Université de Bologne

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Université de Bologne
Seal of the University of Bologna.svg
Histoire et statut
Fondation
1088 (il y a 931 ans)
Type
Nom officiel
Università di Bologna
Universitas Bononiensis
Régime linguistique
Recteur
Francesco Ubertini (2015-)
Localisation
Campus
Urbain
Localisation
Pays

Géolocalisation sur la carte : Émilie-Romagne

(Voir situation sur carte : Émilie-Romagne)
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Géolocalisation sur la carte : Italie

(Voir situation sur carte : Italie)
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Chiffres-clés
Étudiants
Environ 100 000
Divers
Devise
Petrus ubique pater legum Bononia mater
Membre de
Site web
Étudiants universitaires : détail de la tombe de Giovanni da Legnano (it).
L'entrée d'étudiants dans la section allemande de l'université de Bologne, la Natio Germanica Bononiae, miniature de 1497.

Fondée en 1088, l'université de Bologne est considérée comme la première et la plus ancienne université européenne.

Elle est la première institution à utiliser le terme université (en latin universitas) ainsi que la première université reconnue comme telle par le pape[1]. Sa devise est Petrus ubique pater legum Bononia mater, « Saint Pierre est partout le père des lois, Bologne en est la mère ».

L'université de Bologne a plus de 100 000 étudiants (un quart de la population de la ville de Bologne) et presque 3 000 professeurs ce qui en fait l'une des plus grandes d'Europe.

Histoire[modifier | modifier le code]

Son histoire croise celle de grands personnages qui œuvrèrent en matière de sciences et de lettres ce qui fait d'elle une référence dans le panorama de la culture européenne.

Un comité d'historiens présidé par Giosuè Carducci a fixé, par convention, la fondation de cette université à l'année 1088. L'institution appelée jadis Studium naît donc à Bologne en cette fin du XIe siècle quand des étudiants étrangers s'associèrent pour former des sociétés estudiantines dans le but de l'entraide face au châtiment collectif pratiqué à l'époque. Ensuite elles firent appel aux maîtres grammairiens, des arts libéraux et de théologie des établissements d'enseignement laïc ainsi que religieux afin d'enseigner le droit. Les réunions scolaires (ou scholae) tendaient à se regrouper de manière informelle. Les premiers professeurs documentés sont Pepone et Irnerius, ce dernier considéré par la postérité comme lucerna juris[2].

À la demande de quatre docteurs de cette université, l'empereur romain germanique Frédéric Barberousse promulgue en 1158 l’Authentica habita qui fait de l'université, selon la loi, un lieu où la recherche se développe indépendamment de tout autre pouvoir. C'est le début de l'indépendance des universités vis-à-vis de l'État.

Les nations universitaires apparurent vers 1180 à l'université de Bologne. Celle-ci comprenait deux nations, les cismontains (regroupant les sous-nations lombardes, toscanes et siciliennes) et les ultramontains (regroupant treize sous-nations de l'Europe chrétienne)[3],[4] . Cependant, chaque nation était subdivisée en sous-nations, respectivement 17 pour les cismontains et 14 pour les ultramontains.

De nouvelles chaires sont créées pour l’enseignement de la rhétorique (1439), des langues orientales (1464), des mathématiques (1545) et du grec (1455)[5].

Le Jardin botanique de l'université de Bologne est créé en 1568, à la demande du naturaliste Ulisse Aldrovandi (1522-1605).

En juin 1888, les grandes fêtes organisées pour le 800e anniversaire de l'université de Bologne, sous l'égide de Giosuè Carducci eurent un retentissement international. À cette occasion furent créées les associations festives étudiantes françaises de la Faluche et italiennes de la Goliardia. Conséquence à plus long terme, ces fêtes amenèrent la création par Efisio Giglio-Tos de la Corda Fratres en 1898, première organisation mondiale festive et fraternelle étudiante.

Professeurs[modifier | modifier le code]

Étudiants[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L'université de Bologne sur Mémo « Copie archivée » (version du 23 avril 2014 sur l'Internet Archive)
  2. Hermann Fitting, Die Anfänge der Rechtsschule zu Bologna, Berlin et Leipzig, J. Guttentag,
  3. Jacques Le Goff, Les Intellectuels au Moyen Âge, 2e éd., Seuil, coll. « Points histoire », Paris, 1985, p. 82-83.
  4. Le Goff, Jacques, L'Europe est-elle née au Moyen Âge, 2003, VI., Naissance des sentiments nationaux, §2, p. 232.
  5. Encyclopædia universalis

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]