Rassemblement pour la culture et la démocratie

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Rassemblement pour la culture et la démocratie
(ar) التجمع من أجل الثقافة والديمقراطية
(ber) Agraw i Yidles d Tugdut
Image illustrative de l’article Rassemblement pour la culture et la démocratie
Logotype officiel.
Présentation
Président Mohcine Belabbas[1]
Fondation
Scission de FFS
Siège Alger, Algérie
Idéologie Social-libéralisme
Social-démocratie
Berbérisme
Algérianisme
Sécularisme
Laïcité
Couleurs Bleu et jaune
Site web https://rcd-algerie.net/
Représentation
Assemblée populaire nationale
9 / 462
Assemblée populaire de wilaya
33 / 2 004
Maires
37 / 1 541
Assemblée populaire communale
496 / 24 786

Le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) (en arabe : التجمع من أجل الثقافة والديمقراطية, berbère : Agraw i Yidles d Tugdut), est un parti politique algérien créé le . Saïd Sadi, un des membres fondateurs, est l'ancien président du parti. Mohcine Belabbas est le nouveau président du RCD depuis le .

Le RCD se définit comme un parti laïc[2] et affirme représenter « tous les Algériens ». Lors des élections locales du , le RCD obtient la majorité dans 72 communes réparties sur 17 wilayas du pays.

Statut[modifier | modifier le code]

« Le peuple algérien a une histoire multimillénaire. Au cours de cette longue histoire, diverses cultures ont constitué des apports qui déterminent sa personnalité. En plus d'autres éléments culturels et historiques, la Maghrébinité, l'africanité et la méditerranéité constituent avec les éléments définis par la Constitution les valeurs essentielles de l'identité nationale. »

« La lutte de libération a cimenté la conscience algérienne, support fondamental de l'unité nationale[...]. »[3]

Histoire[modifier | modifier le code]

Les 9 et , les assises du Mouvement culturel berbère (MCB donnent naissance au Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD). Deuxième parti après le Front islamique du salut (FIS) à déposer son dossier d'agrément le , il organise les 15 et de la même année son congrès constitutif. Ce parti qui se déclare se situer au centre gauche, affichant un profil « social-démocrate ». Son siège est à Alger. Il apparaît plus comme un parti de cadres et d'universitaires. Membre fondateur, Mokrane Ait Larbi démissionne en 1990. Le , le RCD participe aux premières élections municipales pluralistes au moment où le FFS, son principal rival les boycotte, le RCD rafle 87 communes sur les 1 541 existantes. Après le FIS, c'est la seule formation politique nouvellement fondée à émerger à l'occasion de cette élection. Au lendemain des élections législatives de 1991, elle avait, par intermédiaire de son secrétaire général Saïd Sadi, clairement appelé de ses vœux l'annulation des résultats. Said Sadi obtient 1 200 000 voix lors de l'élection présidentielle de boycottée par les partis d'opposition signataires de la plate-forme de Sant'Egidio. Cette ascension est confirmée par les législatives de juin 1997, à l'issue desquelles il entre à l'Assemblée populaire nationale avec 19 députés. Malgré son absence du Conseil de la nation, le RCD s'impose comme la sixième formation politique du pays. Saïd Sadi, qui est intronisé par le congrès (de conformité) du comme président du parti, ne participera pas aux élections présidentielles anticipées du 15 avril 1999 et décide plutôt de mener une campagne pour un «boycott actif ». Cela ne l'empêchera pas de faire partie de la coalition gouvernementale - aux côtés des islamistes - formée le avec deux ministres: Amara Benyounès à la Santé et Hamid Lounaouci aux Transports. Le RCD décide à l'occasion d'un conseil national tenu le de retirer ses ministres du gouvernements. L'argument avancé est qu'il ne pouvait continuer à sièger dans un gouvernement qui tire sur la foule, faisant ainsi allusion aux 126 victimes du printemps noir tombés sous les balles de la gendarmerie.

Le , lors d'un discours d'ouverture du 4e congrès du RCD, Saïd Saadi annonce qu'il ne briguera pas un nouveau mandat de président du RCD. Le docteur a décidé de se retirer de la présidence de son parti pour devenir un simple militant. « Avec une conscience sereine et une pleine confiance en l’avenir, je vous annonce ma décision de ne pas me représenter au poste de président du RCD », a-t-il dit aux congressistes.

Le , Mohcine Belabbas, député d'Alger est élu président du RCD, à l'issue du congrès du parti, tenu à Alger.

Ministres[modifier | modifier le code]

Ministres du RCD dans le Gouvernement Algérien
Ministre Ministère Gouvernement Début Fin
Amara Benyounès Ministère de la Santé Gouvernement Benbitour
Hamid Lounaouci Ministère des Transports Gouvernement Benbitour
Amara Benyounès Ministère des Travaux Publics Gouvernement Benflis I

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Achour Cheurfi, Dictionnaire encyclopédique de l'Algérie, éditions ANEP, 2006, (ISBN 978-9947-21-319-3)
  • Achour Cheurfi, La classe politique algérienne de 1900 à nos jours.: Dictionnaire biographique, Casbah Éditions, 2002, (ISBN 9961-642-92-9)

Liens externes[modifier | modifier le code]