Milon-la-Chapelle

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Milon-la-Chapelle
Mairie de Milon-la-Chapelle.
Mairie de Milon-la-Chapelle.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Arrondissement Rambouillet
Canton Maurepas
Intercommunalité Haute Vallée de Chevreuse
Maire
Mandat
Jacques Pelletier
2014-2020
Code postal 78470
Code commune 78406
Démographie
Gentilé Milonais
Milonaises
Population
municipale
262 hab. (2014)
Densité 86 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 43′ 37″ nord, 2° 03′ 39″ est
Altitude Min. 80 m
Max. 164 m
Superficie 3,06 km2
Localisation

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Milon-la-Chapelle

Milon-la-Chapelle est une commune française située dans le département des Yvelines en région Île-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Milon-la-Chapelle est situé à 22 km au sud-ouest de Paris, à 10 km au sud-ouest de Versailles et à 18 km au nord-est de Rambouillet[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Elle est traversée par le Rhodon.

Hameaux de la commune[modifier | modifier le code]

Communes voisines[modifier | modifier le code]

Transports et voies de communications[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Desserte ferroviaire[modifier | modifier le code]

La gare la plus proche est la gare RATP de Saint-Rémy-lès-Chevreuse qui est le terminus sud du RER B.

Bus[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Capella Milonis au XIIIe siècle, « La Chapelle de Milon »[2].

La commune actuelle est issue de la réunion de deux communes en 1791. L'une, le Château de Milon, l'autre, La Chapelle, sur la rive gauche du Rhodon.

Albert Dauzat et Ernest Nègre, qui ne connaissent pas de formes anciennes, expliquent l'élément Milon par le nom de personne germanique Milo pris absolument[3],[4] et que l'on retrouve dans la Ferté-Milon[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

Mediolano, nom d'un lieu de culte important.

Milon-La-Chapelle était vers le XVIe siècle divisé en deux communes. L'une, La Chapelle, était sur la rive gauche du Rhodon, l'autre, le Château de Milon, était sur la rive droite de cette même rivière. L'origine de l'union des deux bourgs se situe au niveau de l'hiver 1672 où le froid rendit inaccessible le chemin menant à la messe pour les Milonais. Le bourg de La Chapelle accepta par conséquent d'accueillir les habitants du bourg du Château de Milon dans leur propre église. L'union officielle fut célébrée lors de la Révolution au XVIIIe siècle.

Le château de Milon a été construit par le baron Jean de Kalb, d'origine bavaroise qui a servi la France dans la guerre de Sept Ans et a été l'envoyé secret de Louis XVI auprès des insurgents des colonies anglaises d'Amérique, puis le protégé de La Fayette dans la guerre d'Indépendance de l'Amérique où il est mort des suites de ses blessures au combat de Camden (cf. Jean de Kalb in Google et le film documentaire de F. Ferrand sur France 2, "Secrets d'Histoire", 2011.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Date d'élection Identité
Les données antérieures à 2001 ne sont pas encore connues.
mars 2001 Jacques Pelletier
mars 2008 Jacques Pelletier
La mairie.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 262 habitants, en diminution de -20,12 % par rapport à 2009 (Yvelines : 0,99 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1861 1876 1881 1886
203 266 222 213 197 200 164 161 167
1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936
182 167 171 170 166 151 141 168 119
1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007
181 250 282 233 288 340 335 339 319
2011 2014 - - - - - - -
295 262 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (26,6 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (56,7 %) est supérieur de plus de deux points au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 43,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 17,4 %, 15 à 29 ans = 15,9 %, 30 à 44 ans = 11,6 %, 45 à 59 ans = 29,7 %, plus de 60 ans = 25,3 %) ;
  • 56,7 % de femmes (0 à 14 ans = 12,7 %, 15 à 29 ans = 11,6 %, 30 à 44 ans = 18,8 %, 45 à 59 ans = 29,3 %, plus de 60 ans = 27,6 %).
Pyramide des âges à Milon-la-Chapelle en 2007 en pourcentage[10]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
0,0 
10,1 
75 à 89 ans
7,2 
15,2 
60 à 74 ans
20,4 
29,7 
45 à 59 ans
29,3 
11,6 
30 à 44 ans
18,8 
15,9 
15 à 29 ans
11,6 
17,4 
0 à 14 ans
12,7 
Pyramide des âges du département des Yvelines en 2007 en pourcentage[11]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
4,3 
75 à 89 ans
6,6 
11,2 
60 à 74 ans
11,6 
20,3 
45 à 59 ans
20,7 
22,1 
30 à 44 ans
21,5 
19,9 
15 à 29 ans
18,9 
21,9 
0 à 14 ans
19,8 

Économie[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église de l'Assomption de la Très Sainte Vierge.
  • L'Église de l'Assomption de la Très Sainte Vierge. Une première chapelle est construite au XIIe siècle par Milon de Chevreuse, puis remplacée par cet édifice, au XVIIIe.

Avant le regroupement des deux hameaux de Milon et de la Chapelle, les habitants de la Chapelle s'y rendaient pour les offices, alors que ceux de Milon allaient à Chevreuse.

  • Le Chemin de Jean Racine : C'est à l'occasion du tricentenaire de la naissance du poète, en 1939, que le tracé de ce chemin, long de d'un peu plus de 5 km, fut officiellement inauguré par Albert Lebrun.
  • Les cloches de Milon : Les deux cloches de la chapelle datent d'avant la Révolution. Suite à leur restauration, elles ont été classées comme monuments historiques. La petite, la plus ancienne des deux, date de 1613. La grande cloche, date de 1762.
  • Le Château de Milon : Ce château, également appelé château d'Abzac, a vraisemblablement été construit au début du XVIIe siècle pour la famille Besset, seigneurs de Milon. Il est vendu en 1764 au baron de Kalb, officier qui participe à la guerre d'Indépendance aux côtés de La Fayette, puis passe par mariage à son gendre, le comte Raymond d'Abzac, maire du village pendant de nombreuses années. Ancien écuyer de Charles X, le comte installe un haras à Milon après la révolution de 1830.
  • le Château de Vert-Cœur, siège de la fondation Anne-de-Gaulle. Construit pour René Philippon, ce château est caractéristique des constructions bourgeoises de la fin du XIXe siècle. René Philippon est spécialiste des sciences occultes, collectionneur, entomologiste et mécène. Son château est le rendez-vous du tout-Paris pendant une quinzaine d'années, et constitue alors le lieu le plus en vue de la vallée de Chevreuse. En 1946, Charles de Gaulle achète la propriété pour y établir la Fondation Anne-de-Gaulle, établissement d'accueil pour jeunes filles handicapées mentales.
  • Le cimetière comporte une croix (classée Monument historique en 1969) dont le socle est daté du XIIIe siècle, la croix elle-même du XIVe siècle. Probablement originaire de Bretagne, elle est dépourvue de Christ et représente un arbre de vie abstrait. Ses extrémités sont dentelées, et une rosace se trouve à la jonction des deux bras.
  • La Plaque commémorative du général de Kalb : Brigadier des armées, Jean de Kalb est envoyé en mission en Amérique après la paix de 1763, par le traité de Paris qui laisse les colonies américaines aux Anglais. Rentré en France, il se lie avec Benjamin Franklin venu solliciter l'aide française, et réussit à convaincre d'autres officiers de la nécessité d'une intervention, comme le marquis de La Fayette.
  • La Tombe du baron Frédéric de Reiffenberg : Le baron Frédéric de Reiffenberg (1830-1895), historiographe militaire belge, habita le presbytère de Milon-la-Chapelle au XIXe siècle et y mourut. Un de ses livres "Le presbytère de Milon-La-Chapelle", publié en 1876, raconte l'histoire de la chapelle qui remonte au XIIe siècle.

Activités festives[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Sauvegrain, nom d'un laboureur qui, au printemps 1652, avec les paysans de Milon, fait preuve d'un courage exemplaire et fait fuir les troupes de pillards de Louis XIV, campés à Palaiseau, malgré les ravages et massacres qui se perpétuent autour d’eux, mettant en déroute les soldats du roi, allant même jusqu’à protéger les villages voisins.
  • Henri de Bessé de la Chapelle (vers 1625-1694), seigneur de Millon et de La Chapelle.
  • Baron Johann de Kalb (19 juin 1721 – 19 octobre 1780),  major-général dans l'armée continentale pendant la guerre d'indépendance des États-Unis.
  • Colette Renard (1924-2010), actrice et chanteuse française, a résidé dans la commune et y est inhumée.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Mesures effectuées sur les données Google Earth, en ligne droite depuis le centre des villes respectives.
  2. Mariane Mulon-Nom de Lieux d'Ile-de-France (1997), p. 99.
  3. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 427b
  4. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France', librairie Droz, Genève, 1991, Volume II, p. 853, n° 14846 [1]
  5. ibidem
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  10. « Évolution et structure de la population à Milon-la-Chapelle en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 avril 2011)
  11. « Résultats du recensement de la population des Yvelines en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 avril 2011)