Lévis-Saint-Nom

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Lévis-Saint-Nom
Mairie.
Mairie.
Blason de Lévis-Saint-Nom
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Arrondissement Rambouillet
Canton Maurepas
Intercommunalité Haute Vallée de Chevreuse
Maire
Mandat
Anne Grignon
2014-2020
Code postal 78320
Code commune 78334
Démographie
Gentilé Levissiens
Population
municipale
1 653 hab. (2014)
Densité 200 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 43′ 17″ nord, 1° 56′ 54″ est
Altitude Min. 103 m – Max. 174 m
Superficie 8,25 km2
Localisation

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Liens
Site web www.levis-saint-nom.fr/

Lévis-Saint-Nom est une commune française située dans le département des Yvelines en région Île-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Position de Lévis-Saint-Nom dans les Yvelines.
Locator Dot.png

Situation[modifier | modifier le code]

Situé dans la vallée de Chevreuse.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les sources de la rivière Yvette sont sur le hameau dénommé Yvette. L'Yvette, et son affluent le ru de Pommeret, traversent le territoire de la commune[1]. L'eau n'est pas toujours visible, du fait de l'enfrichement et le boisement dans les fonds de vallée[2].

Hameaux de la commune[modifier | modifier le code]

Le village s'étend sur trois kilomètres en longeant le cours de la rivière Yvette.

  • Girouard est un hameau à l'est du village constitué de quelques demeures autour de la mairie.
  • Yvette est au centre du village, jouxtant Les Essarts-le-Roi et à proximité de la route nationale 10.
  • La Recette, le Pommeret, les Marronniers sont les hameaux les plus en aval et entourent l'église.

Communes voisines[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes sont Le Mesnil-Saint-Denis au nord-est, Dampierre-en-Yvelines au sud-est, Les Essarts-le-Roi à l'ouest-sud-ouest et Coignières au nord-ouest.

Transports et voies de communications[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

La voirie départementale se limite à la route départementale 58 qui traverse l'est de la commune selon un axe nord-sud, menant, vers le nord, au Mesnil-Saint-Denis et La Verrière et, vers le sud-est, à Dampierre-en-Yvelines et Chevreuse.

Desserte ferroviaire[modifier | modifier le code]

Les gares SNCF les plus proches sont les gares des Essarts-le-Roi, Coignières et La Verrière.

Bus[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la ligne 39.27 de la société de transport SAVAC en reliant la gare des Essarts-le-Roi à la gare de Saint-Rémy-lès-Chevreuse.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Luviciæ en 744[3], ad Levicias en 774[4], Lebiacum IXe siècle[3], Lebiacus au Xe siècle[5], Saint Nom de Lévy jusqu'en 1818, en effet, saint Nom avait été donné comme patron à la paroisse dès le VIIIe siècle[6], puis Lévy Saint Nom jusqu'en 1943, et finalement Levis-Saint-Nom[6].

En effet, en 1943, sous le régime de Vichy Lévy-Saint-Nom est renommée Lévis-Saint-Nom[7],[8]

Pour Albert Dauzat qui ne cite que la forme Lebiacus du Xe siècle, il s'agit d'un type toponymique gallo-roman en -(i)acum, suffixe de localisation et de propriété qui a régulièrement abouti à la terminaison -i, notée -y normalement dans cette partie de la France. Il est précédé d'un nom de personne latin Laevius[9], à l'origine surnom et dont le sens initial est « (le) gaucher ».

Le déterminant complémentaire Saint-Nom fait référence à un saint nommé Nummius en latin[10], évêque d’Édesse au IVe siècle (Şanlıurfa en Turquie) et patron de Lévis-Saint-Nom.

Lévis est devenu déterminatif dans Castelnau-de-Lévis et Labastide-de-Lévis (Tarn), en raison de la famille des Lévis, descendante de Gui de Lévis, maréchal de Simon de Montfort[Lequel ?] et originaire de Lévis-Saint-Nom[11].

Homonymie avec Lévis (Oise, Levis 1399) , Levis (Yonne) et Legé (Loire-Atlantique, de Legiaco 1119).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Lévis-Saint-Nom

Les armes de Lévis-Saint-Nom se blasonnent ainsi :

d'argent à trois chevrons d'azur.

Ce blason dérive de celui de la famille de Lévis, d’or à trois chevrons de sable.
Armes de la maison de Lévis

Histoire[modifier | modifier le code]

Les comtes de Lévis-Mirepoix, seigneurs de Lévis-Saint-Nom, avaient reçu du roi de France le fief du château de Montségur (Ariège) occupé par les Cathares. Après la prise du château en 1244, la possession du pog revint à Guy II de Lévis, seigneur officiel de Mirepoix depuis le traité de 1229. C'est sa famille qui bâtira l'actuel château de Montségur.

L'église date en partie du XVe siècle.

Il reste les débris d'un château inachevé que Jacques de Crussol avait commencé dans les premières années du XVIe siècle.

On y trouve également les ruines d'une abbaye de bénédictins à Yvette.

Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom de L'Yvette[12].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Date d'élection Identité
Les données antérieures à 1953 ne sont pas encore connues.
mars 1953 Yvon Esnault
mars 1983 Yvon Brossard
Yvon Esnault
Jean Dumont
mars 1989 Yves Vandewalle
mars 1996 Yves Vandewalle
mars 2001 Yves Vandewalle
mars 2008 Anne Grignon

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[14],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 653 habitants, en diminution de -2,88 % par rapport à 2009 (Yvelines : 0,99 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
337 299 295 326 312 366 374 365 347
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
356 315 308 289 323 297 298 274 304
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
278 273 217 252 212 243 253 394 568
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
738 660 1 030 1 428 1 593 1 696 1 729 1 708 1 653
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (19,1 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois supérieur au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (51,2 % contre 48,4 % au niveau national et 48,8 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 51,2 % d’hommes (0 à 14 ans = 16,8 %, 15 à 29 ans = 16,9 %, 30 à 44 ans = 19,8 %, 45 à 59 ans = 27,9 %, plus de 60 ans = 18,5 %) ;
  • 48,8 % de femmes (0 à 14 ans = 18,1 %, 15 à 29 ans = 14 %, 30 à 44 ans = 19,4 %, 45 à 59 ans = 28,7 %, plus de 60 ans = 19,7 %).
Pyramide des âges à Lévis-Saint-Nom en 2007 en pourcentage[16]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,1 
4,5 
75 à 89 ans
5,9 
13,7 
60 à 74 ans
13,7 
27,9 
45 à 59 ans
28,7 
19,8 
30 à 44 ans
19,4 
16,9 
15 à 29 ans
14,0 
16,8 
0 à 14 ans
18,1 
Pyramide des âges du département des Yvelines en 2007 en pourcentage[17]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
4,3 
75 à 89 ans
6,6 
11,2 
60 à 74 ans
11,6 
20,3 
45 à 59 ans
20,7 
22,1 
30 à 44 ans
21,5 
19,9 
15 à 29 ans
18,9 
21,9 
0 à 14 ans
19,8 

Économie[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'abbaye Notre-Dame-de-la-Roche.
  • L'Yvette, la rivière qui prend sa source dans la commune. Une statue de femme se baignant au milieu des herbes symbolise le départ de la rivière.
  • L'abbaye Notre-Dame-de-la-Roche, sur la route menant au Mesnil-Saint-Denis : fondée par Guy Ier de Lévis vers 1196, cette abbaye a été construite entre 1232 et 1250 ; les logis et communs datent du début du XVIIe siècle ; l'ensemble a été inscrit aux monuments historiques en 1926 et abrite aujourd'hui un centre éducatif et de formation professionnelle.
  • L'église paroissiale Saint-Nom-et-Notre-Dame a été construite au XIIIe siècle et quelque peu remaniée aux XVIIIe et XIXe siècles ; elle est située en dehors du village, dans une sorte de clairière dans le bois de Saint-Benoit et entourée de quelques demeures et du cimetière ; le site est classé.
  • Un château fort fut construit au XVIe siècle au lieu-dit le Marchais, restauré au XVIe siècle puis vendu en 1721 au comte de Toulouse, Louis-Alexandre de Bourbon, qui le fit détruire en 1727 ; le site a été classé en 1980.
  • Le château de La Cour Lévis, au lieu-dit la Cour, a été construit à la toute fin du XIXe siècle à l'emplacement d'un château de la fin du XVIIIe siècle détruit ; il n'est pas inscrit aux monuments historiques.
  • Le château de La Boissière Beauchamp, au lieu-dit la Boissière, a été construit, à l'origine, au début du XVIIIe siècle, puis détruit pour laisser la place, vers la fin du XVIIIe et le début du XIXe siècle, à l'actuel château non inscrit.
  • Le château de Crussol, au lieu-dit la Recette, avait commencé à être construit en 1506 et resta inachevé. Il n'en reste aujourd'hui que quelques ruines et des douves et une ferme a été établie à l'emplacement de l'ex-château.

Activités festives[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les Yvelines. Les 262 communes, Éditions Delattre, , p. 114
  2. « Organisation des paysages des vallées de l'Yvette », sur Parc naturel régional de la Haute-Vallée de Chevreuse (plan paysage et biodiversité), p. 14
  3. a et b Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois.
  4. Dans un diplôme de l'année 774, Charlemagne y confirmait la donation que le roi Pépin Le Bref, son père, avait faite en l'année 768 à l'abbaye de Saint-Denis d'une portion de la forêt d'Yveline.
  5. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 394b
  6. a et b Sacré nom de nom, Volume III, Claude Cougoulat, page 235.
  7. Les noms des lieux en France : essai de toponymie, Stéphane Gendron, Errance, 2003, p. 56.
  8. Renée Honvault, L’Orthographe en questions, Publication Université Rouen Havre p. 119, (ISBN 2877754146).
  9. Albert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit.
  10. Albert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit., p. 619b.
  11. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Volume III : formations dialectales (suite) et françaises, Librairie Droz, Genève 1998, p. 1716, no 30147 [1]
  12. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  16. « Évolution et structure de la population à Lévis-Saint-Nom en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 28 avril 2011)
  17. « Résultats du recensement de la population des Yvelines en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 28 avril 2011)