Asmaa Mahfouz

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Asmaa Mahfouz
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Asmaa Mahfouz (arabe : أسماء محفوظ) est une militante égyptienne membre du Mouvement de la Jeunesse du 6 avril, lauréate en 2011 du Prix Sakharov pour la liberté de penser[1], décerné à cinq militants du Printemps arabe (les quatre autres étant Mohamed Bouazizi, Ahmed al-Senussi, Razan Zaitouneh, Ali Farzat)[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Asmaa Mahfouz est née le 1er février 1985. Elle grandit dans un appartement modeste avec sa famille, dans le quartier Ain Shams du Caire. Elle est diplômée de l'université du Caire avec un baccalauréat universitaire en administration commerciale[3]. Elle travaille dans une entreprise d'informatique[4].

Elle rejoint le Mouvement de la jeunesse du 6 avril de 2008[5], alors qu'elle est à l'université. Elle y apprend l'utilisation des réseaux sociaux dans la contestation et l'organisation d'une manifestation[6].

Soulèvement de 2011[modifier | modifier le code]

Militante de la première heure de la révolution égyptienne de 2011, elle a notamment appelé à participer à la première manifestation du 25 janvier 2011. Une semaine avant, elle publie sur son blog un message qui annonce cette manifestation et incite à y participer : « Je fais cette vidéo pour vous donner un message simple. Nous voulons descendre sur la place Tahrir le 25 janvier. Si nous avons encore un honneur et que nous voulons vivre dignement dans ce pays, nous devons descendre place Tahrir le 25 janvier... »[7].

Cette attitude lui valut d'être poursuivie pour « incitation à la violence », « trouble à l’ordre public », « diffusion de fausses informations » et « diffamation envers le Conseil suprême des forces armées » pour des tweets, principalement le suivant : « Si la justice ne nous rend pas nos droits, que personne ne se fâche si des groupes armés commettent des assassinats. Tant qu’il n’y a pas de loi et de justice, que personne ne se fâche de quoi que ce soit. » Mais finalement Asmaa Mahfouz ne sera pas poursuivie [8].

Postérité[modifier | modifier le code]

Elle reçoit le Prix Sakharov en 2011, à côté de militants de Libye, Syrie et Tunisie pour sa promotion de la liberté et des droits de l'homme[5].

Le magazine Arabian Business la place au 381e rang des 500 arabes les plus influents[9]. Le magazine Newsweek la range en 2012 parmi les 150 femmes qui secouent le monde[10].

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Asmaa Mahfouz – 2011, Printemps arabe, Égypte », sur europarl.europa.eu (consulté le 10 mars 2017)
  2. Le prix Sakharov décerné à cinq militants du Printemps arabe (le monde.fr)
  3. (en) Essam Fadl, « A talk with Egyptian activist Asmaa Mahfouz » [archive du ], sur Asharq Al-Awsat, 7 dévrier 2011 (consulté le 7 février 2011)
  4. (en) AYA KHALIL, « Thousands fill the streets in Egypt protests », sur Illume, (consulté en =24 août 2017)
  5. a et b « Le Printemps arabe, lauréat du prix Sakharov 2011 », sur parlement européen, (consulté le 24 août 2017)
  6. (en) « Biography of Asmaa MAHFOUZ », sur African success, (consulté le 24 août 2017)
  7. http://asmamahfouz.com/ par "TahrirSquare"
  8. http://fr.rsf.org/egypte-asmaa-mahfouz-accusee-de-16-08-2011,40792.html Asmaa Mahfouz ne sera pas poursuivie]
  9. (en) « 381 Asmaa Mahfouz », Arabian Business (consulté le 22 décembre 2011)
  10. (en) Nevine El Shabrawy, « Newsweek’s ‘150 Women Who Shake the World’ offers optimism for women’s rights », sur Egypt independent,

Liens externes[modifier | modifier le code]