Gazeran

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Gazeran
La mairie.
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Arrondissement Rambouillet
Canton Rambouillet
Intercommunalité Rambouillet Territoires
Maire
Mandat
Emmanuel Salignat
2014-2020
Code postal 78125
Code commune 78269
Démographie
Gentilé Gazeranais
Population
municipale
1 272 hab. (2013)
Densité 49 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 38′ 05″ Nord 1° 46′ 28″ Est / 48.6347222222, 1.77444444444
Altitude Min. 131 m – Max. 171 m
Superficie 25,80 km2
Localisation

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Liens
Site web commune-gazeran.fr

Gazeran est une commune française située dans le département des Yvelines en région Île-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Position de Gazeran dans les Yvelines.
Locator Dot.png

Situation[modifier | modifier le code]

Vaste commune rurale, largement boisée, Gazeran est incluse dans le massif forestier de Rambouillet, et à 5 km de Rambouillet.

Communes voisines[modifier | modifier le code]

Les communes sont Saint-Hilarion, Raizeux et Hermeray à l'ouest, Émancé, Orcemont et Orphin au sud, Rambouillet à l'est et Poigny-la-Forêt au nord.

Hameaux de la commune[modifier | modifier le code]

  • Le Gâteau, l'Essart, Batonceau, Guéville, Cutesson.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par la Guéville, petite rivière, affluent de la Drouette, qui prend sa source dans le parc du château de Rambouillet.

Transports et voies de communications[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Gazeran est traversée par la D 906, axe important reliant Rambouillet à Epernon,

Desserte ferroviaire[modifier | modifier le code]

La commune possède sa propre gare qui est situé sur la ligne Paris-Montparnasse - Chartres - Le Mans.

Bus[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par :

Toponymie[modifier | modifier le code]

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Le nom de la commune a évolué avec le temps. Ce fut d'abord Waswing, preuve d'implantation des Francs. Elle est devenue Waswinganum, Wasiringus en 885[1] dans une charte du comte Eudes, fils de Robert le Fort[2], Wasiringo au XIe siècle, puis Gazezrannum, Gazerannum, Gaseren[3], Gaserent[3], Gasserent, Gasserend, Gaseran en 1201[4], et enfin Gazeran.

Gazeran s'abritait au pied d'un château fort qui constituait un élément du système défensif des Montfort qui fut actif au XIe siècle.

De Waswing à Gazeran : C'est bien le suffixe germanique –ing qui est présent, précédé du nom de personne Gashari[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les seigneurs de Gazeran sont connus dès le commencement du XIe siècle dans la personne d'Adelilme. Ce dernier fit élever son fils Amaury par les moines de Saint-Évroult (Saint-Chéron) sur le prix de la dîme de Puseolis. Ce fils, devenu prêtre, donna à sa mort cette dîme à Sainte-Marie de Maule en 1076 selon le témoignage d'Orderic de Vitel.

Thierry de Gazeran, l'un des plus grands seigneurs de son temps suivait le cours de Louis le Jeune et signa la charte de commune accordée à la ville de Compiègne avec Guy le Bouteiller de Senlis et Anseau de l'Isle.

Simon de Gazeran figura en 1181 comme témoin des deux chartes du prieuré de Brethencourt, délivrées par Simon III de Montfort. Il signa jusqu'en 1213 beaucoup de chartes de Simon III. Sa fille se fit religieuse à Yerres et il donna à l'abbaye le moulin de Gazeran comme dot.

En 1209, Mainier de Gazeran prend comme cens l'abbaye d'Yerres ce même moulin de Gazeran pour six muids de seigle et redevance annuelle et 20 sous parisis par an.

Mainier, seigneur de Gazeran notifie que son fils Simon de Gazeran, chevalier, et son épouse ont ratifié la donation faite aux Vaux de Cernay par Mathilde, femme de Mainier de un muid de blé à prendre sur sa grange d'Ossonville ou Ouarville (Eure-et-Loir).

Mainier donna aux Moulineaux (ancien prieuré de Poigny) un muid de blé sur le moulin de Gazeran.

En 1226, Mainier ne vivait plus, Simon de Gazeran, chevalier donna aux Vaux de Cernay un demi-muid de blé à prendre annuellement sur sa grange d'Ossonville à la Toussaint de chaque année.

Simon de Gazeran fut le bienfaiteur d'un grand nombre d'abbayes et de prieurés. Pour terminer une vie consacrée aux bonnes œuvres, il se croisa avec Saint-Louis et finit son existence en Terre Sainte en l'an 1270, la même année que celle de la disparition de Saint-Louis.

La famille Simon resta en possession de Gazeran. En 1307, le châtelain de la maison de Saint-Priest (Eure-et-Loir), propriétaire de vastes domaines près de Tours encourut la disgrâce du chapitre de Notre-Dame de Chartres pour avoir appréhendé au corps un homme que les chanoines disaient de la famille Simon.

Sur la fin du XIVe siècle, l'héritier de Gazeran porta cette châtellenie avec celle d'Ouarville à la maison de Prunelay ou Prunelé (ancien château disparu d'Eure-et-Loir), originaire des Portes, près d'Étampes.

Cette famille a possédé Gazeran jusqu'en 1706 et Ouarville jusqu'à la fin du XIXe siècle. Puis le château est devenu propriété du comte de Toulouse en 1708. Il cessa de l'habiter et utilisa les pierres à Rambouillet. Sur les ruines fut rétabli le château actuel au début du XIXe siècle par la famille Hache[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
 ? 2009 Bernard Bataille    
décembre 2009 en cours Emmanuel Salignat    

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 1 272 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
682 618 670 826 896 684 645 679 683
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
660 660 630 645 650 644 618 684 651
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
640 673 664 635 631 626 591 536 557
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2008 2010
520 580 673 812 940 1 156 1 176 1 187 1 238
2013 - - - - - - - -
1 272 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (20,6 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,4 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,6 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,1 %, 15 à 29 ans = 15,9 %, 30 à 44 ans = 20,7 %, 45 à 59 ans = 26,2 %, plus de 60 ans = 17,1 %) ;
  • 50,4 % de femmes (0 à 14 ans = 16,5 %, 15 à 29 ans = 13,3 %, 30 à 44 ans = 22,1 %, 45 à 59 ans = 24,1 %, plus de 60 ans = 24 %).
Pyramide des âges à Gazeran en 2007 en pourcentage[8]
Hommes Classe d’âge Femmes
1,6 
90  ans ou +
6,1 
3,8 
75 à 89 ans
7,1 
11,7 
60 à 74 ans
10,8 
26,2 
45 à 59 ans
24,1 
20,7 
30 à 44 ans
22,1 
15,9 
15 à 29 ans
13,3 
20,1 
0 à 14 ans
16,5 
Pyramide des âges du département des Yvelines en 2007 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
4,3 
75 à 89 ans
6,6 
11,2 
60 à 74 ans
11,6 
20,3 
45 à 59 ans
20,7 
22,1 
30 à 44 ans
21,5 
19,9 
15 à 29 ans
18,9 
21,9 
0 à 14 ans
19,8 

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune possède ses propres maternelle et école primaire. Les études à partir du collège doivent être effectuées à l'extérieur, le plus souvent à Rambouillet ; un service de ramassage scolaire gratuit est mis à disposition par la société Veolia.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'un terrain de football et de deux courts de tennis, et il existe une association gazeranaise de football.

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture, maraîchage.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Germain-l'Auxerrois.
L'église Saint-Germain-l'Auxerrois.
  • Château-fort Saint-Antoine : construit au XIe siècle dont il ne reste que l'ouvrage d'entrée muni d'un pont-levis.
  • Église Saint-Germain-l'Auxerrois : église du XIe siècle, remaniée au XVIIe et restaurée en 1856.
  • Château de Guéville : édifice de style Renaissance datant de la fin du XIXe siècle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Gazeran

Les armes de Gazeran se blasonnent ainsi : De gueules à six annelets d'or posés 3, 2 et 1, au chef d'azur semé de fleurs de lis d'or, à deux cotices ondées d'argent brochant sur le tout du chef.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les noms de lieu de la France - A. Longnon – 1920
  2. a et b Marianne Mulon, Noms de lieux d’Île-de-France, Bonneton, Paris, 1997 (ISBN 2862532207)
  3. a et b Victor R. Belot, Coutumes et folklores en Yvelines, page 239.
  4. Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois.
  5. L'historique de Gazeran sur le site officiel de la commune.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2008, 2010, 2013.
  8. « Évolution et structure de la population à Gazeran en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 26 avril 2011)
  9. « Résultats du recensement de la population des Yvelines en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 26 avril 2011)