Salvatore Quasimodo

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Salvatore Quasimodo
Salvatore Quasimodo 1959.jpg
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Distinction

Salvatore Quasimodo (né le à Modica, dans la Province de Raguse, en Sicile - mort le à Naples) est un écrivain et poète italien du XXe siècle.

Biographie[modifier | modifier le code]

D'origine modeste, le jeune Quasimódo (il accentuera ensuite son nom, à l'italienne, Quasìmodo), un diplôme de physique en poche, vécut à Rome de 1919 à 1926 en y exerçant plusieurs métiers et en publiant ses premiers vers. En 1929, avec l'aide de son beau-frère Vittorini, il s'installe à Florence et fréquente les milieux intellectuels de la capitale toscane, collaborant à l'importante revue "Solaria". Sa poésie dite "ermetica" porte la marque de la culture sicilienne traditionnelle, y compris dans sa composante arabe[1], méditerranéenne plus généralement.

En 1934, à Milan, il connaît ses premiers succès littéraires ; d'une relation avec la danseuse M.C. Cumani naquit leur fils Alessandro. Il collabore avec Zavattini, étudie le grec ancien et remporte un vrai succès avec sa traduction des Lyriques grecs. En 1940, du fait de sa célébrité naissante, il est nommé par le régime professeur de littérature italienne au conservatoire G. Verdi de Milan. En 1945, adhésion éphémère au Parti Communiste Italien.

Il reçut de nombreux prix littéraires, dont le Viareggio pour La terra impareggiabile (1958), sans réussir jamais à faire l'unanimité parmi les critiques italiens.

Salvatore Quasimodo a obtenu le prix Nobel de littérature en 1959. Avec Giuseppe Ungaretti et Eugenio Montale, il est l'un des trois ou quatre plus grands poètes italiens du XXe siècle et l’une des grandes figures de l’hermétisme contemporain, un "ermetismo" naturel à l'italienne, émergeant des grands mythes ancestraux de son île, la Sicile.

Il est aussi reconnu pour ses traductions du grec (notamment les lyriques et tragiques grecs), du latin (Catulle, Ovide) et de l'anglais (Shakespeare, e. e. cummings).

Œuvres de Quasimodo[modifier | modifier le code]

Poésie[modifier | modifier le code]

  • Eaux et terres (Acque e terre. Poesie), Florence, Edizioni di "Solaria", 1930.
  • Hautbois submergé (Oboe sommerso), Gênes, Edizioni di "Circoli", 1932.
  • Parfum d'eucalyptus et autres poèmes (Odore di eucalyptus ed altri versi), Florence, Antico Fattore, 1933.
  • Erato et Apollyon (Erato e Apòllìon), Milan, Scheiwiller, 1936.
  • Poèmes (Poesie), Milan, éd. Primi Piani, 1938.
  • Et soudain c'est le soir (Ed è subito sera), Milan-Vérone, A. Mondadori, 1942.
  • Jour après jour (Giorno dopo giorno), Milan, A. Mondadori, 1947.
  • La vie n'est pas un songe (La vita non è sogno), Milan, A. Mondadori, 1949.
  • Le Faux et le Vrai Vert (Il falso e vero verde), Milan, Schwarz, 1956.
  • La Terre incomparable (La terra impareggiabile), Milan, A. Mondadori, 1958.
  • Donner et avoir (Dare e avere. 1959-1965), Milan, A. Mondadori, 1966.

en français[modifier | modifier le code]

  • (fr + it) La terre incomparable (trad. Tristan Sauvage, Alain Jouffroy), Paris, Seghers,
  • Poèmes (trad. Pericle Patocchi), Mercure de France,
  • Poèmes (trad. Michel Costagutto), Draguignan, Unes,
  • (fr + it) Et soudain c'est le soir (trad. Patrick Reumaux), Rouen, éd. Élisabeth Brunet, , 234 p. (ISBN 2-910776-13-1)
  • Ouvrier des songes (trad. Thierry Gillyboeuf), Éditions de la Nerthe, , 74 p. : traduction des 3 recueils Jour après jour (1947), La vie n’est pas un songe (1949) et Le Faux et le Vrai Vert (1956).

Essai[modifier | modifier le code]

  • Pétrarque et le Sentiment de solitude (Petrarca e il sentimento della solitudine), Milan, Garotto, 1945.
  • Écrits sur le théâtre (Scritti sul teatro), Mondadori, Milan, 1961.

Traduction[modifier | modifier le code]

Parmi ses nombreuses traductions :

Au cinéma[modifier | modifier le code]

Hommages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. En particulier dans le rythme (vers doubles), arabo-andalou.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Maria Rosa Chiapporo, Salvatore Quasimodo, le pêcheur de mythes (1901-1968), Croissy-Beaubourg : Aden (Le Cercle des poètes disparus),
  • Jean-Charles Vegliante, Reprises, refontes, texte - sur la poésie de S. Q. (et de G. Ungaretti) - "Chroniques Italiennes" Web 24, 2012 (20 p.)
  • Jean-Charles Vegliante, Quasimodo (et Cielo d'Alcamo), hypothèse andalouse, S.M.I. XVI (Padoue), 2016 (p. 297-323)

Liens externes[modifier | modifier le code]