Guglielmo Marconi

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Guglielmo Marconi
Description de l'image Guglielmo Marconi.jpg.
Naissance
Bologne
Décès (à 63 ans)
Rome
Nationalité Drapeau de l'Italie Italie
Profession
Distinctions

Guglielmo Marconi, né le à Bologne, mort le à Rome, est un physicien, inventeur et homme d'affaires italien. Il a longtemps été considéré comme l'inventeur de la radio. Il est, avec Ferdinand Braun, colauréat du prix Nobel de physique de 1909 « en reconnaissance de ses contributions au développement de la télégraphie sans fil[1] ». Il est le fondateur de la première compagnie internationale de radiodiffusion.

Biographie[modifier | modifier le code]

Guglielmo Marconi naît près de Bologne dans une famille aisée, second fils de Giuseppe Marconi, un propriétaire italien, et d' Annie Jameson, Irlandaise, petite-fille du fondateur de la Distillerie Jameson Whiskey[2]. Il fait ses études à Bologne dans le laboratoire d'Augusto Righi, à Florence, à l'Institut Cavallero et, plus tard, à Livourne. Enfant, il ne travaille pas bien à l'école[3]. Baptisé selon le rite de l'Église catholique romaine, il est aussi membre de l'Église anglicane, au sein de laquelle il se marie, bien qu'il ait reçu une annulation catholique de son mariage.

En 1895 il fait des expériences sur les ondes découvertes par Heinrich Rudolf Hertz sept ans auparavant. Il reproduit le matériel utilisé par Hertz en l'améliorant avec un cohéreur de Branly pour augmenter la sensibilité et l'antenne de Alexandre Popov. Après ses toutes premières expériences en Italie, il réalise dans les Alpes suisses à Salvan une liaison de 2,4 km (1,5 mi)[4] durant l'été 1895[5]. Cette expérimentation avait toutefois été remise en doute du côté italien[6] avant d'être officiellement reconnue par l'Union internationale des télécommunications (« Patrimoine des télécommunications » UIT[7]) en septembre 2008[8],[9].

À l'automne 1895, Marconi vient proposer ses services à l'état italien, le ministre italien des Postes et Télégraphes, Salvatore Sineo refuse, aussi c'est en Grande-Bretagne que l'inventeur trouve les soutiens qui vont lui permettre de mener à bien ses expériences et de fonder la compagnie Marconi[10].

En 1896, faute d'être suivi par ses compatriotes, il part pour l'Angleterre, poursuit ses expériences et dépose un brevet.

Plaque commémorative sur la façade du siège de British Telecom à Londres, commémorant la première transmission sans fil publique réalisée par Marconi le 27 juillet 1896

En 1904, l'Office américain des brevets délivre le brevet de la radio à Marconi. Nikola Tesla entreprend une action en justice envers lui, lui reprochant d'avoir illégalement utilisé 17 de ses brevets[11].

Marconi a voulu introduire personnellement en 1931 la première transmission radiophonique d'un pape, Pie XI, annonçant au microphone : « Avec l'aide de Dieu, qui met à disposition de l'humanité tant de forces mystérieuses, j'ai réussi à préparer cet instrument qui donnera aux fidèles du monde entier la consolation d'entendre la voix du Saint-Père. »

En 1930, il est nommé à la tête de l'Académie royale d'Italie par Mussolini, dont, membre du Grand Conseil fasciste, il est un fidèle soutien[10].

Le Marconi meurt à Rome d'une attaque cardiaque.

Le 21 juin 1943, la Cour suprême des États-Unis invalide un des brevets sur la radio de Guglielmo Marconi[12]. Elle a démontré que Marconi avait utilisé le brevet n° 645.576 de Tesla (déposé en 1897 et homologué le 20 mars 1900), et que son brevet de 1896 n’apportait aucune invention par rapport aux brevets de Tesla, Lodge et de Stone[13].

Chronologie[modifier | modifier le code]

La station "Marconi", au Phare de Pointe-à-la-Renommée, près de l'Anse à Valleau en Gaspésie au Québec.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • C.-A. Laisant, Le Télégraphe Marconi, in L'Illustration 55e année, no 2834 du 19 juin 1897, p. 487 (ill.)
  • Y. Fournier et F. Gardiol, Marconi et Salvan : à l'aube de la télégraphie sans fil, éd. Porte-Plumes[16], Ayer, 2009.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) « in recognition of their contributions to the development of wireless telegraphy » in Personnel de rédaction, « The Nobel Prize in Physics 1909 », Fondation Nobel, 2010. Consulté le 13 juin 2010
  2. (en) « Guglielmo Marconi: The Nobel Prize in Physics 1909 »
  3. Robert McHenry, Guglielmo Marconi, in Encyclopaedia Britannica, 1993.
  4. http://www.nobelprize.org/nobel_prizes/physics/laureates/1909/marconi-bio.html
  5. Freddy Gardiol, Yves Fournier, Salvan, berceau de la Télégraphie Sans Fil, Revue de l'électricité et de l'électronique REE, avril 2008
  6. Guglielmo Marconi : duel italo-suisse, SwissInfo, septembre 2008
  7. (en) « The International Telecommunications Union celebrates Marconi in Salvan, Switzerland », IEEE Antennas and Propagation Magazine, vol. 50, no 50,‎ (lire en ligne)
  8. Speech from ITU Secretary-General
  9. [1]
  10. a et b http://www.lesechos.fr/08/08/2011/LesEchos/20990-053-ECH_guglielmo-marconi.htm#QVvqzbT2mcYRLcUU.99
  11. Tesla: L'éclair de génie - L'histoire et les découvertes du plus grand..., Massimo TEODORANI, Macro éditions, 2011
  12. (en) Thomas H. White, « Nikola Tesla: The Guy Who DIDN'T "Invent Radio" », http://earlyradiohistory.us, (consulté le 26 novembre 2014)
  13. http://www.drgoulu.com/2012/08/19/nikola-tesla-genie-mais-connu/
  14. Ivan Chupin, Nicolas Hubé et Nicolas Kaciaf, Histoire politique et économique des médias en France, La Découverte, , 126 p. (ISBN 978-2-7071-5465-1), p. 50
  15. Trésors ingénieux, 2005
  16. Porte-plumes, Éditions & Communications

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Guglielmo Marconi, Tristan GASTON-BRETON - Les Echos, 08/08/2011[3]