Mahmoud Abbas

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Abbas.

Mahmoud Abbas
محمود عباس
Illustration.
Mahmoud Abbas en 2017.
Fonctions
Président de l'État de Palestine[N 1]
En fonction depuis le
(13 ans, 10 mois et 4 jours)
Élection
Réélection
Premier ministre Nabil Chaath
Ahmed Qoreï
Ismaël Haniyeh
Salam Fayyad
Rami Hamdallah
Prédécesseur Rauhi Fattouh (intérim)
Yasser Arafat
Premier ministre de Palestine

(5 mois et 18 jours)
Président Yasser Arafat
Prédécesseur Poste créé
Successeur Ahmed Qoreï
Biographie
Date de naissance (83 ans)
Lieu de naissance Safed (Palestine mandataire)
Nationalité Palestinienne
Parti politique Fatah (depuis 1959)
Conjoint Amina Abbas

Mahmoud Abbas Mahmoud Abbas
Présidents de Palestine
Premiers ministres de Palestine

Mahmoud Selman Abbas (arabe : محمود عباس), aussi connu par son surnom d’Abou Mazen (ابو مازن), né le à Safed en Palestine mandataire, est un homme d'État palestinien, président de l'Autorité palestinienne et de l'État de Palestine depuis 2005 ainsi que secrétaire général de l’Organisation de libération de la Palestine jusqu'en 2015.

Mahmoud Abbas fait sa carrière aux côtés de Yasser Arafat. Il a dirigé la délégation palestinienne aux accords d'Oslo, qu'il a signé au nom de l'OLP en 1993, et où est stipulé que l’État d'Israël a droit à une existence en paix et en sécurité. Il exerce la fonction de Premier ministre de l’Autorité nationale palestinienne sous la présidence d'Arafat avant de lui succéder à ce poste, en 2005.

C'est sous sa présidence que le statut d'’État observateur non membre de l'ONU a été reconnu pour la Palestine. Il reste une figure polémique de par ses propos antisémites récurrents.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Mahmoud Selman Abbas naît le à Safed, une ville de Galilée, située dans le nord d'Israël[1]. Cette ville comptait en 1922, selon le recensement britannique, une population de 8,761 personnes dont 5,431 musulmans et 2,986 Juifs[2], la ville étant un centre important du judaïsme.

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Lors de la Première Guerre israélo-arabe en 1948, la ville est l'objet de sérieux combats et la population arabe doit fuir la ville. Mahmoud Abbas, âgé de 13 ans, se réfugie avec sa famille en Syrie[3]. Il y poursuit sa scolarité et y fait des études de droit[3].

Il part ensuite à Moscou étudier l'Histoire à l'université Patrice-Lumumba. Il rédige une thèse controversée sur le génocide des Juifs, L'autre côté : la relation secrète entre le nazisme et le sionisme. Il publie en 1984 un livre, L'Autre Coté, dans lequel il affirme que des membres du mouvement sioniste et les nazis ont été en contact dans le but de faire le plus de victimes juives possibles pour convaincre de créer l'État d'Israël[3],[4]. Selon une traduction réalisée par le Centre Simon-Wiesenthal, Abbas remet également en question le nombre de victimes et la véracité des chambres à gaz, citant les écrits du négationniste français Robert Faurisson[5]. En , dans le cadre d'un entretien accordé au journal Haaretz, Abbas réfute les accusations de négationnisme sur sa personne[4],[6].

Militant de la cause palestinienne[modifier | modifier le code]

Dans les années 1950, il devient militant de la cause palestinienne et un des collecteurs de fonds[3]. Installé au Koweït, il participe avec Yasser Arafat et d'autres à la création du Fatah[3] (qui sera la principale composante de l'OLP créée le 28 mai 1964 et dont il va s'occuper des finances[3].

En 1977, il appelle au dialogue avec les formations pacifistes israéliennes lors d'un discours devant le Parlement de l'OLP[3]. Il devient par la suite membre du comité exécutif de l'organisation palestinienne, et en 1984 devient responsable des relations internationales de l'OLP[7]

En 2016, la première chaîne TV israélienne affirme que Mahmoud Abbas aurait été une taupe du KGB en 1983, sur la base de documents issu des archives du KGB. Son entourage nie ces accusations[8].

Au début des années 1990[3], il permet la mise en place côté palestinien du dialogue qui conduira en 1993, aux accords d'Oslo[3] qu'il signera au nom de la délégation palestinienne[3]. En 1995, il publiera un livre sur cet accord et ce qui y a mené, Le Chemin d'Oslo.

Il est nommé secrétaire général de l'OLP en 1996[3].

En 2002, il critique la militarisation de l'Intifada et l'isolement diplomatique des Palestiniens qu'elle provoque[3].

Premier ministre de Palestine[modifier | modifier le code]

En 2003, sont organisées des élections pour désigner un parlement palestinien et un Premier ministre de Palestine, Yasser Arafat étant de facto le président. Le , Mahmoud Abbas devient Premier ministre, il promet de mettre fin à l'« anarchie »[3].

D'après The Guardian, cette élection du Premier ministre, la création même de ce poste avec des pouvoirs étendus (cédés par Arafat) et le choix de Mahmoud Abbas sont la conséquence de pressions des États-Unis, qui voulaient un négociateur plus fréquentable que Yasser Arafat (qualifié de terroriste par Israël, entre autres). Cette pression des États-Unis serait le résultat de l'insistance de la Grande-Bretagne à voir se concrétiser un peu « le plan de route pour la paix au Moyen-Orient » promis par George W. Bush avant de le suivre dans la guerre d'Irak qui allait commencer (elle sera déclenchée le lendemain de l'élection de Mahmoud Abbas). Ce plan de paix avait été conçu par les États-Unis, l'Union européenne, la Russie et les Nations Unies, et envisageait un État palestinien dans les trois ans[9].

Mahmoud Abbas se retrouve en conflit avec des groupes militants palestiniens, principalement le Jihad islamique et le Hamas, il cherche à éviter une guerre civile, et les négociations amènent les deux groupes à honorer un cessez-le-feu palestinien unilatéral[réf. nécessaire].

Le , il convoque le Conseil législatif palestinien et leur expose les raisons pour lesquelles il décide de démissionner : l’incapacité d’exercer ses fonctions face à l’opposition de Yasser Arafat et des autres membres de l’Autorité palestinienne et au manque d’appui des États-Unis et d’Israël. Il continue de gérer les affaires courantes jusqu’à l’entrée en fonction de son successeur, Ahmed Qoreï, élu le .

Dans un entretien à Newsweek le , Mahmoud Abbas révèlera les raisons principales de sa démission : il affirme qu’il craignait pour sa vie à cause de protestations de plus en plus hostiles face à sa conduite lorsqu’il était encore Premier ministre.

Président de l'Autorité palestinienne puis de l'État de Palestine[modifier | modifier le code]

Élection et réélections[modifier | modifier le code]

En 2005[modifier | modifier le code]
Mahmoud Abbas et Vladimir Poutine en 2007.

À la mort de Yasser Arafat en , Mahmoud Abbas remporte l’élection présidentielle du 9 janvier 2005.

Trois jours avant, il avait déclaré : « Je suis obligé de poursuivre la politique de Yasser Arafat. Je suis lié au dernier discours d’Arafat devant le Conseil constitutif — du  —. S’il s’agit d’un discours extrémiste, comme certains le prétendent, je suis également extrémiste, mais en fait je ne le suis pas. Je l’ai relu et je peux vous confirmer que les propos d’Arafat sont logiques et pragmatiques et que j’y adhère complètement ».

Il prend ses fonctions le pour quatre ans.

En 2009, l'OLP dont il est le chef, prolonge son mandat « jusqu'aux prochaines élections », pour éviter une crise politique[10], sans fixer de date. Selon Omar Barghouti cette décision témoigne « du déficit démocratique du pouvoir palestinien et ne fait que renforcer le fait que Mahmoud Abbas n’a pas de mandat pour diriger les Palestiniens ». Il estime que cette décision est « illégitime », ajoutant : « Le conseil de l’OLP n’est pas une institution démocratique. Personne ne les a élus. C’est une simple chambre d’enregistrement qui prend une décision pour laquelle elle n’a pas de mandat »[10]. Les nouvelles élections auront finalement lieu au sein du Conseil national palestinien (CNP) le 4 mai 2018[11].

Dans le cadre du Fatah, le nouveau président engage une réforme en profondeur de l’organisation, minée depuis des années par la corruption généralisée et les luttes internes. De nombreux adversaires de Mahmoud Abbas, craignent que la fin de l’intifada et la démilitarisation, ne les prive de leur pouvoir et de leurs ressources, et de leur influence au sein du mouvement créé par Yasser Arafat.[réf. nécessaire].

En 2008[modifier | modifier le code]

Le 23 novembre 2008, le conseil central de l'OLP (CCOLP) élit Mahmoud Abbas président de l'État de Palestine[12].

En 2018[modifier | modifier le code]

Le 4 mai 2018, Mahmoud Abbas est réélu président par le Conseil national palestinien. Le CNP élit également un nouveau comité exécutif, plus haut organe collectif officiant comme le cabinet de Mahmoud Abbas[11]. D'après La Tribune de Genève, 15 membres sont nommés, contre 18 précédemment, pour laisser de la place au Hamas, au Jihad islamique palestinien[13] et à une autre formation plus petite elle aussi, même si ces trois mouvements ont boycotté le CNP[11]. D'après Le Monde, « Mahmoud Abbas est décidé à modifier à sa main les institutions palestiniennes, en excluant d’y intégrer le Hamas », ce dernier contrôlant la bande de Gaza et étant en conflit ouvert avec le Fatah[13].

Politique intérieure[modifier | modifier le code]

Le , le Hamas remporte les élections législatives palestiniennes face au Fatah de M. Abbas. Celui-ci demande donc au Hamas de former le prochain gouvernement et nomme Ismaël Haniyeh en tant que Premier ministre.

Le , Mahmoud Abbas limoge Ismaël Haniyeh à la suite d'une tentative violente de prise de pouvoir du Hamas dans la bande de Gaza. Il décrète l’état d’urgence et, le lendemain, désigne l’indépendant Salam Fayyad comme nouveau chef du Gouvernement.

En 2014, Mahmoud Abbas augmente les peines concernant la vente de terres à « des pays hostiles et à leurs citoyens ». Les peines comprennent le travail forcé et la peine de mort[14].

Le , l'OLP et le Hamas signent un accord de consensus national qui « vise à mettre fin à la division politique et à la partition de fait entre la bande de Gaza et la Cisjordanie ». Cet accord prévoit sept points dont les principaux sont : la formation d'un gouvernement d'union, des élections après six mois, la restructuration de l'OLP, la libération des prisonniers politiques respectifs, et des commissions de réconciliation. Le , Rami Hamdallah, Premier ministre en poste, est chargé de former un nouveau gouvernement d'union nationale et, le , le nouveau gouvernement prête serment. Cet accord comme de nombreux autres restera ineffectif. En mars 2018, après de nombreuses tentatives de réconciliation, l’Autorité palestinienne et le Hamas sont toujours en conflit ouvert[15].

Actions à l'international[modifier | modifier le code]

Mahmoud Abbas et Donald Trump en 2017.

À la suite du gel du processus de paix, le président Mahmoud Abbas opte pour l'offensive diplomatique. Le , il demande officiellement à la tribune des Nations unies l'adhésion de l'État palestinien à l'ONU[16]. La demande est votée par l'Assemblée générale et passe favorablement devant le Conseil de sécurité mais les États-Unis mettent leur veto.

Le , l'UNESCO admet la Palestine en tant qu'État membre. Comme elle n'est pas encore un État membre des Nations unies, son admission a dû se faire par la recommandation du Conseil exécutif qui s'est suivie d'un vote favorable à la majorité des deux tiers des États membres de l’ONU présents et votants à la Conférence générale. Le vote a été obtenu avec 107 voix pour, 14 voix contre, et 52 abstentions[17].

Le , date anniversaire du vote du Plan de partage de la Palestine, la reconnaissance de la Palestine en tant qu’État non-membre de l'ONU est portée au vote de l'Assemblée générale. L'Assemblée générale des Nations unies accepte la Palestine en tant qu’État observateur non membre par 138 voix pour (dont la France), 9 contre (dont les États-Unis, le Canada et Israël), et 41 abstentions (dont l'Allemagne et le Royaume-Uni), officialisant la reconnaissance d'un État palestinien au niveau international[18].

Le , le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas signe un décret présidentiel imposant aux administrations l'usage du logo « État de Palestine » à la place de celui utilisé jusqu'à présent : « Autorité nationale palestinienne »[19].

Il reçoit l'ordre de l'Amitié de la fédération de Russie le .

Hospitalisations[modifier | modifier le code]

Mahmoud Abbas en 2018.

Le 20 mai 2018, il est admis dans un hôpital de Ramallah pour la troisième fois en une semaine. Il quitte l'hôpital neuf jours plus tard, après avoir été soigné pour une pneumonie[20].

Reconnaissance d'Israël[modifier | modifier le code]

Mahmoud Abbas réaffirme régulièrement que l’État d'Israël est officiellement reconnu par les Palestiniens depuis les accords d'Oslo en 1993, mais il refuse de le reconnaître comme « État juif » ou « État du peuple juif »[21].

Lors d'une visite officielle aux États-Unis et d'une rencontre avec Barack Obama, début mars 2014, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a appelé Mahmoud Abbas à reconnaître Israël comme un État juif et à ainsi montrer qu'il était réellement prêt pour une paix à long terme[22]. En avril 2014, lors d'un discours à Ramallah, Mahmoud Abbas annonce qu'il accepte de poursuivre les pourparlers de paix mais qu'il refuse de reconnaître Israël comme « État du peuple juif », déclaration immédiatement saluée comme « positive » par le Hamas. Abbas y a aussi rappelé que depuis 1993, les Palestiniens reconnaissent l'existence de l’État d'Israël[23].

Article connexe : Antisionisme.

Négationnisme et antisémitisme[modifier | modifier le code]

En 1982, il rédige une thèse intitulée : The Connection between the Nazis and the Leaders of the Zionist Movement 1933–1945 qu'il défend à l'Institut des Études orientales de l'Académie russe des Sciences. Elle est publiée en arabe en 1984 sous le titre « L'autre face : la relation secrète entre le nazisme et le sionisme »[N 2]. Dans ce livre Abbas affirme que le génocide nazi est exagéré et que les sionistes ont inventé le « mythe » de six millions de morts, un « fantastique mensonge »[24]. Il ajoute qu'au plus 890 000 Juifs auraient péri[24]. Il y affirme que les Juifs tués l'ont été par un complot nazi et sioniste[9]. Mahmoud Abbas est dénoncé par plusieurs organisations de lutte contre l'antisémitisme et les historiens spécialisés, qui l'accusent de négationnisme et de minimiser le nombre de victimes du génocide dans ce même texte[25].

En , il s'exprime à la veille de la journée de commémoration de la Shoah et affirme que la Shoah est « le plus odieux des crimes commis contre l'humanité à l'époque moderne », tout en exprimant sa sympathie aux familles de victimes, et aussi « Je reconnais l'État d'Israël, je rejette la violence et le terrorisme et je respecte les engagements internationaux »[26]. Pour Efraim Zuroff, historien et président du Centre Simon-Wiesenthal de Jérusalem : « Les déclarations de Mahmoud Abbas, pour importantes qu'elles puissent paraître, ne sauraient faire oublier que l'Autorité palestinienne diffuse en permanence une dangereuse propagande antisémite »[26]. Selon Mohammed Dajani, professeur à l'université al-Qods de Jérusalem, « il s'agit probablement de la position la plus claire jamais exprimée à ce sujet par un dirigeant arabe »[26].

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, répond qu'« Abou Mazen (le surnom de Mahmoud Abbas) ferait bien de choisir entre son alliance avec le Hamas, une organisation terroriste qui appelle à la destruction l'État hébreu et nie l'Holocauste, et une vraie paix avec Israël » ; faisant ainsi allusion à la prévision de la formation, d'ici à cinq semaines, d'un gouvernement d'union palestinien du Fatah et du Hamas, ce qui a amené Netanyahou à suspendre les négociations en cours[26].

En septembre 2015, lors de heurts entre la police israélienne et de jeunes Palestiniens dans la mosquée Al Aqsa, au début de la vague de violence israélo-palestinienne de l'automne 2015, le président palestinien déclare : « Al-Aqsa est nôtre, l'église du Saint-Sépulcre est nôtre, elles sont toutes à nous. Ils n'ont aucun droit de les profaner avec leurs pieds dégoûtants et nous ne le permettrons pas », ce à quoi Dore Gold, directeur général du ministère israélien des Affaires étrangères, répond : « Aujourd'hui, le monde est divisé entre ceux qui essayent de saper la coexistence religieuse et ceux qui essayent de la protéger. En parlant des « pieds dégoûtants » des visiteurs juifs qui profanent le mont du Temple, Mahmoud Abbas a maintenant clarifié de quel côté il se tient. »[27]

En 2015, à la suite d'accusations de Benyamin Netanyahou, les propos et les idées de celui-ci, sont critiquées par la presse israélienne dont le quotidien Haaretz : « La haine des Palestiniens [de Nétanyahou] et sa frustration face à leur refus de succomber à sa brutalité sont devenues une obsession telle que même Hitler, l’archétype du mal et de la haine des juifs, joue les seconds violons derrière Mahmoud Abbas et ses prédécesseurs palestiniens »[28].

Accusations d'empoisonnement de puits palestiniens[modifier | modifier le code]

Le , prononçant un discours devant le Parlement de l'Union européenne à Bruxelles qui l'a ovationné[29],[30], le président palestinien déclare[31] que récemment, « un certain nombre de rabbins en Israël ont tenu des propos clairs, demandant à leur gouvernement d'empoisonner l'eau pour tuer les Palestiniens », demandant rhétoriquement « N'est-ce pas un encouragement au meurtre de masse de Palestiniens ? », Mahmoud Abbas ajoutant que cet appel entrait dans le cadre d'attaques qualifiées par lui « d'incitation à la violence contre les Palestiniens »[29].

Le , le bureau du président palestinien publie un communiqué : « Après qu’il est devenu évident que les déclarations supposées d’un rabbin, relayées par de nombreux médias, se sont révélées sans fondement, le président Mahmoud Abbas a affirmé qu’il n’avait pas pour intention de s’en prendre au judaïsme ou de blesser le peuple juif à travers le monde »[32].

Déclarations antisémites devant l'Organisation de la coopération islamique puis devant le Conseil national palestinien[modifier | modifier le code]

En décembre 2017, devant l'Organisation de la coopération islamique, il accuse les Juifs de « contrefaire l'histoire et la religion », d'être des maîtres de la falsification et prétend que le Coran confirmerait que les Juifs « falsifient la vérité »[33].

Mi-, critiquant la politique américaine face au conflit israélo-palestinien, il qualifie l'ambassadeur des États-Unis David M. Friedman de « fils de chien ». Ce dernier lui répond en dénonçant de l'antisémitisme[34].

Le , lors d'un discours à l'occasion d'une session du Conseil national palestinien, qu'il a qualifié de « leçon d'histoire » il a déclaré que la cause principale de l’extermination de six millions de Juifs durant la Shoah n’était pas l’antisémitisme, mais « le comportement social, l’usure et les activités financières des Juifs européens ». Selon lui, ils auraient choisi de se laisser tuer plutôt que d'émigrer vers la Palestine mandataire. Il a réitéré son assertion qu'Hitler aurait facilité l’établissement d’un foyer juif en Palestine que « ceux qui voulaient un État juif n’étaient pas Juifs » et que le projet sioniste était le fait de dirigeants européens ayant « un projet colonial qui n'a rien à voir avec le judaïsme ». Il a nié qu'il y aurait eu des pogroms contre des communautés juives ayant vécu dans les pays arabes et musulmans[35],[36],[37]. Reprenant la théorie d'Arthur Koestler, il a affirmé aussi que les juifs ashkénazes n’étaient pas sémites, et que les révolutions arabes étaient une invention des États-Unis[38].

À la suite de cette déclaration devant le Conseil national palestinien, l'historienne de l'Holocauste Deborah Lipstadt estime qu'Abbas termine sa carrière comme il l'a commencée : dans l'antisémitisme classique et la réécriture de l'histoire visant à dépeindre les Juifs comme des collaborateurs nazis[39].

En mai 2018, il présente ses excuses aux juifs qui ont pu « être offensés par [ses] propos » sur l'Holocauste[40].

Réactions internationales[modifier | modifier le code]

Le , l'Union européenne a publié un communiqué dans lequel elle dénonce « des remarques inacceptables concernant les origines de l'Holocauste et la légitimité d'Israël. »[41] L’envoyé américain au Proche-Orient les a qualifiées de « très pénibles et terriblement décourageantes ». Benjamin Netanyahou a déclaré que ces remarques étaient « le summum de l'ignorance » et que le dirigeant palestinien « récitait à nouveau les slogans antisémites les plus honteux »[42]. Le coordinateur spécial de l'ONU pour le processus de paix au Proche-Orient a condamné un discours reprenant « certaines des insultes antisémites les plus méprisantes » et des propos « inacceptables, profondément troublants qui ne servent pas les intérêts du peuple palestinien ou la paix au Proche-Orient »[43].

Le , à la suite de la vague de condamnations internationales, M. Abbas présente ses excuses et déclare qu'il respecte le foi juive, condamne l'antisémitisme et la Shoah[44] : « Si mes propos devant le Conseil national palestinien ont offensé des gens, en particulier des gens de confession juive, je leur présente mes excuses. Je voudrais assurer à tous que telle n’était pas mon intention [de les offenser] et réaffirmer mon respect total pour la religion juive, ainsi que pour toutes les religions monothéistes. Je voudrais renouveler notre condamnation de longue date de l’Holocauste, le crime le plus odieux de l’histoire, et exprimer notre compassion envers ses victimes. Nous condamnons l’antisémitisme sous toutes ses formes et confirmons notre engagement pour une solution à deux États, et à vivre côte à côte dans la paix et la sécurité[45]. »

Réactions israéliennes[modifier | modifier le code]

Le ministre israélien de la Défense, Avigdor Lieberman, estime que M. Abbas est un « pathétique négationniste de la Shoah, qui a écrit un doctorat sur la négation de la Shoah, puis un livre sur la négation de la Shoah », ajoutant : « Ses excuses ne sont pas acceptées[45]. » De même, Naftali Bennett, ministre israélien de l'Éducation, déclare : « le corps d'Abbas trempe dans l'antisémitisme de la tête au pied. Il perpétue la tradition de ses prédécesseurs, le Grand Mufti qui était un ami d'Hitler, et Arafat, l'archi-assassin de Juifs »[46].

Controverses[modifier | modifier le code]

Liberté d'expression[modifier | modifier le code]

Mahmoud Abbas est critiqué pour s'en prendre à ses opposants politiques, pour s'en prendre à ceux s'opposant à son gouvernement et pour ses menaces contre la presse[47]

L'Autorité palestinienne procède à des interrogations et à des arrestations systématiques d'étudiants, soupçonnés de critiquer le régime[48]. En 2017, Abbas arrête une dizaine d'étudiants palestiniens soupçonnés de supporter l'opposition politique de Mohammed Dahlan. Les arrestations concernent également les activistes des réseaux sociaux[49].

Selon Amnesty International, en 2017, « l’Autorité palestinienne en Cisjordanie et l’administration de la bande de Gaza semblent recourir aux tactiques d’un État policier pour faire taire les médias qui expriment des critiques et bloquer arbitrairement l'accès de la population à l'information », « interrogeant et plaçant en détention des journalistes des médias de l'opposition afin d'exercer des pressions sur leurs adversaires politiques », et « Quiconque est réputé avoir troublé « l'ordre public », « l'unité nationale » ou la « paix sociale » est passible d’une peine d’emprisonnement et de jusqu’à 15 ans de travaux forcés »[50],[51].

En 2017, plus de 30 sites internet sont clos, et 5 journalistes sont arrêtés depuis qu'une nouvelle loi condamne à plus d'un an d'emprisonnement les critiques du régime palestinien[47].

Accusations de corruption[modifier | modifier le code]

Mahmoud Abbas est fréquemment accusé de détournement d'argent[52]. Mohammed Rashid, conseiller financier d'Abbas, l'accuse d'avoir détourné 100 000 dollars[53]. En 2012, Abbas et ses fils sont attaqués au congrès des États-Unis pour leur corruption[54] ainsi que depuis 2009 par de nombreux journalistes américains.

En 2016, selon les Panama Papers, l'un des fils d'Abbas, détiendrait un million de dollars dans une compagnie offshore associée à l'Autorité palestinienne[55].

Soutien au terrorisme[modifier | modifier le code]

Tout comme l'écrasante majorité des Palestiniens, Mahmoud Abbas qualifie de « martyrs » les Palestiniens morts ou emprisonnés à la suite d'un attentat perpétré « contre Israël », et l'Autorité palestinienne versait une pension à leur famille jusqu'à juin 2017, date à laquelle le président américain Donald Trump a demandé que soit arrêtée cette pratique[56],[57]. Il refusera officiellement d'arrêter ses versements en août 2017, disant que « les paiements pour soutenir les familles sont une responsabilité sociale pour prendre soin des personnes innocentes affectées par l'incarcération ou le meurtre de leurs proches » et que « les prisonniers politiques sont en effet les victimes de l'occupation, pas les créateurs de l'occupation »[58].

En 2016, Mahmoud Abbas salue le massacre de Munich comme une « opération héroïque » et comme « l'une des plus importantes actions de l'histoire moderne »[59]. Mohammed Daoud Odeh, qui a orchestré le massacre, désigne Mahmoud Abbas (connu sous le pseudonyme Abu Mazen) comme ayant financé l’opération[60].

Les responsables israéliens dénoncent l'incitation à la haine et l'apologie du terrorisme de l'Autorité palestinienne dirigée par Mahmoud Abbas[61],[59].

En 2016, Mahmoud Abbas, à la tête du Fatah, vante son parti d'avoir tuer 11 000 Israéliens[62],[63].

Décorations et distinctions[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

  • (ar) Le sionisme est le début et la fin (الصهيونية بداية و نهاية), éd. Organisation de libération de la Palestine, Beyrouth, 1977.
  • (ar) Le mouvement sioniste chez Lénine (الحركة الصهيونية في أدبيات لينين), éd. Organisation de libération de la Palestine, Beyrouth, 1979.
  • (ar) Les réfugiés juifs palestiniens (اللاجئون الفلسطينيون اليهود), éd. Organisation de libération de la Palestine, Beyrouth, 1981.
  • (ar) Investir dans la victoire (استثمـار الفـوز), éd. Union générale des écrivains palestiniens, Koweït, 1981.
  • (ar) Pour un Keren Hayessod arabe (مطلوب كيرن هايسود عربي), éd. Organisation de libération de la Palestine, Beyrouth, 1982.
  • (ar) Voyage sans retour (تذكرة سفر بدون رجعة), éd. Organisation de libération de la Palestine, Ramallah, 1982.
  • (ar) L'autre côté : la relation secrète entre le nazisme et le sionisme (الوجه الآخر: العلاقات السرية بين النازية والصهيونية), éd. Maison Ibn Rochd de l'édition, Amman, 1984.
  • (ar) Israël, la voie de l'impérialisme vers le tiers monde (إسرائيل طريق الامبريالية إلى العالم الثالث), éd. Karmal, Amman, 1984.
  • (ar) Pourquoi ces contacts ? (هذه الاتصالات لماذا؟), éd. Centre palestinien des études régionales, Ramallah, 1988.
  • (ar) Israël et le gouvernement de l'apartheid sud-africain (إسرائيل وجنوب إفريقيا العنصريتين), éd. Centre palestinien des études régionales, Ramallah, 1989.
  • (ar) La polarisation religieuse et ethnique en Israël (الاستقطاب الديني والعرقي في إسرائيل), éd. Conseil palestinien des études étrangères, Ramallah, 1989.
  • (ar) Les négociations de paix israélo-palestiniennes (مباحثات السلام الفلسطينية الإسرائيلية), Tunis, éd. Maison tunisienne d'édition, Tunis, 1992.
  • (ar) Le chemin d'Oslo (طريق أوسلو), éd. Maison libanaise d'édition de diffusion, Beyrouth, 1994.
  • (ar) L'accord israélo-palestinien aux yeux de l'opposition (الاتفاق في عيون المعارضة), éd. Asharq al-Awsat, Londres, 1994.
  • (ar) Trois ans après Oslo (بعد ثلاث سنوات على اوسلو), éd. Organisation de libération de la Palestine, Ramallah, 1996.
  • (ar) La chute du gouvernement Netanyahou (سقوط حكومة نتنياهو), éd. Centre palestinien des études régionales, Ramallah, 1999.
  • (ar) Quelques souvenirs d'Abou Mazen : une autobiographie (من ذاكرة أبو مازن), éd. Organisation de libération de la Palestine, Ramallah, 2001.
  • (ar) Le processus politique au Moyen-Orient (المسيرة السياسية في الشرق الأوسط), éd. Centre Zayed, Abu Dhabi, 2001.
  • (ar) L'expérience du cent trente jours : les réalisations et les obstacles (تجربة المائة وثلاثين يوما إنجازات وعراقيل), éd. Organisation de libération de la Palestine, Ramallah, 2003.
  • (ar) Une peu de la vérité (بعضا من الحقيقة), éd. Centre palestinien des études, Gaza, 2003.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Président de l'Autorité palestinienne jusqu'au .
  2. En arabe : Al-Wajh al-Ākhar : Al-'Alāqat aL-Sirriyya bayn al-Nāzīyya wa al-Sahyūniyya.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Mahmoud Abbas », sur republique-des-lettres.fr.
  2. (en) J. B. Barron (éd.), Palestine: Report and General Abstracts of the Census of 1922, Government of Palestine, 1923.
  3. a b c d e f g h i j k l et m « Mahmoud Abbas, Chronologie », Le Monde du 9 octobre 2011.
  4. a et b Nicolas Duguay, « Dossier « La spirale de la haine - Mahmoud Abbas » », Radio Canada (consulté le 23 novembre 2011).
  5. (en) Rafael Medoff, « A Holocaust-Denier as Prime Minister of "Palestine"? », David S. Wyman Institute for Holocaust studies, (consulté le 23 novembre 2011).
  6. (en) « U.S. told us to ignore Israeli map reservations », sur haaretz.com, .
  7. (en) « Biography of the Palestinian President: Dr. Mahmoud Abbas », sur kas.de.
  8. Cyrille Louis, « Abbas aurait été une « taupe » du KGB », Le Figaro, vendredi 9 septembre 2016, page 7.
  9. a et b (en) « Arafat forced to give up most powers to new PM », article sur le site de The Guardian, daté du 19 mars 2003.
  10. a et b « Abbas restera président jusqu’aux prochaines élections », sur RFI, .
  11. a b et c « Mahmoud Abbas réélu à la tête de l'OLP », article sur le site de la Tribune de Genève, daté du 4 mai 2018.
  12. https://www.ladepeche.fr/article/2008/11/23/496996-abbas-convoquera-2009-elections-si-dialogue-hamas-echoue.html.
  13. a et b « Mahmoud Abbas assoit son contrôle sur l’OLP, au risque de la division », article sur le site lemonde.fr, daté du 30 avril 2018.
  14. http://www.jpost.com/Arab-Israeli-Conflict/Abbas-adds-hard-labor-to-punishment-for-Palestinians-who-sell-land-to-hostile-countries-379350
  15. « Territoires palestiniens : le Fatah et le Hamas de nouveau dos à dos », .
  16. « Abbas a remis à l'ONU une demande de reconnaissance d'un État palestinien », sur Le Monde, .
  17. « La Palestine devient membre à part entière de l'Unesco », sur Le Monde, .
  18. « L'Assemblée générale de l'ONU accorde à la Palestine le statut d'État non membre observateur », sur news.un.org, .
  19. « Abbas impose aux administrations l'usage du logo « État de Palestine » », sur crif.org, .
  20. (en) « Palestinian leader Abbas leaves Ramallah hospital after 9 days », sur The Times of Israel,
  21. (en) « Palestinian prez caught saying he will never recognize a ‘Jewish State’ of Israel », sur New York Daily News, .
  22. http://www.rtl.fr/actu/international/benjamin-netanyahu-appelle-le-president-palestinien-a-reconnaitre-israel-comme-etat-juif-7770165073.
  23. « Palestine : Abbas a donné « le coup de grâce » au processus de paix selon Israël », article sur le site de L'Express, daté du 26 avril 2014.
  24. a et b (en) Benny Morris, « Exposing Abbas », sur The National Interest, .
  25. « Le vrai visage de Mahmoud Abbas », sur The Jerusalem Post | jpost.com (consulté le 26 juin 2016).
  26. a b c et d Cyrille Louis, « Abbas condamne le « crime odieux » de la Shoah », Le Figaro, lundi 28 avril 2014, page 9.
  27. (en) Isabel Kershner, « Amid Jerusalem Clashes, Israeli and Palestinian Leaders Try to Make Their Case », sur New York Times, .
  28. « Nétanyahou et la solution finale : une « erreur diabolique, ridicule, méprisable » », article sur le site lemonde.fr, daté du 22 octoble 2015.
  29. a et b « Abbas accuse les rabbins de vouloir empoisonner les puits palestiniens, Israël crie à la calomnie », sur France24, .
  30. (en) « Netanyahu Accuses Abbas of Spreading 'Blood Libel' in European Parliament Speech », sur haaretz.com, .
  31. (en) « Palestinian President Abbas Falsely Accuses Israeli Rabbis of Calling to Poison Palestinian Water », sur Youtube, .
  32. « Abbas revient sur ses propos relatifs aux rabbins voulant « empoisonner » les puits palestiniens », sur Times of Israel, .
  33. http://www.tabletmag.com/scroll/251604/palestinian-president-accuses-jews-of-counterfeiting-history-and-religion-claims-quran-says-they-fabricate-truth.
  34. « Mahmoud Abbas traite l’ambassadeur américain en Israël de « fils de chien » », leparisien.fr, 20 mars 2018.
  35. « Pour Mahmoud Abbas, « le comportement social » des Juifs européens a conduit à la Shoah », sur Actualité juive, .
  36. (en) « Abbas says Jews’ behavior, not anti-Semitism, caused the Holocaust », sur Times of Israel.
  37. (en) « Abbas: Jewish in Europe Were Not Because of Religion », sur Haaretz, .
  38. « Mahmoud Abbas une nouvelle fois mis en cause pour propos antisémites », sur Le Monde, .
  39. [1].
  40. Guillaume Gendron, « Réélu président de la Palestine, Mahmoud Abbas s'excuse pour ses propos sur l'Holocauste », sur liberation.fr,
  41. (en) « EU calls Abbas Holocaust remarks 'unacceptable' », sur Reuters, .
  42. (en) « Palestinian leader's remarks spark Israeli, US outrage », sur ABC News, .
  43. « Les propos d'Abbas sur les juifs sont « inacceptables », selon l'ONU », sur rtbf.be, .
  44. « Mahmoud Abbas présente des excuses après des propos jugés antisémites », sur Le Point, .
  45. a et b « Mahmoud Abbas présente ses excuses après avoir tenu des propos jugés antisémites », article sur le site lemonde.fr, daté du 5 mai 2018.
  46. [2].
  47. a et b (en) « Palestinian journalists face crackdown as Abbas tightens grip on media », article sur le site de The Guardian, daté du 3 septembre 2017].
  48. (en) [3].
  49. (en) [4].
  50. Palestine. Dangereuse escalade des attaques contre la liberté d'expression, publication sur le site d'Amnesty International, datée du 23 août 2017.
  51. (en)« Palestine's new electronic crime law 'big setback to freedom of expression », article sur le site The New Arab (en), daté du 17 août 2017.
  52. (en) [5].
  53. (en) [6].
  54. (en) [7].
  55. (en) [8].
  56. « En conflit avec le Hamas, Mahmoud Abbas vient chercher du soutien à Paris », article sur le site lemonde.fr, daté du 2 juillet 2017.
  57. « La Palestine ne paiera plus les familles d'auteurs d'attentats, selon Washington », article sur le site de L'Express, daté du 14 juin 2017.
  58. https://www.i24news.tv/en/news/international/153840-170825-abbas-tells-us-he-won-t-stop-paying-terrorist-families.
  59. a et b https://www.newsweek.com/palestinian-celebration-munich-olympic-massacre-shows-they-are-not-ready-peace-501539%3famp=1.
  60. (en) Simon Reeve, One Day in September: The Full Story of the 1972 Munich Olympics Massacre and the Israeli Revenge Operation "Wrath of God" : with a New Epilogue, , page 95.
  61. https://www.nytimes.com/2014/01/07/world/middleeast/israeli-official-points-to-incitements-by-palestinians.html.
  62. (en) « MAHMOUD ABBAS’S FATAH PARTY CLAIMS TO HAVE ‘KILLED 11,000 ISRAELIS ».
  63. (en) « Fatah Makes Incendiary Facebook Claim of Killing 11,000 Israelis ».
  64. (en) « Abbas décoré par Bouteflika », sur youtube.com, .
  65. (ar) « Le roi de Bahreïn décore Mahmoud Abbas », sur alwasatnews.com, .
  66. (en) « Latin America in Middle East Intrigue : Mahmoud Abbas in Santo Domingo: Fernandez appoints Palestine envoy with honours, as Israel & USA disappointed », sur bajanreporter.com, .
  67. (ar) « Abbas décoré par Khalifa ben Zayed », sur emaratalyoum.com, .
  68. (en) « Le président palestinien Mahmoud Abbas décoré par la Ville de Paris », sur bfmtv.com, .
  69. « Mahmoud Abbas honoré à Naples », sur alamy.com, .
  70. « Abbas décoré par le Prince du Koweït », sur alamyimages.fr, .
  71. (ar) « Mahmoud Abbas décoré à Nouakchott », sur ami.mr, .
  72. (en) « Awarding President of the State of Palestine Mahmoud Abbas the Order of Friendship », sur en.kremlin.ru, .
  73. « Béji Caïd Essebsi reçoit Mahmoud Abbas », sur businessnews.com.tn, .
  74. (es) « Mahmud Abbas condecoró al Presidente Maduro con la Estrella Palestina », sur web.archive.org, .
  75. (ar) « Mahmoud Abbas docteur honoris causa à l'Académie diplomatique du ministère des Affaires étrangères de la fédération de Russie », sur www.hr.ps, .
  76. (ar) « Le président palestinien Mahmoud Abbas a reçu un doctorat honorifique de l'université russe de l'Amitié des Peuples », sur arabic.rt.com, .
  77. (ar) « Mohamoud Abbas docteur honoris causa à l'université Bircham », sur alwatanvoice.com, .
  78. (en) « Mahmoud Abbas docteur honoris causa à l'université bolivarienne du Venezuela », sur alhaya.ps, .

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :