Le Perray-en-Yvelines

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Le Perray-en-Yvelines
Mairie.
Mairie.
Blason de Le Perray-en-Yvelines
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Arrondissement Rambouillet
Canton Rambouillet
Intercommunalité Rambouillet Territoires
Maire
Mandat
Paulette Deschamps
2014-2020
Code postal 78610
Code commune 78486
Démographie
Gentilé Perrotins
Population
municipale
6 734 hab. (2014)
Densité 500 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 41′ 41″ nord, 1° 51′ 18″ est
Altitude Min. 155 m – Max. 179 m
Superficie 13,47 km2
Localisation

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Liens
Site web leperrayenyvelines.fr

Le Perray-en-Yvelines est une commune française située dans le département des Yvelines en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Perrotins.

Géographie[modifier | modifier le code]

Position du Perray-en-Yvelines dans les Yvelines.
Locator Dot.png

Situation[modifier | modifier le code]

La commune du Perray-en-Yvelines est une commune de la région Île-de-France, du département des Yvelines, de l’arrondissement et du canton de Rambouillet. Située à 4 km de Rambouillet, elle occupe une position privilégiée sur le grand itinéraire Paris-Hendaye, à 47 kilomètres de Paris Notre-Dame.

Elle bénéficie d’un environnement de qualité située aux portes de la forêt Yveline, massif forestier parmi les plus remarquables de France, en cours de classement.

Communes voisines[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Perray-en-Yvelines
Les Essarts-le-Roi
Les Bréviaires Perray-en-Yvelines Auffargis
Rambouillet Vieille-Église-en-Yvelines

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune constitue le maillon terminal de la chaîne des étangs. Sur son territoire figure l'étang du Perray ainsi que le fascinant plan d'eau de Saint-Hubert, miroir serti de verdure. Louis XV en tomba amoureux et fit construire un château sur l’une de ses berges. Il ne subsiste aujourd’hui que les soubassements de la terrasse.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat au Perray-en-Yvelines est un climat tempéré de type océanique dégradé caractéristique de celui de l'Île-de-France. Les températures moyennes s'échelonnent entre 2 à 5 °C en hiver (janvier) et 14 à 25 °C en été (juillet)[1]. La pluviométrie moyenne, relativement basse, s'établit à environ 600 mm par an. Les mois les plus pluvieux vont d'octobre à janvier.

Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures maximales moyennes (°C) 6 7 11 14 18 25 26 26 22 15 9 7 14,8
Températures minimales moyennes (°C) 1 1 3 6 9 12 14 14 11 8 4 2 7,1
Températures moyennes (°C) 4 4 7 10 14 17 19 19 16 12 7 5 11,2
Source : Climatologie mensuelle - Trappes, France[2]

Transports et voies de communications[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par :

Desserte ferroviaire[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par sa propre gare et la ligne TransilienLigne N du Transilien du Transilien (branche Paris - Rambouillet).

Elle permet de se rendre sur Paris avec terminus Gare Montparnasse en 1 heure à raison d'un train toutes les 30 minutes, sauf aux heures de pointe où la fréquence est d'un train toutes les 15 minutes.

Bus[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par les lignes 08, Express 12, 19, 39, 59, 79 et 89 de l'établissement Transdev de Rambouillet et par la ligne 36.15 de la société de transport Cars Perrier.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le Perray-en-Yvelines est au moins connu dans un document de 1239[3] où il apparut comme In Villa Nova de Pereio in Aquilina et est érigée en paroisse le 7 novembre 1242[4], se trouvait sur la vieille voie romaine de Beauvais à Orléans [5], Petreum au XIIe siècle[6], Perreium en 1242[7], Neuville du chemin Perré en 1249[8], Moriacum en 1284[9], Paretum au XIIIe siècle[9], Perretum[9], Pareyum[9], Péré[9], Pairé[9].

De la langue d'oïl, du mot perroi, perrois « grève, terrain pierreux, gravier »[6].

Le toponyme, Neuville du chemin Perré en 1249[8], indique qu'autrefois courait ici un perré, c'est-à- dire une chaussée, un chemin pavé de pierres, l'ancienne voie 263[10]. Sans aucun doute, le nom du lieu fait référence à la route[7].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes du Perray-en-Yvelines

Les armes du Perray-en-Yvelines se blasonnent ainsi :
Tiercé en pairle : au 1) de gueules au rencontre de cerf d'or; au 2) d'or aussi, à l'enclume de sable brochant sur un marteau en pal du même, emmanché du un ; au 3) d'argent à un arc en fasce aussi du un, brochant sur trois flèches de sable mises en faisceau.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1239, c'est un village de laboureurs et de bucherons situé sur la route qui mène de Paris à Chartres.

C'est pour alimenter en eau le château de Versailles que Louis XIV fit creuser au Perray-en-Yvelines un étang de dix hectares alimenté par un système de rigoles. Cela permit d'assainir le territoire de la commune (environ 15 000 ha) et par contre-coup le développement du village.

L’histoire du Perray-en-Yvelines a été retracée par l’abbé Jules Violette (curé au Perray de 1886 à 1919) dans son Histoire de la commune du Perray et plus récemment par le docteur Alphonse Marest (maire du Perray de 1971 à 1978 et de 1985 à 1989) dans « Perray et Perrotins » et « Le siècle de l’enseignement primaire ».

Seconde guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Israël Garfunkel, né le 28/08/1904, parce que Juif, est déporté le 07/10/1943, convoi N° 60, décède après son retour le 29/12/1946. Son épouse, Mary née Joffre le 06/11/1905, et leurs enfants Bernard, né le 24/09/1930, et Irène née le 19/03/1936, sont tous trois déportés sans retour, exécutés à leur arrivée à Auschwitz le 10/10/1943 [11].

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[13],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 6 734 habitants, en augmentation de 3,11 % par rapport à 2009 (Yvelines : 0,99 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
705 525 648 642 665 635 764 744 704
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
709 695 656 740 745 824 873 866 857
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
882 916 991 996 1 032 1 183 1 152 1 327 1 466
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
1 918 2 341 3 001 4 016 4 645 5 828 6 388 6 669 6 734
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (17,7 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,4 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,6 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,3 %, 15 à 29 ans = 17,6 %, 30 à 44 ans = 23,4 %, 45 à 59 ans = 22,6 %, plus de 60 ans = 16,1 %) ;
  • 50,4 % de femmes (0 à 14 ans = 19,1 %, 15 à 29 ans = 17,5 %, 30 à 44 ans = 22,9 %, 45 à 59 ans = 21,1 %, plus de 60 ans = 19,4 %).
Pyramide des âges à Le Perray-en-Yvelines en 2007 en pourcentage[16]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,6 
3,8 
75 à 89 ans
5,5 
12,0 
60 à 74 ans
13,3 
22,6 
45 à 59 ans
21,1 
23,4 
30 à 44 ans
22,9 
17,6 
15 à 29 ans
17,5 
20,3 
0 à 14 ans
19,1 
Pyramide des âges du département des Yvelines en 2007 en pourcentage[17]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
4,3 
75 à 89 ans
6,6 
11,2 
60 à 74 ans
11,6 
20,3 
45 à 59 ans
20,7 
22,1 
30 à 44 ans
21,5 
19,9 
15 à 29 ans
18,9 
21,9 
0 à 14 ans
19,8 

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Mai 1999   Paulette Deschamps PS  
Mars 1989 Mai 1999 Jean Pellegeay    
Septembre 1985 Mars 1989 Alphonse Marest    
Février 1978 Septembre 1985 René Bondon    
Mars 1971 Février 1978 Alphonse Marest    
Août 1946 Mars 1971 Xavier Barbé    
Mai 1935 Août 1946 Ernest Bonnamy    
Mai 1900 Mai 1935 Alfred Tondeur    
Avril 1890 Mai 1900 Jean Jacques Fedon    
Décembre 1888 Avril 1890 Emile Frédéric Le Brun    
Mai 1888 Décembre 1888 Désiré Machelard    
Septembre 1887 Mai 1888 Denis Lecesne    
Juin 1871 Septembre 1887 Emile Frédéric Le Brun    
Septembre 1870 Juin 1871 Charles Germain Bourgeois    
Novembre 1869 Septembre 1870 François Hubert Barbary    
Septembre 1865 Novembre 1869 Charles Eugène Barbé    
Septembre 1863 Septembre 1865 François Hubert Barbary    
Février 1852 Septembre 1863 Alexis Chartier    
Septembre 1849 Février 1852 Philippe Doisneau    
Août 1848 Septembre 1849 Auguste Rabourdin    
Mai 1844 Août 1848 Joseph Le Brun    
Février 1844 Mai 1844 Philippe Doisneau    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Le Perray-en-Yvelines est rattachée à Rambouillet Territoires;

Enseignement[modifier | modifier le code]

Le Perray-en-Yvelines dépend de l'académie de Versailles et compte une école maternelle (école du Pont-Marquant) et deux écoles élémentaires (école des Platanes et école de la Barantonnerie).

La commune qui ne compte ni collège, ni lycée, dépend du collège "Les Molières" aux Essarts-le-Roi et du lycée "Louis-Bascan" à Rambouillet.

Sports[modifier | modifier le code]

La commune comporte de nombreuses associations sportives pour tous les âges et toutes les conditions physiques, et cela dans de nombreux domaines : tennis de table, tennis, danse, football, basketball, cyclisme...

Culture[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Éloi.
  • L'église paroissiale Saint-Éloi date de la seconde moitié du XIIIe siècle mais a été très souvent réhabilitée et rehaussée par deux fois dans la première moitié du XIXe siècle par Philibert Caziot. Le clocher-tour a été restauré en 1778[18].
  • Parc de l'ancien château de Saint-Hubert : parc d'un ancien château royal construit par Ange-Jacques Gabriel pour Louis XV entre 1755 et 1759 puis agrandi entre 1763 et 1774. Il était décoré de sculptures de Guillaume Coustou (fils) ou Jean-Baptiste Pigalle Il est totalement démoli en 1855[19]. Le site, propriété privée composée actuellement d'un étang, d'un potager et d'une conciergerie est inscrit[20].
  • Le pont Napoléon, dit aussi pont Royal ou chaussée de Pourras, a été construit entre l'étang de Pourras et l'étang de Saint-Hubert à la fin du XVIIIe siècle. Réparé vers 1808 à la demande de l'empereur, il est inscrit à l'inventaire des monuments historiques. Il a été restauré en 1967[21].
  • Le Rendez-Vous de Chasse de l'Empereur ou Pavillon Pourras situé au lieu-dit Pourras, construit pour l'empereur Napoléon Ier en 1808 par l'architecte Auguste Famin, tombé en ruines dès 1840 a été restauré en 1967. Il a été classé monument historique en 1978[22].

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

  • La médiathèque
  • La salle "Les Granges du Parc" : espace culturel et salle polyvalente
  • Le champ de Foire, espace ouvert accueillant traditionnellement les brocantes, carnaval, fête foraine.

Activités festives[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Climat des Yvelines sur le site de Météo-France
  2. Trappes est une commune de St-Quentin-en-Yvelines servant de référence climatologique
  3. Histoire et Mémoire du Perray
  4. Auguste MOUTIÉ, Recueil des chartes et pièces relatives au prieuré des Moulineaux et à la châtellenie de Poigny, 1846
  5. Marianne Mulon, Noms de lieux d’Île-de-France, Paris, Bonneton, , 231 p. (ISBN 2862532207)
  6. a et b Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Volume 2, Page 1288
  7. a et b Noms de lieu d'Île-de-France – M. Mulon – 1997
  8. a et b Dans une délimitation qui fut faite en 1249.
  9. a, b, c, d, e et f Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois.
  10. Jean-Marie Cassagne, Mariola Korsak, J.-M. Bordessoules, Origine des noms de lieux de Paris et grande couronne, page 264
  11. Anonymes, Justes et Persécutés durant la période Nazie dans les communes de France
  12. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  16. « Évolution et structure de la population à Le Perray-en-Yvelines en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 27 avril 2011)
  17. « Résultats du recensement de la population des Yvelines en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 27 avril 2011)
  18. Notice no IA00051997, base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. Notice no IA00052020, base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. Notice no IA78000748, base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. Notice no IA00052018, base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. Notice no IA00052019, base Mérimée, ministère français de la Culture