Thangka

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Thangka présenté à l'Institut de tibétologie Namgyal (Sikkim).
Thangka tibétain représentant la roue de l'existence karmique comportant les six royaumes de la cosmologie bouddhiste (Ladakh).
Peintre de thangkas travaillant à l'institut Norbulingka, en Inde.

Un thangka, aussi nommé « tangka », « thanka » ou « tanka » (prononciation : [tʰɑːŋkɑː), littéralement « chose que l'on déroule », est une peinture sur toile caractéristique de la culture tibétaine. On en trouve de toutes les tailles, depuis les thangkas portatifs que l'on peut enrouler et dérouler grâce à deux baguettes passées dans leurs ourlets, jusqu'aux thangkas monumentaux destinés à être déroulés le long d'une pente ou d'un mur, qui peuvent atteindre plusieurs dizaines de mètres.

Sujets[modifier | modifier le code]

Les thangkas représentent généralement des diagrammes mystiques symboliques (mandala), des divinités du bouddhisme tibétain ou de la religion bön, ou encore des portraits du dalaï-lama. Ils sont destinés le plus souvent à servir de support à la méditation.

Le sujet est représenté au centre, entouré de personnages subordonnés faisant partie de sa suite, de ses diverses formes divines, etc. Les divinités importantes du panthéon sont représentées dans la partie supérieure. La partie inférieure est réservée aux offrandes diverses et aux divinités gardiennes de la Loi[1].

Sont figurées également des montagnes, un élément de l'iconographie tibétaine traditionnelle[2].

Le mont Kailash. Thangka tibétain (Bön).

Types[modifier | modifier le code]

On peut distinguer de nombreux types de thangkas selon la technique et les matériaux utilisés. On trouve notamment, pour ceux peints sur toile :

  • les thangkas noirs ou nagthang, constitués de lignes dorées sur un fond uniformément noir ;
  • les thangkas dorés ou serthang, constitués de lignes dorées sur fond rouge, ou de lignes rouges ou bleues sur fond or ;
  • les thangkas de lignée spirituelle, qui représentent une lignée de grands maîtres qui se sont succédé[3].

Il existe également des thangkas en soie brodée.

Les arts Regong ont été inscrits en 2009 sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité[4].

Influences extérieures[modifier | modifier le code]

L'influence chinoise sur la peinture tibétaine s'intensifia à partir du XIIIe siècle. Les Chinois enseignèrent aux Tibétains l'art de représenter la nature. Leur apport se manifeste principalement dans la façon de traiter les paysages[5].

Styles[modifier | modifier le code]

Le style Karma Gadri[modifier | modifier le code]

Le 8e Karmapa, chef de l’école Karma Kagyu du bouddhisme tibétain, était aussi l'artiste qui créa le style de peinture des thangkas Karma Gadri : spacieux, transparents et méditatifs[6].

littérature[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :