Vihara

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Intérieur d'un vihara dans les Grottes de Kanheri, proches de Bombay ; au fond : stupa.
Entrée du vihara de Kanheri.

Le terme sanskrit et pali Vihara (विहार) désigne un monastère ou un temple du bouddhisme hinayana. Il s'agit à l’origine d'un refuge utilisé comme résidence fixe durant la saison des pluies (vassa) par les premiers moines bouddhistes qui, comme la majorité des ascètes de leur temps, pratiquaient l’errance. Le vihara moderne typique comprend une salle de méditation entourée de cellules et abrite un autel portant une représentation du Bouddha. Un arbre de la bodhi se trouve à proximité. Comme les moines bouddhistes ne sont jamais cloitrés, mais libres de se déplacer de lieu en lieu en dehors de la période de vassa, le vihara peut n'abriter que quelques pensionnaires à certaines périodes. Néanmoins, de nos jours, la grande majorité des moines theravada réside en permanence dans un monastère. Les règles qui encadrent la vie dans le vihara sont contenues dans les vinayas (codes monastiques).

En Thaïlande le vihara est devenu un temple, les moines résidant dans des structures appelées wat.

Le terme vihara serait à l’origine du nom de l’État indien du Bihar, berceau du bouddhisme, et peut-être aussi de celui de la ville de Boukhara. La traduction chinoise de vihara, jīngshè 精舍 , n'est pas utilisée pour les temples ni les monastères traditionnels, mais est parfois choisie depuis la fin du XXe siècle par des groupes d'étude ou de pratique bouddhique.

Constitution du vihara[modifier | modifier le code]

Les premiers viharas devaient être des constructions simples en bois ou en bambou. Sur les terrains offerts ou mis à la disposition de la Communauté par des nobles ou de riches marchands désireux de gagner du mérite, des structures permanentes en dur apparurent rapidement, situées généralement à proximité des villes ou des grandes voies de communication ; les cénobites commencèrent à concurrencer les moines errants, sans toutefois les remplacer. Au IIe siècle av. J.-C., la forme générale du vihara était fixée : des cellules de méditation, ou parfois de petites chambres, entourent un espace central ; le vihara est bâti à côté d’un chaitya (stupa), qu’il inclut parfois au fond de l’espace face à la porte. Vihara et chaitya constituent un sangharama, « jardin » ou « résidence » du sangha. Dans le nord de l’Inde apparurent des formes troglodytes dont Ajanta est un exemple. On en retrouvera plus tard dans les grottes de Mogao. À partir du Ier siècle apparaissent de grands monastères-universités comme Nalanda ou Anuradhapura à Ceylan. Le vihara a donc évolué selon deux grandes direction : temples-monastères de village ou centres universitaires. Les monastères et temples bouddhiques des régions mahayana et vajrayana, où la retraite de la saison des pluies n’est pas respectée, ont leur propre histoire architecturale et portent des noms différents selon les types et les régions.

Sources[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]