Azali Assoumani

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Azali Assoumani
غزالي عثماني
Image illustrative de l'article Azali Assoumani
Fonctions
Président de l'Union des Comores
En fonction depuis le
(1 an, 3 mois et 23 jours)
Élection
Vice-président Djaffar Ahmed Saïd
Prédécesseur Ikililou Dhoinine

(4 ans)
Élection
Prédécesseur Hamadi Madi Boléro (intérim)
Lui-même (président du Comité d'État)
Successeur Ahmed Abdallah Mohamed Sambi
Président du Comité d'État
de l'Union des Comores

(chef de l'État)

(2 ans, 8 mois et 22 jours)
Premier ministre Bianrifi Tarmidi
Hamada Madi
Prédécesseur Tadjidine ben Saïd Massounde (président de la République, intérim)
Mohamed Taki Abdoulkarim (président de la République)
Successeur Hamadi Madi Boléro (président, intérim)
Lui-même (président)
Biographie
Date de naissance (58 ans)
Lieu de naissance Mitsoudjé, Grande Comore (Comores)
Nationalité Comorienne
Parti politique Indépendant
Profession Officier supérieur

Signature de Azali Assoumaniغزالي عثماني

Azali Assoumani
Présidents de l'Union des Comores

Azali Assoumani, né le à Mitsoudjé, est un officier et homme d'État comorien. Il accède au pouvoir et devient chef de l'État lors d'un coup d'État, le , avant d'être élu une première fois président de l'Union des Comores le et une seconde fois le .

Le colonel Assoumani prend le pouvoir après avoir renversé le président par intérim Tadjidine ben Saïd Massounde. Les militaires expliquent leur intervention dans la vie politique pour des raisons d'intégrité territoriale puisque le président Massounde négociait avec les représentants de l'île d'Anjouan, une des trois îles qui forment l'Union des Comores, une autonomie plus grande, voire l'indépendance. Cependant, une dernière conférence à Antananarivo avait permis de dessiner un consensus entre les trois îles, même si Anjouan tardait à entériner ces accords.

Le , il fit adopter par référendum une nouvelle constitution. Celle-ci instaura une présidence tournante et accorda une large autonomie aux îles de l'archipel dotées chacune d'une loi fondamentale, d'un drapeau et d'un exécutif. La République fédérale islamique des Comores devint l'Union des Comores et le drapeau perdit les références religieuses et devint multicolore.

Alors que des élections sont annoncées pour 2002, des heurts plus ou moins violents avec l'opposition ont lieu[1]. Certaines arrestations arbitraires semblent avoir lieu[1]. Souhaitant se présenter à la présidentielle, Assoumani, d'après les termes de la Constitution comorienne doit se démettre de son mandat de président et laisse la place à Hamadi Madi Boléro le . Le colonel Assoumani gagne avec 75 % des voix l’élection présidentielle multipartite du et accède au poste de président de l'Union le .

Sa présidence fut marquée par un conflit de compétences, une situation de blocage des institutions née du refus du président de l'Union de procéder au transfert des compétences vers les entités autonomes comme le prévoit la constitution de l'Union.

La Constitution de l'Union des Comores stipule que le chef de l'État doit être issu d'une île différente de celle de son prédécesseur. Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, originaire de l'île d'Anjouan, succède au président Assoumani le .

Azali Assoumani se porte de nouveau candidat à la présidence de l'Union lors du scrutin de 2016. Au premier tour, le , il arrive troisième des suffrages avec 14,96 %[2] avant d'être élu président de l'Union au second tour le avec 40,98 % des suffrages [3]. Cependant, des recours ont été déposés par Azali Assoumani et son concurrent Mohamed Ali Soilihi[4] en raison des dysfonctionnements, soupçons de tentatives de fraudes rencontrées au deuxième tour. Il a été demandé l'annulation de la plupart des bureaux de vote sur l'ensemble de l'île d'Anjouan. De ce fait, un troisième tour a eu lieu le . Le , la Cour constitutionnelle a proclamé la victoire d'Azali Assoumani avec 41,43 % des suffrages[5]. Il succède à ikililou Dhoinine le 26 mai 2016. Il est élu pour 5 ans avec, à ses côtés comme premier vice-président, Djaffar Ahmed Said, ancien procureur général puis directeur général des affaires judiciaires ; les deux autres vice-présidents sont Moustadroine Aboudou (Anjouan) et Abdallah Said Sarouma (Mohéli).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]