Azali Assoumani

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Azali Assoumani
غزالي عثماني
Illustration.
Azali Assoumani en 2018.
Fonctions
Président de l'Union des Comores
En fonction depuis le
(3 ans et 4 mois)
Élection 24 mars 2019
Prédécesseur Moustadroine Abdou (intérim)
Lui-même

(2 ans, 8 mois et 18 jours)
Élection 11 mai 2016
Vice-président Djaffar Ahmed Saïd
Prédécesseur Ikililou Dhoinine
Successeur Moustadroine Abdou (intérim)
Lui-même

(4 ans)
Élection 14 avril 2002
Prédécesseur Hamadi Madi Boléro (intérim)
Lui-même (président du Comité d'État)
Successeur Ahmed Abdallah Mohamed Sambi
Président du Comité d'État de l'Union des Comores
(chef de l'État)

(2 ans, 8 mois et 22 jours)
Premier ministre Bianrifi Tarmidi
Hamada Madi
Prédécesseur Tadjidine ben Saïd Massounde (président de la République, intérim)
Mohamed Taki Abdoulkarim (président de la République)
Successeur Hamadi Madi Boléro (président, intérim)
Lui-même (président)
Biographie
Date de naissance (63 ans)
Lieu de naissance Mitsoudjé, Grande Comore (Comores)
Nationalité Comorienne
Parti politique CRC
Conjoint Ambari Assoumani
Profession Officier supérieur
Religion Islam
Résidence Palais de Beit-Salam

Signature de Azali Assoumaniغزالي عثماني

Azali Assoumani Azali Assoumani
Présidents de l'Union des Comores

Azali Assoumani, né le à Mitsoudjé, est un officier et homme d'État comorien. Il accède au pouvoir et devient chef de l'État lors d'un coup d'État, le , avant d'être élu président de l'Union des Comores en 2002, 2016 et 2019.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le colonel Azali prend le pouvoir après avoir renversé le président par intérim Tadjidine ben Saïd Massounde. Les militaires expliquent leur intervention dans la vie politique pour des raisons d'intégrité territoriale puisque le président Massounde négociait avec les représentants de l'île d'Anjouan, une des quatre îles qui forment l'Union des Comores, une autonomie plus grande, voire l'indépendance. Cependant, une dernière conférence à Antananarivo avait permis de dessiner un consensus entre les trois îles, même si Anjouan tardait à entériner ces accords.

Le , il fait adopter par référendum une nouvelle constitution. Celle-ci instaure une présidence tournante et accorde une large autonomie aux îles de l'archipel dotées chacune d'une loi fondamentale, d'un drapeau et d'un exécutif. La république fédérale islamique des Comores devient l'Union des Comores et le drapeau perd les références religieuses et devient multicolore.

Alors que des élections sont annoncées pour 2002, des heurts plus ou moins violents avec l'opposition ont lieu[1]. Certaines arrestations arbitraires semblent avoir lieu[1]. Souhaitant se présenter à la présidentielle, Assoumani, d'après les termes de la Constitution comorienne doit se démettre de son mandat de président et laisse la place à Hamadi Madi Boléro le . Le colonel Azali gagne avec 75 % des voix l’élection présidentielle multipartite du et accède au poste de président de l'Union le .

Sa présidence est marquée par un conflit de compétences, une situation de blocage des institutions née du refus du président de l'Union de procéder au transfert des compétences vers les entités autonomes comme le prévoit la constitution de l'Union.

La Constitution de l'Union des Comores stipule que le chef de l'État doit être issu d'une île différente de celle de son prédécesseur. Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, originaire de l'île d'Anjouan, succède au président Assoumani le .

Azali Assoumani se porte de nouveau candidat à la présidence de l'Union lors du scrutin de 2016. Au premier tour, le , il arrive troisième des suffrages avec 14,96 %[2] avant d'être élu président de l'Union au second tour le avec 40,98 % des suffrages[3]. Cependant, des recours ont été déposés par Azali Assoumani et son concurrent Mohamed Ali Soilihi[4] en raison de dysfonctionnements, soupçons de tentatives de fraudes rencontrées au deuxième tour. Il est demandé l'annulation de la plupart des bureaux de vote sur l'ensemble de l'île d'Anjouan. De ce fait, un troisième tour a eu lieu le . Le , la Cour constitutionnelle proclame la victoire d'Azali Assoumani avec 41,43 % des suffrages[5]. Il succède à ikililou Dhoinine le 26 mai 2016. Il est élu pour 5 ans avec, à ses côtés comme premier vice-président, Djaffar Ahmed Said, ancien procureur général puis directeur général des affaires judiciaires ; les deux autres vice-présidents sont Moustadroine Aboudou (Anjouan) et Abdallah Said Sarouma (Mohéli).

Il est accusé par ses opposants d'avoir modifié la constitution pour se maintenir au pouvoir jusqu'en 2029. Par ailleurs, la fermeture de la Cour constitutionnelle et de la Cour anticorruption ont conduit l'Union européenne à suspendre totalement sa coopération avec les Comores[6].

Le 13 février 2019, Assoumani quitte ses fonctions en vue de participer à l'élection présidentielle du 24 mars[7]. Il est élu dès le premier tour[8]. Il reprend ses fonctions le 3 avril 2019[9].

En Mai 2022, Azali Assoumani reçoit la Distinction Continentale du Trophée de l’Africanité par l'ambassade du Maroc aux Comores.[10].

Diplomatie[modifier | modifier le code]

En 2022, sur invitation de son homologue Paul Biya, Assoumani assiste à l'ouverture de la Coupe d'Afrique des nations de football 2021 au Stade de football d'Olembe à Yaoundé au Cameroun[11].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Binty Mady, « La crise comorienne et le droit », RJOI, no 2,‎ 2001-2002, p. 7 (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]