Sergueï Oudaltsov

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Sergueï Oudaltsov
Sergueï Oudaltsov en 2009.
Sergueï Oudaltsov en 2009.
Fonctions
Président du Front de gauche
En fonction depuis
Biographie
Nom de naissance Sergueï Stanislavovitch Oudaltsov
Серге́й Станисла́вович Удальцо́в
Date de naissance (40 ans)
Lieu de naissance Drapeau de la Russie Moscou
Nationalité Russe
Parti politique Parti communiste de la Fédération de Russie (1998-2000)
Front de gauche (2008-)

Sergueï Stanislavovitch Oudaltsov (en russe : Серге́й Станисла́вович Удальцо́в), né le à Moscou en Russie, est un homme politique russe engagé à l'extrême gauche.

Il est arrêté et incarcéré de nombreuses fois depuis 2011 pour ses manifestations contre Vladimir Poutine avec le Front de gauche. Il est condamné au camp et à la cellule d'isolement depuis 2014 pour « préparation de troubles massifs ».

Biographie[modifier | modifier le code]

Né dans une famille de la nomenklatura soviétique — son grand-père était ambassadeur en Grèce et son arrière-grand-père un compagnon d'armes de Lénine[1] —, Sergueï Oudaltsov a fait des études d'histoire et de droit. En 1999, il travaille comme avocat pour le journal Glasnost[2].

Il se lance en politique en 1998, tout d'abord sur la liste d'un « Bloc stalinien pour l'URSS », puis il rejoint brièvement le Parti communiste, qu'il quitte au bout de 2 ans[2]. Il organise depuis des manifestations régulières anti-Poutine notamment dans le cadre du Front de gauche, coalition créée en 2008 qu'il dirige[3].

Incarcéré huit fois en 2011[3], il est condamné à quinze jours de prison en mai de l'année suivante pour désobéissance à la police, après avoir participé avec le militant Alexeï Navalny à une manifestation qui a dégénéré en heurts avec celle-ci[4]. Le 12 août 2012, soit quelques jours après l'attentat contre les chefs religieux musulmans du Tatarstan, Serguei Oudaltsov se rend à Kazan pour y rencontrer l'Union de la jeunesse tatare (Azatlyk) et leur porte-parole Naïl Nabiouline. À cette occasion il appele le mouvement Azatlyk à faire « front commun » et à mener des actions communes : « Il est temps de réunir toutes les forces qui peuvent contribuer à l'affaiblissement du régime de Poutine[5] ».

Le 21 août 2012, il est condamné à payer une amende de 30 000 roubles pour avoir participé à une action devant le comité d'enquête à Moscou[6]. Par dérision, il décide de s'acquitter de cette somme en pièces de 1 kopeck (soit 3 millions de pièces) ; il demande publiquement que les citoyens volontaires donnent chacun 1 kopeck et transforme ainsi sa condamnation en opération de soutien populaire, des sacs entiers de pièces étant rassemblés dans différentes régions.[réf. nécessaire]

Le 26 octobre 2012, il est inculpé pour « préparation de troubles massifs », accusation qui peut lui valoir jusqu'à dix ans de camp de travail et qu'il dénonce comme montée de toutes pièces : en effet, cette inculpation fait suite à une émission d'une chaîne de télévision nationale qui affirmait sur la foi d'images tournées en caméra cachée et d'origine non précisée que l'opposant prévoyait de renverser le gouvernement par la force[2],[7]. Après avoir été assigné à résidence en février 2013, il est condamné à quatre ans et demi de camp[8]. Dès son premier jour de détention, il débute une grève de la faim avant d'être transféré en cellule d'isolement[9]. Il sort de prison en août 2017[10].

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]