Émancé

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Émancé
Émancé
La mairie-école.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Arrondissement Rambouillet
Intercommunalité Communauté d'agglomération Rambouillet Territoires
Maire
Mandat
Stéphanie Briolant
2020-2026
Code postal 78125
Code commune 78209
Démographie
Gentilé Émancéens
Population
municipale
881 hab. (2019 en augmentation de 0,34 % par rapport à 2013)
Densité 73 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 35′ 28″ nord, 1° 43′ 51″ est
Altitude Min. 119 m
Max. 167 m
Superficie 11,99 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Épernon
(banlieue)
Aire d'attraction Paris
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Rambouillet
Législatives Dixième circonscription
Localisation
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Émancé
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Émancé
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Émancé
Liens
Site web émancé.fr

Émancé est une commune française située dans le département des Yvelines en région Île-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Le village est situé à 13 km au sud-ouest de Rambouillet et à 4 km à l'est d'Épernon.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la Drouette, affluent de la rive droite de l'Eure[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune est limitrophe du département d'Eure-et-Loir, région Centre-Val de Loire (communes d'Écrosnes, de Droue-sur-Drouette et d'Épernon).

Communes limitrophes d’Émancé
Saint-Hilarion Gazeran
Droue-sur-Drouette
(Eure-et-Loir)
Épernon
(Eure-et-Loir)
Émancé
Écrosnes
(Eure-et-Loir)
Orphin

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Émancé est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4]. Elle appartient à l'unité urbaine d'Épernon, une agglomération inter-régionale regroupant 6 communes[5] et 12 245 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[6],[7].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire regroupe 1 929 communes[8],[9].

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

La commune compte un certain nombre de lieux-dits administratifs[Note 3] répertoriés consultables ici[10] dont Chaleine, Sauvage, Montlieu, Le petit Bel Air et Le Grand Bel Air.

Occupation des sols simplifiée[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune se compose en 2017 de 92,12 % d'espaces agricoles, forestiers et naturels, 3,87 % d'espaces ouverts artificialisés et 4,01 % d'espaces construits artificialisés[11].

Occupation des sols détaillée[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous présente l'occupation des sols de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC).

Occupation des sols en 2018
Type d’occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Tissu urbain discontinu 5,1 % 62
Terres arables hors périmètres d'irrigation 40,6 % 494
Prairies et autres surfaces toujours en herbe 3,9 % 48
Surfaces essentiellement agricoles interrompues par des espaces naturels importants 2,9 % 35
Forêts de feuillus 47,5 % 578
Source : Corine Land Cover[12]

Transports et voies de communications[modifier | modifier le code]

La gare la plus proche se trouve à quelques kilomètres, dans la ville d'Épernon.

La commune est desservie par la ligne 30 de la société de transport Transdev Rambouillet.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Amanciacum, Amenceyum, Amenseyum, Emenseium, Vallis Amence, Amancei, Amanci au XIIIe siècle[13]

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
2014 2020 Christine David    
2020 En cours Stéphanie Briolant    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[15].

En 2019, la commune comptait 881 habitants[Note 4], en augmentation de 0,34 % par rapport à 2013 (Yvelines : +2,1 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
320319359362385400336418396
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
413432407396428450429501551
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
546522508356339347310295340
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
264515560556667738791799878
2018 2019 - - - - - - -
880881-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 33,3 %, soit en dessous de la moyenne départementale (38,0 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 23,3 % la même année, alors qu'il est de 21,7 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 433 hommes pour 447 femmes, soit un taux de 50,80 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,32 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[18]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90 ou +
0,7 
6,2 
75-89 ans
6,3 
16,9 
60-74 ans
16,6 
23,1 
45-59 ans
25,3 
20,3 
30-44 ans
18,1 
13,6 
15-29 ans
13,4 
19,9 
0-14 ans
19,7 
Pyramide des âges du département des Yvelines en 2018 en pourcentage[19]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6 
90 ou +
1,3 
5,7 
75-89 ans
7,7 
13,4 
60-74 ans
14,5 
20,6 
45-59 ans
20,3 
19,8 
30-44 ans
19,9 
18,4 
15-29 ans
17 
21,5 
0-14 ans
19,4 

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • Écoles maternelle et primaire d'Emancé.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château de Montlieu[modifier | modifier le code]

Église Saint-Rémi-et-Sainte-Radegonde[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Rémi-et-Sainte-Radegonde est ornée de 5 vitraux réalisés en 1880 et 1889 par les ateliers Lorin de Chartres, répertoriés dans l'Inventaire général du patrimoine culturel, dont la verrière axiale représentant l'Immaculée Conception, d'après le tableau de Murillo (baies 0 à 4)[20],[21],[22] ;

Château de Sauvage et réserve zoologique de Sauvage[modifier | modifier le code]

Le château de Sauvage est entouré d'un grand parc où plusieurs espèces d'animaux sont en liberté. la réserve est fermée depuis la mort de son propriétaire en septembre 2015. On pouvait y voir des daims, cerfs, pélicans, nandous, canards, flamants roses, wallabies (petits kangourous), paons, etc. Le château fut un temps la propriété de la famille Guespereau.

Ferme de la Malmaison[modifier | modifier le code]

la grange de la ferme de la Malmaison montre de nombreux remplois d'encadrement d'ouvertures médiévales.
Détail des encadrements anciens.

« Au bois de ma terre de la Malmaison, commune de Mancé, près d'Épernon, Je veux que mon corps soit placé sans aucune cérémonie, dans le premier taillis fourré qui se trouve à droite dans ledit bois, en y entrant du côté de l'ancien château par la grande allée qui le partage… »

— Marquis de Sade[23]

Telles étaient les dernières volontés du Marquis de Sade qui ne furent pas respectées.

Le 2 novembre 1789, la confiscation des biens du clergé est décidée. Ils vont constituer les Biens nationaux, vendus aux enchères car la faillite financière de l'Etat en 1788, n'est pas résolue. La Malmaison appartenant au Chapitre de Chartres devrait donc être vendue à cette époque or, dans l'un des nombreux documents relatant l'histoire locale, il est écrit Le chapitre de Chartres vend le domaine de la Malmaison à la chute de Robespierre, c'est-à-dire en juillet 1794. C'est possible, à partir du 30 mars 1792, la notion de Bien national est élargie à ceux des émigrés et des suspects[24]. Ceux des émigrés sont confisqués puis vendus à partir du 27 juillet. Ceux des suspects sont mis sous séquestre. C'est le cas du Marquis. Il a pourtant fréquenté la même section que Robespierre mais il n'a trompé personne et ses biens en Provence sont mis sous séquestre : il est sans ressource et très endetté.

Sous le Directoire, après la levée du séquestre par la circulaire du 30 pluviôse an IV (19 février 1796), le marquis de Sade vend le château de Lacoste (vandalisé) et quelques autres de ses biens en Provence. Pour 73000 francs il achète deux propriétés : la Malmaison et Grandvilliers (commune d’Éole-en-Beauce). Au total ces 150 ha de terres affermées lui assurent un revenu constant[25]. Il n’a donc jamais vécu à la Malmaison mais en connaissais bien le fermier qu’il cite dans son testament.

Galerie[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le patrimoine des communes des Yvelines - tome 2, Paris, Editions Flohic, , 1155 p. (ISBN 2-84234-070-1), « Émancé », p. 713–715

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Contrairement au hameau ou écart qui est un groupe d’habitations , un lieu-dit n'est pas forcément un lieu habité, il peut être un champ, un carrefour ou un bois...
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Émancé », sur SIGES - Seine-Normandie (consulté en )
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Unité urbaine 2020 d'Épernon », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  6. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  7. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  8. « Liste des communes composant l'aire d'attraction d'Paris », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
  9. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  10. « Liste des lieux-dits français », sur MémorialGenWeb, (consulté en )
  11. [PDF]« Occupation des sols en 2017 (comparaison avec 2012) », sur cartoviz.iau-idf.fr (consulté en ).
  12. « Données statistiques sur les communes de Métropole; Répartition des superficies en 44 postes d'occupation des sols (métropole) », sur CORINE Land Cover, (consulté le ).
  13. Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois.
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  18. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Commune d'Émancé (78209) », (consulté le ).
  19. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Département des Yvelines (78) », (consulté le ).
  20. « Verrière figurée : Immaculée Conception (baie 0) », notice no IM78000148, base Palissy, ministère français de la Culture.
  21. « 4 verrières à personnages (série) : saint Adrien, saint Ferdinand de Castille, sainte Elisabeth de Hongrie, sainte Anne (baies 1 à 4) », notice no IM78000149, base Palissy, ministère français de la Culture.
  22. David Ramolet, « Emancé : une église médiatisée ! », sur www.lechorepublicain.fr, (consulté le ).
  23. [1]
  24. http://www.histoirepassion.eu/IMG/pdf/emigres_archives_nationales_dep_16_17_opt.pdf
  25. Gonzague Saint Bris, Marquis de Sade, L’ange de l’ombre, Télémaque Éditeur - Collection Grand Document, (ISBN 978-2-7533-0195-5), p. 197 - 198
  26. Biographie d'Alfred Manessier