Marcelo Rebelo de Sousa

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Marcelo Rebelo de Sousa
Marcelo Rebelo de Sousa en 2016.
Marcelo Rebelo de Sousa en 2016.
Fonctions
Président de la République portugaise
En fonction depuis le
(1 an et 15 jours)
Élection 24 janvier 2016
Premier ministre António Costa
Prédécesseur Aníbal Cavaco Silva
Président du Parti social-démocrate

(3 ans 1 mois et 2 jours)
Prédécesseur Fernando Nogueira
Successeur José Manuel Durão Barroso
Ministre des Affaires parlementaires

(11 mois et 28 jours)
Premier ministre Francisco Pinto Balsemão
Gouvernement VIIIe constitutionnel
Prédécesseur Francisco Pinto Balsemão
Successeur António de Almeida Santos
Secrétaire d'État à la
présidence du Conseil des ministres

(9 mois et 8 jours)
Premier ministre Francisco Pinto Balsemão
Gouvernement VIIIe constitutionnel
Prédécesseur José Luís da Cruz Vilaça
Successeur Leonor Beleza
Biographie
Nom de naissance Marcelo Nuno Duarte
Rebelo de Sousa
Date de naissance (68 ans)
Lieu de naissance Lisbonne (Portugal)
Nationalité portugaise
Parti politique PPD/PSD (jusqu'en 2016)
Indépendant (depuis 2016)
Diplômé de Université de Lisbonne
Profession Professeur de droit
Journaliste
Résidence Palais de Belém (Lisbonne)

Signature de Marcelo Rebelo de Sousa

Marcelo Rebelo de Sousa
Présidents de la République portugaise

Marcelo Rebelo de Sousa, né le à Lisbonne, est un homme d'État portugais, président de la République depuis 2016.

Professeur à la faculté de droit de l'université de Lisbonne, il est ministre des Affaires parlementaires dans le gouvernement conservateur de Francisco Pinto Balsemão entre 1982 et 1983. Désigné président du Parti social-démocrate en 1996, il quitte la direction du parti trois ans plus tard, en 1999. Membre du Conseil d'État de 2000 à 2001, il est de nouveau nommé membre de cette institution consultative en 2007.

Parallèlement à sa carrière politique, il entre dans le journalisme en cofondant l'hebdomadaire Expresso tout en travaillant comme analyste politique pour les chaînes RTP et TVI ; cette carrière de chroniqueur a largement contribué à sa notoriété publique et sa popularité.

Candidat indépendant à l'élection présidentielle mais soutenu par son parti pour briguer la succession du chef de l'État sortant Aníbal Cavaco Silva, il est élu président de la République portugaise à l'issue du premier tour de scrutin qui se tient le , mais doit attendre le 9 mars suivant pour prêter serment et être investi dans ses fonctions. Il entame un mandat de cinq ans marqué, dès son ouverture, par une cohabitation avec un gouvernement socialiste.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille, études et carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Marcelo Nuno Duarte Rebelo de Sousa naît le à Lisbonne. Il est le fils du médecin Baltasar Rebelo de Sousa, ministre de l'Estado Novo, et filleul de l'ancien Premier ministre Marcelo Caetano, dont il porte le prénom.

Sorti licencié de la faculté de droit de l'université de Lisbonne, il se spécialise dans le droit administratif et dans le droit constitutionnel et commence sa carrière sous l'Estado Novo, avant de devenir plus tard journaliste.

En 1971, Marcelo Rebelo de Sousa est sorti diplômé d'une licence en droit de l'université de Lisbonne avant d'obtenir, en 1984, un doctorat en droit et sciences politiques. Professeur de droit, il préside l'Institut des sciences juridiques et politiques de cette faculté de 1990 à 2005.

Professeur de la faculté de droit de l'Université catholique portugaise, il a également été professeur invité de l'École d'économie de la Nouvelle université de Lisbonne et a présidé le comité d'installation de la faculté de droit de l'université de Porto de 1995 à 1996 puis de 2001 à 2003. Outre les diplômes et les titrs universitaires obtenus à l'issue de ses études supérieures, Rebelo de Sousa est également docteur honoris causa de l'université de Porto.

Le , Marcelo Rebelo de Sousa a épousé Ana Cristina Caeiro da Motta Veiga en l'église de São Bento do Mato, à Évora. De ce mariage sont nés deux enfants. Séparé de son épouse depuis 1980 sans qu'ils n'aient divorcé, Marcelo Rebelo de Sousa vit depuis avec la juriste Rita Amaral Cabral.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Député, puis ministre[modifier | modifier le code]

Militant du Parti social-démocrate (PSD), il est élu député à l'Assemblée de la République. Plus tard, en 1982, il est nommé ministre des Affaires parlementaires dans le gouvernement de Francisco Pinto Balsemão, qui détenait jusqu'à présent ce portefeuille ; avec lui, Marcelo Rebelo de Sousa a fondé et codirigé l'hebdomadaire Expresso. Cependant, il perd ce portefeuille moins d'un an plus tard.

En 1989, il se présente à l'élection municipale de Lisbonne, mais perd face au socialiste Jorge Sampaio, tout en siégeant notamment au conseil municipal de la capitale.

Chef de l'opposition de droite[modifier | modifier le code]

Le , il est élu président du Parti social-démocrate ; il devient de facto le chef de l'opposition au Premier ministre socialiste, António Guterres. En 1998, il fonde une coalition avec le Parti populaire, l'Alliance démocratique. Mais les tensions avec le chef du Parti populaire, Paulo Portas, vont pousser Rebelo de Sousa à la démission, au mois de .

Marcelo Rebelo de Sousa a présidé l'assemblée municipale de Cascais, puis celle de Celorico de Basto. En outre, il a été nommé membre du Conseil d'État du Portugal par le président de la République, Aníbal Cavaco Silva.

Président de la République[modifier | modifier le code]

Candidat à l'élection présidentielle[modifier | modifier le code]

Longtemps pressenti pour prétendre à la succession du président Cavaco Silva[1], Marcelo Rebelo de Sousa a déclaré sa candidature à l'élection présidentielle de 2016 au cours d'une réunion publique à Celorico de Basto, le . Depuis plusieurs mois, les enquêtes d'opinion le désignent comme le favori du prochain scrutin présidentiel. Se revendiquant « indépendant » de tout parti politique, sa candidature est néanmoins soutenue par le PPD/PSD et le CDS-PP.

Marcelo Rebelo de Sousa lors de sa rencontre avec le pape François, au Vatican en mars 2016.

Jouissant d'une forte popularité acquise grâce à ses analyses politiques pour la télévision portugaise, Marcelo Rebelo de Sousa mène une intense campagne sans se réclamer du centre-droit malgré le soutien de cette partie de l'échiquier politique. Interrogé quant à sa position à l'égard du gouvernement socialiste d'António Costa soutenu par la gauche radicale à l'Assemblée de la République s'il devait être élu, Rebelo de Sousa a assuré qu'il n'interviendrait pas dans les affaires propres au gouvernement et, n'étant pas favorable à des « élections législatives [ayant lieu] tous les six mois », ferait en sorte que celui-ci n'ait pas un mandat abrégé par une dissolution parlementaire, prérogative propre au chef de l'État.

Le , à l'issue du premier tour de scrutin, il est élu président de la République portugaise avec 51,9 %. Il distance largement le candidat de centre-gauche António Sampaio da Nóvoa, qui a recueilli 22,9 % des voix, et la candidate de la gauche radicale, Marisa Matias, révélation de cette campagne électorale. Dans son discours de victoire, le chef de l'État élu assure qu'il n'y a « aucun vaincu dans cette élection présidentielle », promettant à ses concitoyens d'être « un président libre et indépendant ». Après Aníbal Cavaco Silva, Rebelo de Sousa est le second président issu du centre-droit depuis la Révolution des Œillets.

Élection et investiture[modifier | modifier le code]

Le mandat présidentiel de Marcelo Rebelo de Sousa a débuté le . Il a succédé à Aníbal Cavaco Silva pour un mandat de cinq ans le 9 mars 2016. Sa présidence débute dans un contexte de « cohabitation », le gouvernement étant soutenu par une majorité de gauche à l'Assemblée de la République, sous l'autorité du Premier ministre António Costa.

Il annonce le avoir choisi l'ancien Premier ministre socialiste et Haut représentant des Nations unies pour les réfugiés António Guterres, l'ancien dirigeant démocrate-chrétien António Lobo Xavier, l'ancien président du PSD Luís Marques Mendes, l'ancienne ministre de la Santé Leonor Beleza et l'écrivain Eduardo Lourenço pour intégrer le Conseil d'État[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]