Abdelmadjid Tebboune

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Abdelmadjid Tebboune
عبد المجيد تبون
Illustration.
Abdelmadjid Tebboune en 2017.
Fonctions
Premier ministre algérien

(2 mois et 21 jours)
Président Abdelaziz Bouteflika
Gouvernement Tebboune
Prédécesseur Abdelmalek Sellal
Successeur Ahmed Ouyahia
Ministre du Commerce
(intérim)

(4 mois et 6 jours)
Président Abdelaziz Bouteflika
Premier ministre Abdelmalek Sellal
Gouvernement Sellal IV
Prédécesseur Bakhti Belaïb
Successeur Ahmed Saci
Ministre de l'Habitat, de l'Urbanisme et de la Ville[N 1]

(4 ans, 8 mois et 22 jours)
Président Abdelaziz Bouteflika
Premier ministre Abdelmalek Sellal
Youcef Yousfi (intérim)
Gouvernement Sellal I, II, III et IV
Prédécesseur Noureddine Moussa
Successeur Youcef Cherfa
Ministre de l'Habitat et de l'Urbanisme

(1 an et 4 jours)
Président Abdelaziz Bouteflika
Chef du gouvernement Ali Benflis
Gouvernement Benflis II
Prédécesseur Abdellah Bounekraf
Successeur Mohamed Nadir Hamimid
Ministre délégué aux Collectivités locales

(11 mois et 5 jours)
Président Abdelaziz Bouteflika
Chef du gouvernement Ali Benflis
Gouvernement Benflis I
Prédécesseur Noureddine Kasdali (indirectement)
Successeur Dahou Ould Kablia
Ministre de la Communication et de la Culture

(6 mois et 3 jours)
Président Abdelaziz Bouteflika
Chef du gouvernement Ahmed Benbitour
Gouvernement Benbitour
Prédécesseur Abdelaziz Rahabi
Successeur Mahieddine Amimour
Ministre délégué aux Collectivités locales

(8 mois et 4 jours)
Président Chadli Bendjedid
Chef de l'État Mohamed Boudiaf
(président du Haut Comité d'État)
Chef du gouvernement Sid Ahmed Ghozali
Gouvernement Ghozali I et II
Prédécesseur Benali Henni
Successeur Ahmed Noui (secrétaire d'État)
Wali de la Wilaya de Tizi Ouzou

(2 ans et 26 jours)
Prédécesseur Ahmed El Ghazi
Successeur Mostefa Benmansour
Wali de la Wilaya de Tiaret

(5 ans, 2 mois et 13 jours)
Prédécesseur Mohamed Seghir Hamrouchi
Successeur Rabah Boubertakh
Wali de la Wilaya d'Adrar

(1 an, 3 mois et 13 jours)
Prédécesseur Abdelkrim Bouderghouma
Successeur Abdelmalek Sellal
Secrétaire général de la Wilaya de M'Sila

(moins d’un an)

(3 ans)
Secrétaire général de la Wilaya d'Adrar

(2 ans)
Secrétaire général de la Wilaya de Djelfa

(2 ans, 5 mois et 13 jours)
Biographie
Nom de naissance Abdelmadjid Tebboune
Date de naissance (73 ans)
Lieu de naissance Méchria (Wilaya de Naâma)
Nationalité algérienne
Parti politique FLN
Diplômé de ENA d'Alger

Abdelmadjid Tebboune
Premiers ministres algériens

Abdelmadjid Tebboune (en arabe : عبد المجيد تبون), né le à Méchria (wilaya de Naâma), est un homme d'État algérien, Premier ministre du au . Il est le chef de gouvernement à la longévité la plus courte à la tête de son pays.

Il est candidat à l'élection présidentielle algérienne de 2019.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et études[modifier | modifier le code]

Abdelmadjid Tebboune est issu d’une famille originaire de la commune de Boussemghoun dans la wilaya d'El-Bayadh[1].

Il est diplômé de l'École nationale d'administration (Algérie), 2e promotion « Larbi Ben M'Hidi » de 1969, section économique et financière[2].

Il commence sa carrière en 1969 comme administrateur stagiaire[3], puis administrateur en 1972[4] dans la wilaya de la Saoura.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Wali[modifier | modifier le code]

Il entame sa carrière politique en 1975 en tant que secrétaire général (sous-préfet) de la wilaya de Djelfa[5] avant qu'il soit muté en 1977 au même poste[6] à la wilaya d'Adrar, puis à la wilaya de Batna en 1979, et à la wilaya de M'Sila en 1982.

De 1983 à 1989, Abdelmadjid Tebboune occupe le poste de wali (préfet) dans plusieurs wilayas : Adrar[7], Tiaret[8] et Tizi-Ouzou[9].

Ministre[modifier | modifier le code]

En , il devient ministre délégué chargé des Collectivités locales auprès du ministre de l'Intérieur, dans le gouvernement Ghozali I[10]. Il quitte le gouvernement en 1992.

Il sera rappelé par le président Abdelaziz Bouteflika en 1999 au poste du ministre de la Communication et de la Culture[11] dans le gouvernement Benbitour, portefeuille qu'il n'occupera que 6 mois avant qu'il soit rappelé une 2e fois au poste de ministre délégué chargé des Collectivités locales[12] pour le remaniement des walis.

En 2001, le président le nomme au poste de ministre de l'Habitat et de l'Urbanisme[13] au sein du gouvernement Benflis II, dernier poste occupé jusqu'en 2002.

Il a représenté le président Bouteflika dans plusieurs missions à l'étranger (en Iran, en Syrie) après son départ du gouvernement[réf. nécessaire]. À cette époque, il a été cité dans l'affaire Khalifa[14].

Le , il est nommé ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme[15] dans le Gouvernement Sellal I.

Il est ensuite nommé ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville dans les gouvernements Sellal II, Sellal III, et Sellal IV.

Le , après la maladie puis la mort de Bakhti Belaïb, il est nommé ministre du Commerce à titre intérimaire[16].

Premier ministre (2017)[modifier | modifier le code]

Le , considéré comme un proche du chef d'état-major, Ahmed Gaïd Salah[17], il est nommé Premier ministre, succédant ainsi à Abdelmalek Sellal, qui était à la tête du gouvernement depuis 2012[18]. Le reste du gouvernement est nommé le [19], lorsqu'il prend ses fonctions.

Le , il est remplacé par l'ancien Premier ministre Ahmed Ouyahia[20]. Sa volonté de restreindre les importations, de lutter contre la corruption, en mettant en place une inspection générale au sein de la primature et en chargeant ses ministres de « faire le point au sujet des marchés publics » passés par l'ancien gouvernement[21], et, selon la présidence, son « harcèlement contre les hommes d'affaires » sont évoqués pour expliquer son limogeage[22]. En juillet, le gouvernement avait ainsi adressé une série de mises en demeure à plusieurs grandes entreprises algériennes ou étrangères adjudicataires de gros marchés publics d'infrastructure, menaçant de résilier les contrats pour les chantiers en retard. Parmi ces entreprises figurait notamment ETHB, une entreprise des travaux routiers, hydrauliques et bâtiments, propriété d'Ali Haddad, chef du Forum des chefs d'entreprises (FCE), organisation patronale, et proche de Saïd Bouteflika, frère du chef de l'État[23]. Ces mesures lui ont néanmoins valu de bénéficier d'une popularité auprès de l'opinion publique[24].

Élection présidentielle de 2019[modifier | modifier le code]

Le , il fait acte de candidature à l'élection présidentielle algérienne de 2019[25]. Celle-ci a été contestée le lendemain par les manifestants du Hirak[26]. Se présentant comme le « candidat du peuple », il affirme que les revendications du Hirak ne peuvent être satisfaites « sans un président élu et légitime ». Il promet aussi une réforme de la Constitution et de la loi électorale, de même qu'instaurer la « démocratie véritable » au niveau local, provincial et national[27]. Cependant, il est accusé par ses détracteurs d'être le « candidat de l'armée » et d'être mêlé à l'affaire Khalifa, dans laquelle il est cité. Il se dit favorable à la réouverture du dossier[28].

En , s'ouvre le procès de son fils Khaled, en prison depuis le , dans le cadre de l'affaire de la saisie, dans le port d'Oran, de 701 kg de cocaïne[29].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Portefeuille de la Ville ajouté le .

Références[modifier | modifier le code]

  1. Description du K’sar de Boussemguoun par René Basset dans : Note de lexicographie berbère, 1986, pages 74, 75, 76.
  2. Journal officiel de la République algérienne du 29 juillet 1969.
  3. Journal officiel de la République algérienne du 24 octobre 1969.
  4. Journal officiel de la République algérienne du 23 janvier 1973.
  5. Journal officiel de la République algérienne du 25 avril 1975.
  6. Journal officiel de la République algérienne du 28 mars 1978.
  7. Journal officiel de la République algérienne du 15 février 1983.
  8. Journal officiel de la République algérienne du 19 juin 1984.
  9. Journal officiel de la République algérienne du 30 août 1989.
  10. Journal officiel de la République algérienne du 18 juin 1991.
  11. Journal officiel de la République algérienne du 26 décembre 1999.
  12. Journal officiel de la République algérienne du 4 juillet 2000.
  13. Journal officiel de la République algérienne du 6 juin 2001.
  14. « Ahmed Ouyahia, l’homme du sérail qui ne fait pas d’ombre à Bouteflika - France 24 », sur France 24 (consulté le 16 août 2017).
  15. Journal officiel de la République algérienne du 9 septembre 2012.
  16. « Abdelmadjid Tebboune prend ses fonctions de ministre du Commerce par intérim - Algérie Éco », sur Algérie Eco (consulté le 25 avril 2017).
  17. « Alger, Abdelmajid Tebboune probable candidat aux Présidentielles - Mondafrique », sur Mondafrique (consulté le 24 septembre 2019)
  18. « Le président Bouteflika nomme Abdelmadjid Tebboune Premier ministre », sur www.aps.dz (consulté le 24 mai 2017).
  19. « Le président Bouteflika nomme les membres du gouvernement » (consulté le 25 mai 2017).
  20. « Algérie : le Premier ministre limogé », Le Figaro, 15 août 2017.
  21. Adlène Meddi, « Algérie : l'arrestation de deux ex-Premiers ministres dévoile l'étendue de la corruption », sur Le Point (consulté le 15 juin 2019)
  22. « Algérie : le Premier ministre limogé trois mois à peine après sa nomination - RFI », sur RFI Afrique (consulté le 16 août 2017).
  23. « Algérie : le Premier ministre déjà limogé au bout de trois mois », lefigaro.fr, 16 août 2017.
  24. Le Point, magazine, « Algérie - Limogeage de Tebboune : « Chronique d'une chute annoncée » », sur Le Point (consulté le 16 août 2017).
  25. « Présidentielles 2019: vers un tête-à-tête Benflis - Tebboune ? », sur Al HuffPost Maghreb (consulté le 26 septembre 2019)
  26. « 32e acte de révolution pacifique : Les Algériens rejettent la présidentielle avec la "Issaba" - Algérie360.com » (consulté le 27 septembre 2019)
  27. Arezki Benali, « Tebboune : « Je suis le candidat du peuple » », sur Algerie Eco (consulté le 11 octobre 2019)
  28. « Algérie : le retour d’Abdelmadjid Tebboune, cauchemar des oligarques », sur Middle East Eye édition française (consulté le 15 octobre 2019)
  29. « Le procès de Khaled Tebboune, fils du candidat à la présidentielle, s'ouvre cette semaine », sur Al HuffPost Maghreb (consulté le 29 septembre 2019)

Articles connexes[modifier | modifier le code]