Charles Ferdinand Ceramano

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Charles Ferdinand Ceramano
Naissance
Décès
(à 77 ans)
Barbizon (France)
Nom de naissance
Charles Ferdinand Sermain
Nationalité
Activité
Maître
Élève
Lieux de travail
Mouvement
Influencé par

Charles Ferdinand Ceramano, pseudonyme de Charles Ferdinand Semain, né le à Tielt (Flandre-Occidentale, (Belgique) et mort le à Barbizon (France), est un peintre et illustrateur belge de l'École de Barbizon.

Biographie[modifier | modifier le code]

Charles Ferdinand Semain est le fils de Philippe Sermain, décorateur de Courtrai et de son épouse Anna Gheysens, couturière née à Oudenaarde et habitant à Harelbeke ou ils se marièrent. Le couple, en 1829, quelque temps après leur mariage, s'installe à Tielt. C'est là que naîtront de leur union, entre 1830 et 1848, neuf enfants : Carolus (26 juin 1830-11 juillet 1830), Carolus Ferdinandus (31 mai 1831), Clementina (27 septembre 1833), Juliana Sophia (28 août 1835), Eduardus Didier (14 septembre 1837), Maria Ludovica (19 août 1839), Victorina (28 octobre 1841-Saint-Gilles, 1907), Octavia (26 novembre 1844) et Leonard (3 avril 1848).

Il entre en 1844-1845 à l'Académie des beaux-arts de Tielt nouvellement fondée et va perfectionner son talent pour le dessin.

La famille déménage le et s'installe à Bruxelles où il entre dans l'atelier du peintre animalier Eugène Verboeckhoven (1798-1881). Il réside au 56 rue des Pierres à Bruxelles en 1856. Il vit à Beauvais, où il rencontre Clémentine George, couturière dont les parents installés à Paris donneront leur consentement au mariage de leur fille avec Charles Ferdinand le .

Le jeune couple change d'adresse fréquemment. Le , ils habitent au 49 rue Capouillet à Saint-Gilles. De sa femme, on ne retrouve pas la trace jusqu'à sa mort à Paris en 1905. Il vient s'installer à Barbizon à l'automne de 1872 dans l'atelier de Narcisse Diaz de la Peña (1807-1876). C'est à partir de ce moment qu'il prend le pseudonyme de « Ceramano ».

D'autres peintre belges l'ont précédé à Barbizon comme Gustave de Jonghe et Camille Van Camp, reçus à l'auberge Ganne, ou Alfred de Knyff, élève de Théodore Rousseau. On y vit aussi Adriaan Joseph Heymans, Joseph Coosemans, François Lamorinière et Victor Papeleu.

À Barbizon, il peint des animaux et des paysages, puis compose des scènes pastorales avec moutons et bergeries. Son travail est influencé par celui de Charles Jacque, qu'il admire.

Sa première participation au Salon sera un succès. Il y vend sa toile Lisière de forêt à un amateur d'art de Chicago. Joseph Bula, courtier d'art, le fait connaître aux États-Unis où il remporte un grand succès.

Il achète en 1878 une petite maison qu'il baptise « Vertefeuille » dans la Grande rue de Barbizon. Au recensement de la population de 1881, il vit avec Marie Jeanne Rosalie Van Eeckhout, la sœur de son témoin à son premier mariage, ainsi qu'un garçon et une fille. En 1885, son adresse à Paris est au no 126 rue La Fayette.

Il s'installe vers 1888 dans les Vaux de Cernay, à une vingtaine de kilomètres au sud de Versailles. Son ami le peintre Léon Germain Pelouse y a un studio mis à sa disposition par la famille Rothschild. Il y peint de nombreux tableaux. Il habite près de l'hôtel des Cascades (maison Léopold) et rend des visites à la ferme Cottin.

Ceramano revient en 1896 à Barbizon[1].

Un article paru dans L'Événement du 2 novembre 1891 le décrit ainsi : « La tête d'un Dieu le Père peint par Rembrandt, le contraste de son visage de couleurs vives avec ses longs cheveux bouclés neige blanc et sa barbe qui brille dans la soleil. »

Le , son épouse dont il vivait séparé depuis longtemps meurt en son domicile du 13 rue Philippe-de-Girard à Paris. Le , âgé de 75 ans, il épouse sa compagne Jeanne Rosalie Van Eeckhout, âgée de 63 ans, avec qui il vivait depuis plus de trente ans. Il donne pension à Henri Pontoy (1888-1968), un jeune peintre venant de Reims, ainsi qu'à une femme de ménage.

Il meurt le 22[réf. souhaitée] avril 1909 à Barbizon[2]. Son épouse meurt le dans la villa Stelle au 16 avenue de Borriglione à Nice. Elle est inhumée avec lui à Barbizon.

Galerie[modifier | modifier le code]

Berger et son troupeau sur la colline, huile sur toile, signée en bas à droite, 120 × 163 cm, collection privée
La Bergère et ses moutons en forêt, huile sur toile, signée en bas à droite et datée 1879, 65 × 95 cm, collection privée
Berger et son troupeau, huile sur toile, signée en bas à droite, 66 × 54 cm, collection privée

Collections publiques[modifier | modifier le code]

Salons[modifier | modifier le code]

À Paris
  • 1875 : Lisière de la forêt
  • 1878 : Garde à vous, Cour de ferme à Chailly
Salon d'Anvers
  • 1876 : Mouton fuyant dans le bois à travers l'orage
  • 1879 : Garde à vous, Cour de ferme à Chailly

Expositions[modifier | modifier le code]

  • 1876, exposition de Barbizon, Nouvelle Auberge de Siron, Hostellerie du Bas-Bréau : Mouton fuyant dans le bois à travers l'orage
  • 27e exposition d'Amiens de 1885 : Bélier mérinos et brebis, Un chemin dans les Vaux de Cernay
  • 1893, exposition à Bordeaux
  • 1897, exposition dans une galerie du boulevard Saint-Germain à Paris

Élèves[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) « Charles Ferdinand Ceramano », Extrait de la notice dans le dictionnaire Bénézit, sur Oxford Index, 2006 (ISBN 9780199773787)
  • André Billy, Les Beaux Jours de Barbizon, éditions du Pavois, 1947.
  • Emile Bocq, Céramano : Peintre naturaliste, Melun, E. Legrand, (lire en ligne)
  • P. & V. Berko, Dictionnaire des peintres belges, nés entre 1750-1875, Bruxelles, 1981
  • WG Flippo, Lexique des peintres romantiques belges, Anvers, 1981
  • V. Arickx, « Peintre oublié de Tielt, Ceramano ou Ch. F. Sermain », in Biekorf, LXXXVI, 1986
  • G. Schurr, Le Guide argus de la peinture du XIXe siècle à nos jours, Paris, 1989
  • Collectif, Dictionnaire des peintres belges du XIVe siècle à nos jours, Bruxelles, 1994.
  • Lexique de Flandre occidentale des artistes des arts visuels, 6, Bruges, 1997.
  • JM. Duvosquel et Ph. Cruysmans, Dictionnaire belge et des peintres animalier néerlandais, nés entre 1750 et 1880, Knokke, 1998.
  • P. Piron, Artistes belges des XIXe et XXe siècles, Bruxelles, 1999
  • P. Piron, Dictionnaires des artistes plastiques de Belgique des XIXe et XXe siècles revu, éditions Lasne, 2003.
  • R. Ostyn, Ceramano , Tielt, 1999.
  • W. et G. Pas, Biographie, lexique des arts plastiques en Belgique. Peintres, Sculpteurs, Graveurs - 1830-2000, Anvers, 2000, et 1800-2002, Anvers, 2002.
  • PMJE, Jacobs, Visual Benelux, Manuel biographique, Tiburg, 2000.
  • (de) Allgemeines Künstlerlexikon, 17, Munich-Leipzig, 1997.
  • (de) B. Müllerschön et T. Maier, Die Schule der Maler von Barbizon Wegbereiter des Impressionismus, Stuttgart, 2002.
  • (de) Ulrich Thieme, Felix Becker et Hans Vollmer, « Ceramano, Charles-Ferdinand », dans Allgemeines Lexikon der Bildenden Künstler von der Antike bis zur Gegenwart, vol. 6, E. A. Seemann, , 612 p. (lire en ligne), p. 290

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Au recensement de la population, il vit toujours avec Jeanne van Eeckhout désignée comme sa gouvernante, et une servant de dix-neuf ans.
  2. Thieme, Becker et Vollmer 1912, p. 290.

Liens externes[modifier | modifier le code]