Jean II Casimir Vasa

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Jean II Casimir Vasa
Portrait de Jean II Casimir par Marcello Bacciarelli.
Portrait de Jean II Casimir par Marcello Bacciarelli.
Titre
Roi de Pologne
Grand-duc de Lituanie COA polish king Vasa.svg

(20 ans, 3 mois et 27 jours)
Couronnement ,
en la cathédrale Saint-Jean de Varsovie
Prédécesseur Ladislas IV
Successeur Michał Wiśniowiecki
Biographie
Nom de naissance Jan Kazimierz Waza
Date de naissance
Lieu de naissance Cracovie (Pologne)
Date de décès (à 63 ans)
Lieu de décès Nevers (France)
Sépulture Cathédrale du Wawel
Père Sigismond III de Pologne
Mère Constance d'Autriche
Conjoint Louise-Marie de Gonzague
Enfants Maria Anna Theresa Vasa

Jean II Casimir Vasa

Jean II Casimir Vasa (Jan Kazimierz Waza en polonais), né le à Cracovie (Pologne) et décédé le à Nevers (France), est un roi de Pologne et grand-duc de Lituanie qui règne de 1648 à 1668. Durant son règne, la république des Deux Nations perd de grandes parties de son territoire au cours de guerres contre la Russie, la Suède, les Tatars et l'Ukraine. Choisissant l'exil après son abdication, il se retire en France où il devient abbé commendataire de l'abbaye Saint-Germain-des-Prés de Paris, de l'abbaye de la Trinité de Fécamp et de celle de Saint-Martin de Nevers où il meurt à l'âge de 63 ans.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et premières batailles[modifier | modifier le code]

Né le à Cracovie, Jean-Casimir est le second fils de Sigismond III. Pendant la guerre de Trente Ans, il combat la France avec les Habsbourg.

En 1639, il accepte un commandement en Espagne alors que son roi Philippe IV est en guerre contre la France. Pour se rendre à Barcelone, il embarque à Gênes sur une galère. Pris du mal de mer, il décide de débarquer à Saint-Tropez. Il poursuit le voyage par terre jusqu’à Marseille, mais il y est reconnu par la police de Richelieu. Il croit réussir à fuir en prenant le premier bateau qui quitte le port, mais il joue de malchance, c’est le calme plat. À la tour de Bouc, il est fait prisonnier sur l’ordre de Richelieu. Immédiatement conduit à la prison du fort de Salon, il est rapidement transféré à la citadelle de Sisteron où, le 13 février 1639, il est reçu avec les honneurs dus à son rang, mais immédiatement interné dans la geôle située tout au sommet de la citadelle. Transféré dans un cachot de Vincennes, le 16 août 1639, il est finalement libéré par décision de Richelieu.

Libéré et abandonnant toute ambition politique, Jean-Casimir est pendant quelque temps novice chez les jésuites. Créé cardinal par Innocent X en 1646, il renonce au bout d'un an sans avoir jamais reçu son chapeau rouge.

Roi de Pologne[modifier | modifier le code]

Apothéose du roi polonais Jean II Casimir Vasa, gravure de Willem Hondius, qui s'est engagé avec les forces polonaises en 1651.

À la mort de son frère, le roi Ladislas IV Vasa, Jean-Casimir est élu en 1648 au trône de Pologne et obtient une dispense pour épouser Louise-Marie de Gonzague-Nevers, l'influente veuve de Ladislas.

Malgré son désir de négocier avec les cosaques ukrainiens, il doit continuer la lutte sous la pression de la noblesse polonaise désirant agrandir ses possessions. Il remporte la bataille de Beresteczko (en) contre les forces cosaques et tatares (20-30 juin 1651), mais les combats reprennent quand les cosaques s'allient avec la Russie, tandis que la Suède envahit la Pologne.

Par traité, il renonce à ses droits sur la couronne de Suède et cède la Livonie. La guerre contre la Russie prend fin avec la trêve d'Andrusovo. Il est d'abord défait par Charles X Gustave, roi de Suède, à Varsovie, en 1656.

Le , il signe le traité de Welawa (en) par lequel il renonce à la souveraineté sur le duché de Prusse. Il repousse ensuite Charles X Gustave, roi de Suède, et conclut le traité d'Oliwa, 1660. Ses armées, commandées par Sobieski, vainquent les Tartares en 1661.

Abdication et exil[modifier | modifier le code]

Ayant perdu son épouse en 1667, écœuré par la guerre et la révolte de la Diète, Jean II Casimir abdique le 16 septembre 1668, mais ne parvient pas à faire élire comme roi le duc d'Enghien Henri-Jules de Bourbon-Condé, fils de Louis II de Condé qui était l'époux d'une nièce de la défunte reine Louise-Marie de Gonzague[1]. Il se retire en France en 1670 et devient abbé commendataire des abbayes de Saint-Germain-des-Prés à Paris, de la Trinité à Fécamp et de Saint-Martin à Nevers.

Il se remarie le à Paris, avec Françoise-Marie Mignot (en) (1624-1711), la riche veuve du maréchal François de L'Hospital, qu’il avait rencontrée dans l'un des salons parisiens qu'il fréquentait. La cérémonie se déroule à Paris, rue des Fossés-Montmartre, mais l'union demeure morganatique. Une fille illégitime, prénommée Marie-Catherine, est née de leur union en 1670.

Françoise-Marie est à Nevers près de son mari lorsqu'il meurt trois mois après le mariage, le à l'âge de 63 ans à l'abbaye Saint-Martin de Nevers. Il est inhumé dans l'abbatiale de Saint-Germain-des-Prés à Paris, où l’on peut toujours voir son imposant cénotaphe. En 1676, son corps est transféré à Cracovie et inhumé dans la crypte Vasa de la cathédrale du Wawel.

Ascendance[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Sous la direction de François Bluche Dictionnaire du Grand Siècle, Arthème Fayard, Paris 1990 (ISBN 2213024251) p. 1 565.

Sources[modifier | modifier le code]

  • (en) « John II Casimir Vasa », Encyclopædia Britannica, 2005, Encyclopædia Britannica Premium.
  • Jean-Pierre Fouchy, Une polka à Nice : la présence polonaise sur la Côte d'Azur, Nice, Incognito, (ISBN 9782953354546, OCLC 754711097).