Sogyal Rinpoché

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Sogyal Rinpoché en 2008

Sogyal Rinpoché (tibétain : བསོད་རྒྱལ་རིན་པོ་ཆེ་, wylie : Bsod-rgyal Rin-po-che) (ou Sogyal Lakar) né en 1947, est un lama de la tradition Nyingma du bouddhisme tibétain. Il est notamment connu du grand public pour être l'auteur[1] du Livre tibétain de la vie et de la mort, paru dans 61 pays, à plus de deux millions d'exemplaires et édité en 31 langues, inspiré en partie du Bardo Thödol, et présentant de façon complète l'ensemble des enseignements du bouddhisme tibétain. Sogyal Rinpoché a commencé à enseigner en Occident en 1974, et voyage maintenant fréquemment à travers l’Europe, l’Amérique, l’Australie et l’Asie pour donner des conférences publiques ainsi que pour conduire des retraites d'étude et pratique du bouddhisme tibétain. Il est fréquemment invité à participer à des conférences internationales portant sur de nombreux domaines de société : santé et guérison, universités et institutions éducatives, dialogue interreligieux, mouvements pour la paix et la non-violence, le monde du leadership, et le domaine de l'accompagnement des mourants et des soins palliatifs.

Sogyal Rinpoché et ses étudiants ont fondé Rigpa, un réseau international de centres bouddhistes dont Rinpoché est le conseiller spirituel. L’organisation comprend 130 centres ou lieux de rencontre répartis dans 41 pays[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Naissance et éducation au Tibet (1947-1956)[modifier | modifier le code]

Né dans la province du Kham (Tibet oriental) en 1947, de Péma Tséring Wangmo, sœur ainée de Khandro Tséring Chödrön, de la famille Lakar et de Jamga (neveu de Dilgo Khyentsé Rinpoché), il est très tôt considéré par Jamyang Khyentsé Chökyi Lodrö[3] comme une des réincarnations de Tertön Sogyal (1856-1926)[4], un des maîtres spirituels de Jamyang Khyentsé Chökyi Lodrö et du 13e dalaï-lama, Thubten Gyatso[5]. Jamyang Khyentsé Chökyi Lodrö supervise alors son éducation traditionnelle de lama tibétain au monastère de Dzongsar et l’élève comme son propre fils.

En 1950, l'Armée populaire de libération chinoise pénètre au Tibet oriental[6]. Jamyang Khyentsé Chökyi Lodrö décide de partir de son monastère de Dzongsar au cours de l'été ou de l'automne 1956. Sous prétexte d'un pèlerinage pour le Tibet Central, il part, accompagné seulement d'une cinquantaine de personnes, dont Sogyal Rinpoché et une partie de sa famille, laissant derrière eux la plupart de leurs possessions, textes et objets sacrés.

À leur arrivée à Lhassa, ils rencontrent au Potala pour la première fois le 14e dalaï-lama, Tenzin Gyatso[7]. Ils continuent leur pèlerinage en se rendant à Tsourphou, Mindroling, Samyé Chimphu et Lhodrak (lieu particulièrement sacré et lié à l'histoire de Padmasambhava au Tibet), où Jamyang Khyentse présente le jeune Sogyal Rinpoché à la nature de l'esprit au cours d'une cérémonie traditionnelle, lui conférant ainsi toutes les bénédictions de la lignée[8].

Exil en Inde et au Sikkim (1956-1971)[modifier | modifier le code]

Ils pénètrent fin 1956 en Inde, se rendant à Tso Péma et Bodhgaya et dans d'autres lieux sacrés. Ils s'établissent finalement à Gangtok au Sikkim, à l'invitation de Tashi Namgyal, le roi ou chögyal du Sikkim.

Après le décès de son lama-racine, Jamyang Khyentse Chökyi Lodrö, au Sikkim en 1959, Sogyal Rinpoché continue a y étudier avec d'autres maîtres comme Khenpo Appé, Khenpo Lodrö Zangpo et Gyaltön Rinpoché. À cette époque il apprend aussi la calligraphie tibétaine avec Drungyik Tsering Tashi.

Il étudie ensuite dans une école catholique à Kalimpong, où il apprend l'anglais. Il fait ensuite des études universitaires en Inde, à Delhi[9].

Arrivée et études en Angleterre (1971-1973)[modifier | modifier le code]

En 1971, Sogyal Rinpoché obtient une bourse pour aller étudier en Angleterre. Il est invité à étudier la religion comparée au Trinity College de l'Université de Cambridge en tant que visiting scholar pendant plusieurs années[10].

Il poursuit aussi ses études et sa pratique du bouddhisme tibétain avec d'autres grands maîtres de la tradition nyingma, notamment Dilgo Khyentse Rinpoché, Dudjom Rinpoché et Nyoshül Khenpo Rinpoché[11]. Lors de leur venue en Occident, il leur sert souvent d'assistant et de traducteur.

En 1973, il aide à l'organisation du premier séjour du 14e dalaï-lama en Occident. Il l'accompagne notamment à Rome pour sa rencontre avec le Pape Paul VI, puis en Suisse et en Angleterre.

Début de son enseignement (1974-1979)[modifier | modifier le code]

  • À partir de 1974, Sogyal Rinpoché commence à enseigner à Londres, puis en France et traduit souvent pour Dudjom Rinpoché.
  • Il accompagne Dudjom Rinpoché aux États-Unis en 1976, en tant qu'assistant et traducteur.
  • En août 1977, il crée avec ses étudiants son premier centre du Dharma, appelé Dzogchen Orgyen Chöling, à Kilburn, à Londres. De nombreux grands maîtres de toutes les traditions du bouddhisme tibétain y enseigneront, notamment Dudjom Rinpoché, Sakya Trizin, le 16e karmapa et Tulku Urgyen Rinpoché.
  • Le sangha des étudiants français de Sogyal Rinpoché se réunit pour la première fois en septembre 1978 dans son centre de la rue Burq à Paris, dans le 18e.
  • En 1979[12], Sogyal Rinpoché donne le nom de Rigpa — un terme tibétain signifiant la nature ultime de l'esprit — à son organisation.

Années 1980[modifier | modifier le code]

Années 1990[modifier | modifier le code]

Depuis 2000[modifier | modifier le code]

Rôle dans l'accompagnement des mourants et les soins palliatifs[modifier | modifier le code]

  • En 1983, Sogyal Rinpoché participe au colloque « Nouvelles dimensions sur la mort et la fin de vie » en Californie. C'est alors qu'il prend connaissance des travaux d'Elisabeth Kübler-Ross et de Kenneth Ring, ce qui l'inspire à approfondir le rôle que pourraient jouer les enseignements tibétains sur la mort et les soins palliatifs[17].
  • En 1992, Le Livre tibétain de la vie et de la mort est publié. Sogyal Rinpoché y présente la sagesse et la compassion des enseignements bouddhistes et la façon dont ils peuvent être utilisés de manière pratique pour prendre soin des personnes en fin de vie.
  • En 1994, l’association Tonglen travaille en collaboration avec des services hospitaliers en France et en Europe à travers des équipes de bénévoles et anime des formations pour les professionnels des métiers confrontés à la souffrance[18].
  • En 2007, les premières bases pour la construction du Spiritual Care Centre à Dzogchen Beara, en Irlande sont posées. Le centre sera un lieu où les personnes malades ou mourantes, et ceux qui les accompagnent, pourront se reposer. Sogyal Rinpoché en est le directeur spirituel, et le Dr. Balfour Mount le parrain[19].
  • Le 12 septembre 2007, la présidente d'Irlande, Mary McAleese, se rend à Dzogchen Beara, en présence de Sogyal Rinpoché, et au cours de son allocution, souligne l’importance de la mission du centre d'accompagnement spirituel en construction[20],[21],[22].
  • En avril 2009, à Killarney, en Irlande, Sogyal Rinpoché est l'un des conférenciers d'un colloque sur le thème « Compassion et présence - l'accompagnement spirituel pendant la vie et en fin de Vie » organisé par Rigpa. Le colloque porte sur la question d'un accompagnement spirituel authentique et les bienfaits que peuvent en retirer les professionnels de la santé et ceux dont ils ont la charge. D'éminents experts dans le domaine de la médecine, de la science, de la psychologie et de l'accompagnement religieux, présentent différentes approches spirituelles et contemplatives de l'accompagnement qu'ils pensent applicables dans n'importe quel contexte[23].
  • Avril 2009, ouverture officielle du Centre d’accompagnement spirituel de Déchen Shying à Dzogchen Beara.

Centres en France[modifier | modifier le code]

Rinpoché donnant un enseignement à Lerab Ling, France, 2006

Controverse[modifier | modifier le code]

Sogyal Rinpoché a fait l'objet d'une plainte pour « mauvais traitements physiques, psychiques et sexuels » déposée par une personne sous le pseudonyme de Janice Doe, en novembre 1994 aux États-Unis[29]. La procédure judiciaire s'est terminée par un règlement financier à l'amiable[29],[30]. En 1995, Sandra Pawula, porte-parole de Rigpa à Santa Cruz en Californie, tout en ne souhaitant pas commenter les allégations, a cependant déclaré que Sogyal Rinpoché n'était pas marié et ne prétendait pas être un moine célibataire[31].

En 1995, le Daily Telegraph rapporte que d'autres étudiantes de Rinpoché se seraient senties obligées d'avoir des relations sexuelles avec lui, et le centre INFORM rapporte au The Sunday Times avoir reçu deux témoignages d'anciens membres allant dans le même sens (ces dernières allégations ne sont pas datées)[29]. À la suite d'une émission sur le sujet en mai 2011, Sex scandals in religion (« scandales sexuels dans la religion »), dont le troisième épisode In the name of enlightenment (« Au nom de l'éveil ») aborde cette affaire[32], diffusée sur Vision TV, Rigpa publie un communiqué indiquant qu'elle ne « trouve pas très utile de rentrer dans un débat public via une chaîne de télévision sur les expériences d'un individu », « confiante dans la sincérité, l'authenticité et la conduite de Sogyal Rinpoché », l'ayant seulement vu « agir pour le bien de toute personne » mais qu'elle « prend très au sérieux toute allégation de conduite inappropriée »[33].

L’affaire a suscité un débat, au sein et autour du bouddhisme tibétain. Sogyal Rinpoché a été soutenu par diverses personnalités (dont Mary McAleese, ancienne présidente d'Irlande, et le 14e dalaï-lama[34]), entre autres à cause de son apport globalement reconnu aux soins palliatifs[30] et à sa transmission authentique du bouddhisme tibétain. L’auteur et journaliste irlandais, Eoghan Harris (en) (Sogyal Rinpoché est directeur spirituel du centre Dzogchen Beara en Irlande), a publié un article soutenant sans réserve Sogyal Rinpoché, dans le Sunday Times en 2000[35]. À la suite d’interrogations sur son soutien malgré les allégations, il a finalement répondu  : « (...) Je ne doute pas que Rinpoché, comme d’autres prêtres, pasteurs ou gourous, drague les femmes. Mais il drague des adultes. Ce n’est pas bien, mais ce n’est pas inhabituel et ça n’a aucun impact sur le message du bouddhisme »[35],[36].

Le dalaï-lama, l'année de la première plainte, informé de cette situation et d'autres problèmes entre maîtres et disciples au cours d'une conférence organisée par Lama Surya Das (à laquelle participèrent 22 enseignants bouddhistes occidentaux, dont Jack Kornfield), ne prit aucun parti et déclara simplement que si des maîtres, occidentaux ou orientaux, avaient un comportement répréhensible, leurs dsciples devaient les dénoncer, si nécessaire en citant leur nom dans les journaux[37],[30],[38]. Interrogé sur le fait que la tradition rapporte des exemples anciens de maîtres, comme Drukpa Kunley (en) au Bhoutan au Moyen Âge, ayant eu des relations sexuelles avec leurs disciples féminins, il répondit que Kunley « comprenait les conséquences de ses actes sur le long terme » de par sa « vision » et que le test traditionnel pour démontrer l'adaptation aux pratiques sexuelles tantriques était la manifestation de « pouvoirs psychiques comme celui de voler », mais qu'il ne connaissait aucun lama qui en soit capable aujourd'hui[38],[39].

Publications traduites en français[modifier | modifier le code]

Livres[modifier | modifier le code]

Avant-propos et préfaces[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Rédaction ou auteurs secondaires : Patrick Gaffney et Andrew Harvey; Traduction française : Gisèle Gaudebert et Marie-Claude Morel.
  2. Rigpa.org À propos de Rigpa
  3. Également appelé Dzongsar Khyentse Chökyi Lodrö, le nom actuel de sa « réincarnation » est Dzongsar Jamyang Khyentse Rinpoché.
  4. Il est aussi considéré par d'autres maîtres comme la réincarnation de Do Khyentsé Yéshé Dorjé, Lingtsang Gyalpo et Dési Sangyé Gyatso.
  5. sous-section de l'article 'Lakar family' sur le Rigpa Shedra Wiki.
  6. Histoire du Tibet après 1950.
  7. Dzogchen : L'essence du cœur de la Grande Perfection, Sa Sainteté le Dalaï-Lama, The Tertön Sogyal Trust, 2000, pages 8-9 de l'avant-propos.
  8. (en) Biographie de Sogyal Rinpoché écrite par Nyosul Khen Rinpoché.
  9. (en) Stephen Batchelor, The Awakening of the West: The Encounter of Buddhism and Western Culture, Aquarian Press, Londres, et Parallax Press, Berkeley, 1994. p.79.
  10. ibid.
  11. (en) A Brief Biography of Sogyal Rinpoche by Nyoshul Khen Rinpoche.
  12. (en)"The History of Rigpa", The Rigpa Journal, volume 2.
  13. Dzogchen : L'essence du cœur de la Grande Perfection, Le 14e dalaï-lama, The Tertön Sogyal Trust, 2000, et Le Seuil, 2005.
  14. Bernardo Bertolucci: interviews, par Bernardo Bertolucci, Fabien S. Gérard, Thomas Jefferson Kline, Bruce H. Sklarew.
  15. Référence IMDb.
  16. Fiche sur Allociné.
  17. Une interview de Sogyal Rinpoché.
  18. Site de l'association Tonglen.
  19. (en) Spiritual Care Ireland.
  20. (en) The Irish Times, 'President Visits Buddhist Hospice'.
  21. (en) Irish President Visits Dzogchen Beara.
  22. La Présidente d'Irlande visite Dzogchen Beara, vidéo sur youtube.
  23. (en) Site web.
  24. Lerab Ling (site web de) et Rigpa France (portail de).
  25. Henri Tincq, Le dalaï-lama appelle Pékin à une « marche vers la démocratie », Le Monde, 24 août 2008.
  26. Carla et le dalaï-lama, C dans l'air 22 août 2008.
  27. Le dalaï-lama rencontre M. Kouchner et la 1ère dame, Vidéo France24, 23 août 2008.
  28. Site web de Rigpa Paris.
  29. a, b et c (en) (en) Richard Oakley, « Shock at lama Sogyal Rinpoche's past », The Sunday Times,‎ 4 juillet 2009 (lire en ligne)
  30. a, b et c (en) Dialogue Ireland, « Briefing document on Sogyal Rinpoche », sur dialogueireland.org (consulté le 17 juin 2011) « In 1994 the Tibetan Buddhist leader the Dalai Lama hosted a conference for Western Buddhist teachers. One of the items on the agenda was how to deal with the increasing number of charlatans posing as qualified gurus who were using their positions of power to inflict physical and mental abuse on unwitting disciples: a question prompted in part by Sogyal Rinpoche’s ‘enlightened activities’. The Dalai’s advice? ‘Criticize openly,’ His Holiness declared. ‘That’s the only way. If there is incontrovertible evidence of wrongdoing, teachers should be confronted with it. They should be allowed to admit their wrongs, make amends, and undergo a rehabilitation process. If a teacher won’t respond, students should publish the situation in a newspaper, not omitting the teacher’s name,” His Holiness said. “The fact that the teacher may have done many other good things should not keep us silent.” Again, in 2001, when answering a similar question, he advised potential converts to check a guru’s qualifications carefully; ‘The best thing is,‘ the Dalai Lama said, ‘whenever exploitation, sexual abuse or money abuse happen, make them public. »
  31. (en) Best-selling Buddhist author accused of sexual abuse, San Francisco Free Press : « Sandra Pawula, spokeswoman for the Rigpa Fellowship of Santa Cruz, [...] declined to comment about the allegations, but said that Rinpoche is not married and does not claim to be a celibate monk. »
  32. (en) Vision TV, « In the name of enlightenment », sur earthbook.tv (consulté le 23 juin 2011)
  33. (en) Rigpa, « Statement From The Rigpa Organization in Response », sur earthbook.tv (consulté le 23 juin 2011)
  34. Le 14e dalaï-lama se rendit à deux reprises au centre de retraite international de Lérab Ling : en 2000, pour bénir le terrain de construction du temple et, en 2008, pour inaugurer celui-ci. Lors de sa première visite, il déclara : « Ici à Lérab Ling est né un centre destiné à faire connaître la culture bouddhiste, telle qu'elle s'est développée au Tibet, de façon authentique. C'est cela qui compte : qu'il soit une représentation authentique de la culture bouddhiste tibétaine, afin de donner un exemple et de permettre des échanges inter-culturels, en France et ailleurs. J'ai la conviction que ce centre de Lérab Ling apporte déjà une contribution et va continuer de plus en plus dans cette voie, pour une meilleure connaissance de la richesse de la culture de la tradition bouddhiste tibétaine. »
  35. a et b (en) Time for Ireland to See the Light, Eoghan Harris, p.20, 23 juillet 2000.
  36. Cité dans (en) Dialogue Ireland : « American victim culture, of which weird sexual suits are an integral part…. I do not believe gurus are perfect, nor the women who follow them, do not believe that adults who make messy choices are victims of anybody except themselves, do not believe that adult women (or men) who have consensual sex with a guru, superiors, bosses, film producers etc are really in the same boat as Cuban refugees who are sexually exploited because they have no real choice, and certainly not in the same boat as rape victims. I have no doubt but that Rinpoche, like many priests, ministers, gurus, comes onto women. But he comes onto adults. It is not nice, but it is not unusual and it has no bearing on the general message of Buddhism, no more than Paisley behaviour can discredit the message of Christianity. »
  37. (en) Mary Finnigan, Sexual Healing, The Guardian, 10 janvier 1995.
  38. a et b (en) Kate Wheeler, Toward an New Spiritual Ethic, Yoga Journal,‎ 1994 (présentation en ligne), p. 36 : « If there is incontrovertible evidence of wrongdoing, teachers should be confronted with it (…) if a teacher won’t respond, students should publish the situation in a newspaper, not omitting the teacher’s name, His Holiness said. »
  39. (en) Ibid. : « His Holiness said the practice of tantric sex is permitted only to practitioners who can match Drukpa's insight », « Drugpa Kunley could understand the long term effects of his actions because he had attained the non-dual insight known as « one taste » » p. 38, et « A more traditional test to prove one’s suitability for tantric sexual practice, His Holiness said, is to display psychic power such as flying. As far as I know, His holiness concluded, zero lamas today can do that », p. 39.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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