Dames en blanc

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Icône de paronymie Cet article possède un paronyme ; voir : Femme en blanc.

Les Dames en blanc (en espagnol : Damas de Blanco) est un mouvement d'opposition à Cuba réunissant des épouses et membres des parents de dissidents emprisonnés par le gouvernement de Fidel Castro. Les femmes protestent contre ces emprisonnements en assistant à la messe chaque dimanche vêtues d'une robe blanche, puis en marchant en silence dans les rues habillées de blanc. La couleur blanche est choisie pour symboliser la paix. Le mouvement a reçu le Prix Sakharov remis par le Parlement européen en 2005.

Présentation[modifier | modifier le code]

Les Dames en blanc manifestent pacifiquement, vêtues de blanc, un glaïeul à la main, dans la cinquième avenue et devant une église de Miramar, le quartier des ambassades de la capitale cubaine[1] mais aussi dans d’autres villes du pays[2]. Elles terminent leur marche par une prière, puis lancent un cri « Libertad, libertad, libertad ! »[3].

Lauréates du Prix Sakharov en 2005, elles ne sont pas autorisées à le recevoir. Ce n'est qu'en 2013 qu'elles peuvent se deplacer en Europe et le recevoir des mains de Martin Schulz[4]. Pour les membres de l'association : « Ce prix est un bouclier qui protège notre combat pacifique, et nous voulons en remercier le Parlement européen. Nous avons commencé à nous battre pour la liberté de 75 hommes, puis pour celle de tous les prisonniers politiques et pour les droits de l'homme. »[5].

En mars 2010, une quarantaine de militantes défilent et crient « Viva Zapata! », du nom du prisonnier Orlando Zapata décédé le 23 février des suites d'une grève de la faim de 80 jours. La mère de Zapata, Reina Luisa Tamayo, était présente[6].

En 2011, Laura Pollán, leader des Dames en blanc, est décédée des suites d'une infection respiratoire [7]. Berta Soler lui succède[2].

Berta Soler annonce que le 18 décembre au moins 20 maisons et le siège des Dames en blanc ont été isolés pour empêcher toutes sorties. Cette répression est concomitante aux premières manifestations des opposants après la mort de Fidel Castro[8].

Hebe de Bonafini, présidente de l’association des Mères de la Place de Mai auxquelles sont souvent comparées les dames en blancs par la presse internationale, s'oppose au contraire à toute analogie et explique être « en total désaccord avec leurs propos »[9].

Membres[modifier | modifier le code]

  • Miriam Leiva est une journaliste indépendante et activiste des Droits de l'Homme, elle a cofondé le groupe en 2003[10]. Elle est l'épouse du dissident Oscar Espinosa Chepe emprisonné de mars 2003 à novembre 2004.
  • Mirian Reyes dont le fils a du s'exiler aux États Unis après avoir été en prison. Elle est sans-abri depuis qu'un cyclone a détruit sa maison dans la partie orientale de Cuba[3].
  • Niurkis, une jeune femme de la Havane, dont le mari Lamberto Hernandez Plana est en prison (en 2012) elle survit en vendant des bonbons[3]

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]