Gazeran

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Gazeran
La mairie.
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Arrondissement Rambouillet
Canton Rambouillet
Intercommunalité Rambouillet Territoires
Maire
Mandat
Emmanuel Salignat
2014-2020
Code postal 78125
Code commune 78269
Démographie
Gentilé Gazeranais
Population
municipale
1 280 hab. (2014)
Densité 50 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 38′ 05″ nord, 1° 46′ 28″ est
Altitude Min. 131 m – Max. 171 m
Superficie 25,80 km2
Localisation

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Liens
Site web commune-gazeran.fr

Gazeran est une commune française située dans le département des Yvelines en région Île-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Position de Gazeran dans les Yvelines.
Locator Dot.png

Situation[modifier | modifier le code]

Vaste commune rurale, largement boisée, Gazeran est incluse dans le massif forestier de Rambouillet, et à 5 km de Rambouillet.

Communes voisines[modifier | modifier le code]

Les communes sont Saint-Hilarion, Raizeux et Hermeray à l'ouest, Émancé, Orcemont et Orphin au sud, Rambouillet à l'est et Poigny-la-Forêt au nord.

Hameaux de la commune[modifier | modifier le code]

  • Le Gâteau, l'Essart, Batonceau, Guéville, Cutesson.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par la Guéville, petite rivière, affluent de la Drouette, qui prend sa source dans le parc du château de Rambouillet.

Transports et voies de communications[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Gazeran est traversée par la D 906, axe important reliant Rambouillet à Épernon.

Desserte ferroviaire[modifier | modifier le code]

La commune possède sa propre gare qui est située sur la ligne Paris-Montparnasse - Chartres - Le Mans.

Bus[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par les lignes 20, 24, 30 et 89 de l'établissement Transdev de Rambouillet, par la ligne Express 60 de l'établissement Transdev de Houdan et par la ligne B du réseau de bus Rbus.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Waswing, Waswinganum, Wasiringus en 885[1] dans une charte du comte Eudes, fils de Robert le Fort[2], Wasiringo au XIe siècle, Gazezrannum, Gazerannum, Gaseren[3], Gaserent[3], Gasserent, Gasserend, Gaseran en 1201[4], et enfin Gazeran[Quand ?].

Il s'agit d'un type toponymique germanique en –ing[5],[2]. Ce suffixe a régulièrement évolué vers la terminaison -an en français (exemples : chambellan; cormoran; paysan; etc.)

Selon Marianne Mulon, le premier élément Gazer- représente le nom de personne germanique Gashari[2], alors qu'Albert Dauzat propose sans conviction l'anthroponyme germanique Wasuger[6].

Remarque : aucune de ces deux hypothèses n'est réellement satisfaisante sur le plan phonétique : les formes les plus anciennes montrent que le toponyme initial commence par W-, or il ne peut procéder de G-, dans l'histoire de la phonétique française, c'est l'inverse (exemple : verbes *war-ôn > gar-er; *ward-ôn > gard-er; etc., substantifs *wrakjo > gars, garçon; etc., anthroponymes Warinhari > Garnier, etc. Quant à l'hypothèse Wasuger, les formes en Wasw- Wasir- ne permettent pas de confirmer le présence d'un [g].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les seigneurs de Gazeran sont connus dès le commencement du XIe siècle dans la personne d'Adelilme. Ce dernier fit élever son fils Amaury par les moines de Saint-Évroult (Saint-Chéron) sur le prix de la dîme de Puseolis. Ce fils, devenu prêtre, donna à sa mort cette dîme à Sainte-Marie de Maule en 1076 selon le témoignage d'Orderic de Vitel.

Thierry de Gazeran, l'un des plus grands seigneurs de son temps suivait le cours de Louis le Jeune et signa la charte de commune accordée à la ville de Compiègne avec Guy le Bouteiller de Senlis et Anseau de l'Isle.

Simon de Gazeran figura en 1181 comme témoin des deux chartes du prieuré de Brethencourt, délivrées par Simon III de Montfort. Il signa jusqu'en 1213 beaucoup de chartes de Simon III. Sa fille se fit religieuse à Yerres et il donna à l'abbaye le moulin de Gazeran comme dot.

En 1209, Mainier de Gazeran prend comme cens l'abbaye d'Yerres ce même moulin de Gazeran pour six muids de seigle et redevance annuelle et 20 sous parisis par an.

Mainier, seigneur de Gazeran notifie que son fils Simon de Gazeran, chevalier, et son épouse ont ratifié la donation faite aux Vaux de Cernay par Mathilde, femme de Mainier de un muid de blé à prendre sur sa grange d'Ossonville ou Ouarville (Eure-et-Loir).

Mainier donna aux Moulineaux (ancien prieuré de Poigny) un muid de blé sur le moulin de Gazeran.

En 1226, Mainier ne vivait plus, Simon de Gazeran, chevalier donna aux Vaux de Cernay un demi-muid de blé à prendre annuellement sur sa grange d'Ossonville à la Toussaint de chaque année.

Simon de Gazeran fut le bienfaiteur d'un grand nombre d'abbayes et de prieurés. Pour terminer une vie consacrée aux bonnes œuvres, il se croisa avec Saint-Louis et finit son existence en Terre Sainte en l'an 1270, la même année que celle de la disparition de Saint-Louis.

La famille Simon resta en possession de Gazeran. En 1307, le châtelain de la maison de Saint-Priest (Eure-et-Loir), propriétaire de vastes domaines près de Tours encourut la disgrâce du chapitre de Notre-Dame de Chartres pour avoir appréhendé au corps un homme que les chanoines disaient de la famille Simon.

Sur la fin du XIVe siècle, l'héritier de Gazeran porta cette châtellenie avec celle d'Ouarville à la maison de Prunelay ou Prunelé (ancien château disparu d'Eure-et-Loir), originaire des Portes, près d'Étampes.

Cette famille a possédé Gazeran jusqu'en 1706 et Ouarville jusqu'à la fin du XIXe siècle. Puis le château est devenu propriété du comte de Toulouse en 1708. Il cessa de l'habiter et utilisa les pierres à Rambouillet. Sur les ruines fut rétabli le château actuel au début du XIXe siècle par la famille Hache[7].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
 ? 2009 Bernard Bataille    
décembre 2009 en cours (2017) Emmanuel Salignat    

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[9],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 280 habitants, en augmentation de 5,61 % par rapport à 2009 (Yvelines : 0,99 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
682 618 670 826 896 684 645 679 683
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
660 660 630 645 650 644 618 684 651
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
640 673 664 635 631 626 591 536 557
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
520 580 673 812 940 1 156 1 176 1 238 1 280
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (20,6 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,4 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,6 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,1 %, 15 à 29 ans = 15,9 %, 30 à 44 ans = 20,7 %, 45 à 59 ans = 26,2 %, plus de 60 ans = 17,1 %) ;
  • 50,4 % de femmes (0 à 14 ans = 16,5 %, 15 à 29 ans = 13,3 %, 30 à 44 ans = 22,1 %, 45 à 59 ans = 24,1 %, plus de 60 ans = 24 %).
Pyramide des âges à Gazeran en 2007 en pourcentage[12]
Hommes Classe d’âge Femmes
1,6 
90  ans ou +
6,1 
3,8 
75 à 89 ans
7,1 
11,7 
60 à 74 ans
10,8 
26,2 
45 à 59 ans
24,1 
20,7 
30 à 44 ans
22,1 
15,9 
15 à 29 ans
13,3 
20,1 
0 à 14 ans
16,5 
Pyramide des âges du département des Yvelines en 2007 en pourcentage[13]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
4,3 
75 à 89 ans
6,6 
11,2 
60 à 74 ans
11,6 
20,3 
45 à 59 ans
20,7 
22,1 
30 à 44 ans
21,5 
19,9 
15 à 29 ans
18,9 
21,9 
0 à 14 ans
19,8 

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune possède ses propres maternelle et école primaire. Les études à partir du collège doivent être effectuées à l'extérieur, le plus souvent à Rambouillet ; un service de ramassage scolaire gratuit est mis à disposition par la société Veolia.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'un terrain de football et de deux courts de tennis, et il existe une association gazeranaise de football.

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture, maraîchage.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Germain-l'Auxerrois.
L'église Saint-Germain-l'Auxerrois.
  • Château-fort Saint-Antoine : construit au XIe siècle dont il ne reste que l'ouvrage d'entrée muni d'un pont-levis.
  • Église Saint-Germain-l'Auxerrois : église du XIe siècle, remaniée au XVIIe et restaurée en 1856.
  • Château de Guéville : édifice de style Renaissance datant de la fin du XIXe siècle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Gazeran

Les armes de Gazeran se blasonnent ainsi : De gueules à six annelets d'or posés 3, 2 et 1, au chef d'azur semé de fleurs de lis d'or, à deux cotices ondées d'argent brochant sur le tout du chef.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les noms de lieu de la France, 1920[réf. incomplète]
  2. a, b et c Marianne Mulon, Noms de lieux d’Île-de-France, Bonneton, Paris, 1997 (ISBN 2862532207)
  3. a et b Victor R. Belot, Coutumes et folklores en Yvelines, page 239.[réf. incomplète]
  4. Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois.
  5. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 313
  6. Albert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit.
  7. L'historique de Gazeran sur le site officiel de la commune.
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  12. « Évolution et structure de la population à Gazeran en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 26 avril 2011)
  13. « Résultats du recensement de la population des Yvelines en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 26 avril 2011)