Bouddhisme et violence

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Architrave du milieu: "Le "siège de Kushinagara" qui faillit mener à une guerre et conduisit au partage des reliques du Bouddha entre les huit peuples les réclamant. stupa de Sanchi

Bouddhisme et violence sont, par rapport à l'idéal de non-violence et de compassion associé au bouddhisme, des concepts a priori contradictoires. Ainsi, dans sa doctrine originelle, Gautama Bouddha enseignait de « renoncer à toute violence envers les êtres vivants, mobiles et immobiles[1] », et des figures médiatiques telles que Tenzin Gyatso, le 14e dalaï-lama et Thich Nhat Hanh véhiculent l'image d'une « doctrine pacifique[2] ». Pourtant, selon l’historien des religions Bernard Faure, auteur du livre Bouddhisme et violence, à l'étude des faits historiques, il y a bien eu depuis plusieurs siècles et dans différents pays, des formes de violences bouddhistes pour « s'adapter aux divers contextes culturels et sociopolitiques[2] ». Depuis les années 2010, des violences contre des musulmans sont suscitées par des groupes extrémistes anti-musulmans, tels que le Mouvement 969 en Birmanie et le Bodu Bala Sena au Sri Lanka[3]. Le 14e dalaï-lama appelle ces mouvements à la non-violence[4].

Pour le professeur Michael Jerryson, dans l'histoire du bouddhisme, en 2 500 ans, il y a eu de nombreux cas de violence provoqué par des individus ou des structures bouddhiques[5]. Selon Bernard Faure : « Parce que les bouddhistes ont fait de la compassion et de la non-violence leur marque déposée, le rapport compliqué (et parfois ambigu) du bouddhisme à la violence a suscité plus de questions que dans le cas des autres religions. [...] Par sa nature même, l’exercice qui consiste à recenser les formes de violence assignables au bouddhisme conduit à forcer le trait, et risque de donner l’impression d’un bouddhisme plus violent qu’il ne l’est en réalité. Précisément parce que le bouddhisme est contraint – par la force des choses – de demeurer en deçà de son idéal de non-violence[2]. »

La violence selon les différentes traditions bouddhistes[modifier | modifier le code]

Le bouddhisme Theravada énonce un impératif catégorique d'éviter la violence. Le bouddhisme Mahayana condamne la violence et tient l'assassinat pour un acte malsain (akushala). Le bouddhisme Vajrayana comprend nombre de textes et commentaires qui rejettent le recours à la violence[6].

Selon le professeur Stephen Jenkins l'indulgence pour la violence compassionnelle, allant jusqu'à tuer, est mentionnée par les grands penseurs bouddhistes à travers les traditions philosophiques et dans les grandes écritures[7]. Selon Jenkins, le sutra « Ārya-Bodhisattva-gocara-upāyaviṣaya-vikurvaṇa-nirdeśa », aussi appelé Ārya-Satyakaparivarta, aurait fourni à des rois bouddhistes[Lesquels ?] les ressources conceptuelles soutenant la guerre, la torture et de sévères punitions. La peine capitale peut être encouragée[8]. La lecture des détails intertextuels de cet ouvrage permet d'élargir le champ de vision sur un bouddhisme fortement opposé à la vision pacifiste que l'on pourrait en avoir[9],[10].  L'analyse de Jenkins a été critiquée par la blogueuse Barbara O'Brien (en)[11].

La violence est déjà présente chez les rois bouddhiques d'Inde au IIIe siècle avant notre ère avec l'empereur Ashoka, la reine n'est décrite que comme un objet de plaisir devant se lever avant lui et se coucher après pour le servir inconditionnellement[12]. Le roi possède plusieurs reines et un harem (antahpura) que dirige sa femme principale (mahiṣī, littéralement : « grande bufflonne »)[13].

Pour accomplir son râja-dharma (« devoir royal »), il doit pouvoir être brutal et violent. Son pouvoir est représenté par la roue de fer et non d'or[14]. Les roues du bouddha et du roi sont associées comme les deux roues d'un char[13]. La violence des rois bouddhiques envers leurs reines et harem, utiles uniquement à leur bien-être personnel, la transgression des lois est liée dans le bouddhisme au râja-dharma, c'est la dualité entre le bouddha et le roi bouddhique[15].

L'historien des religions Odon Vallet écrivait en 2002 : « Si les pays bouddhistes n'ont pas été épargnés par les conflits sanglants et si leurs théologiens ont souvent justifié le nationalisme, le bouddhisme n'a pas institué de guerre sainte[16] ».

Theravāda[modifier | modifier le code]

Le bouddhisme theravāda a pour référence scripturaire le canon pāli. Selon P. D. Premasiri (en) « L'idée d'une guerre juste ou vertueuse (dharma yuddha) impliquant l'usage d'armes de guerre et de la violence est remarquablement absente du canon bouddhiste »[17]. Par exemple, le Dhammapada, le plus populaire des textes du Tipitaka, désapprouve le recours à la violence en soulignant le fait que tous les êtres sensibles craignent la souffrance[18].

Cependant, le Mahavamsa, une chronique sri-lankaise non canonique, relate l'histoire du roi bouddhiste Dutugemunu (IIe siècle av. J.-C.) qui mena une guerre contre les Tamouls installés à Anurâdhapura. Dutugemunu vainquit ses ennemis au prix de nombreux morts. Afin de résoudre son cas de conscience, un moine aurait expliqué au roi que son karma n'avait été alourdi que par la mort d'une personne et demie : seules deux des victimes avaient adopté à des degrés divers le bouddhisme ; les autres, non-bouddhistes, ne devaient être considérées guère plus que des animaux[19],[20].

Mahayana[modifier | modifier le code]

Vajrayana[modifier | modifier le code]

Cas de violence dans des pays et régions bouddhistes[modifier | modifier le code]

Birmanie[modifier | modifier le code]

Le Mouvement 969 est un mouvement bouddhiste extrémiste et anti-musulmans, dirigé par Ashin Wirathu, qui est à l'origine d'émeutes ayant provoqué des incendies de mosquées, d'écoles et de magasins[21]. Plus de quarante personnes ont été tuées fin mars 2013 à Meiktila[22]. Considérant l'Islam comme une menace pour la Birmanie, très majoritairement bouddhiste, le mouvement s'en prend à la communauté musulmane et particulièrement à la minorité Rohingya, afin de « protéger l’identité bouddhiste »[23].

Selon Human Rights Watch, un nettoyage ethnique a lieu dans l'État d'Arakan depuis juin 2012, différents charniers y ont été découverts[24]. Selon Judith Lachapelle, plus de 125 000 personnes de la minorité Rohingya de confession musulmane ont été chassés de chez eux[25].

Ces violences sont désapprouvées par le 14e dalaï-lama qui écrit une lettre à Aung San Suu Kyi en août 2012 où il a dit être « profondément attristé » et rester « très préoccupé » par les violences infligées aux musulmans en Birmanie[26]. Le 28 mai 2015, il l'appelle à nouveau à agir, en tant que lauréat du prix Nobel de la paix, et déplore un manque de compassion altruiste[27],[28]. Pour le professeur Michael Jerryson, de puissantes voix d'opposition sont nécessaires pour contrer le message d'un moine dissident tel que Ashin Wirathu en Birmanie utilisant une rhétorique et une violence anti-musulmane qui s'est propagée à travers l'Asie bouddhiste. Aussi craint-il qu'après la mort du dalaï-lama, une grande part de la justification pour rester non-violent ne disparaisse[4].

Bhoutan[modifier | modifier le code]

Le bouddhisme au Bhoutan est une forme de bouddhisme vajrayana[29] similaire au bouddhisme tibétain[30]. Ce royaume bouddhiste de 700 000 habitants prend, en 1985, une loi imposant la culture bhoutanaise à l'ensemble du pays et privant de leur citoyenneté les Lhotshampa, population d'origine népalaise vivant principalement de l'agriculture sédentaire dans les plaines du sud et dont les ancêtres avaient émigré au Bhoutan. Leur langue est interdite (les documents en népalais sont brûlés devant les écoles), ils doivent porter la tenue vestimentaire drukpa (le port du sari est interdit)[31],[32]. En septembre 1990, des manifestations contre la politique du gouvernement visant à éradiquer la culture, la langue, la religion et les tenues vestimentaires non drukpa, sont réprimées et font 400 victimes[33]. Des violences (vols, agressions, viols et meurtres) visant des citoyens bhoutanais d'origine népalaise (« Ces sujets ne sont pas les miens », déclare le roi), répandent un climat de peur et d'insécurité qui déclenche, à partir de 1992, un exode des Lhotshampa vers l'Assam et le Bengale occidental en Inde et vers le Népal[34],[35]. 100 000 d'entre eux fuient la répression[36] ou sont contraints par la police à signer des papiers d'émigration volontaire[31]. En 2007, la situation n'a pas changé, cette minorité bhoutanaise est toujours dans des camps de réfugiés au Népal[36], les autorités bhoutanaises ne peuvent pas expliquer de quoi ces réfugiés sont coupables[31].

Toutefois, pour Françoise Pommaret, directeur de recherche spécialiste du Bhoutan, si certains expulsés le furent de façon illégitime, la majorité d'entre eux n'étaient pas originaire du Bhoutan, où ils sont arrivés ces dernières décennies, à la recherche de terres et de services sociaux n'existant pas au Népal. La plupart refusaient de parler le dzongkha, langue nationale du Bhoutan, et au nom de leur tradition de castes, ils méprisaient les autres communautés, ce qui était mal perçu par les ethnies bouddhistes. Contestant les chiffres, les autorités bhoutanaises affirment que nombre de réfugiés ayant rejoint les camps ne viennent pas du Bhoutan, mais de l'Inde ou du Népal, pour bénéficier de l'aide internationale[37]. Plus tard, si le Népal a permis aux réfugiés bhoutanais de se réinstaller dans des pays occidentaux, il a bloqué l'offre des États-Unis de réinstallation des réfugiés tibétains, bouddhistes[38].

Pour Andrew Martin Fischer, malgré l'idée très répandue que les Tibétains sont pacifiques, la réaction raciste et violente contre la minorité népalaise au Bhoutan à la fin des années 1980 et dans les années 1990 est un rappel poignant du potentiel de conflits ethniques violents qui est présent dans ces cultures bouddhistes tibétaines himalayennes idéalisées, en particulier avec d'autres minorités ethniques vulnérables et stigmatisées[39].

Chine[modifier | modifier le code]

Jeune disciples des moines-guerriers de Shaolin pratiquant le combat.

En général, le bouddhisme chinois pratiquait l'esclavage. À l’apogée de la carrière de Huang Po, en 842 , une décision de la cour de tenta de réduire la taille, la richesse et la puissance du clergé bouddhiste en décrétant que les moines ne seraient légalement autorisés de détenir qu'un esclave mâle et les religieuses deux femmes esclaves[40].

Les moines-guerriers sont une tradition du bouddhisme comme au monastère Shaolin[41]. Les arts martiaux, apportés selon les récits par Buddhabhadra, un moine indien du bouddhisme theravāda, y sont intégrés au bouddhisme chan () (branche du bouddhisme mahayana en Chine. les Sōhei sont leur pendant de l'équivalent japonais qu'est le zen (), on parle également en Corée de la bataille de Chongju, remportée par des moines-guerriers bouddhistes[42],[43]. Ceux-ci pratiquent son (hangeul : / hanja : , prononciation coréenne du chan).

Tangka de guerre sur le Temple Dazhao de Hohhot, en Mongolie-Intérieure. On y voit en haut à droite un dalaï-lama, probablement Lobsang Gyatso, veillant à une scène de guerre où une divinité bouddhique est entourée de guerriers à dos de chevaux et éléphants.[réf. nécessaire]

Si pour la majorité des chercheurs les princes mongols se sont généralement soumis aux Mandchous, grâce à leur utilisation du bouddhisme tibétain, pour Johan Elverskog, l'alliance a été plus subtile. Les Mandchous de la Dynastie Qing, qui avaient acquis à leur cause les Mongols pratiquant le tengrisme, trouvaient moins d'adhésion de la part des guerriers mongols Khalkhas et Ordos convertis au bouddhisme tibétain. Les Sino-mandchous se sont alors appuyés sur le bouddhisme tibétain et en particulier des gelugpa pour rallier les guerriers mongols lors de leurs conquêtes ou reconquêtes occidentales du XVIIe siècle. C'est en particulier le cas de l'empereur Shunzhi, qui en 1652 rencontre Lobsang Gyatso, le Ve dalaï-lama, permettant de ne faire des Mongols, des Mandchous et du bouddhisme tibétain qu'une seule entité[44].

Depuis 2011, au moins 143 moines, nonnes et laïcs tibétains se sont immolés demandant, selon l'association Campagne internationale pour le Tibet, la liberté au Tibet et le retour du dalaï-lama. Au moins 116 d'entre eux sont morts[45],[46]. La plupart de ces immolations se sont produites dans la province du Sichuan qui comprend environ 1,5 million de Tibétains. Le « bouddha vivant » Gyalton, vice-président de l'association bouddhiste du Sichuan, a dénoncé la série d'immolations comme manifestation d'extrémisme nuisible au développement du bouddhisme. Il a qualifié le suicide de grave déviation par rapport aux principes du bouddhisme, et l'auto-immolation d'acte contre nature. Ces immolations causent, selon lui, effroi et répulsion et risquent d'amener petit à petit la population à perdre la foi[47]. Le 14e dalaï-lama, a estimé, que les suicides s'opposent au caractère sacré de la vie selon les préceptes bouddhistes, répétant qu'il prônait « la non violence »[48].

Mongolie-Extérieure[modifier | modifier le code]

En Mongolie-Extérieure, dans l'actuelle aire strictement protégée de Bogd-Khan-Uul, aujourd'hui partie intégrante de la Mongolie, pays officiellement indépendant depuis la Révolution mongole de 1921, est, selon Lonely Planet, réputé pour être protégé depuis 1778 par des lamas (moines du bouddhisme tibétain) équipés de gourdins. Ceux-ci lorsqu'ils attrapent des braconniers, les tirent avec des chaînes, les battent presque à mort, et les emprisonnent dans des cellules de prison semblables à des cercueils[49].

Tibet[modifier | modifier le code]

Les dob-dob sont une tradition de moines-guerriers du bouddhisme tibétain.

En 842, le moine du bouddhisme tibétain, Lhalung Pelgyi Dorje, fondateur du monastère de Lhalung, dans le Lhodrag, assassine l'empereur du Tibet[50], Langdarma qui était plus favorable au bön, tradition religieuse tibétaine, qu'au bouddhisme[51].

Pour Fabrice Midal, philosophe spécialiste du bouddhisme et fondateur de l'Ecole occidentale de méditation[52], le bouddhisme tibétain est composé de plusieurs lignées qui n'ont pas cessé de s'affronter pour le pouvoir, se servant des protecteurs mongols et des Chinois pour défendre leurs intérêts propres. Il voit dans les différents monastères « des maillons d'un système féodal, ayant des droits seigneuriaux sur les hommes (servages) et sur les biens (impôts) et qui concentre ainsi une puissance importante »[53]. Un ancien agent commercial britannique à Gyantsé qui travailla brièvement au Tibet, Meredith Worth, cité par le tibétologue Alex C. McKay, fait état, dans un enregistrement de ses souvenirs pour l'année 1933, de « la domination et la brutalité des lamas et des responsables officiels à l'égard de la population serve »[54],[55].

Article détaillé : Servage et esclavage au Tibet.

Selon le spécialiste des religions Odon Vallet, le bouddhisme tibétain n'a pas toujours été un modèle de non-violence et les rivalités entre écoles se sont souvent réglées de manière musclée, par l'intermédiaire de moines-soldats[56]. Selon Lydia Aran, des monastères tibétains entretenaient des armées privées qui étaient déployées en cas de conflit avec le gouvernement local ou avec d'autres monastères ou parfois même entre différentes écoles à l'intérieur d'un même monastère[57]. Tsewang Pemba déclare pour sa part que les dob-dob se transformaient en guerriers fanatiques lorsque leur monastère se trouvait en péril[58]. Selon Rolf Stein, on peut reconnaître dans les dob-dob tibétains les moines-guerriers de la Chine et du Japon[59].

En 1947, lors de la répression gouvernementale contre les partisans de l'ancien régent Reting Rinpoché, le monastère de Séra fut bombardé par les mortiers de l'armée tibétaine et pris d'assaut, ce qui coûta la vie à environ 200 moines (il y eut 15 tués parmi les soldats). Les bâtiments furent entièrement pillés par les soldats, si bien que pendant des semaines des objets précieux réapparurent dans les boutiques de Lhassa[60],[61].

Lors des émeutes du 14 mars 2008 à Lhassa, nombre des magasins et des restaurants attaqués et détruits par les bandes d'émeutiers étaient tenus par des musulmans Hui. Un groupe d'émeutiers essaya même de prendre d'assaut la principale mosquée de la ville, parvenant à mettre le feu à l'entrée principale[62],[63].

Un témoin occidental, James Miles, interviewé par CNN, déclare : « Ce que j'ai vu était une violence organisée ciblée contre un groupe ethnique, ou devrais-je dire deux groupes ethniques, essentiellement l'ethnie Han chinoise vivant à Lhassa, mais aussi les membres de la minorité musulmane Hui à Lhassa ». « Presque tous les autres commerces ont été brûlés, pillés, détruits, réduits en pièces, les biens ont été traînés dans les rues, entassés, brûlés. C'était un déversement de violence ethnique de la nature la plus déplaisante qui soit, qui surprit certains témoins tibétains »[64]. Selon Bernard Faure, on a pu observer des moines bouddhistes briser des vitrines[2].

Accusé par les autorités chinoises, le 14e dalaï-lama, nie toute responsabilité et déclare que ces manifestations ne sont que l’expression d’un « profond ressentiment » des Tibétains à l’égard du pouvoir chinois[65]. Le 18 mars, il a déclare : « Puisque le Gouvernement chinois m’a accusé d’orchestrer ces manifestations au Tibet, j’appelle à une investigation minutieuse par un organisme respecté, qui doit inclure des représentants chinois, pour examiner ces allégations. Un tel organisme devrait visiter le Tibet, les secteurs tibétains traditionnels hors de la région autonome du Tibet, et aussi l’Administration centrale tibétaine ici en Inde. Pour que la communauté internationale, et surtout le plus d’un milliard de Chinois qui n’ont pas accès à une information non censurée, découvrent ce qui s’est vraiment passé au Tibet, ce serait extraordinairement utile que des représentants de la presse internationale entreprennent aussi de telles investigations. »[66]

Corée[modifier | modifier le code]

Le moine-guerrier Chul-An du temple golgul pratiquant le soenmudo.

La Bataille de Chongju en Corée, permet aux moines-guerriers bouddhistes dirigés par le moine Yeonggyu, de reprendre le fort Chongju aux Japonais. Ils seront finalement massacrés par les Japonais[42]. Le courant bouddhique dominant en Corée est l'école Son (prononciation du terme chinois chan), qui est une école du bouddhisme mahayana, dérivée du chan chinois (voir article son (bouddhisme)).

L'art martial des moines-guerriers coréens est le sonmudo (coréen : 선무도/, littéralement : voie de la guerre Son(Chan/zen)). Le temple Golgulsa (hangeul : 골굴사, Hanja : 骨窟寺) est connu pour la pratique de cet art de la guerre.

Inde[modifier | modifier le code]

Le moine Lobsang Gyatso qui dénonça l'expansion sectaire du culte bouddhique de Dordjé Shougdèn fut assassiné, ainsi que plusieurs de ses étudiants, à Dharamsala en Inde en 1997, probablement en raison de ses écrits au sujet de ce mouvement[67]. Pour l'écrivain britannique Pico Iyer, la plupart des observateurs s'accordèrent pour penser que le meurtre est lié aux pratiquants de Shougdèn[68]. En 2015, Lama Tseta, un ancien dirigeant du mouvement Shougdèn, affirma que le mouvement complota pour tuer Lobsang Gyatso ainsi que quatre autres personnes dont le dalaï-lama[69].

Ladakh[modifier | modifier le code]

Contexte historique[modifier | modifier le code]

Selon Yoginder Sikand, le Ladakh bouddhiste est envahi en 1681 par des guerriers tibeto-mongols, il demandent alors de l'aide de l'empereur Aurangzeb, musulman qui repousse les envahisseurs. Depuis, les alliances, mariages et cérémonies inter-religieuses entre bouddhistes et musulmans au ladakh étaient courantes. Les bouchers musulmans fournissaient la viande au bouddhistes qui n'avaient pas le droit de tuer des animaux, les musulmans bénissaient les bouddhistes et réciproquement[70].

Violence inter-religieuses dans les années 1990 et 2000[modifier | modifier le code]

En 1989, l'Association bouddhique du Ladakh a lancé un appel au boycott des magasins musulmans, en raison d'une volonté de ces derniers d'indépendance et de rattachement au Pakistan de cette région, l'appel a également été reconduit en 1992, puis différents bâtiments musulmans ont été incendiés, et différentes batailles ont eu lieu entre les deux communautés, ainsi que des conversions forcées de musulmans au bouddhisme[70].

En 2006, à la suite de violences entre les communautés bouddhistes et musulmanes du Ladakh, le 14e dalaï-lama désapprouva ces violences et appela la population du Ladakh à la paix[71]. En 2012 à l'issue d'une visite au Jammu et Cachemire, il déclara que les relations entre les bouddhistes et les musulmans étaient très bonnes au Ladakh[72].

Japon[modifier | modifier le code]

« Yoshitsune et Benkei regardant des fleurs de cerisier », par Yoshitoshi Tsukioka, 1885.

Les Sōhei sont au Japon des moines-guerriers. Dans certaines périodes de l'histoire, ils étaient suffisamment puissants pour obliger les daimyō à collaborer avec eux. Benkei est l'un des plus célèbres d'entre eux.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la majorité des temples bouddhistes ont soutenu la militarisation du Japon[73],[74],[75],[76],[77],[78]

La secte bouddhique Aum Shinrikyō a été responsable de l'attentat au gaz sarin dans le métro de Tokyo, le .

Le 14e dalaï-lama a déclaré que des actions violentes comme celles dont Aum est accusée sont contraires aux enseignements bouddhistes[79].

Sri Lanka[modifier | modifier le code]

La chronique du bouddhisme au Sri Lanka, nommée Mahavamsa, mentionne que le roi Mahasena (334-361), se réclamant du bouddhisme mahayana, dirigea le royaume central de l'île à partir de la ville méridionale d'Anuradhapura et fit détruire des temples hindous pour construire des viharas bouddhistes à leur place. Un commentaire du Mahavamsa, du douzième siècle, indique qu'un temple de la déité détruit servait au culte d'un lingam – une forme du dieu Shiva[80].

Articles détaillés : Guerre civile du Sri Lanka et Bodu Bala Sena.

Au Sri Lanka, la guerre civile (1983-2009) a opposé les bouddhistes, du côté du gouvernement cinghalais, et les Tigres tamouls, séparatistes (se revendiquant de la minorité tamoule du Sri Lanka, composée d'hindous, de chrétiens et de musulmans).

Dans les années 2010, où 70 % de la population est bouddhiste, contre moins de 10 % de musulmans, des moines bouddhistes fondamentalistes s'en prennent violemment aux musulmans. Le mouvement extrémiste Bodu Bala Sena (BBS) apparaît en 2012. Les mosquées sont fréquemment vandalisées[81]. En juin 2014 à Aluthgama (en), trois personnes sont mortes et 78 ont été gravement blessées : à la suite d'un rassemblement du BBS, des heurts ont eu lieu entre des bouddhistes et des musulmans dans une zone touristique. Un couvre-feu a été instauré. L'origine des violences aurait été des pierres lancées sur les membres du BBS[82].

Le moine bouddhiste Wataraka Vijitha Thero s'est élevé publiquement contre ces violences en critiquant le BBS. Il a été enlevé et agressé en juin 2014[83]. Les autorités l'ont accusé de faux témoignage[84],[85].

Thaïlande[modifier | modifier le code]

Dans le cadre du conflit dans le Sud de la Thaïlande, les agressions de musulmans contre des religieux bouddhistes ont poussé l’armée à transformer les monastères en bases militaires et à organiser les populations bouddhistes en groupes d’autodéfense (estimation de 70 000 volontaires bouddhistes en 2013)[86].

En juin 2018, la junte au pouvoir décide d'arrêter les moines de différents monastères qui se sont rendus coupables de corruptions, viols, assassinats et pédophilie, afin de réaffirmer la souveraineté étatique sur son territoire[87].

Nourriture carnée en Asie[modifier | modifier le code]

Repas de Tsagaan Sar, nouvel an mongol, chez les bouddhistes, la viande y est abondante, les ul boov également.
Article détaillé : Végétarisme bouddhique.

Si la plupart des traditions bouddhistes chinoises préconisent une nourriture végétarienne, en revanche les traditions bouddhistes tibétaines et mongoles ont adopté la pratique de l'abattage des animaux comme source de nourriture[88]. Tenzin Gyatso, le 14e dalaï-lama, à 72 ans, et le 17e karmapa Orgyen Trinley Dorje, vivant tous deux à Dharamsala, en Inde, ont donné en 2007 et 2008 des instructions sur les bienfaits de ne pas manger de viande afin de ne pas faire souffrir les animaux[89]. Selon Carlo Blanco (un pseudonyme), certains lamas, relayant le dalaï-lama et le karmapa, conseillent de ne pas faire souffrir les animaux. Les Tibétains deviennent de plus en plus végétariens, notamment pendant le quatre mois sacrés, et dans le Kham, l'Amdo et même à Lhassa, des restaurants végétariens s'ouvrent. Carlo Blanco y voit aussi une protestation affichée contre la multiplication des abattoirs gouvernementaux et musulmans[90]. Selon un autre témoignage anonyme, en 2008 « devenir végétarien est très en vogue au Tibet. Heureusement, il y a deux très bons restaurants végétariens à Lhassa maintenant »[91][pertinence contestée].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dhammapada cité par Cécile Becker, Citations bouddhistes expliquées: 150 citations pour découvrir des textes essentiels et se familiariser avec tous les aspects du bouddhisme, Eyrolles, (ISBN 978-2-212-25103-6, lire en ligne), p. 102
  2. a, b, c et d Bernard Faure, « Bouddhisme et violence - Prologue », sur lecavalierbleu.com.
  3. « Bouddhisme. Aux sources de l’extrémisme », sur Courrier international, (consulté le 10 décembre 2015).
  4. a et b (en) Buddhist monks in Myanmar and Sri Lanka preach anti-Islam message, The Australian, 5 décembre 2015 : « For Asian Buddhists, a monk’s authority far outweighs that of any text. Which means disputing the word of a dissident such as Wirathu by citing peace-loving texts won’t work; powerful dissenting voices are needed to counter his message. Erryson believes Myanmar’s anti-Muslim rhetoric and violence has “rippled” across Buddhist Asia, [...] “My fear is that when the 14th Dalai Lama dies, much of the justification for remaining nonviolent is going to recede. I think his absence will play into [Buddhism’s] changing narrative.” »
  5. Jerryson et Juergensmeyer 2010, p. 3.
  6. (en) Michael Jerryson, Buddhist Traditions and Violence, The Oxford Handbook of Religion and Violence, Edited by Michael Jerryson, Mark Juergensmeyer, and Margo Kitts, 2013 : « Theravada scriptures present on occasion a categorical imperative to avoid violence. Mahayana scriptures condemn violence and hold murder as an unwholesome act (akushala). Vajrayana doctrine is perfused with texts and commentaries that reject the use of violence. »
  7. « Allowances for compassionate violence, even killing, are found among major Buddhist thinkers across philosophical traditions and in major scriptures. » Jenkins 2010, p. 299
  8. « Torture can be an expression of compassion. Capital punishment may be encouraged. Body armor and a side arm are among the most important metaphors and symbols of the power of compassion. » Jerryson et Juergensmeyer 2010, p. 59
  9. « The exploration of its intertextual details opens up an eye-wider view of a sort of Buddhism strongly at odds with the pacifist stereotypes. » Jerryson et Juergensmeyer 2010, p. 59
  10. Jenkins 2010.
  11. « The Arya-Satyakaparivarta - A Buddhist War Sutra? », sur About.com Religion & Spirituality (consulté le 14 décembre 2015)
  12. Strong 2002, p. 36.
  13. a et b Strong 2002, p. 38.
  14. Strong 2002, p. 37.
  15. Strong 2002.
  16. Odon Vallet, Petit lexique des idées fausses sur les religions, Albin Michel, (ISBN 978-2-226-20209-3, lire en ligne), p. 164
  17. P. D. Premasiri 2003, p. 158.
  18. Mahinda Deegalle 2003, p. 85-87.
  19. Sarath Amunugama et Éric Meyer 1984, p. 50.
  20. Brian Daizen Victoria 2013, p. 173.
  21. [1] Courrier International 13.05.2013
  22. [2] 3.05.2013
  23. Warda Mohamed, « En Birmanie, des apatrides nommés Rohingyas », sur Le Monde diplomatique, (consulté le 12 décembre 2015)
  24. « Birmanie : Mettre fin au « nettoyage ethnique » visant les musulmans rohingyas », sur Human Rights Watch, .
  25. Judith Lachapelle, « Le moine birman Ashin Wirathu: la haine en robe safran », sur lapresse.ca, .
  26. « ‘The Dalai Lama expressed concern over violence in Burma to Suu Kyi’ », Phayul.com, (consulté le 9 mai 2013)
  27. Le Dalaï Lama critique le silence d'Aung San Suu Kyi sur les Rohingyas, RFI, , 28 mai 2015
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  29. « Présentation du Bhoutan », sur comprendrelebouddhisme.com.
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  31. a, b et c Modèle {{Lien web}} : paramètre « titre » manquant. Marie Perruchet, http://www1.rfi.fr/actufr/articles/066/article_36699.asp, sur Radio France Internationale, .
  32. (en) Stephen Robson, Royal repression in Bhutan, Green Left, 10 novembre 1993 : « The Nepali-speaking Lhotshampas population in southern Bhutan has been the main target of government repression. [...] The "Drukpanisation" policy of the government attempted to eradicate all non-Drukpa culture, language, religion and dress. [...] The Citizenship Act of 1985 arbitrarily deprives many Lhotshampas of citizenship. Those who had migrated to Bhutan before 1958 could become citizens, but "some of these people didn't have documentation" [...]. »
  33. (en) Stephen Robson, op. cit. : « In response, the Lhotshampas people began to organise a pro-democracy and human rights movement. Under the banner of the Bhutan Peoples Party a peaceful demonstration was organised in September 1990. Tens, even hundreds of thousands of people participated in the demonstrations all over Bhutan on the same day. A deputation of the leaders of the movement went to see the king to put their demands, but they were arrested. Following this, in fighting more than 400 people were killed and many arrested. [...] »
  34. Lindsay Brown, Stan Armington, op. cit., p. 43 : « A series of violent acts in the South, including robberies, assaults, rapes and murders – created a sense of fear and insecurity that led to an exodus of Nepali speakers from Bhutan ».
  35. Stephen Robson, op. cit. : « An exodus began, with most refugees taking shelter in the Indian states of Assam and West Bengal. »
  36. a et b « Le Haut Commissaire va se rendre au Népal et au Bhoutan », sur Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, .
  37. Pierre Prakash, Népal : les réfugiés oubliés du Bhoutan, Libération, 16 janvier 2007.
  38. (en) Address rights in Constitution: Tibetans to Nepal, IANS, 12 août 2011.
  39. (en) Andrew Martin Fischer, Close Encounters of an Inner Asian Kind: Tibetan-Muslim co-existence and conflict in Tibet past and present, Working paper No 68, Crisis States Research Centre, London School of Economics, 2005, p. 2 : « In addition, despite popular perceptions of Tibetans as pacifists, the racist and violent backlash against the Nepali Bhutanese minority in Bhutan in the late 1980s and 1990s serves as a poignant reminder of the potential for violent ethnic conflict that lies within even these idealised Himalayan Tibetan Buddhist cultures, particularly towards other vulnerable and stigmatised ethnic minorities. »
  40. (en) Dale S. Wright (en), Philosophical Meditations on Zen Buddhism, p. 122 : « It is very likely, however, that at least some Zen monks and nuns followed the general Chinese Buddhist practice of slave ownership. At the height of Huang Po's career, in 842, a court decision attempting to reduce the size, wealth, and power of the Buddhist clergy decreed that monks would legally be allowed only one male slave and nuns two female slaves. »
  41. « Des moines guerriers Shaolin s'entraînent dans la neige », sur Quotidien du peuple en français,
  42. a et b (en) « Tomb of Seven Hundred Patriotic Martyrs, Geumsan », sur Cultural heritage administration of Korea
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  44. Françoise Aubin, « Johan Elverskog, Our Great Qing. The Mongols, Buddhism, and the State in Late Imperial China », Archives de sciences sociales des religions [En ligne], no 142,‎ (lire en ligne).
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  47. (en) Monk decries extremism in Tibetan Buddhism, People's Daily Online, 18 octobre 2011.
  48. Tibet: le dalaï lama dénonce un "génocide culturel", responsable d'immolations, AFP, 7 novembre 2011, « Estimant que les suicides vont à l'encontre du caractère sacré de la vie selon les préceptes bouddhistes, le dalaï lama a répété qu'il prônait "la non violence". »
  49. (en) « Introducing Bogdkhan Uul », sur Lonleyplanet.com « Established in 1778, the park was guarded by 2000 club-wielding lamas. Animal poachers were hauled away in chains, beaten within an inch of their lives, and locked inside coffin-like jail cells. »
  50. (en) « Settlement and monastery of Lhalung in Lhodrag », sur The Pitt Rivers Museum
  51. (id) « About: Langdarma », sur dbpedia.cs.ui.ac.id
  52. Nathalie Chahine, A quoi sert la méditation?, L'Express, 18 juillet 2014
  53. Fabrice Midal, L'illusion d'un rationalisme autoritaire. La réponse bouddhiste in La violence. Ce qu'en disent les religions, ss la dir. de Philippe Gaudin, Éditions de l'Atelier, 2002, 175 p., p. 149.
  54. (en) Alex C. McKay, "Truth", Perception, and Politics. The British Construction of an Image of Tibet, in Thierry Dodin et Heinz Räther, Imagining Tibet. Perceptions, Projections and Fantasies, Wisdom Publications, 2001, 465 p., p. 74 (ISBN 0861711912) et (ISBN 9780861711918) :« At least two trade agents who served briefly in Tibet recorded private impressions of the country that were in great contrast to the prevailing image. One recalls "the dominance and brutality of the lamas and officials towards the serf population" ».
  55. (en) Alex McKay, We Want a United Tibet, in The History of Tibet, vol. III, The Modern Period: 1895-1959, the Encounter With Modernity, Routledge, 2003, 737 p., p. 653.
  56. Philippe Couanon et Laetitia Luzzi, Le Tibet contemporain, site Les Amis de l'Université [de la Réunion], 12 mai 2009 : « "Le bouddhisme tibétain n'a pas toujours été un modèle de non-violence et les écoles rivales ont souvent réglé leurs comptes de manière musclée, par l'intermédiaire des (...) moines-soldats" (Odon Vallet, in Le Monde, 1995). »
  57. (en) Lydia Aran, Inventing Tibet, Commentarymagazine.com, January 2009 : « Tibetan monasteries maintained private armies that were deployed in conflicts with the local government, with other monasteries, and sometimes even among schools within the same monastery. »
  58. Tsewang Pemba, Tibet, ma patrie (Young days in Tibet), traduit de l'anglais par Marie-Claire Panzani, Pierre Horay, 1958, 225 p., p. 99.
  59. Rolf Stein, ibid « we can recognize in them the tradition of the warrior monks, so important in China and Japan »
  60. Heinrich Harrer, Seven Years in Tibet, op. cit. : « It was not until the government bombarded the town and monastery of Sera with howitzers and knocked down a few houses that the resistance ceased.(...) The monastery was thoroughly ransacked by the soldiers, and for many weeks afterward gold cups, brocades, and other valuable objects kept turning up in the bazaars ».
  61. (en) Sanderson Beck, Tibet, Nepal, and Ceylon 1800-1950 : « The Tibetan army attacked the Che College again on April 27 and took it over, killing about two hundred monks while 15 soldiers died ».
  62. (en) Barbara Demick, Tibetan-Muslim tensions roil China, Los Angeles Times, 23 juin 2008 : « Among China's dozens of minorities, few get along as badly as Tibetans and Muslims. Animosities have played a major -- and largely unreported -- role in the clashes that have taken place since mid-March. During the March 14 riots in the Tibetan region's capital, Lhasa, many of the shops and restaurants attacked were Muslim-owned. A mob tried to storm the city's main mosque and succeeded in setting fire to the front gate. Shops and restaurants in the Muslim quarter were destroyed. »
  63. (en) Associated Press, « Police shut muslim quarter in Lhasa », sur CNN, 28 pmars 2008 : « Police closed off Lhasa's Muslim quarter on Friday, two weeks after Tibetan rioters burned down the city's mosque amid the largest anti-Chinese protests in nearly two decades. [...] Tibetans torched hundreds of buildings and attacked members of China's dominant Han ethnic group and Chinese Muslims known as Hui, who have dominated commerce in the city. »
  64. (en) Interview de James Miles par CNN.
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  81. Charlotte Boitiaux, « Les musulmans du Sri Lanka pris pour cible par des bouddhistes intégristes », sur france24.com,
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  87. (es) Hannah Ellis-Peterson, « El Gobierno militar de Tailandia refuerza la lucha contra la extensa corrupción de los monjes budistas », sur The Guardian,
  88. Jerryson et Juergensmeyer 2010, p. 7 « Whereas most Chinese Buddhist traditions have prescribed a vegetarian lifestyle, Tibetan and Mongolian Buddhist traditions wholeheartedly have embraced the practice of slaughtering animals for sustenance. »
  89. Vin Harris, Instructions données par Sa Sainteté le XVIIe Karmapa sur « ne pas manger de viande », Eskdalemuir, 9th January 2007.
  90. Carlo Blanco (pseudonyme), Récit du périple d'un Français à travers le Tibet, Nouvel Obs, 13 décembre 2008 : « Alors une autre forme de résistance apparaît : les Tibétains deviennent de plus en plus végétariens. Certains lamas, répétant les conseils du Dalaï-Lama et du Karmapa, insistent sur le fait qu’il est vertueux de ne pas faire souffrir les animaux. Dans le Kham, dans l’Amdo et même à Lhassa, on voit des restaurants végétariens s’ouvrir. De plus en plus de Tibétains passent les quatre mois sacrés de l’année sans consommer une bouchée de viande, ce qui est aussi une protestation non déguisée contre les abattoirs gouvernementaux et ceux gérés par les musulmans, qui se multiplient à la faveur de la sédentarisation forcée des nomades et de la vente obligée de leurs troupeaux. » L'auteur sous pseudonyme parle d'une majorité de Tibétains dans cette région alors que les recensements dénombrent une majorité de hui, comme on peut le constater aisément dans la ville (reconnaissable à leur chapeaux blancs et ronds, boucheries hallal partout, mosquées omniprésentes, , etc.
  91. (en) One Year On... A Letter from Lhasa, World Tibet News, 20 octobre 2008 : « I observed that nowadays to become a vegetarian is very popular among Tibetans. Luckily, there are two very good vegetarian restaurants in Lhasa now ».

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Généralités[modifier | modifier le code]

Mahayana[modifier | modifier le code]

  • (en) Lozang Jamspal (trad. Paul G Hackett), The range of the Bodhisattva, a Maāyāna sūtra = (Ãrya-bodhisattva-gocara) : the teachings of the Nirgrantha Satyaka, New Yorg, American Institute of Buddhist Studies ; Chichester : John Wiley, (ISBN 9781935011071, OCLC 760281273)
  • Pierre Lavelle, « Bouddhisme et terrorisme dans le Japon ultranationaliste : La Conjuration du Sang », Mots. Les langages du politique, no 79,‎ , p. 61-71 (lire en ligne)
  • (en) Michael Zimmermann, « A Mahayanist Criticism of Arthasastra, The Chapter on Royal Ethics in the Bodhisattva-gocaropaya-visaya-vikurvananirdesa-sutra », Annual Report of the International Research Institute for Advanced Buddhology at Soka University,‎ , p. 177-211

Theravāda[modifier | modifier le code]

Vajrayana[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]