Sid Ahmed Ghozali

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Sid Ahmed Ghozali
سيد أحمد غزالي
Image illustrative de l'article Sid Ahmed Ghozali
Fonctions
Chef du gouvernement algérien

(1 an, 1 mois et 3 jours)
Président Chadli Bendjedid
Chef de l'État Président du Haut Comité d'État :
Mohamed Boudiaf
Ali Kafi
Gouvernement Ghozali I, II et III
Prédécesseur Mouloud Hamrouche
Successeur Bélaïd Abdessalam
Ministère de l'Hydraulique

(1 an, 10 mois et 13 jours)
Prédécesseur Ahmed Bencherif
Successeur Brahim Brahimi
Biographie
Date de naissance (80 ans)
Lieu de naissance Tighennif (Algérie)
Nationalité Algérienne
Parti politique FLN
Diplômé de École nationale des ponts et chaussées
Profession Ingénieur
Religion Islam

Sid Ahmed Ghozali
Chefs du gouvernement algérien

Sid Ahmed Ghozali (arabe : سيد أحمد غزالي), né le 31 mars 1937 à Tighennif (wilaya de Mascara) en Algérie, est un homme d'État algérien.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ingénieur de l'École nationale des ponts et chaussées de Paris (ENPC), Sid Ahmed Ghozali a vécu quatre ans à Antony en banlieue parisienne où il se lia d'amitié avec Lionel Jospin[1].

À l'indépendance, il est nommé membre du conseil d'administration de l'organisme technique franco-algérien de mise en valeur des richesses du sous-sol saharien du au 17 janvier 1963. Il est aussi conseiller pour les questions énergétiques au ministère de l'Économie de 1962 à 1964. Il est nommé au gouvernement comme sous-secrétaire d'État aux Travaux publics le 2 décembre 1964.

À la suite du renversement de Ahmed Ben Bella, il devient directeur des mines et des carburants au ministère de l'Énergie et des Mines en 1965. Il est nommé ensuite à la tête de Sonatrach de 1966 à 1977, avant de devenir ministre de l'Énergie et des Industries pétrochimiques de 1977 à 1979. Il occupe après le poste de ministre de l’Hydraulique de 1979 à 1980.

Il est nommé ambassadeur à Bruxelles auprès du Benelux et de la Communauté économique européenne de 1984 à 1988.

Il est de nouveau nommé ministre, cette fois chargé des Finances de 1988 à 1989, puis des Affaires étrangères de 1989 à 1991. Le 5 juin 1991, il succède à Mouloud Hamrouche au poste de chef du gouvernement. Le 16 octobre, après un remaniement, il prend aussi la charge de ministre de l'Économie jusqu'à son remplacement à la tête du gouvernement le 19 juillet 1992.

Durant son mandat de chef du gouvernement, il a eu à organiser les premières élections législatives pluralistes, faire face à la démission du président de la République et comme membre du Haut conseil de sécurité à participer à l'interruption du processus électoral de 1991.

Il est nommé ambassadeur à Paris de 1992 à 1994.

Il présente sa candidature à l'élection présidentielle algérienne de 1999 puis de 2004, mais sans succès.

Carrière[modifier | modifier le code]

  • 1992-1994 : Ambassadeur à Paris
  • 1991-1992 : Chef du gouvernement, ministre de l'Économie
  • 1989-1991 : Ministre des Affaires étrangères
  • 1988-1989 : Ministre des Finances
  • 1984-1988 : Ambassadeur à Bruxelles
  • 1979-1980 : Ministre de l'Hydraulique
  • 1977-1979 : Ministre de l’Énergie et des Industries pétrochimiques
  • 1966-1977 : PDG de Sonatrach
  • 1962-1964 : Conseiller pour les questions énergétiques au ministère de l'Économie
  • 1962-1963 : Membre du conseil d'administration de l'organisme technique franco-algérien de mise en valeur des richesses du sous-sol saharien

Références[modifier | modifier le code]

  1. Lionel Jospin, Pierre Favier et Patrick Rotman, Lionel raconte Jospin, Paris, Seuil, , 277 p. (ISBN 978-2-02-101100-5), p. 24.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]