Les Bréviaires

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Les Bréviaires
Les Bréviaires
La mairie.
Blason de Les Bréviaires
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Arrondissement Rambouillet
Intercommunalité Communauté d'agglomération Rambouillet Territoires
Maire
Mandat
Jacques Formenty
2020-2026
Code postal 78610
Code commune 78108
Démographie
Gentilé Bruyérois
Population
municipale
1 275 hab. (2018 en augmentation de 1,19 % par rapport à 2013)
Densité 65 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 42′ 27″ nord, 1° 48′ 47″ est
Altitude Min. 139 m
Max. 186 m
Superficie 19,55 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Paris
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Rambouillet
Législatives Dixième circonscription
Localisation
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Liens
Site web Les Bréviaires.fr

Les Bréviaires est une commune française située dans le département des Yvelines en région Île-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Position des Bréviaires dans les Yvelines
Locator Dot.png

Situation[modifier | modifier le code]

La commune des Bréviaires qui est une fraction de la plaine de Rambouillet, se présente comme un vaste plateau de 1 995 hectares qui se termine en pente très rapide à la limite avec Saint-Rémy-l'Honoré et en pente plus douce vers les Mesnuls et Saint-Léger-en-Yvelines.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les étangs de Hollande, d'origine artificielle, occupent une surface de 61 ha.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Transports et voies de communications[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

La route départementale 191, entre Les Mesnuls au nord et Les Essarts-le-Roi au sud-est, traverse le nord du territoire communal, à proximité du lieu-dit des Petites Yvelines. Deux départementales se croisent dans le centre village, la route départementale 60 qui relie cette RD 191 au centre du village et la route départementale 61 qui relie Saint-Léger-en-Yvelines au nord-ouest au Perray-en-Yvelines puis Bullion au sud-est.

Desserte ferroviaire[modifier | modifier le code]

La gare SNCF la plus proche est la gare du Perray.

Bus[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par les lignes 19, 39 et 79 de l'établissement Transdev de Rambouillet.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Les Bréviaires est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire regroupe 1 929 communes[4],[5].

Occupation des sols détaillée[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous présente l' occupation des sols de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC).

Occupation des sols en 2018
Type d’occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Tissu urbain discontinu 3,0 % 60
Terres arables hors périmètres d'irrigation 22,1 % 437
Prairies et autres surfaces toujours en herbe 14,4 % 285
Systèmes culturaux et parcellaires complexes 2,0 % 41
Surfaces essentiellement agricoles interrompues par des espaces naturels importants 3,4 % 154
Forêts de feuillus 53,2 % 1053
Forêts de conifères 2,0 % 41
Forêt et végétation arbustive en mutation 0,05 % 1
Plans d'eau 3,1 % 61
Source : Corine Land Cover[6]

Occupation des sols simplifiée[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune se compose en 2017 de 93,4 % d'espaces agricoles, forestiers et naturels, 3,04 % d'espaces ouverts artificialisés et 3,56 % d'espaces construits artificialisés[7].

Hameaux de la commune[modifier | modifier le code]

Le village des Bréviaires d’aujourd’hui est constitué de plusieurs hameaux, anciens fiefs d’hier : Le Matz, Vilpert, Corbet, Villarceau, la Renardière, Hollande, La Mare, la Grange du bois, la Grainèterie, les Petites Yvelines.

Toponymie[modifier | modifier le code]

En 1351 : Breverie[8].

Le nom de la localité est attesté sous les formes Brogarias en 768[9](Brogae est un mot gaulois qui signifie « champs, terre »), les Bruieres vers 1250[10], uvreriae au XIIIe siècle[11], en latin de Brueriis vers 1320[10].

Les Bréviaires, la forme actuelle qui n'apparaît qu'au XVIIe siècle, sont des "bruyères"[10].

Bruyère issu du bas latin brucaria a pris dans les divers dialectes de France toutes sortes de formes[10].

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune des Bréviaires apparaît dans les textes et pour la première fois dans le testament de Pépin le Bref (768) qui donne à l’Abbaye de Saint-Denis la forêt d’Yveline avec ce qu’elle comporte de maisons, de terres, bois, champs, troupeaux et habitants. Le village est nommé dans ce texte Brogarias. Or Brogae est un mot gaulois qui signifiait « champs, terre ».

En 1177, Louis VII donne aux moines de Saint-Augustin de l’abbaye de Clairefontaine, le territoire des Bréviaires rattaché à la châtellenie de Saint-Léger. La commune des Bréviaires à cette époque possède déjà une église sous le vocable de Saint-Sulpice. Dans les textes latins nous lisons Beveris. À partir de cette date et jusqu'à la Révolution l’abbé (de Clairefontaine) présente le prieur–curé (des Bréviaires) à la nomination de l’évêque de Chartres. Ce même évêque de Chartres, Aubry le Cornu, en 1242 sépare la paroisse de la Villeneuve-du-Perré de celle des Bréviaires qui dépend dès lors de Montfort car en 1204 Philippe-Auguste avait échangé l'Yveline contre la forêt de Breteuil à Amicie de Leycester, femme de Simon III de Montfort.

L’histoire des Bréviaires est alors étroitement liée à celle de Montfort du XIIIe au XVe siècle. C’est ainsi qu’en juillet 1267, Robert et Béatrice, comte et comtesse de Montfort donnent à leur cousin Guillaume de Beaumont, la seigneurie des Bréviaires. Ce dernier devient par ce fait le premier seigneur des Bréviaires.

En 1341, quand le comté de Montfort est rattaché au duché de Bretagne, le village des Bréviaires fait partie de la châtellenie de Rochefort.

Au cours des siècles suivants et, en particulier, après la guerre de Cent Ans, des contestations apparurent lors des successions successives de la seigneurie. En 1492, Aubert de Saint-Germain vend la seigneurie des Bréviaires à Charles d’Angennes, alors Seigneur de Rambouillet. Dès lors et jusqu'à la Révolution la commune fera partie du domaine de Rambouillet.

Sous le règne de Louis XIV entre 1683 et 1685, les Bréviaires se trouvent bouleversés par l’aménagement, créé par le maréchal Vauban, du système d’adduction d’eau de Versailles nécessitant le creusement de nombreuses « rigoles » pour alimenter la chaîne des étangs de Saint-Hubert à Hollande. L’assainissement de la terre qui en résulte favorise la culture. La paroisse disparaît lors de la révolution et son curé Jean-Batiste Poncelet est emprisonné à Versailles en 1794.

Pendant la Première Guerre mondiale, le comte Félix-Nicolas Potocki ouvrira une annexe de son hôpital militaire auxiliaire no 292 du Perray dans la « maison de santé » de Mme Antoine-May, déléguée par l’Association des Dames Françaises, aux Bréviaires[Note 3]. On y soignait les soldats blessés ou malades, évacués du front.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2020 Yves Maury    
2020 En cours Jacques Formenty    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[13].

En 2018, la commune comptait 1 275 habitants[Note 4], en augmentation de 1,19 % par rapport à 2013 (Yvelines : +1,62 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
355259355286352350314346364
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
362365335360380359346354356
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
331326337314324355360376347
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
3113054326219031 0249861 2271 261
2018 - - - - - - - -
1 275--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges en 2007[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Les Bréviaires en 2007 en pourcentage[16]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90  ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
5,7 
11,4 
60 à 74 ans
9,0 
25,1 
45 à 59 ans
24,9 
20,0 
30 à 44 ans
23,6 
16,1 
15 à 29 ans
15,3 
22,6 
0 à 14 ans
20,9 
Pyramide des âges du département des Yvelines en 2007 en pourcentage[17]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
4,3 
75 à 89 ans
6,6 
11,2 
60 à 74 ans
11,6 
20,3 
45 à 59 ans
20,7 
22,1 
30 à 44 ans
21,5 
19,9 
15 à 29 ans
18,9 
21,9 
0 à 14 ans
19,8 

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (15,8 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (51,3 % contre 48,4 % au niveau national et 48,8 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 51,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 22,6 %, 15 à 29 ans = 16,1 %, 30 à 44 ans = 20 %, 45 à 59 ans = 25,1 %, plus de 60 ans = 16,2 %) ;
  • 48,7 % de femmes (0 à 14 ans = 20,9 %, 15 à 29 ans = 15,3 %, 30 à 44 ans = 23,6 %, 45 à 59 ans = 24,9 %, plus de 60 ans = 15,4 %).

Enseignement[modifier | modifier le code]

Une seule école regroupant les classes élémentaires et primaires[18].

Économie[modifier | modifier le code]

La ville abrite un haras national.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Antoine.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Antoine : un premier édifice dédié à saint Sulpice fut construit en 1555 comprenant une grange dimière et une cure à l'usage du prieur qui fut reconstruite au cours de la deuxième moitié du XVIIIe siècle. L'ensemble fut vendu en 1826 et la commune s'en porta acquéreur en 1832 pour la reconstruire, savoir supprimer le chœur et le vaisseau nord en 1845 et aménager le logis et les dépendances en 1848 à l'usage de mairie, école et presbytère. En 1904, municipalité, corps enseignant et écoliers furent déménagés dans le bâtiment encore en usage aujourd'hui, de l'autre côté de la rue principale.
  • Le château des Bréviaires qui fut détruit entre 1750 et 1775 a été remplacé, vers la fin du XIXe siècle, par un château édifié à un autre emplacement dans son parc.
  • Le château de la Mare, construit entre 1750 et 1800 a été détruit au début du XXe siècle et les dépendances servent aujourd'hui de haras national.
  • Les étangs de Hollande, site naturel.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Les Bréviaires Blason
Tiercé en pairle, au premier de gueules à un cheval sellé d'or, au second d'azur, à quatre burelles ondées d'argent, au troisième d'or à un poisson, une crosse et un lis de jardin tous d'argent, posés en pal et rangés en bande, le lis feuillé et tigé de sinople.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le patrimoine des communes des Yvelines - tome 2, Paris, Editions Flohic, , 1155 p. (ISBN 2-84234-070-1), « Les Bréviaires », p. 709–712

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Dès août 1914, Le Comte Félix-Nicolas Potocki, personnalité très en vue de notre région, met à disposition Le Pavillon de chasse de la Croix Saint-Jacques au Perray aux fins de constituer un Hôpital auxiliaire.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Liste des communes composant l'aire d'attraction des Paris », sur insee.fr (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « Données statistiques sur les communes de Métropole; Répartition des superficies en 44 postes d'occupation des sols (métropole) », sur CORINE Land Cover, (consulté le ).
  7. [PDF]« Occupation des sols en 2017 (comparaison avec 2012) », sur cartoviz.iau-idf.fr (consulté en ).
  8. Longnon (Aug.), Pouillé de la Province de Sens (1904), p. 212,
  9. Dans le testament de Pépin le Bref.
  10. a b c et d – Marianne Mulon –Noms de lieux d’Île-de-France, Bonneton, Paris, 1997 (ISBN 2862532207).
  11. Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois.
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  16. « Évolution et structure de la population à Les Bréviaires en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  17. « Résultats du recensement de la population des Yvelines en 2007 » [archive du ], sur le site de l'Insee (consulté le ).
  18. Scolaire sur le site de la commune