Les Bréviaires

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Les Bréviaires
Les Bréviaires
Mairie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Arrondissement Rambouillet
Canton Rambouillet
Intercommunalité Rambouillet Territoires
Maire
Mandat
Yves Maury
2014-2020
Code postal 78610
Code commune 78108
Démographie
Gentilé Bruyérois
Population
municipale
1 215 hab. (2016 en diminution de 3,26 % par rapport à 2011)
Densité 62 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 42′ 27″ nord, 1° 48′ 47″ est
Altitude Min. 139 m
Max. 186 m
Superficie 19,55 km2
Localisation

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Liens
Site web Les Bréviaires.fr

Les Bréviaires sont une commune française située dans le département des Yvelines en région Île-de-France. En 1351 : Breverie[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Position des Bréviaires dans les Yvelines
Locator Dot.png

Situation[modifier | modifier le code]

La commune des Bréviaires qui est une fraction de la plaine de Rambouillet, se présente comme un vaste plateau de 1995 hectares qui se termine en pente très rapide à la limite avec Saint-Rémy-l'Honoré et en pente plus douce vers les Mesnuls et Saint-Léger-en-Yvelines.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Hameaux de la commune[modifier | modifier le code]

  • Le Matz,
  • Les Petites Yvelines,
  • La Grange du Bois.

Communes voisines[modifier | modifier le code]

Les communes sont Saint-Rémy-l'Honoré au nord-est, Les Essarts-le-Roi à l'est, Le Perray-en-Yvelines au sud-est, Rambouillet sur moins d'un kilomètre au sud, Poigny-la-Forêt au sud-ouest, Saint-Léger-en-Yvelines à l'ouest et Les Mesnuls au nord.

Transports et voies de communications[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

La route départementale 191, entre Les Mesnuls au nord et Les Essarts-le-Roi au sud-est, traverse le nord du territoire communal, à proximité du lieu-dit des Petites Yvelines. Deux départementales se croisent dans le centre village, la route départementale 60 qui relie cette RD 191 au centre du village et la route départementale 61 qui relie Saint-Léger-en-Yvelines au nord-ouest au Perray-en-Yvelines puis Bullion au sud-est.

Desserte ferroviaire[modifier | modifier le code]

La gare SNCF la plus proche est la gare du Perray.

Bus[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par les lignes 19, 39 et 79 de l'établissement Transdev de Rambouillet.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes les Bruieres vers 1250[2], uvreriae au XIIIe siècle[3], en latin de Brueriis vers 1320[2].

Les Bréviaires, la forme actuelle qui n'apparaît qu'au XVIIe siècle, sont des "bruyères"[2].

Bruyère issu du bas latin brucaria a pris dans les divers dialectes de France toutes sortes de formes[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Les Bréviaires Blason Tiercé en pairle, au premier de gueules à un cheval sellé d'or, au second d'azur, à quatre burelles ondées d'argent, au troisième d'or à un poisson, une crosse et un lis de jardin tous d'argent, posés en pal et rangés en bande, le lis feuillé et tigé de sinople.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Historique[modifier | modifier le code]

La commune des Bréviaires apparaît dans les textes et pour la première fois dans le testament de Pépin le Bref (768) qui donne à l’Abbaye de Saint-Denis la forêt d’Yveline avec ce qu’elle comporte de maisons, de terres, bois, champs, troupeaux et habitants. Le village est nommé dans ce texte Brogarias. Or Brogae est un mot gaulois qui signifiait « champs, terre ».

En 1177, Louis VII donne aux moines de Saint-Augustin de l’abbaye de Clairefontaine, le territoire des Bréviaires rattaché à la châtellenie de Saint-Léger. La commune des Bréviaires à cette époque possède déjà une église sous le vocable de Saint-Sulpice. Dans les textes latins nous lisons Beveris. À partir de cette date et jusqu'à la Révolution l’abbé (de Clairefontaine) présente le prieur–curé (des Bréviaires) à la nomination de l’évêque de Chartres. Ce même évêque de Chartres, Aubry le Cornu, en 1242 sépare la paroisse de la Villeneuve-du-Perré de celle des Bréviaires qui dépend dès lors de Montfort car en 1204 Philippe-Auguste avait échangé l'Yveline contre la forêt de Breteuil à Amicie de Leycester, femme de Simon III de Montfort.

L’histoire des Bréviaires est alors étroitement liée à celle de Montfort du XIIIe au XVe siècle. C’est ainsi qu’en juillet 1267, Robert et Béatrice, comte et comtesse de Montfort donnent à leur cousin Guillaume de Beaumont, la seigneurie des Bréviaires. Ce dernier devient par ce fait le premier seigneur des Bréviaires.

En 1341, quand le comté de Montfort est rattaché au duché de Bretagne, le village des Bréviaires fait partie de la châtellenie de Rochefort.

Au cours des siècles suivants et, en particulier, après la guerre de Cent Ans, des contestations apparurent lors des successions successives de la seigneurie. En 1492, Aubert de Saint-Germain vend la seigneurie des Bréviaires à Charles d’Angennes, alors Seigneur de Rambouillet. Dès lors et jusqu'à la Révolution la commune fera partie du domaine de Rambouillet.

Sous le règne de Louis XIV entre 1683 et 1685, les Bréviaires se trouvent bouleversés par l’aménagement, créé par le maréchal Vauban, du système d’adduction d’eau de Versailles nécessitant le creusement de nombreuses « rigoles » pour alimenter la chaîne des étangs de Saint-Hubert à Hollande. L’assainissement de la terre qui en résulte favorise la culture. La paroisse disparaît lors de la révolution et son curé Jean-Batiste Poncelet est emprisonné à Versailles en 1794.

Le village des Bréviaires d’aujourd’hui est constitué de plusieurs hameaux, anciens fiefs d’hier : Le Matz, Vilpert, Corbet, Villarceau, La Renardière, Hollande, La Mare, La Grange du bois, la Grainèterie.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 En cours Yves Maury    
         
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[5].

En 2016, la commune comptait 1 215 habitants[Note 1], en diminution de 3,26 % par rapport à 2011 (Yvelines : +1,29 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
355259355286352350314346364
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
362365335360380359346354356
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
331326337314324355360376347
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
3113054326219031 0249861 2271 261
2016 - - - - - - - -
1 215--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (15,8 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (51,3 % contre 48,4 % au niveau national et 48,8 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 51,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 22,6 %, 15 à 29 ans = 16,1 %, 30 à 44 ans = 20 %, 45 à 59 ans = 25,1 %, plus de 60 ans = 16,2 %) ;
  • 48,7 % de femmes (0 à 14 ans = 20,9 %, 15 à 29 ans = 15,3 %, 30 à 44 ans = 23,6 %, 45 à 59 ans = 24,9 %, plus de 60 ans = 15,4 %).
Pyramide des âges à Les Bréviaires en 2007 en pourcentage[8]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90  ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
5,7 
11,4 
60 à 74 ans
9,0 
25,1 
45 à 59 ans
24,9 
20,0 
30 à 44 ans
23,6 
16,1 
15 à 29 ans
15,3 
22,6 
0 à 14 ans
20,9 
Pyramide des âges du département des Yvelines en 2007 en pourcentage[9]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
4,3 
75 à 89 ans
6,6 
11,2 
60 à 74 ans
11,6 
20,3 
45 à 59 ans
20,7 
22,1 
30 à 44 ans
21,5 
19,9 
15 à 29 ans
18,9 
21,9 
0 à 14 ans
19,8 

Économie[modifier | modifier le code]

La ville abrite un haras national.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Une seule école regroupant les classes élémentaires et primaires.

Sports[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Antoine : un premier édifice dédié à saint Sulpice fut construit en 1555 comprenant une grange dimière et une cure à l'usage du prieur qui fut reconstruite au cours de la deuxième moitié du XVIIIe siècle. L'ensemble fut vendu en 1826 et la commune s'en porta acquéreur en 1832 pour la reconstruire, savoir supprimer le chœur et le vaisseau nord en 1845 et aménager le logis et les dépendances en 1848 à l'usage de mairie, école et presbytère. En 1904, municipalité, corps enseignant et écoliers furent déménagés dans le bâtiment encore en usage aujourd'hui, de l'autre côté de la rue principale.
  • Le château des Bréviaires qui fut détruit entre 1750 et 1775 a été remplacé, vers la fin du XIXe siècle, par un château édifié à un autre emplacement dans son parc.
  • Le château de la Mare, construit entre 1750 et 1800 a été détruit au début du XXe siècle et les dépendances servent aujourd'hui de haras national.

Activités festives[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Longnon (Aug.), Pouillé de la Province de Sens (1904), p. 212,
  2. a b c et d – Marianne Mulon –Noms de lieux d’Île-de-France, Bonneton, Paris, 1997 (ISBN 2862532207)
  3. Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois.
  4. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  8. « Évolution et structure de la population à Les Bréviaires en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 27 avril 2011)
  9. « Résultats du recensement de la population des Yvelines en 2007 » [archive du ], sur le site de l'Insee (consulté le 27 avril 2011)