permis au bras droit de Patrick Balkany, Jean-Pierre Aubry, d'acquérir cette propriété en janvier 2010. Ce dernier a été mis en examen pour « complicité de corruption passive », il est soupçonné d'avoir servi de prête-nom[31].

Le compte bancaire de la SCI « Dar Gyucy » a été alimenté à plusieurs reprises par Julien Balkany (en), demi-frère de Patrick Balkany, en 2011, 2012 et 2013. Alexandre Balkany, le fils des Balkany, a versé 45 000 euros au total en 2012 et 2013. L’enquête montre des dépenses d’Isabelle Balkany pour des achats d’ameublement et de décoration sur Internet (pour un montant total de 18 266 euros) et à Marrakech (pour au moins 15 000 euros) entre décembre 2008 et janvier 2010. Par ailleurs, selon l'enquête, Les séjours marocains très fréquents des Balkany et de leur fils se déroulent « sans dépense hôtelière »[2],[32].

La justice ordonne le 13 août 2015 la saisie du riad « Dar Gyucy » de Marrakech[32].

Déclaration mensongère sur le patrimoine[modifier | modifier le code]

Le 12 mai 2015, la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique saisit le procureur financier compte tenu d'un "doute sérieux quant à l'exhaustivité, l'exactitude et la sincérité de leurs déclarations de situation patrimoniale, du fait de la sous-évaluation manifeste de certains actifs et de l'omission de biens immobiliers et immobiliers"[33].

Ce type de délit peut entraîner 3 ans de prison et jusqu'à 45.000 euros d’amende, ainsi qu’une privation des droits civiques pour une durée maximale de 10 ans et l’interdiction d’exercer une fonction publique.

Les juges soupçonnent Patrick et Isabelle Balkany[34] d'avoir, entre avril 2011 et janvier 2014, omis une partie substantielle de leur patrimoine et "fourni une évaluation mensongère" dans les déclarations auxquelles sont soumis les élus auprès de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Une ordonnance de saisie des juges mentionne : "Le patrimoine des époux Balkany est important. Pourtant aucun bien n'est à leur nom". "Ils ne disposaient pas de revenus leur permettant d'acquérir un tel patrimoine. Ils ont organisé leur insolvabilité". Les magistrats sont convaincus que les Balkany ont eu recours à des sociétés du Liechtenstein, de Singapour ou de Panama, afin d'éviter d'apparaître comme propriétaires.

Le maire de Levallois-Perret Patrick Balkany est mis en examen vendredi 15 janvier 2016 pour déclarations mensongères sur son patrimoine.

Procès[modifier | modifier le code]

La justice française s'intéresse à leur acquisition de plusieurs propriétés à Saint-Martin, à Marrakech et à Giverny ainsi qu'à un compte ouvert auprès de la filiale suisse de la banque néerlandaise ABN AMRO en [35]. Didier Schuller, ancien conseiller général RPR des Hauts-de-Seine et allié du couple coopérant avec la justice, estime les sommes blanchies par Patrick Balkany en Suisse, au Liechtenstein et à Saint-Martin, à 33 millions d'euros, selon des documents publiés par Mediapart le [36].

Le procès s'ouvre le 13 mai 2019 devant le tribunal correctionnel de Paris. Patrick Balkany est accusé de « fraude fiscale »[37], « blanchiment de fraude fiscale aggravée », « corruption passive », « blanchiment de corruption » et « prise illégale d'intérêts par une personne dépositaire de l’autorité publique »[21]. Isabelle Balkany est accusée de « fraude fiscale » et « blanchiment de fraude fiscale »[38]. Les juges d'instruction du pôle financier Renaud Van Ruymbeke et Patricia Simon les soupçonnent d'avoir dissimulé au fisc une partie de leur patrimoine de « minimum 13 millions d’euros ». Patrick Balkany est défendu par les avocats Éric Dupond-Moretti et Antoine Vey, et Isabelle Balkany par Pierre-Olivier Sur. Le Parquet national financier requiert contre Patrick Balkany 7 ans de prison ferme et 10 ans d'inéligibilité et 4 ans de prison ferme contre Isabelle Balkany.

Accusations de corruptions[modifier | modifier le code]

Les magistrats portent des soupçons de corruption à l'encontre de Patrick Balkany, qu'ils soupçonnent d'avoir acheté une villa de luxe à Marakkech grâce à 5,25 millions d'euros donnés par deux hommes d'affaires. Un homme d’affaires belge aurait donné 5 millions de dollars en échange de l’obtention d’un contrat en Namibie, tandis qu'un autre homme d'affaires, le saoudien Mohamed Al-Jaber, aurait donné 2,75 millions d'euros en échange de l'attribution d'un marché à près de 1 milliard d’euros par la Semarelp, société chargée de l’aménagement de Levallois, présidée par Patrick Balkany[1].

Publications[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Henri Seckel, « Au procès Balkany, place aux accusations de corruption », lemonde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 29 mai 2019)
  2. a b et c Mediapart, article du 10 décembre : Le labyrinthe offshore de la villa Balkany à Marrakech. (Lire en ligne)
  3. Michel Deléan, « Une enquête pour corruption vise Patrick Balkany », Médiapart,‎ (lire en ligne)
  4. « Les Balkany dans leur jus de Balkany », sur blogs.mediapart.fr,
  5. Gérard Davet et Fabrice Lhomme, « Patrick Balkany mis en examen dans une affaire d'évasion fiscale », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  6. Les juges délogent les Balkany, 11 août 2015
  7. a b et c « L’interdiction de sortie du territoire de Patrick Balkany confirmée », sur lemonde.fr,
  8. « Levée d'immunité de Balkany: le détail de ses villas et montages offshore », Mediapart, 18 mars 2015.
  9. Enquête pour corruption: Balkany (UMP) contraint de remettre son passeport à la justice Le Parisien, 13 mai 2015.
  10. [1] Communiqué de la HATVP, 12 mai 2015
  11. « Une nouvelle enquête accable les Balkany », sur lefigaro.fr,
  12. « Levallois : un peignoir brodé « PB » dans le ryad de vacances des époux Balkany », sur leparisien.fr,
  13. « La justice confirme l'interdiction de sortie du territoire de Balkany », sur lefigaro.fr,
  14. [2] mediapart: FRANCE / Les Balkany doivent être révoqués, par Jean-Christophe PICARD, président national d'Anticor, l'association de lutte contre la corruption, 19 août 2015
  15. « Des documents suisses laissent Patrick Balkany sans voix », sur mediapart.fr,
  16. « Affaire Balkany: nouveaux éléments en Suisse », sur agefi.com,
  17. « Patrick Balkany mis en examen pour «fraude fiscale» », sur lemonde.fr, (consulté le 15 octobre 2015)
  18. « Patrick Balkany mis en examen pour «fraude fiscale» », sur liberation.fr, (consulté le 15 octobre 2015)
  19. [3] mediapart: Un adhérent des Républicains demande à Sarkozy d'exclure Balkany: Philippe de Veyrac est président de l'Association des contribuables de Levallois-Perret, adhérent no 573746 des Républicains, ancien adjoint au maire de Levallois de 1995 à 2001 (alors que Patrick Balkany s'était envolé aux Antilles pour purger sa peine d'inéligibilité), 27 octobre 2015
  20. « Nouvelle mise en examen pour Patrick Balkany, pour blanchiment de fraude fiscale aggravée », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le 20 octobre 2016)
  21. a et b « Blanchiment de fraude fiscale : les époux Balkany renvoyés devant le tribunal correctionnel », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 10 juillet 2018)
  22. « Isabelle Balkany a fait une tentative de suicide », sur leparisien.fr, 2019-05-02cest12:42:30+02:00 (consulté le 2 mai 2019)
  23. Le Monde.fr, « Affaire Balkany : comment cacher sa résidence secondaire au fisc ? », sur dailymotion.com,
  24. a et b La villa « Pamplemousse » n’appartient plus aux époux Balkany, Le Monde, 24 octobre 2014
  25. Anne-Sophie Damecour, « Dossier Balkany : le moulin de Giverny saisi, la villa antillaise vendue », Le Parisien,‎ (lire en ligne)
  26. Fabrice Lhomme, Gérard Davet, French corruption, Stock, , p. 131
  27. Arnaud Focraud, « Nouveaux soupçons sur le patrimoine des Balkany », sur lejdd.fr,
  28. Mediapart, article du 28 janvier 2014 : Des travaux à l'œil dans la résidence des Balkany à Giverny ([4])
  29. Le Monde (23.07.2015)
  30. Mediapart, article du 27 février 2014 : il a été achetée par la société civile immobilière (SCI) « Dar Gyucy », créée en août 2009, pour la somme de 2,75 millions d'euros(Lire en ligne)
  31. Mediapart, article du 18 mars 2015 : Levée d'immunité de Balkany: le détail de ses villas et montages offshore. ([5])
  32. a et b La justice saisit à Marrakech une villa qu’elle soupçonne d’appartenir aux époux Balkany, Le Monde, 13 août 2015 https://www.lemonde.fr/police-justice/article/2015/08/13/la-justice-saisit-a-marrakech-une-villa-qu-elle-soupconne-d-appartenir-aux-epoux-balkany_4724050_1653578.html
  33. « Décisions de la Haute Autorité relatives aux situations de M. Patrick Balkany et de Mme Isabelle Balkany », sur huffingtonpost, (consulté le 19 janvier 2016)
  34. « Patrick Balkany (encore) mis en examen, cette fois-ci pour déclaration mensongère sur son patrimoine », sur huffingtonpost, (consulté le 19 janvier 2016)
  35. Mélanie Delattre et Christophe Labbé, « DOCUMENT EXCLUSIF. Le compte suisse de Patrick Balkany », Le Point,‎ (lire en ligne, consulté le 9 octobre 2013).
  36. Fabrice Arfi et Mathilde Mathieu, « Les preuves de la fortune de l’UMP Balkany dans les paradis fiscaux », Médiapart,‎ (lire en ligne, consulté le 25 octobre 2013).
  37. « Les époux Balkany devant la justice pour « fraude fiscale » et « corruption » », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 13 mai 2019)
  38. « Fraude fiscale : les époux Balkany seront jugés au printemps prochain », leparisien.fr,‎ 2018-10-16cest11:20:52+02:00 (lire en ligne, consulté le 30 octobre 2018)
  39. Valérie Mahaut, Municipales : un livre sur les Balkany le couple choc de Levallois Le Parisien, 27 février 2014

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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